L’UNIVERSALITE DE L’ISLAM
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Chapitre III : La Cohabitation avec toutes les Religions et toutes les Sectes dans le domaine économique Dieu et Son Envoyé ont prescrit, comme nous l'avons vu pour les musulmans de cohabiter avec les communautés religieuses monothéistes ou non en menant une vie honnête en les entourant de toute l’attention et en leur assurant la protection de leurs biens et de leurs sanctuaires. Des tribunaux ecclésiastiques ou non ont été créés pour régler les litiges et les différends qui les opposaient. Il a été prouvé -sans ambiguïté- qu'ils ont vécu à côté des musulmans dans la quiétude et que personne durant les siècles écoulés n'a été éloigné de son lieu de résidence. On les nommait les gens du Livre en signe de leur protection par l'Islam. Le nombre important de chrétiens, de juifs, de mages et de sabéens nous permet d'être convaincus que les musulmans les traitaient très bien par le passé. On dit qu'à Bagdad, les chrétiens se comptaient par dizaines de milliers et que la majorité des habitants des villes de Takrit et de Roha étaient des chrétiens. En Syrie, ils étaient -et ils le sont encore- nombreux. En Egypte, le nombre de coptes chrétiens était très élevé. Lorsque Hassan Bnou Nouaman, gouverneur d'Ifriquia s'est intéressé à la construction d'un port en Tunisie lors du 1er siècle de l'hégire, à Carthage, et à la création d'une flotte de guerre pour protéger les côtes d'Ifriquia contre les attaques des romains, il a fait venir d'Egypte mille familles coptes qui l'ont aidé à construire la grande maison de l'industrie et à créer une grande flotte. Au Maroc, il y avait depuis longtemps quelques chrétiens descendant des romains qui s'y étaient installés avant la conquête arabe. On dit que Al Mansour, calife almohade, avait construit un palais à ses gardes parmi les tireurs chrétiens, au 6ème siècle de l'hégire correspondant au 12ème siècle de l'ère chrétienne. Ces tireurs chrétiens étaient à la tête de son cortège lors de ses déplacements. L'Andalousie comptait aussi beaucoup de chrétiens. Metz dit que les juifs étaient très nombreux en Irak. Le grand voyageur Betahya estime qu'ils étaient des centaines de milliers au 6ème siècle de l'hégire correspondant au 12ème siècle de l'ère chrétienne. Ils étaient installés dans les villes et les villages en bordure de l'Euphrate et du Tigre. Dans les villes de Mossoul et de l'Iran, ils étaient aussi très nombreux près d'Ispahan et à l'est de Marow, ils avaient construit deux villes désignées par des noms juifs. A Damas, il y en avait dix mille et à Haleb, cinq mille. Le même Batahia dit qu'à Jerusalem, il n'y avait qu'un seul juif. Alors que Benyamin, son contemporain dit que que cette ville en comptait quatre. Au Caire, la population juive était de sept mille; celle d'Alexandrie et des villes du delta était de trois mille. En Andalousie, ils ont mené une belle vie sous le règne des arabes. Quand ils ont été chassés d'Espagne et du Portugal, ils ont trouvé refuge au Maroc . Les mages étaient nombreux en Irak et dans leur lieu d'origine en Iran les deux premiers siècles de l'hégire, principalement à Chiraz au sud de Faris. Quant à la ville de Karinaïne, à l'est de Faris, elle était entièrement peuplée de mages. Les sabéens vivaient à Harran et Rakkah. A la fin du deuxième siècle de l'hégire, ils ont connu une période de prospérité qui leur a permis d'organiser une grande fête au cours de laquelle ils avaient allumé le feu dans toutes les artères de la ville de Harran. Ils avaient habillé les taureaux de beaux tissus, les avaient ornés de belles fleurs, de cloches fixées aux cornes et les faisaient accompagner de musiciens. Ils vivaient dans la prospérité. Au milieu du quatrième siècle de l'hégire, (11ème siècle de l'ère chrétienne) le calife publie à Bagdad une circulaire où il recommande de les protéger; ceci explique que leur nombre commence à se réduire du fait de la conversion à l'Islam de beaucoup d'entre eux. A peine a-t-on atteint le milieu du cinquième siècle de l'hégire qu'Ibn Hazm, l'andalous, dit : "ils ne dépassent pas la quarantaine dans tous les pays du monde". Toutes les activités permettant de mener une vie décente étaient ouvertes devant les gens du Livre dans le passé. Al Jahidh dit qu'en Irak, le peuple s'était particulièrement familiarisé avec les chrétiens, les préféraient aux mages et les trouvaient plus sérieux que les juifs. Il dit qu'ils faisaient prospérer certaines professions comme la parfumerie, le change et qu'on trouvait parmi eux, des médecins des califes, des ministres, des gens de la haute société et des médecins chefs de centres médicaux au point que les gens pensaient que le meilleur médecin était un chrétien. Al Jahidh dit aussi qu'il y avait parmi eux de grands traducteurs de la culture grecque que les califes récompensaient en leur versant des sommes importantes. Il dit également que le juif ne peut être que teinturier, tanneur, boucher, cordonnier. Al Maqdissi dit au 4ème siècle, de l'hégire: "il y avait parmi eux des couturiers, des teinturiers". Benyamine dit au 6ème siècle de l'hégire correspondant au 12 ème siècle de l'ère chrétienne qu'il a trouvé à Beithlem, douze juifs qui travaillaient dans la teinturerie. Brokieman dit dans son ouvrage : "Histoire des peuples musulmans" que l'Europe a connu au 10ème siècle de l'ère chrétienne un trafic d'esclaves florissant et ce sont les juifs d'Andalousie qui tenaient dans leurs mains les fils de ce commerce. En Egypte, l'agriculture constituait souvent la source de vie des coptes chrétiens qui s'enrichissaient en stockant les produits agricoles. Ils avaient en charge la gestion des taxes et des impôts sur les terres et des produits agricoles. Ils ont assuré seuls, cette responsabilité dans le passé jusqu'aux années trente de ce siècle. Ce qui explique bien l'entente et l'amitié qui existaient entre les musulmans et les coptes en Egypte durant les longues périodes du règne de l'islam. Dieu décrit l'Egypte comme étant, un "Paradis, des fontaines, des jardins et un lieu de séjour honorable". Les arabes l'ont surnommée "le paradis terrestre". Ce qui prouve que les coptes d'Egypte vivaient dans une prospérité permanente sous le règne arabe équitable et bienveillant. Selon al Maqrizi, lors de la visite d'Al Mamoun, l'abbasside en Egypte, en l'an 217 de l'Hégire, celui-ci qui traversait un village dans le delta, appelé Taennaml, où se trouvait une grande ferme appartenant à une femme copte, Maria, a été invité par cette dernière avec son cortège et son armée. Il était sur son chemin pour Al Foustat, capitale de l'Egypte à cette époque. Il a été étonné de la variété des repas qu'elle lui avait présentés. Le matin, elle s'est présentée au Calife avec dix femmes de chambres tenant un plateau. Il avait cru qu'elle allait lui présenter des cadeaux du terroir, quand les femmes de chambres lui remirent les plateaux contenant des sacs remplis d'or. Après l'avoir remerciée, il lui demanda de les reprendre mais elle insista fortement. Il contempla alors l'or ou les pièces de monnaie étaient battues toutes la même année, ce qui prouve que cela constituait ses recettes (son bénéfice) d'une seule année. Le calife a répondu: "cela est étonnant". Elle le pria alors de l'embrasser mais il refusa et lui dit: "reprends tes biens que Dieu te bénisse". Elle a pris un peu de boue dans la main et dit au calife "O Emir des croyants! cet or provient de cette boue que la terre et votre équité m'ont servie;je dispose d'une grande quantité d'or". Al Mamoun a confié alors cet or au trésor public et en reconnaissance lui donna de nombreux domaines en fief, convaincu qu'il n'accepterait pas cet or de la femme copte sans contrepartie. J'ai cité cette longue information pour montrer l'opulence dans laquelle vivaient les coptes chrétiens d'Egypte, opulence qui résultait de la fertilité des terres, du non assujettissement des coptes propriétaires des terres aux impôts par les dirigeants égyptiens et de l'équité dont ils faisaient preuve, comme en a témoigné Maria la copte au calife Al Mamoun. Ce n'est pas à titre de cadeau que le calife a pris cet or, mais il l'a confié au trésor public. Les coptes et les musulmans vivaient en sécurité, dans l'entente et une paix permanente qui n'a pas été troublée tout au long du règne de l'Islam et s'il y avait un jour une discorde entre quelques membres des deux communautés, ils ne tardaient pas à retrouver l'entente et à avoir le sentiment qu'ils appartiennent tous au même peuple en terre bénite d'Egypte. Ce qui confirme sans équivoque que les musulmans et leurs dirigeants sont allés très loin dans la cohabitation matérielle avec les gens du Livre, c'est le fait de leur avoir ouvert les portes de la gestion des biens et leur permettre l'accès aux affaires et aux biens de l'état, en les recrutant dans les administrations ou comme conseillers des hauts responsables. Moaouiya, fondateur de l'Etat Omayade, a nommé Sarjoun, le chrétien, son conseiller aux finances. Jonas, le damascène s'occupait des finances du calife Yazid, fils de Moaouiya et s'occupait aussi pour d'autres des finances aussi. Au 3ème siècle de l'Hégire correspondant au 9ème siècle de l'ère chrétienne, ils étaient nombreux à travailler dans les cabinets et les administrations à Bagdad. Les musulmans se sont plaints au calife abbasside Al Moutaouakil, parce qu'ils se mêlaient de leurs biens. Celui-ci ordonna, en 235 de l'Hégire -comme cela est dit dans l'ouvrage "les gouverneurs" d'Al Kindi- de ne pas demander leur service dans les cabinets et dans les affaires du calife, qui traitent des problèmes des musulmans. Mais ces décisions sont tombées progressivement en désuétude puisque Al Moutaouakil lui même nomma Doulail Ibn Jacob, le chrétien, en 245 de l'Hégire responsable financier de la construction de son palais. Après lui, les gens du Livre sont revenus à leurs fonctions dans les cabinets. Mohamed Ben Abdellah Ben Taher, conservateur de Bagdad a nommé un "majordome" chrétien secrétaire et régiseur comptable. Le personnel administratif dans les cabinets et les administrations parmi les gens du Livre dépassait celui des musulmans à la fin du 3ème siècle de l'Hégire. Le calife Al Moktadir (195-320) de l'Hégire, ordonna lors de la 2ème année de son règne de faire ce qu'avait fait Al Moutaouakil avant lui, c'est-à-dire de les éloigner des administrations. Il ordonna aussi de ne faire travailler les chrétiens et les juifs que dans les domaines de la médecine, du change et des finances. Mais cette mesure fut rapidement allégée puisque Ibn Al Fourat, ministre d'Al Moktadir, recruta quatre chrétiens dans ses cabinets et partageait avec eux ses repas. Lorsque Al Moktadir voulut désigner Hocine Ben Al Kassim, ministre en 319 de l'Hégire (931 de l'ère chrétienne) il lui demanda de les concilier, lui et ses ennemis, parmi les dignitaires et les chefs militaires. Le ministre faisait cela avec le concours des secrétaires chrétiens qui travaillaient dans les cabinets et dit un jour à l'un d'entre eux qui s'appelait Astefan Ibn Jacob: "Si je suis ministre c'est grâce à toi". Astefan devient après, régisseur intendant dans les cabinets. Sous le règne des Buwayhides à Bagdad et en Iran, le recrutement des gens du Livre s'amplifie dans les administrations et les affaires de l'état. Imad Al Buayhi eut un commis chrétien qui s'occupe des affaires de l'état. Az Addaoula Al Buwayh devint calife à Bagdad lorsque Saïd Ibn Thabit le chrétien le quitta pour AL Bassora. Après lui son cousin Adhod Ad-Daoula, le grand dirigeant Buayhid qui régnait à Bagdad et en Iran nomma Ministre le chrétien Nasr Ibn Haroun. Maskouih dit dans son ouvrage d'histoire que celui-ci s'intéressa à l'architecture des couvents et des églises. Il a obtenu du calife Adhod Ad-Daoula qu'il fasse bénéficier les chrétiens pauvres de l'aumône. Tout cela prouve que l'exercice des métiers permettant de vivre décemment chez les gens du Livre a toujours été possible non seulement dans les domaines agricole,commercial ou industriel mais aussi dans les administrations et les finances publiques. L'état leur assurait des salaires leur permettant ainsi qu'à leur famille une bonne vie mais les hauts fonctionnaires et surtout les ministres parmi eux avaient des salaires très élevés leur assurant une vie luxueuse(1). (1) Ceci s’est produit vraiment dans quelques pays musulmans suite à l’avis de leurs dirigeants, ceci reste un cas spécial car l’attribution des portes-feuilles ministériels aux nons musulmans dans les pays islamiques est prohibé dans la presque totalité de la doctrine musulmane. L'accès à l'administration n'était pas limité aux chrétiens seulement mais les sabéens et d'autres y travaillaient. C'est ainsi qu'Abou Isaac le sabéen était chargé des services du courrier à Bagdad au milieu du 4ème siècle de l'hégire jusqu'à sa mort en 384 de l'hégire. En Egypte, Khammaruih (270-282 de l'hégire) désigna un copte à la tête du département des affaires administratives et financières. Les coptes ont dominé comme nous l'avons signalé depuis la conquête de l'Islam jusqu'aux années 40 du 20ème siècle, les services des impôts et des taxes, ce qui prouve qu'un esprit d'amitié", de cohabitation et de collaboration au niveau de la gestion des biens, existait entre les musulmans et les coptes tout au long du règne musulman. Les Fatimides avaient eux aussi recruté beaucoup de gens du Livre. Les juifs avaient consolidé leur autorité sous le règne de leur 1er calife en Egypte Al Mo'iz qui fit de Jacob Ibn Kalliss, un juif converti à l'Islam, son ministre chargé des affaires de l'état et qui favorisait la communauté juive. Son influence et celle des juifs au niveau de la cour du Calife Al Mo'Iz, le fatimide, était telle, qu'aucune décision n'était exécutée sans leur concours. Al Aziz succéda à son père et se maria à une femme copte. Le pouvoir des coptes s'élargit alors dans la cour du calife surtout lorsque l'un des leurs, Issa Ibn Nastors, devint son ministre. L'adjoint d'Al Aziz à Damas était Mancha, le juif . La communauté juive y vit son influence renforcée. Le calife et son adjoint restèrent au pouvoir trois ans. Al Hakim, le fatimide succéda à son père Al Aziz et ne recruta au début de son règne parmi ses médecins et son personnel administratif que peu de chrétiens.Il désigna Mansour Ibn Saadoun, le chrétien, son ministre. Le calife Al Mostansir, le fatimide fit de Sadaka Ibn Youssef Falahi, juif puis converti, son ministre durant trois ans. Ce ministre se faisait aider d'un autre juif, Abou Saad Tastari, dans la gestion des affaires de l'état. C'est ainsi que dans la communauté musulmane, il n'y eut pas de cohabitation et de cogestion des biens sans que les musulmans ne s'associent selon les prescriptions de l'Islam- aux gens du Livre. Ils les associaient avec eux dans les affaires et les cabinets de l'état et les proposaient aux postes de ministre dans les différents pays. Ces fonctions leur rapportaient beaucoup d'argent, leur permettaient d'en dépenser dans la construction de sanctuaires, d'églises et de couvents et d'en faire bénéficier leurs pauvres, comme le faisait Nassrin Haroun, dont nous avons parlé, qui était encouragé par Adhoud Ad-Daoula Al Buayhid. S'est-il produit dans l'Histoire que des dirigeants non musulmans soient aussi bienveillants à l'égard de ceux qui appartenaient à d'autres religions et qui cohabitaient avec leurs peuples que les dirigeants musulmans? L'un des compléments de cette cohabitation matérielle c'est la participation des musulmans aux fêtes des mages perses, à la manière dont ils célébraient le 1er jour de l'an de l'Hégire, le jour de l'Achoura, l'anniversaire du prophète (S.B. sur lui), la veille du 1er jour de Rajab, la veille de la mi-Chaaban, la veille du 1er jour du Ramadan , l'Aïd Al fitre, la fête du sacrifice. Ces fêtes des mages auxquelles participaient les musulmans étaient : la fête Sadhak ou fête du feu, leur idole, qu'ils allumaient toute la nuit et autour duquel ils chantaient et dansaient: la fête d'Ormuzd, Dieu du bien, la fête An-Nairouz ou fête du printemps qu'ils célébraient bruyamment le 1er jour du printemps, quand le soleil, dans sa course, arrive au point (ou mansion) appelé "le bélier", est au tropique du capricorne. Tous les musulmans du monde célèbrent avec eux cette fête. Quant aux fêtes chrétiennes que célèbraient les musulmans, elles étaient nombreuses: Noël, la fête "Al fash"(L’auteur a cité que les musulmans s’associaient aux mages perses et aux chrétiens dans leurs fêtes religieuses, si ceci est vrai, c’est par imitation des ignorants musulmans ou autres, et si cela s’est produit dans quelques pays musulmans, c’est simplement par ignorance des directives de la Charia, car l’association du musulman aux festivités des autres religions est interdite par l’avis unanime des chefs des quatre sectes sunnites.), Dimanche des Rameaux. cette ancienne fête de l'arbre, en particulier de l'olivier était célébrée au palais du calife à Bagdad par les servantes chrétiennes. Ahmed Ben Sadaka le musicien dit être entré lors de cette fête chez Al Mamoun devant qui il a vu dix femmes de chambres byzantines, portant de belles robes en soie, des ceintures autour de la taille, des colliers avec une croix en or suspendus au cou, tenant à la main un rameau d'olivier ou une palme et dansant devant le calife. En Egypte, les musulmans célébraient avec les coptes et continuent de le faire leurs fêtes telles que Noël, la fête de l'Epiphanie en hiver, Dimanche des Rameaux , jeudi Saint, précédant la fête Al fash de trois jours, la fête de l'olivier, qui est l'un des jours des rameaux, pendant lesquels les églises étaient ornées de rameaux d'oliviers et de palmes. Certaines de ces fêtes étaient transformées en carnavals au cours desquels musulmans et coptes s'amusaient ensemble Al MAkrizi dit : "En Egypte les gens sortaient dans les rues à l'occasion de certaines fêtes et se promenaient, vêtus comme des carnavals, comme des mannequins ou avec des pantins faits avec du carton et peints de diverses couleurs, ceci servait de jeux comme les ombres chinoises et de spectacles variés. Arrêtons-nous un peu pour définir le tribut qui était imposé aux gens du Livre. Nombreux sont ceux qui pensent que c'était un impôt à caractère religieux, alors qu'il n'avait aucun rapport avec la religion. En fait, c'était une taxe de défense dont étaient redevables ceux qui étaient en situation de faire le service militaire parmi les gens du Livre, qui ne rejoignaient pas les rangs de l'armée qui les protégeait et assurait la sécurité du pays. Etaient dispensés de cette taxe les jeunes enfants, les femmes, les infirmes et handicapés, les personnes âgées et les pauvres. Cette taxe était dérisoire et ne dépassait pas un dinar par an et son payement faisait l'objet de facilités et n'étaient pas contraignant, conformément à la loi de l'Islam. Au début du 3ème siècle de l'Hégire, le gouverneur d'Egypte se contentait d'un demi dinar que versaient les coptes. Le grand voyageur Benyamin dit que les juifs de tous les pays musulmans payaient un dinar seulement. Ce tribut que versaient tous les gens du Livre chrétiens et juifs ou sabéens et mages en tous les temps et partout dans les pays musulmans n'excédait pas un dinar par an par souci d'alléger cette taxe.
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