Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -


L’UNIVERSALITE DE L’ISLAM

Par
Dr Shawqi DAYF

Traduction
Ahmed DHIMENE


Chapitre V : Le Rationalisme de l'Islam

Avant l'Islam, les Envoyés de Dieu étaient envoyés à leurs peuples les exhortant -comme Mohammed (S.B. sur lui)- à adorer Dieu unique mais nombreux étaient ceux qui s'opposaient à ces Envoyés et Dieu les secourait au moyen de miracles et de prodiges palpables qui pourraient les convaincre et les amener à écouter leurs Envoyés de Dieu - mais ils persistaient dans leur entêtement et leur reniement. Dieu dit dans la sourate (le voyage nocturne) qu'Il a envoyé Moïse au Pharaon et aux juifs avec neuf signes et miracles au sens clair. Il les a détaillés dans la sourate (Al A'Araf) dans les versets numéros 107,1098,130,133,134. Ce sont : son bâton qui se transforme en vrai serpent qui happe tous les mensonges que les magiciens égyptiens inventaient. En sortant les mains de sa poche “elle était blanche (éclatante) pour ceux qui regardaient”. Ce qui a ébloui les gens et amené les Pharaons à connaître des années de disette; leurs récoltes et leurs moissons ont accusé une baisse considérable.

Dieu évoque cinq miracles dont il a investi Moïse, en disant(Sourate "Al A'Araf " nº7, verset nº133) “Et nous avons alors envoyé sur eux l'inondation, les sauterelles,les poux (ou la calandre),les grenouilles et le sang” "L'inondation" c'est la crue du Nil qui a détruit les champs de blé. "Les sauterelles" insectes qui rongent les feuilles des arbres, les herbes et les épis. "Les poux" sorte d'acariens qui sucent le sang des bêtes. "Les grenouilles" qui vivent dans les marécages. "Le sang": veut dire que Dieu a puni les mécréants en transformant l’eau potable qu’ils buvaient en sang Le 9ème miracle était l'envoi par Dieu du châtiment sur les Pharaons, qui est une épidémie. Ils demandèrent alors à Moïse: "Si tu éloignes de nous le châtiment ou cette épidémie, nous croirons en toi et nous enverrons avec toi les enfants d'Israël là où tu voudras". Moïse invoqua Dieu qui a éloigné d'eux le châtiment mais ils violèrent l'engagement en ne laissant pas les fils d'Israël quitter l'Egypte avec Moïse, ce qui l'obligea à partir secrètement de l'Egypte la nuit avec son peuple. Le pharaon apprit la nouvelle, leur envoya son armée les pourchassa (pour se venger). Moïse était arrivé avec son peuple jusqu'au Nord de la Mer Rouge, que Dieu a fendue pour leur permettre d'être sauvés. Le Pharaon et ses soldats les suivirent. Alors, Dieu a recouvert leur passage d'eau de mer et ils furent engloutis et se noyèrent tous pour avoir dénié les miracles dont Moïse fut investi par Dieu et dénié tout ce qu'il leur a appris sur l'unicité de Dieu.

Dieu a envoyé Salih à son peuple Thamoud dans la ville Al Hijr appelée aujourd'hui Madaene Saleh, au Nord du Hidjaz. Il rappelle son histoire en détails avec son peuple dans les sourates: (Al A'Araf, Houd, Les Poètes, et Les Fourmis) et comme toutes les fois qu'il leur demandait d'adorer Dieu, leur fuite, leur reniement et leur orgueil ne faisaient qu'augmenter sauf une minorité qui avait la foi en Dieu. Vainement, l'Envoyé de Dieu Salih, les incitait à remercier Dieu pour sa grâce et ses bienfaits, pour avoir transformé leur terre en vergers et fontaines, pour avoir créé des montagnes leur permettant de tailler des maisons, ce qui devrait les inciter à remercier Dieu et à avoir la foi en Lui. Mais ils continuaient à se détourner de Lui et à demander un miracle prouvant sa sincérité. Ils Lui demandèrent avec insistance de faire sortir d'un rocher une chamelle qu'ils verraient de leurs yeux et qu'ils toucheraient de leurs mains.

L'Envoyé de Dieu Salih obtient d'eux la promesse écrite de croire en Dieu s'il exhausse leur voeu. Salih invoqua Dieu; le rocher s’est fendu pour laisser apparaître une chamelle. L'Envoyé de Dieu leur dit: "c'est une chamelle de Dieu, qui se nourrit sur sa terre. Elle dispose d'une quantité d'eau et vous disposez de la vôtre". Ils pensaient alors à la tuer et ont incité l'un d'entre eux nommé Kodar à égorger la chamelle, il l’égorgea donc égorgé. Dans certains versets, Dieu les rend tous responsables de son égorgement parce que kodar l'a fait sous leurs incitations. Salih leur a promis que le châtiment de Dieu s'abattrait sur eux après trois jours de leur grand crime, par un tremblement de terre. Dieu les a tous anéantis sauf Salih et ceux qui croyaient en lui.

La vie de Jésus, l'Envoyé de Dieu au peuple d'Israël est constituée de deux séries de miracles. Marie la Vierge est tombée enceinte sans que Jésus ait un père : un grand miracle. Le fait de parler alors qu'il était encore au berceau fut un deuxième grand miracle. Et si la légende selon laquelle il transforme l'eau en vin au mariage de "Kana Al JAlil" est authentique, ceci est aussi un miracle.

Dans le verset de la sourate (la famille d'Imran, nº49), il avait cinq miracles dont le premier était le suivant : Quand Jésus formait avec de l'argile quelque chose qui ressemblait à un oiseau, à l'intérieur duquel il soufflait, celui-ci devenait un oiseau réel, vivant qui volait “par la permission d'Allah”(Sourate "la famille Imran" nº3, verset nº49) expression qui s'est répétée avec ses miracles pour qu'on ne s'imagine pas qu'il pouvait faire quelque chose avec ces miracles non pas par son propre pouvoir mais par le pouvoir, la volonté et la permission de Dieu.

Le troisième miracle était la guérison des lépreux dont la peau était d'une blancheur mêlée de rouge et qui étaient débarrassés de cette maladie que même les médecins d'aujourd'hui ne peuvent soigner. Jésus, avec la permission et le pouvoir de Dieu la guérissait. Le quatrième grand miracle permettait à Jésus de ressusciter les morts avec la permission de Dieu, c'est-à-dire en invoquant Dieu et sa volonté. Le cinquième miracle consistait à dire à un individu parmi les fils d'Israël ce qu'il avait mangé chez lui et ce qu'il avait conservé pour les moments où il en aurait besoin.

Ces miracles dont Dieu a doté Jésus pour que les fils d'Israël le croient, ne les ont pas convaincus; mais ils les ont incités à s'obstiner davantage, à tout renier et à persister dans leur refus de son appel comme a refusé le peuple Thamoud l'appel de Salih et son miracle de la chamelle qu'ils observaient de leurs yeux; comme le pharaon et son peuple qui ont refusé l'appel de Moïse et ses neuf miracles qu'ils ont pris pour la magie. Ils avaient pris aussi Moïse et son frère Aaron pour des magiciens. Tous ces messages de Jésus, Salih et Moïse s'appuyaient clairement sur des miracles matériels et sur la logique du sens.

A Qoreïch, les têtes de l'impiété (les grands mécréants) avaient demandé à l'Envoyé de Dieu des miracles pareils comme cela est dit dans la sourate (le voyage nocturne) dans les versets nº90 et 93. Ils lui avaient dit (S.B. sur lui) "Nous ne croirons en toi que si vous nous faites jaillir une source comme Zemzem ou si vous faites de notre terre un jardin planté de vignes et de dattiers, où jaillit un ruisseau ou si vous faites tomber sur nous le ciel en morceaux, ou si vous nous faites venir Dieu et les Anges ou si vous montez dans le ciel et que vous nous fassiez tomber un Livre que nous lirons".

Dieu répète dans le Coran que s'il avait appuyé son Envoyé avec ces miracles, -comme le demandait sa communauté-ils ne l'auraient pas cru comme l'avait fait d'autres peuples à leurs Envoyés et ils auraient dit que c'était de la magie ou quelque chose de pareil. Dieu, le Très Majestueux dit dans la sourate: "les bestiaux"(Sourate "les bestiaux" nº6, verset 7) “même si nous avions fait descendre sur toi (Mohammed) un livre en papier qu'ils pouvaient toucher de leurs mains, ceux qui ne croient pas auraient certainement dit : “ce n'est que de la magie évidente’” Il dit aussi à Son Envoyé dans la même sourate(Sourate "les bestiaux" nº6 verset 111) “Et si Nous faisions descendre les Anges vers eux (comme ils l'avaient proposé) et si les morts leur parlaient et si Nous rassemblions toute chose devant eux, ils ne croiraient que si Allah veut”. C'est pour cela que Dieu a voulu pour le dernier des Envoyés, Mohammed, que la conviction dans son message ne repose pas sur les miracles matériels et la logique du sens et que l'esprit et sa logique aient une bonne part dans son message et son appel à l'Islam.

Dieu appelle des dizaines de fois dans le Coran à l'arbitrage de l'esprit et à chaque fois, il fait de l'esprit un juge dans la foi en Lui, dans Son unicité. Il demande aux gens que leur foi ne soit pas une fatalité sans faire intervenir l'esprit, mais qu'elle émane de l'esprit et d'une vision clairvoyante de l'univers, vision qui les mène à la croyance en Dieu et en Son unicité. Le Coran répète cela des dizaines de fois si ce n'est des centaines de fois dans différentes sourates. Nous retenons de cela, les paroles de Dieu dans la sourate (la vache) (Sourate "la vache ", nº1 , verset nº 163)“Et votre divinité une divinité unique. Pas de Divinité à part Lui, le Tout Miséricordieux,le Très Miséricordieux. Certes, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et le jour, et dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, et dans l'eau qu'Allah fait descendre du ciel, par laquelle il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes pour un peuple qui raisonne” .

Dans le premier verset, Dieu établit Sa divinité, Son unicité et donne pour cela des preuves cosmiques telles que la création des cieux et de la terre et ce qu'il y a mis comme créatures. Si le mot cieux est cité au singulier comme ce sera le cas dans le verset, cela veut dire l'atmosphère qui est au-dessus de nous.

S'il est au pluriel, comme au début du verset,cela veut dire les immenses corps célestes et de l'avis de nombreux exégètes, ce sont les sept planètes: Vénus, Mars et leurs soeurs. Comme si c'étaient les sept étoiles fixes qui se répètent dans le Coran. Dieu appelle à méditer sur Sa création des cieux et les étoiles qu'ils renferment et dont aucun défaut ne vient affecter la course. Il appelle aussi à méditer sur la terre et les diverses créatures qu'elle renferme. Dans les deux ensembles, terrestre et céleste se trouve logiquement ce qui prouve l'existence d'un grand créateur de tout cela qui est Dieu. De même, la succession du jour et de la nuit, les ténèbres la nuit pour le repos et le calme et la lumière le jour pour le travail et pour gagner sa vie. Si les ténèbres ou la lumière duraient longtemps, la terre et la vie de l'humanité se déséquilibreraient.

Dieu clarifie cette démonstration prouvant Son existence et Son unicité en disant(Sourate "Le Récit" nº28, verset nº71, 72) “Dis : 'que diriez vous? Si Allah vous assignait la nuit en permanence jusqu'au jour de la Résurrection, quelle autre qu'Allah pourrait vous apporter une lumière? N'entendez vous donc pas? -Dis : que diriez vous? Si Allah vous assignait le jour en permanence jusqu'au jour de la Résurrection, quelle divinité autre qu'Allah pourrait vous apporter une nuit durant laquelle vous vous reposeriez?

N'observez vous donc pas?” Dieu appelle à une observation rationnelle du (Sourate "La Vache" nº1, verset nº164) “navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens” Il renferme divers signes : le signe de la création de la mer où il navigue, le signe concernant le fait que Dieu fait inspirer à l'homme la construction des bateaux qui fendent les eaux de la mer. Le signe des vents que Dieu met au service de l'homme pour faire avancer ses bateaux là où il veut, à droite, à gauche, au Nord, au Sud lui transportant ses marchandises ou le transportant pour la visite ou l'invasion d'un pays, pour le pèlerinage….Dieu appelle aussi à la méditation sur l'eau qu'il fait tomber du ciel. Il s'est attribué la chute des pluies car il en est la cause et le principe en transformant l'eau des mers en vapeur qui s'accumule en nuages; ces derniers se transforment en gouttes puis en pluies qui s'abat sur le sol en donnant naissance aux fleuves et aux sources à partir desquels la terre est irriguée, après quoi elle retrouve la vie et se couvre de végétation après avoir été stérile. Alors les cultures poussent et donnent des grains et des récoltes.

Comme le dit Dieu dans la sourate (Yasin) (Sourate "Yasin", nº36, verset nº33) “Une preuve pour eux est la terre morte à laquelle nous donnons la vie et d'où nous faisons sortir des grains dont il mangent! ”.

Dieu dit qu'il a répandu sur la terre des animaux aux formes, aux couleurs et aux aspects différents, qui vont partout,dont vous tirez profil, et dont l'observation vous fait plaisir, et que vous mangez ou que vous montez. Il dit dans la sourate (Houd) (Sourate "Houd", nº11, verset nº6) “Il n'y a point de bête sur terre dont la subsistance n'incombe à Allah qui connaît son gîte et son dépôt”.

C'est-à-dire là où elle se retire et où elle habite."Son dépôt", c'est-à-dire l'endroit où il est enterré. Dieu appelle à méditer sur la manière dont il fait souffler et maîtriser les vents, du souffle à l'accalmie, de la brise au tourbillon et à la tempête; du vent chaud au vent froid, du vent sec au vent humide. Il appelle aussi à méditer sur les nuages qui se forment de l'évaporation des eaux des mers.

Il accumule cette vapeur qui devient des nuages. Il s'en sert en les déplaçant d'un endroit à l'autre, et en le transformant en pluie qui fait pousser les plantes et les cultures ce qui est une grâce de Dieu pour les hommes. Dieu dit en commentant tout ce qui précède que ce sont là des signes “pour un peuple qui raisonne”

C'est-à-dire des preuves claires de Son unicité dans le verset qui précède celui-là.

Ce système merveilleux des planètes(Selon les exégètes, les sept cieux refèrent aux planètes) et de la terre et les principes cosmiques qui les accompagnent comme la succession du jour et de la nuit, et l'usage par Dieu des mers pour la navigation maritime; la chute des pluies pour fertiliser la terre et faire pousser les plantes et les cultures ; le fait de donner la vie aux animaux, de leur assurer la nourriture et de connaître par l'esprit leur gîte; l'exploitation des vents, l'usage des nuages, sont autant de preuves que le cosmos à un Dieu qui régit ses principes et ses règles. Dieu appelle les gens à faire travailler leur raison pour méditer sur le royaume des cieux et de la terre pour qu'ils croient avec clairvoyance que le cosmos a un Dieu qui l'a crée avec perfection et avec des règles et des principes divins qui le maintiendront pour l'éternité. Dieu - le Très Majestueux dit dans la sourate "Yasin"(Sourate "Yasin" nº36, verset nº 37, 38, 40) “Et une preuve pour eux est la nuit. Nous en écorchons le jour et ils sont alors dans les ténèbres et le soleil court vers un gîte qui lui est assigné; telle est la détermination du tout puissant, de l'Omniscient. Et la lune, Nous lui avons déterminé des phases jusqu'à ce qu'elle devienne comme la palme vieillie. Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour; et chacun vogue dans un orbite”.

Dans ces versets, Dieu expose aux gens les grandes preuves de Son pouvoir cosmique et les règles précises régissant le système solaire: (la nuit, le jour, le soleil, la lune). Il a commencé par la succession du jour et de la nuit que l'homme observe matin et soir. Il dit qu'il a écorché le jour et la lumière de la nuit puis viennent les ténèbres avec la disparition de la lumière de la journée. Ensuite arrive la nuit. Et c'est la succession du jour et de la nuit- la nuit avec ses ténèbres, le jour avec sa lumière.- Quand l'un apparaît, l'autre disparaît. Un système divin précis.

Le soleil court rapidement. “Vers son gîte ” dans l'espace et le temps. C'est à dire là où il se couche et quand il se couche quotidiennement. On a parlé de son gîte dans les douze zodiaques répartis sur l'année; on a parlé aussi de son gîte le jour du jugement dernier ; mais la première idée est la plus véridique et la plus claire.

Dieu dit que c'est là une "détermination du Tout Puissant" qui suit son système, qui a assujetti le soleil (l'astre) de l'omniscient (de la précision et de la perfection de Son système). Il dit qu'Il a déterminé à la lune un système bien fait (précis) et lui a conçu 28 mansions étalées sur les 12 zodiaques. la lune et le soleil tournent avec régularité comme le dit Dieu(Sourate "Ibrahim"nº14,Verset 33) “Et pour vous; il a assujetti le soleil et la lune à une perpétuelle révolution”. C'est-à-dire qu'ils gardent le même rythme et ne s'arrêtent pas. La lune apparaît à peine la première nuit du mois. La deuxième nuit, elle est plus lumineuse et plus elle monte, plus sa lumière s'intensifie et la 14ème nuit du mois, c'est la pleine lune. Puis elle s'affaiblit de plus en plus jusqu'à la fin du mois pour devenir “une palme vieillie” c'est à dire une branche au sommet du palmier d'où sortent des tiges portant les dattes. "Vieille" veut dire qui ne donne plus de dattes c'est-à-dire qu'elle a vieilli qu'elle s'est courbée et qu'elle a jauni et faibli ressemblant ainsi au croissant à la fin du mois.

Dieu dit que le soleil et la lune ont chacun une trajectoire et ne se cognent pas comme le fait paraître le rapprochement de leurs mansions. le soleil ne peut pas atteindre la lune, la rattraper pour devenir la nuit “Ni que la nuit devance le jour” c'est-à-dire que le soleil et la lune ont chacun son orbite, sa trajectoire qu'ils empruntent exclusivement.

Tout ce que l'homme observe: le jour, la nuit, la rotation du soleil, de la lune ont leur propre marche; et s'il les contemple, les médite il croira en Dieu, maître du cosmos qu'Il a créé et dont Il a conçu le système avec perfection. Dieu expose toujours à l'esprit de l'homme ses signes cosmiques pour qu'il croie spirituellement que ces signes ont un Dieu qui les a créés. Il appelle souvent les gens comme c'est le cas dans la sourate (la vache) à user de leur esprit pour méditer sur ses signes cosmiques afin qu'ils croient en Lui avec clairvoyance et discernement. Il reproche aux polythéistes d'avoir tardé à faire usage de leur esprit; de ne pas l'avoir utilisé pour comprendre les signes cosmiques de Dieu et se guider avec ces signes pour comprendre Celui qui les a créés et avoir par conviction la foi en Lui. Des polythéistes Dieu dit: (Sourate "Al A'Arfa" nº7 , verset nº179) “Ils ont des coeurs, mais ne comprennent pas; ils ont des yeux, mais ne voient pas ; ils ont des oreilles mais n'entendent pas. Ce sont comme les bestiaux, même plus égarés encore.

Tels sont les insouciants” Les coeurs sont les esprits. Dieu dit qu'ils ont des esprits mais ils ont tardé à les utiliser et ces esprits ne perçoivent plus ce qui peut être utilitaire ou ce qui peut les guider pour leur bien. Ils ont "des yeux" qu'ils ont tardé à utiliser et qui n'ont pas vu la création par Dieu de Ses signes cosmiques merveilleux. Ils ont des oreilles" qu'ils ont tardé à utiliser et qui n'ont rien entendu du Coran et du droit chemin qu'il trace.

Dieu dit qu'il sont devenus sans esprit comme des bestiaux , tels le chameau, la vache, le mouton. “Ils sont plus égarés” que les bestiaux parce que Dieu les a dotés d'un pouvoir qui les protège des dangers mais les autres, Dieu les a dotés d'esprits qui leur ont voilé la clairvoyance concernant les signes cosmiques pour se protéger du polythéisme qui mène à l'enfer. Dieu  -le Très Majestueux- augmente le nombre de ceux qui incitent l'Envoyé de Dieu et les musulmans à se servir de leur esprit non seulement dans la foi en Lui mais aussi dans leur appel à l'Islam en précisant les arguments spirituels sur lesquels doit se fonder l'appel à l'Islam.“Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens ) au sentier de Ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon”(Sourate "les abeilles" n° 16, verset n° 125) "le sentier du Seigneur" dans le verset veut dire l'Islam. Dieu ordonne à Son Envoyé et aux musulmans, dans leur appel aux polythéistes pour qu'ils embrassent l'Islam, de se faire aider par trois démarches: la sagesse, le bonne exhortation, la discussion, que Dieu a utilisées quand il a incité les polythéistes à se convertir à l'Islam. Ce que signifie la sagesse dans le verset ce sont les preuves spirituelles telle la preuve de l'unicité de Dieu dans la sourate "les croyants"(Sourate "les croyants" nº23 , verset nº91)“Et il n'existe point de divinité avec Lui, sinon, chaque divinité s'en irait avec ce qu'elle a créé, et certaines seraient supérieures aux autres (gloire et pureté à Allah) il est Supérieur à tout ce qu'ils décrivent.” C'est une preuve divine, spirituelle de la négation d'autres divinités. S'il y avait avec Dieu d'autres divinités, elles auraient les mêmes caractéristiques divines et chacune d'elles s'occuperait de ses créatures et nul Dieu que lui n'en disposerait et ainsi elles seraient toutes capables de cette disposition. Il y a là une insuffisance qui contredit la divinité. Ceci est une preuve de l'unicité, une deuxième preuve dans le verset est que s'il y avait plusieurs Dieux, chacun d'eux aurait ses créatures, essayerait d'avoir le plus grand pouvoir et ils se battraient rudement “et certaines divinités seraient supérieures à d’autres” Il y aurait parmi les Dieux un vainqueur et un vaincu et il y aurait un déséquilibre du Cosmos, ce qui ne s'est jamais produit.

Le cosmos est bien ordonné et est d'une grande perfection, ce qui prouve spirituellement l'unicité de Dieu.

La bonne exhortation que Dieu ordonne à Son Envoyé et aux musulmans, afin qu'ils s'en servent dans leurs appels aux polythéistes à se convertir à l'Islam revient souvent dans le Coran. Elle y occupe deux sujets importants; Le premier concerne les événements des Envoyés et ce que ces évènements renfermaient comme démentis de leur peuple respectifs, comme châtiments terribles qui leur étaient infligés au moyen de déluge, d'effondrement, de tremblement de terre et de vociférations destructives. Les images de ces châtiments sont exposées aux polythéistes pour les avertir de leur démenti à l'Envoyé de Dieu et pour les exhorter à le suivre.

Le deuxième sujet concernant la foi en le Coran porte sur l'intimidation des polythéistes qui ont démenti l'Envoyé de Dieu (S. B sur Lui) à propos du châtiment de l'enfer où sera jeté celui qui, parmi eux, mourra en étant un apostat

ou un polythéiste. Les images de ce châtiment effrayant sont présentes dans presque toutes les sourates.

Dieu demande à Son Envoyé et aux musulmans dans leur appel à l'adoption de l'Islam de discuter courtoisement tant avec les polythéistes comme dans la sourate précédente qu'avec les gens du Livre comme cela est dit dans le Coran “Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre”. La bonne discussion se fait avec un discours indulgent, souple et courtois à la manière de ce que Dieu a ordonné à Aaroun, et Moise quand Il les a envoyés au Pharaon en disant : “Puis parlez lui gentiment, peut être se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il?” (Sourate "L'araignée" nº29 , verset nº46) Nous voyons Dieu rappeler quelques discussions de Son Envoyé avec les polythéistes de la Mecque, qui étaient courtoises et quand ils criaient il leur disait comme dans la sourate (Al Ahqaf) (Sourate "Taha" nº 20, verset 44) “Il sait parfaitement ce que vous propagez (en calomnies contre le Coran”, C'est-à-dire que Dieu sait ce que vous êtes entrain de faire, comme par exemple , vous prétendez que le Coran est de la magie et une calomnie de Dieu. L'Envoyé de Dieu n'était pas violent avec eux . Dieu lui apprenait à abandonner leurs discussions méprisables courtoisement en lui disant dans la sourate (le pèlerinage) (Sourate "Al Ahsaf", nº 46, verset 8) “Et s'ils discutent avec toi” c'est-à-dire une discussion méprisable “Alors dis: c'est Allah qui connaît mieux ce que vous faites”.

La bienveillance divine à l'égard de l'Envoyé de Dieu et des polythéistes de la Mecque s'intensifie quand ils engagent avec lui une forte polémique, du fait qu'il leur dit comme dans la sourate (Saba)(Sourate "Le pélérinage" nº22, Verset 68)“C'est nous ou bien vous qui êtes sur une bonne voie ou dans un égarement manifeste”, c'est l'extrême bienveillance divine. En fait Dieu apprend à Son Envoyé à dire aux polythéistes : ‘Nous ne pouvons pas être ensemble sur le bon chemin ou dans l'égarement’ mais il faut que l'un d'entre nous soit sur le bon chemin et l'autre dans l'égarement.

C'est dans ce sens que Dieu a appelé Son Envoyé et les musulmans à se servir de leur esprit dans leur appel à embrasser l'Islam par le biais de la discussion souple et courtoise et de l'exhortation influente par des arguments théoriques et des preuves rationnelles convaincantes. Dieu appelle tout le monde à croire en Lui en faisant intervenir la raison et en méditant sur les principes et signes divins cosmiques en suivant le bon chemin et en croyant en Dieu le Créateur du cosmos. Dieu a fait de l'esprit l'arbitre de la foi en Lui, de la conversion à l'Islam et Il en a fait l'arbitre de la religion musulmane : Il dit à Son Envoyé (Sourate "les Femmes" nº4 verset nº105) : “Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité pour que tu juges entre les gens, selon ce que Allah t'a appris”.

Le discours de l'Envoyé de Dieu inclut le discours de sa communauté comme cela existe dans beaucoup de versets révélés. Dieu dit à Son Envoyé et aux musulmans qu'il a fait descendre le Coran à Son Envoyé pour que vous jugiez les disputes entre les gens avec équité en étant guidés par la raison.

L'Imam Chafii et d'autres savants en religion, considèrent que ce verset du Coran est une preuve de la légitimité de l'exégèse rationnelle de l'Envoyé de Dieu et des musulmans dans tout ce qui concerne la religion et ont considéré cette exégèse comme le quatrième principe de la "charia" après le Coran, la Sunna, l'unanimité de la communauté musulmane.

Ce qui montre clairement l'exégèse rationnelle dans la "Charia" existe depuis que l'Envoyé de Dieu était en vie, c'est le propos de Mo'ad Bnou Jabal, lorsque l'Envoyé de Dieu a tenu ce propos avec lui avant de l’envoyer au Yamen: Il lui a demandé: "Avec quels moyens tu vas juger"? Mo’ad Bnou Jabal lui a répondu -"Au moyen du Livre de Dieu"-Et si tu ne trouves pas ? "Je jugerai par la tradition du Prophète"- Et si tu ne trouves pas ? - Il a répondu. "J'utiliserai ma raison, sans négligence ". L'Envoyé de Dieu a répondu : Louange à Dieu qui a accordé le succès à l'envoyé du Messager de Dieu, pour ce qui satisfait l'Envoyé de Dieu.

Après la mort du Messager de Dieu, les Khalifes ont continué leur exégèse à propos de ce qui leur était exposé ou de toutes les questions délicates. L'un des problèmes les plus sérieux est celui qui a été exposé au Khalife Abou Bakr Es-Seddik, au début de son Khilafat et qui concerne le refus de beaucoup d'arabes de s'acquitter de la "Zakat". Il les a considérés comme des mécréants et demanda devant les compagnons du Messager de Dieu de les combattre. Les compagnons ont eu horreur de cela et le kalife Omar aussi; celui-ci dit à Abou Bakr: "comment combattre les gens alors que l'Envoyé de Dieu (S.B. sur Lui) dit?: "J'ai été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent: "il n'y a de divinité hormis Dieu". S'ils le disent, leur sang et leurs biens sont à l'abri sauf en cas de droit." Abou Bakr dit "n'a-t-il pas dit : "sauf en cas de droit". Il est de leur droit de faire la prière et de s'acquitter de l'aumône légale et par Dieu s'ils me refusent un chameau qu'ils donnaient à l'Envoyé de Dieu, je leur déclarerai la guerre pour cela ; et si je suis lâché par tout le monde, je leur déclarerai la guerre moi même." Omar et les compagnons le suivirent. Il a combattu les mécréants qui ont refusé l'aumône légale et les ramena à l'Islam : cet énorme bienfait d'Aboubakr a ramené à la péninsule arabique son unité islamique et l'a  poussé à conquérir la Syrie l'Irak et l'Iran. Omar Ibn Al Khattab lui a succédé.

C'était le calife le plus exégète dans la "Charia". Citons parmi ses exégèses : une année de forte sécheresse et de disette qui a sévi dans la péninsule arabique pendant son kilafat. La famine s'est répandue dans la région. On a suspendu d'appliquer les jugements de la Charia relatifs à l'amputation des mains des voleurs conformément au Coran qui dit (Sourate "la Table servie" nº5, verset nº38) “Les voleurs et les voleuses à tous deux coupez la main, en punition de ce qu'ils se sont acquis et comme châtiment de la part d'Allah. Allah est puissant et sage” parce qu'il a considéré le voleur à ce moment, comme contraint de voler pour subvenir à ses besoins alimentaires, la suspension provisoire du jugement par la "Chaira" est une exégèse très importante.

Dieu a destiné les recettes (sadaqâts) à huit bénéficiaires comme cela est dit dans le verset de la sourate (le désaveu)(Sourate "le désaveu " ou le repentir" nº9 , verset nº60) “Les sadaqâts ne sont destinées qu’aux pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les coeurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah et pour le voyageur (en détresse) c'est un décret d'Allah ! Allah est savant et sage” Les pauvres et les indigents sont connus.

Ceux qui y travaillent "sont les agents des impôts qui collectent les "sadaqâts";

"Les coeurs à gagner" sont des familles arabes nouvellement converties et bénéficiant comme tels des "sadaqâts". Lorsque l'Envoyé de Dieu a partagé le butin de la bataille de "Honain", il a donné aux " coeurs à gagner" de qoreîch cent têtes de chameaux chacun et aux autres gens y compris les qoreîchites moins de la centaine. Parmi ceux qui en ont bénéficié, Al Akraa Ibn Habis Tamimi, O’yïna Ibn Hissan Al Fizazi. Ces deux derniers sont allés chez Abou Bakr lui demander leur part de la "sadaqât" ; il leur a remis une lettre pour Omar Ibn Khattab son conseiller, pour les satisfaire; celui-ci leur a dit : Dieu a honoré l'Islam et se passe de vous. Si vous revenez à l'Islam, c'est tant mieux, sinon, c'est la guerre entre nous. Omar a alors interdit à ce clan parmi les "coeurs à gagner" tout ce qu'ils prenaient de la sadaqât et les a traités comme les autres musulmans. Abou Bakr Es-seddik approuva le travail de Omar et depuis, cette recette de la "sadaqât" a été annulée définitivement, comme a été annulée la recette pour "l'affranchissement des jougs". Ce fut la fin de l'esclavage dans le monde. La recette du Jihad a été maintenue comme a été maintenue la recette pour les "lourdement endettés" pour les aider tout comme la recette des voyageurs démunis, c'est-à-dire le voyageur qui traverse un pays et ne disposant pas de moyens pour faire son voyage. Omar a fait une exégèse à propos de deux dispositions citées dans le Coran comme il a fait une exégèse à propos du mariage de jouissance, c'est-à-dire un mariage contracté par les deux époux pour une période déterminée d'un commun accord. Ce mariage a été permis au début de l’Islam. Les interprétations portant sur la tolérance et l'interdiction de ce mariage par l'Envoyé de Dieu, se sont contredites. mais du temps de Omar, il l'a interdit catégoriquement.

Ces trois exégèses de Omar montrent l'étendue de l'exégèse depuis les débuts de l'Islam. Les compagnons se sont répartis lors des conquêtes sur les pays musulmans et nombreux étaient parmi eux des exégètes qui émettaient des avis à caractère religieux aux musulmans à propos d'incidents, des malentendus, de comportements, et de problèmes relatifs à la religion et à la foi . L'exégèse a connu un développement et un élargissement concernant l'émission d'opinion, de jugement en rapport avec d'autres disciplines liées à la religion et ainsi se sont formées les Ecoles et les doctrines (ou sectes) religieuses connues : l'Ecole Hanafite, l'Ecole malékite, Chafite et hanbalite. Ces doctrines ou sectes se sont développées en recrutant chacune des exégètes rendus célèbres à travers les siècles et les pays musulmans, par la réflexion, la raison dans la création de loi l'émission de décisions émanant des constantes et des règles de la religion qui sont le Coran et le hadith .

L'exégèse a connu un épanouissement jusqu'au 9ème siècle de l'hégire.

Après , c'est l'imitation qui a commencé à se répandre à l'époque des Othomans et même après les othomans jusqu'à l'arrivée de Cheik Mohamed Abdou à la fin du siècle dernier , la "Charia" a réintégré l'exégèse qui a retrouvé un dynamisme et une vitalité chez les grands savants en religion .

Comme la raison dans la Charia a ouvert les portes devant les savants qui étaient des maîtres éminents favorables à l'exégèse et à la déduction pertinente à propos de ce qui se produit, ce qui arrive aux gens dans le domaine de la religion , cette raison dans la "Charia" a fermé hermétiquement les portes devant toutes les affabulations et les croyances des arabes anciens à propos de leur divinités et leurs idoles.

A propos de la magie qui dit des juifs dans la sourate (la Vache)(Sourate "la vache" nº1, verset nº 102) “Et ils suivirent ce que les diables racontent du règne de Solayman. Alors que Solayman n'a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie” Le magicien est un mécréant et d'après ce verset, l'Envoyé de Dieu (S.B.sur Lui) dit: "le châtiment du magicien c'est de le battre avec une épée". Ce que l'on veut dire par "magicien" c'est celui qui simule de faire du mal aux gens prétendant qu'il a des rapports avec les âmes des étoiles ou les âmes des diables.

L'Envoyé de Dieu nous a appris que la superstition (le mauvais augure) ou le pessimisme survenant quand l'oiseau se dirige vers la gauche, et non vers la droite, c'est du polythéisme.

De même, un jet de pierre accompagné de balbutiements fait penser à celui qui écoute qu'il réalise ses voeux comme font les bohémiennes (les sorcières) en frappant sur les coquilles. Il en est de même pour ce que fait le voyant, c'est-à-dire le devin qui prétend connaître, à partir des astres ou étoiles la vie des gens, ce qui relève de l'inconnaissable que seul Dieu connaît. C'est aussi le cas du devin qui prétend qu'il a un diable domestique qui l'informe des événements ou des incidents qui vont survenir et des secrets que les coeurs cachent. Lors de la période anté-islamique, il y avait beaucoup de devins qui  faisaient de la mise en scène devant ceux qui leur exposaient des problèmes, en débitant une prose inintelligible prétendant que les diables leur apportent cela d'une force supérieure. Il existe beaucoup de légendes et d'affabulations relatées par ces conteurs de la période anté-islamique sur ces devins. Tout cela n'est que mensonges : l'Envoyé de Dieu dit : "celui qui va chez un voyant ou un devin a mécru à propos de tout ce qui est descendu sur Mohammed". C'est-à-dire le Coran qui repose sur la raison et les arguments rationnels justes.

L'Islam a fait de la raison un arbitre dans la foi en Dieu par le biais de la méditation sur les principes cosmiques. il a fait de la raison aussi, la base de l'appel à l'Islam avec ses trois démarches: les arguments rationnels, l'exhortation et la bonne discussion comme il a fait de lui la base constante de la "Charia" par le biais de l'exégèse. Dieu et son envoyé ont élevé l'esprit de l'homme en refusant la fable, la magie et la prédiction. Dieu et Son Envoyé ont, sans aucun doute bâti la "Charia" pour l'humanité sur un très grand édifice rationnel.

 

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