Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -


L’UNIVERSALITE DE L’ISLAM

Par
Dr Shawqi DAYF

Traduction
Ahmed DHIMENE


CHAPITRE VIII : L'Egalité

Ce qui est remarqué au sujet de l'égalité entre tous les musulmans, c'est qu'ils sont égaux devant les devoirs, les droits et devant Dieu. Aucun musulman ne peut prétendre qu'il est plus proche de Dieu qu'un autre . Tous les musulmans sont égaux devant Dieu dans leur foi en son unicité et en sa "Charia". Dieu a aboli le clergé dans l'Islam et l'existence d'une communauté de prêtres entre lui et les humains. Il n'existe pas dans l'Islam de clergé : les prêtres, les moines, les évêques placés sous l'autorité de leur chef religieux. Dieu dit souvent dans le Coran qu'il accepte le repentir des musulmans et leur accorde l'absolution sans intermédiaire et sans préempteurs, qu'il leur tend la main -jour et nuit- pour accepter du pécheur son repentir et pour lui accorder absolution pour les péchés antérieurs qu'elle qu'en soit l'ampleur. Selon Ibn Hanbal rapportant Anas Ibn Malik, l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) a dit en s'adressant aux musulmans : "Par Dieu si vous commettez des péchés au point qu'ils remplissent l'espace entre la terre et le ciel , puis vous demandez à Dieu de vous absoudre , il vous absoudra".

Ainsi l'Islam a institué le principe de l'égalité en religion, entre tous les musulmans devant Dieu. L'un des aspects de cette égalité au niveau de l'accomplissement des obligations religieuses, se révèle lors de la prière en commun, dans l'alignement côte à côte des riches et des pauvres, des forts et des faibles sans aucune distinction et différence, prononçant ensemble le "takbiré", faisant le "Roukoue" et la prosternation. Il n'ya pas non plus de décalage entre les prieurs. Les musulmans du monde se rassemblent dans le même endroit, à la Mecque pour accomplir le pèlerinage et tout le monde a enlevé ses vêtements pour mettre le même habit, celui de "ihram" qui établit l'égalité entre eux formant ainsi une image et un tableau extraordinaires.

Dieu appelle dans le Coran les musulmans et tous les humains à l'égalité totale entre eux. L'un de ses appels dans le sourate "Les femmes"(Sourate les “femmes” n°4 , verset n°1) “O hommes!

Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre)beaucoup d'hommes et de femmes”. Dieu dit aussi que tout le monde est né de la même origine, du même père qui est Adam. Il faut aussi que tout le monde ait à l'esprit cela. Tout le monde donc partage la même origine, la même filiation et la même paternité, Aucune différence n'existe entre un musulman et un autre. Ils sont tous égaux. A ce propos l'Envoyé de Dieu dit : "Les musulmans sont égaux comme les dents d'un peigne" Dieu dit dans la sourate les appartements"(Sourate les “appartements” n° 49, verset n°13) "O hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre connaissiez. Le plus noble d'entre vous auprès d'Allah est le plus pieux" "Dieu dit qu'il a créé tout le monde du même père Adam, et de la même mère Eve et qu'il a créé des peuples et des tribus pour qu'ils se connaissent mutuellement, non pour qu'ils s'opposent, se fassent la guerre et se haïssent, et non pour qu'ils s'enorgueillissent et s'attaquent les uns aux autres. Tout cela est contraire à ce pour lequel nous vous avons créés, contraire à votre nature, que nous avons voulue pour vous. Nous avons voulu qu'existe entre vous le sentiment que vous êtes des frères puisque vous appartenez au même père et à la même mère, qu'il n'y ait pas de rivalité entre les peuples, les tribus et les individus. Tout peuple et tout individu qui veut dominer un autre peuple ou individu, va à l'encontre de la fraternité, et la contredit, et vous éloigne de la vie paisible et tranquille. La bonne différenciation ne se fait pas par la filiation mais par la foi, la dévotion pour Dieu et Son Envoyé et par l'exercice du culte. Voilà la vraie différenciation qui existe chez Dieu et non chez les hommes. Comme Dieu a attribué la différenciation entre les musulmans et les hommes par le culte , l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) a fait du culte l'objet de différenciation entre les arabes et ceux qui ne le sont pas. Il dit dans son discours du pèlerinage d'adieu : "Votre Dieu est unique et votre père est unique. Vous appartenez tous à Adam et Adam est né de la terre - Le plus noble d'entre vous est le plus pieux. L'arabe n'a d'avantage sur le non arabe que par la piété. "C'est ainsi qu'il a établi l'égalité entre les arabes musulmans et les non arabes musulmans - et attribue la différenciation entre eux - comme l'a fait le verset précédent - à la piété.

On relate aussi que dans son discours, l'Envoyé de Dieu dit : "Il n'y a d'avantage d'un noir sur un rouge, ou d'un rouge sur un noir que par la piété. " Ainsi l'Envoyé de Dieu a créé un code, une "loi" islamique pour les musulmans arabes et non arabes, blancs et noirs qui sont tous égaux et que rien ne les différencie sauf la piété.

Il a ainsi aboli définitivement dans l'Islam la différenciation tribale, nationale, sexuelle ou plus précisément, toutes sortes de différenciations ont été abolies sauf celle de l'Islam vertueux , c'est-à-dire la piété pour Dieu. L'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) donne le meilleur exemple de l'égalité entre ses compagnons et lui. Il refusait catégoriquement qu'ils le vénèrent. Il lui est arrivé de sortir un jour sur un groupe dont quelques uns parmi eux qui se sont levés à sa vénération, il leur a interdit catégoriquement de le faire en leur disant : Ne vous levez pas comme le font les perses et autres pour se vénéner les uns les autres. "Puis il a ajouté : "Je suis un serviteur de Dieu comme tous les serviteurs de Dieu. Je mange comme mange un serviteur. Je m'assieds comme s'assied un serviteur". Il est donc un serviteur parmi les serviteurs de Dieu, il ne se distingue d'eux par aucune chose. On dit qu'un homme s'est levé devant lui et a été saisi par un frémissement qui est une marque de vénération; il s'est adressé subitement à lui avec bienveillance en disant : "Ne vous tourmentez pas, mon frère. Je ne suis ni un roi ni un tyran mais je suis le fils d'une femme de "Quoreïche" qui mangeait de la viande desséchée à la Mecque. "La viande desséchée" est coupée en morceaux longs, salés et séchés au soleil .

L'Envoyé de Dieu veut dire par là qu'il ne se distingue en rien, de lui. l'homme s'est calmé et le frémissement s'est dissipé, il s'est familiarisé avec l'Envoyé de Dieu et lui a dit ce qu'il voulait dire.

Il s'asseyait (S.B sur lui) avec ses compagnons parmi les pauvres et les démunis, sympathisait, mangeait avec eux et rendait visite à leurs malades. Il accompagnait la servante, la veuve, le pauvre, partout en ville pour rendre service à chacun d'eux. Il s'asseyait avec ses compagnons , mêlé à eux. Et là où il devait s'asseoir dans une assemblée, il s'asseyait sans se faire distinguer. Ses chambres étaient construites en briques séchées au soleil comme, celles de ses compagnons.

Son mobilier était modeste et ressemblait au leur. Il ne méprisait aucune tâche domestique qu'accomplissent les femmes ou son serviteur Malik Ibn Anas - Il cousait ses habits, réparait ses chaussures, nettoyait sa chambre, trayait sa brebis, attachait ses bêtes.

Il mangeait avec son serviteur Anas Ibn Malik pour que ses compagnons suivent son exemple et sachant qu'il n'y a pas de différence entre le serviteur et son maître, entre le maître et son valets. L'une de ses qualités était de ne pas interrompre l'un de ses amis qui parlait, mais il attendait, en l'écoutant attentivement, qu'il termine de parler. Aïcha dit de lui : quand quelqu'un ou l'un des siens l'appelait il répondait "me voici". Il se considérait toujours comme l'un de ses compagnons; c'est ainsi qu'il se tenait en tête de leurs troupes chaque fois qu'ils participaient à une guerre, de la même manière quand ils construisaient une mosquée. Il participait à sa construction comme il a fait lors de la construction de la première mosquée à Médine, il participait même avec quelques uns de ses compagnons au transport des briques en terre séchée au soleil. Lorsque ses compagnons se réunissaient pour creuser une tranchée lors de la très connue bataille d’"Al Ahzab" (ou les coalisés), il était à la tête des rangées pour creuser avec ses fidèles. Il se sont heurtés à un rocher qui les a empêchés d'achever les travaux. Il a saisi alors une pioche, a donné un coup et le rocher s'est fendu. Puis il a donné un deuxième coup, puis un troisième et le rocher s'est complètement brisé et s'est coupé en morceaux et les travaux ont été achevés. On dit que des bruits ont couru à Médine une nuit au sujet d'une attaque par les polythéistes" Mouchrikines" en banlieue.

Les gens ont été effrayés et sont sortis s'informer. A ce moment l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) est monté sur un cheval sans selle pour gagner du temps, a ceint l'épée et le cheval s'est mis à galoper vers la banlieue de Médine. Arrivé sur les lieux, il n'a trouvé ni attaque ni quelque chose qui ressemble à l'attaque. Il est retourné, rassuré, n'ayant trouvé ni attaque ni attaquants. Il s'est écrié au milieu des gens : " Ne soyez pas effrayez. Ne soyez pas effrayez."

On relate aussi qu'il était en voyage avec certains de ses fidèles. Il leur a dit: " Préparez-nous un mouton pour les repas - Un compagnons a répondu : "Envoyé de Dieu, je l'égorgerai" . Un autre a dit:" C'est moi qui l'égorgerais. "Un troisième a dit: c'est moi qui le cuirai". L'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) a dit: c'est moi qui ramasserai les bûches et le bois à brûler.

Ils lui ont dit: "O Envoyé de Dieu, nous nous occuperons de tout cela"- Il leur a dit : "J'ai appris que vous vouliez vous occuper de mon travail; je déteste d'être distingué de vous . "Le sentiment qu'il avait (S.B. sur lui) de l'égalité totale entre ses fidèles et lui l'incitait à demander au compagnon qui croyait qu'il s'était vexé pour un geste léger avec lequel il l'avait poussé, de se venger de lui et de faire le même geste, pour lui faire plaisir.

On raconte qu'un Compagnon a penché la tête sur lui au moment où il partageait une somme d'argent. Il l'a piqué avec une branche de palmier qu'il tenait à la main pour qu'il cesse de s'incliner et le laisser s'occuper de ses calculs. l'Envoyé de Dieu (S.B sur lui) a remarqué que son compagnon s'était fâché. Il lui dit :"fais de moi ce que je t’ai fait. " le compagnon s'est senti gêné et a dit en souriant : "Je pardonne". On dit que Omar Ibn Al Khattab - que Dieu l'agrée- a prononcé un discours où il a dit : "Celui qui a été victime d'une injustice par son "Emir" (on chef), qu'il le dise pour que je le venge". Amr Ibn Al As gouverneur d'Egypte s'est alors levé et dit : "O chef des croyants ! Si l'un d'entre nous châtie un membre de sa communauté, vous le vengerez ? Omar a répondu : "Comment ne pas le venger, alors que j'ai vu l'Envoyé de Dieu (S.B. sur lui) se venger de lui-même.

Dieu et son Envoyé ont raffermi cette égalité entre les musulmans pour qu'ils en fassent une fraternité entre eux. Dieu dit dans la sourate (les appartements) “Les croyants ne sont que des frères”. C'est-à-dire que tous les musulmans sont des frères en religion. C'est une fraternité qui exige du musulman des droits à l'égard de son frère musulman comme la fraternité réelle. C'est une "filiation" spirituelle plus forte que l'appartenance à la même famille faite de chair et de sang, alors que la fraternité dans l'Islam est spirituelle et affective "Le musulman aime pour son frère ce qu'il aime pour lui même "comme le dit l'Envoyé de Dieu (S.B sur lui). Il ne doit pas être injuste avec lui , ne doit pas le priver d'un de ses droits et doit le considérer comme lui-même et comme il se fait du bien il doit lui en faire profiter. S'il lui demande un service il le lui rend largement. S'il est en difficulté, il accourt l'en libérer. L'Envoyé de Dieu (S.B sur lui) dit, incitant à cela :‘ Celui qui soulage un musulman de l'angoisse, Dieu, avec cet acte, le soulagera d'une des angoisses du jour de la résurrection’. "L'un des devoirs de la fraternité dans l'Islam sur lequel l'Envoyé de Dieu a insisté, c'est la dissimulation des vices de son frère musulman et des pêchés qui peuvent en résulter. Il dit en conseillant les musulmans : "Celui qui estompe les défauts d'un musulman, Dieu estompera les siens le jour de la résurrection". A peine il conseillait aux musulmans de faire régner l'amitié et la cordialité entre eux qu'ils devenaient - Même si leur nombre augmentait - comme une seule famille. Il dit dans un propos recueilli dans le Sahih de Mouslim: " L'exemple des musulmans dans leur amitié, dans leur compassion mutuelle, leur sympathie est comme l'exemple d'un seul corps dont la fatigue d'un organe entraine l'atteinte de tout le corps de fièvre et d'insomnie "C'est là un bel exemple qui fait des musulmans -partout où ils se trouvent - un seul corps en raison de l'amitié et de la cordialité qui les unissent à tel point que si l'un d'eux souffre tous les autres membres de ce corps social se mobilisent pour le secourir et alléger sa souffrance.

La meilleure image sur la fraternité qui s'est produite dans l'Islam est celle de "Ansars" pour les premiers Mouhajirines. C'est l'Envoyé de Dieu (S.B sur lui) qui a établi cette fraternité, après son arrivée à Medine et après avoir construit sa mosquée, entre quatre vingt dix personnes: quarante cinq parmi les Mouhajirines et quarante cinq Ansars , sur la base de l'entraide, de la vérité, et la transmission par hérédité. Ils se transmettaient l'héritage sans liens de parenté jusqu'au jour où est descendue la sourate (le butin).(Sourate "Le bution n°8 , verset nº75)

“Cependant ceux qui sont liés par la parenté ont priorité les uns envers les autres d'après le Livre de Dieu”. Ce verset a aboli la transmission par hérédité de cette fraternité et a gardé l'entraide et la vérité. Dieu a loué les "Ansars" pour cette fraternité noble en disant dans le sourate (L'exode) “ Il (appartient également ) à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi” C'est-à-dire les Ansars qui ont habité Medine et qui ont été fidèles à leur foi au nom des mouhajirines. C'est leur maison . Dieu l'a comparée à la foi pour la louer et louer ses habitants parmi les Ansars. Il fait état de leur mérite en disant : “(Ils) aiment ceux qui émigrent vers eux”. Ils les aident de leur argent obtenu des récoltes des dattes “et ne ressentent dans leurs coeurs aucune envie” C'est-à-dire un dessein on un désir; "pour ce que ces émigrés ont reçu" c'est-à-dire les "Mouhagirounes qui bénéficiaient des butins des Beni Nadhir que l'Envoyé de Dieu (S.B sur lui) a chassés de Médine “et qui les préfèrent à eux même s'il y a pénurie chez eux.” C'est-à-dire même s'ils ont besoin de quelque chose d'important dont ils les ont honorés.

Ces vertus importantes constituent l'égalité totale entre les Ansars et les mouhajirines à laquelle Dieu et son Envoyé les ont appelés, avec tout ce que ces vertus ont entraîné tels que l'entraide, l'altruisme, ne se sont pas répandues parmi les Ansars seuls. Elles étaient une morale à laquelle l'Envoyé de Dieu à incité ses fidèles et à laquelle beaucoup de musulmans ont très été sensibles; ceux-là mêmes qui avaient conquis le monde ancien, du centre de l'Asie à l'Océan Atlantique et qui ont formé la grande nation islamique. Ce qui confirme tout cela , c'est l'histoire d'Ikrima Ibn Ibi Jah'l et deux de ses compagnons dans la bataille d'Al Yarmouk. Hodhifa ibn Ala'doui dit être allé sur les lieux de l'affrontement en emportant de l'eau à l'un de ses cousins. Il était certain que ce dernier était l'un des martyrs de cette bataille. il a pu le retrouver et lui a dit :"Je t'ai emmené de l'eau à boire". Son cousin lui a fait  savoir qu'il en voulait d'un signe de la tête, mais il a entendu Ikrima Ibn Abi Jah'l crier de douleur et lui a ordonné de donner à boire d'abord à Ikrima qui de son côté a entendu un autre crier de douleur aussi. Ikrima lui a dit d'en donner à celui-ci mais c'était trop tard il était mort Hodhifa est revenu chez I’krima. Il est retourné vers son cousin, lui aussi était mort. Ils étaient tous morts et personne d'entre eux n'a pu boire. C'est là une belle histoire sur l'altruisme.

L'un des principes fondamentaux, consolidés fortement par l'Envoyé de Dieu entre les musulmans, c'est l'égalité dans l'établissement des châtiments: c'est-à-dire les sanctions à prendre pour les crimes comme l’assassinat, le vol, et d'autres délits et où il a interdit catégoriquement l'intercession en faveur de quelqu'un quel qu'en soit le rang et la richesse. ce qui illustre cela, c'est le Hadith dans les "Sahihaïns" au sujet de Quoreïch qui s'est intéressée à une femme appartenant à la tribu Makhzoume qui a commis un vol. Quoreïch a eu peur que l'Envoyé de Dieu (S.B sur lui) applique la sanction qu'il faut, à son encontre et qui consiste à lui couper la main conformément à la "Charia". De nombreux habitants de Quoreïch se sont demandé qui pourrait oser demander l'intercession en faveur de cette femme. Ils ont été unanimes pour dire qu'il n'y avait personne sauf Oussama Ibn Zaïd que l'Envoyé de Dieu aimait. Oussama lui en a parlé. l'Envoyé de Dieu lui a répondu, en désapprouvant cette intercession : "est-ce que tu intercèdes à propos d'une sanction divine? Puis il a prononcé le propos suivant devant ses compagnons: "Sont réprouvés ceux qui, avant vous , ne prenaient aucune sanction à l'égard d'un noble qui volait et qui en prenaient une quand c'était un pauvre qui volait. Par Dieu si Fatima fille de Mohammed vole Mohammed lui coupera la main."

Ce qui a été dit prouve sans équivoque que l'égalité totale était toujours le pivot des sociétés musulmanes. L'Islam en a fait une loi sociale obligatoire pour toute société, abolissant entre les états les différences de sexe, de couleurs, de langues, et tout ce qui peut opposer les individus pour des problèmes d'argent ,d'honneur, de vanité. C'est là une caractéristique des pays musulmans qui n'ont pas connu de hiérarchie sociale. Il n'est pas arrivé à une société, dans ces pays, d'avoir de nombreuses classes sociales. Ainsi, personne parmi, les Califes, les gouverneurs et les dirigeants qui se sont succédé dans ces pays, n'a eu le sentiment d'appartenir à une classe supérieure au peuple. Ceci a eu une conséquence importante sur les peuples qui se sont convertis à l’Islam. En effet, il a aboli les classes sociales auxquelles il a été confronté dans les différents pays comme l'Iran où il y avait quatre grandes classes sociales : La classe des religieux; la classe des combattants; la classe des écrivains et des intellectuels et celle des agriculteurs et des artisans, sauf une classe supérieure à laquelle appartient le ministre, le chef des religieux, le chef des écrivains. Toutes ces classes ont été abolies en Iran musulman comme a été abolie en Inde musulmane la classe des Brahama c'est-à-dire le clergé ou les religieux chez les hindous et la classe des parias constituée de la majorité du peuple hindou. Tous les hommes dans n'importe quelle société musulmane sont égaux sur le plan social. Les riches ne sont pas supérieurs aux pauvres, ni les plus forts par rapport aux plus faibles, sur le plan de la valeur humaine. Le calife, le gouverneur tout comme le citoyen ordinaire peuvent comparaître devant le juge sans aucune distinction. Alors qu'en Europe féodale, les nobles avaient leurs propres, tribunaux, évitant ainsi de s'aligner avec les hommes du peuple et refusant ainsi d'être leurs égaux. les nobles et les aristocrates, dans les sociétés européennes formaient la haute classe autour des rois et avaient leurs propres surnoms qui les distinguaient comme le comte, le duc, le baron etc. L'Islam n'a pas connu tout cela . Il a respecté l'appartenance de tous les musulmans et de tous les humains à Adam dans toutes les sociétés et les a rendus égaux dans tous les droits et les devoirs religieux, sociaux, moraux. Personne n'a de mérite que par la piété.

 

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