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Dacca, Capitale de la culture islamique au titre de 2012 (Pour la région asiatique)

Dacca

Dacca ou Dhaka est la capitale de la République populaire du Bangladesh. C'est le plus important centre industriel, administratif et commercial du Bangladesh, connu pour des industries telles que la confection du sari, les produits du jute, la broderie, la fabrication des cordages, des paniers en osier et des embarcations.

Situation géographique :

La ville est située au centre du pays sur le Buriganga, un canal de la Dhaleswari, au cœur de la plus grande région de culture de jute du monde. Le fleuve est situé entre Dacca et son port de Narayanganj, la plus grande concentration industrielle du pays.

Situation de la ville de Dacca

La ville est subdivisée en trois zones distinctes :

  • Une vielle ville qui se distingue par ses ruelles et marchés exigus.
  • Une partie plus moderne dite Ramna, où se concentrent les services publics, touristiques et culturels.
  • La zone résidentielle et industrielle au nord et à l’ouest de Ramna.

L'histoire de Dacca remonte au 1er millénaire, mais la ville n'acquit sa notoriété qu'à partir du XVIIe siècle, lorsqu'elle devint la capitale moghole de la province du Bengale. Anglais, Français et Hollandais y construisirent des usines aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle passa sous contrôle britannique en 1765. En 1947, la ville devint capitale du Pakistan oriental après l’indépendance, mais ce n’est qu’en décembre 1971 qu’elle fut proclamée capitale de la République populaire du Bangladesh.

La grande mosquée de Dacca (Al-Bayt Al-Mukarram),
construite en 1962

Le patrimoine islamique à Dacca :

Tara Masjid (Mosquée de l’Etoile) à Dacca

La Mosquée de l’étoile, connue localement sous le nom de Tara Masjid, se trouve à Dacca, Bangladesh. Elle est située dans la partie Armanitola de la vieille ville. La mosquée est embellie par différents ornements et contient des motifs d'étoiles bleues. Elle a été construite dans la première moitié du XIXème siècle.
Construite dans le style moghol à la fin du XVIIIe siècle, cette mosquée était à l'origine une mosquée rectangulaire simple, mesurant 33 pieds sur 11 avec trois portes sur la façade Est (façade principale), une porte sur le mur nord et une autre sur le mur sud. Trois dômes surmontent la mosquée de l’étoile, celui du centre étant le plus grand. Des tours sont placées sur les angles de la mosquée dont les façades présentent des décorations en plâtre.
Au début du XXème siècle, la mosquée a ajouté une nouvelle véranda du côté Est. La surface a été décorée de nouveau avec du chinitikri (mosaïque faite de morceaux brisés de porcelaine de Chine), style décoratif très apprécié pendant les années 1930. La mosquée, qui n'avait aucune portée historique, est l' emblème de l’architecture à la mode Chinitikri qui utilise une décoration en mosaïque. La mosquée tient sa popularité et son nom (Mosquée de l’étoile ou sitara Masjid) de cette technique décorative représentée par des motifs en étoiles. En 1987, le ministère des Affaires religieuses d’élargir la salle de prière pour pouvoir supporter deux dômes supplémentaires.

Fort Lalbagh à Dacca

Le fort d’Aurangabad (communément Fort Lalbagh) fut construit en 1678 par le vice-roi du Bengale. Le fort présente une structure sur trois étages avec des minarets placés à la Porte Sud. Le fort admet plusieurs passages secrets et contient une mosquée de structure massive.
Le Fort Lalbagh contient plusieurs monuments exceptionnels, notamment le tombeau, qui a été transformé aujourd'hui en musée. Le fort a été le théâtre d’une bataille sanglante pendant la Première Guerre de l'Indépendance (1857) contre les forces britanniques.
Dans ce fort qui constitue l'un des haut-lieux historiques de l'époque moghole, on trouve un petit musée qui expose des habits et des armes de l’époque moghole.
La capitale Dacca était une ville majoritairement moghole.
Tout au cours de leur histoire qui a duré plusieurs siècles, les gouverneurs et vice-rois qui ont régné sur la province, ont pris le soin d’ériger plusieurs monuments : des places magnifiques, des mosquées, des tombeaux, des fortifications et des «Katras » souvent entourés de beaux jardins.
Peu nombreux sont les monuments qui ont survécu aux ravages du temps, au climat tropical et au vandalisme.
Mais le plus beau spécimen de cette période reste le Fort Aurangabad, ce qui représente exactement le rêve d'un prince moghol.
Ce fort occupe la partie sud de la vieille ville, surplombant le Buriganga sur sa rive nord qui se dresse comme une sentinelle qui veille silencieusement sur la vieille ville. De forme rectangulaire, le fort s’étend sur une superficie de 1082 pieds sur 800 et en plus de ses majestueuses portes sur les côtés sud-est et nord-est et une petite porte sobre du côté nord. Dans son périmètre fortifié, le fort contient également un certain nombre de monuments splendides entourés d'un jardin attrayant.
Il contient aussi une petite mosquée à trois coupoles, le mausolée, et la salle d'audience du gouverneur. Ce fort avait pour principal objectif de défendre les édifices grandioses de l'intérieur, ce qui lui donne la forme d’un palais-fort plutôt qu’une forteresse.

Ahsan Manzil à Dacca

Ahsan Manzil fut le palais résidentiel officiel et le siège de la famille Dacca Nawab. Ce magnifique édifice est situé le long des berges de la rivière Kumartoli Buriganga à Dacca.
La construction de ce palais a commencé en 1859 et fut achevée en 1869.
Il conjugue un style architectural néo-indo-sarrasin. Afin de préserver la culture et l'histoire de la région, le palais est devenu à partir du 20 Septembre 1992 le Bangladesh National Museum.

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