L’ISLAM ENTRE VERITE ET MYSTIFICATIONS REFUTATION DES ALLEGATIONS MENSONGERES CONTRE L’ISLAM
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Le jeûne du Ramadan (sawm) Il consiste à s’abstenir, de l’aube au coucher du soleil, de manger et de boire (ainsi que d’avoir des relations sexuelles) et ce, pendant le mois de ramadan de chaque année. Le but du jeûne, expliquent certains, est de faire sentir aux riches la douleur de la faim dont souffrent les pauvres. Mais le jeûne est une obligation pour tous les musulmans, riches ou pauvres. Quoi qu’il en soit, le jeûne du ramadan introduit un 4 - Rapporté par Boukhari et Mouslim 5 - Le jeûneur n’a droit au plus haut degré de récompense divine que s’il parvient à maîtriser ses instincts, à se parer de vertus comme la magnanimité, la douceur et la retenue. Ceci implique qu’il ne doit pas proférer des paroles blessantes ou brutales, et nuire aux autres de quelque manière que ce soit; il se doit, au contraire, de se montrer aimable et généreux. Changement dans les habitudes contractées tout au long de l’année: pendant le mois sacré, en effet, la vie des musulmans se déroule suivant un rythme tout à fait original, permettant ainsi de rompre avec la routine de tous les jours. Le jeûne du ramadan offre à ceux qui ont pris de mauvaises habitudes une précieuse occasion pour s’en débarrasser (consommation immodérée de café, de cigarettes etc) ; car, si l’on est capable de se priver de manger et de boire, qui sont des fonctions pourtant nécessaires à notre survie, on doit pouvoir en faire de même pour tout le reste. L’observance du jeûne a donc manifestement une double finalité : 1- Elle vise à fortifier la volonté du fidèle, en lui permettant de mieux maîtriser ses désirs et ne pas céder aux tentations. Ainsi, même si la nourriture se trouve à sa portée, il s’abstient d’en manger, par respect des commandements divins. Ce faisant, il devient par là même capable de renoncer aux choses illicites : faire main basse sur les biens d’autrui, rechercher les plaisirs illégitimes et autres formes de perversion et de corruption. 2- Le jeûne a également pour but d’aviver le sens religieux (la conscience morale) du fidèle : le jeûne se distingue des autres pratiques cultuelles comme la prière, la zakat et le pèlerinage, par ceci qu’il est une pratique discrète : qui peut en effet distinguer une personne qui a pris son petit déjeuner le matin d’une autre qui n’a rien mangé ? Voilà pourquoi le jeûne est considéré comme une pratique religieuse «très intime» où tout se passe entre le fidèle et son Dieu. Ici, toute forme de fausse piété (riyâ) visant à s’attirer les bonnes grâces des autres est exclue. Dieu a dit, selon un hadith révélé au Prophète (hadith qudusi) : «tout ce que l‘homme fait lui appartient sauf le jeûne qui est à Moi et c’est Moi seul qui l’en récompense» (rapporté par Mouslim). C’est ce «scrupule religieux» (wâzi’) que développe le jeûne chez le fidèle que nous avons désigné précédemment par taqwâ (crainte révérencielle de Dieu). Celle-ci consiste à avoir constamment présente à l’esprit l’idée que Dieu est informé non seulement de nos actes mais aussi de nos paroles et de nos pensées les plus intimes. Après avoir parlé de la prière rituelle et du jeûne, nous aborderons à présent les deux autres pratiques cultuelles, à savoir la zakât et le pèlerinage (la première ne s’applique qu’aux riches et la seconde qu’à ceux qui en ont les moyens).
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