A l’ouverture de la 7ème Conférence générale de la FUMI au siège de l’ISESCO : Dr Altwaijri souligne que l’investissement dans l’enseignement est la base solide de la renaissance et du progrès et la locomotive du développement

Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), Secrétaire général de la Fédération des Universités du Monde islamique (FUMI), a prononcé une allocution à la séance d’ouverture de la 7ème Conférence générale de la FUMI, dont les travaux ont débuté ce matin au siège de l’ISESCO à Rabat, sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Souverain du Royaume du Maroc.

Dans son allocution, Dr Altwaijri a déclaré que le monde islamique traverse aujourd’hui une phase délicate marquée par la croissance des tâches à réaliser dans tous les domaines, d’autant plus que les défis auxquels font face les peuples islamiques s’amplifient et que les crises et conflits dans nombre de régions du monde islamique deviennent difficiles à régler. Il appartient à tous de poursuivre l’action avec sérieux, abnégation et conscience pour rehausser le système de l’enseignement universitaire, car, a-t-il précisé, l’investissement dans l’enseignement est tant la base solide de la renaissance et du progrès que la locomotive du développement durable et global susceptible de réaliser les aspirations des peuples islamiques à construire, par la Volonté de Dieu, un avenir meilleur pour les générations futures.

Il a dit en substance : « En novembre 2013, nous avons tenu à Riyad, capitale du Royaume d’Arabie Saoudite, et sous les auspices de l’Université islamique Imam Muhammad ibn Saud, la 6ème session de la Conférence générale avec 228 universités membres à l’époque. Aujourd’hui, nous tenons la 7ème Conférence générale avec un total de 317 universités membres. A noter qu’en 1998, s’était tenue la 1ère Conférence générale de la FUMI au sein de l’Université Mohammed V à Rabat, avec à l’époque seulement 129 universités membres. »

Et d’ajouter que la FUMI est en évolution continue ; une évolution qu’elle poursuit toujours pour se hisser au rang des fédérations universitaires similaires sur les plans régional et international, ce qui est la meilleure preuve de la justesse de la voie empruntée par FUMI et de l’efficacité de la politique qu’elle adopte au service de ses objectifs. En effet, a-t-il précisé, la Fédération tente d’allier dans ces objectifs, d’une part, le développement et l’amélioration de l’enseignement supérieur, en réponse aux besoins des communautés islamiques et dans le cadre de la mise à profit des nouveautés scientifiques et technologiques et du respect des constantes civilisationnelles islamiques et, d’autre part, le renforcement de la coopération de manière à consolider l’échange d’expériences, d’études, de programmes et de visites en matière d’éducation, de sciences, de culture et de technologie. La réalisation de ces objectifs, a-t-il poursuivi, intervient en application du Plan d’action triennal visant à assurer la qualité, l’accréditation, le renouveau et l’innovation, à promouvoir la planification et l’évaluation et à améliorer les extrants du système universitaire, sur la base de la complémentarité entre l’enseignement universitaire et le secteur privé et dans le cadre du soutien au développement global et durable.

Par ailleurs, le Secrétaire général de la FUMI a déclaré qu’à l’avènement cette année du 30ème anniversaire de la Fédération, le Secrétariat général a accordé une extrême importance au développement de l’action, au perfectionnement de la performance et au renforcement de ces nobles objectifs. Dans ce cadre, a-t-il précisé, trois projets importants seront soumis aux regards de cette 7ème Conférence. Il s’agit du projet de programme intégré pour la promotion de l’échange et de la coopération entre les universités membres ; du projet de mécanisme de mesure de la performance des universités du monde islamique et feuille de route de sa mise en œuvre et du projet d’Observatoire islamique pour la Science, la Technologie et l’Innovation.

Et de préciser que le dénominateur commun entre tous ces projets est leur détermination à œuvrer scrupuleusement pour rehausser l’enseignement universitaire à des niveaux élevés accompagnant le développement large et soutenu que connaît ce secteur vital sur le plan mondial. Ce qui est susceptible, a-t-il ajouté, de renforcer la politique générale de la FUMI, à la lumière des changements actuels et afin de relever les défis auxquels est confronté le développement universitaire qui sous-tend tout développement économique, social, scientifique et technologique.

Il a déclaré également que le projet de Plan d’action et Budget pour les années 2016-2018, qui sera adopté par la Conférence, vient répondre aux besoins incessants de l’action grandiose menée par la FUMI. Il s’agit de la mise en œuvre de sept projets académiques que sont : le projet de l’Université virtuelle islamique ; le projet de l’Instance islamique pour la qualité et l’accréditation ; le projet de création du Réseau d’experts en planification stratégique dans les universités membres ; le projet de création du Centre d’éthique de l’enseignement universitaire et de la recherche scientifique ; le projet de création du Réseau de développement de la coopération académique et du marché de l’emploi ; le projet de création de la Direction d’échange de programmes, d’étudiants et d’enseignants ; et le projet d’établissement des Ligues des facultés parallèles. Et de préciser que par leur nature et conception, ces projets revêtent une valeur académique élevée et convergent tous vers le développement de l’enseignement universitaire et la rénovation de ses structures, de même qu’ils visent à promouvoir le rôle de l’enseignement supérieur dans la diffusion de la culture de paix, à travers trois principaux axes que sont : le rôle des universités dans la lutte contre le phénomène de la violence et de l’extrémisme ; le rôle des chaires universitaires dans la diffusion des valeurs de tolérance et de coexistence ; et l’échange de visites entre étudiants et enseignants universitaires.