|

L’IMMORTALITÉ
LA VIE TERRESTRE
Combien
d'époques nous ont précédés avant notre arrivée en ce
bas-monde ?
Combien de
générations vont se succéder après notre fin ?
Quelle est la
proportion de notre vie limitée ici-bas, par rapport à la
durée de temps qui l'a précédée et celle qui la suivra ?
Elle est vraiment très insignifiante. Et pourtant, la vie
dans ce bas-monde se constitue à partir de la somme de cette
infime proportion de temps qui est octroyée, à chacun de
nous, à des époques différentes.
C'est donc de
cette apparition précédée du néant, et suivie d'une
disparition, que la terre se peuple.
Sur le long
parcours de l'existence, des générations d'hommes défilent
continuellement jusqu'à ce qu'ils meurent, atteints par la
lassitude et la vieillesse. Elles cèdent, ainsi, la place à
d'autres générations qui reprennent la marche, jouent le
même scénario que les précédentes, et trépassent à leur
tour.
Ainsi donc
chaque génération, qui vieillit et meurt, est mise dans un
suaire pour l'ultime demeure. Elle est remplacée par une
génération plus dynamique, qui finira par avoir le même sort
que la précédente et ainsi de suite...
La vie est une
interminable procession. C'est un labeur continu et
perpétuel, accompli par des hommes qui se succèdent
indéfiniment à travers les époques.
L'étonnant est
que ce travail ininterrompu occupe tellement les gens,
qu'ils ne se considèrent point comme étant simplement les
maillons de cette longue chaîne relâchée, qui se perd dans
la nuit des temps et qui a des ramifications dans l'avenir.
Etant proie à la
prétention et à la fatuité, l'individu pense qu'il est
éternel et que son séjour ici-bas n'est point éphémère.
Quand la mort se présente à lui, il s'en étonne comme s'il
s'agit-là d'un phénomène insolite, mais l'étonnement
s'effondre devant la certitude. Et c'est ainsi que l'homme
quitte la vie.
Il est
souhaitable que l'homme sache -alors qu'il est en pleine
possession de ses capacités mentales et que sa santé ne
souffre d'aucune tare- la véritable nature de ce bas-monde,
afin qu'il n'échafaude pas des projets grandioses sur des
fondations peu solides.
Quelle
interprétation donner à tout cela ?
Serait-ce là
tout le lot de l'être humain dans son existence ? C'est sûr
que non.
Si la vie
d'ici-bas est à ce point éphémère et sans grande importance,
celle de l'Au-delà, qui lui succède, est le grand espoir et
la chance tant attendue.
Si notre
existence dans ce monde devait définitivement prendre fin
avec notre mort, le suicide serait alors bon pour toute
l'humanité.
Il faut donc
admettre que c'est dans l'Au-delà que réside la véritable
vie, et s'y préparer devrait être l'occupation des gens
raisonnables pendant leur courte existence ici-bas.
"Egarée est la
nation qui croit l'homme éphémère.
Celui-ci,
éternel, ne fait que changer de demeure,
De celle du
devoir, il s'en va soit au Paradis, soit à l’Enfer".
(poésie).
L'homme
intelligent est celui qui sait répartir son temps entre ses
devoirs d'ici-bas et ceux de l'Au-delà. Il ne perd jamais de
vue que la vie sur terre n'est qu'un séjour passager, et que
celle de l'Au-delà est éternelle, ce qui l'incite à agir en
conséquence.
LA VIE DANS
L'AU-DELA
Nul n'ignore que
la mort est inévitable. C'est le destin inéluctable à tout
être vivant.
Beaucoup de
gens, cependant, ont de la mort une idée ambiguë et se font
d'elle une image fausse et d'une laideur repoussante.
Pour eux, elle
est le terme de la vie et le commencement d'un état
d'inconscience totale.
Après sa mort,
l'être humain serait pareil à une charogne enterrée ou à la
viande d'animal qui, une fois consommée, n'a plus
d'existence. Pour ces gens donc, tout prend définitivement
fin avec la mort.
Il n'y a pas
plus grave aberration que cette croyance, car la mort n'est
pas anéantissement. Il se pourrait qu'elle soit un long
sommeil, à l'instar de notre sommeil à nous, celui que nous
connaissons dans notre vie, qui est en fait une mort
momentanée.
Le Coran
considère la mort et le sommeil comme étant deux états de
même nature. Phénomènes propres à toutes les âmes vivantes,
ils n'ont pas beaucoup d'impact sur elles.
"Dieu accueille
les âmes au moment de leur trépas, et celles qui ne meurent
pas encore, au moment du sommeil. Il retient près de Lui
celles dont la mort est décrétée et renvoient les autres
jusqu'au terme fixé". (Les Groupes, 42).
Si l'âme quitte
momentanément le corps, cela n'atteint en rien l'essence et
la quintessence de l'homme. Le corps est semblable à un
tissu dont se sert l'homme pour se vêtir, et qu'il enlève
une fois qu'il n'en a plus besoin. C'est dire que le rapport
entre l'âme et le corps est purement arbitraire et n'a rien
d'organique.
La mort ne doit
être considérée que comme un déplacement d'un endroit vers
un autre, où l'être humain reste pleinement conscient des
vérités qui l'entourent. Loin de faiblir, sa sensibilité et
sa conscience des choses ne font que s'accroître et se
clarifier davantage.
Si nous
comprenons bien cette vérité, nous ne penserons plus à la
mort et nous n'aurons plus aucune appréhension à son égard.
Ses signes avant-coureurs n'auront aucun effet de surprise
sur nous.
LE JUGEMENT
DERNIER
Sitôt que l'être
humain quitte ce monde, son jugement commence et il connaît
alors sa rétribution ou son châtiment. Le Saint Coran relate
une partie de cette phase de la vie des gens dans l'Au-delà.
A propos des mécréants du peuple de Pharaon, Dieu dit :
"Matin et soir,
ils seront conduits devant l'enfer, et au Jour du Jugement
Dernier il sera ordonné : "Que l'on traîne et Pharaon et les
siens au plus atroce supplice !" (Le Croyant, 46).
Le Saint Coran
décrit la félicité des martyrs et la joie qu'ils éprouvent,
dans l'attente de voir se joindre à eux d'autres martyrs
parmi leurs proches, afin de partager avec eux leur bonheur
:
"Ne crois
surtout pas que ceux qui sont tombés dans le sentier de Dieu
soient morts. Ils sont bien en vie auprès du Seigneur,
recevant de Lui leur subsistance.
Heureux de tant
de bienfaits reçus de Dieu et ravis de savoir que ceux qui,
parmi leurs compagnons, ne les ont pas encore rejoints,
seront à jamais exempts de frayeur et de chagrin." (La
Famille d’Imran, 169-170).
Les signes
annonciateurs du Mal ou du Bien apparaissent au tout dernier
moment de la vie de l'homme, quand il s'apprête à abandonner
les vestiges de cette demeure ici-bas, et qu'il commence à
apercevoir l'orée de l'Au-delà.
Il est rapporté
dans la Tradition du Prophète que pour consoler le croyant
au moment de son agonie, Dieu a révélé le verset suivant :
"Ceux qui disent
: "Notre Maître, c'est Dieu", puis se comportent avec
droiture, verront affluer les Anges du ciel qui leur diront
: "Ne craignez rien, ni ne vous affligez ! Recevez plutôt
une heureuse annonce, celle du jardin qui vous est promis".
(Du Livre aux versets distincts, 30),
C'est à ce
moment ultime et critique de la vie des mécréants, méchants
et incrédules, qu'apparaissent les signes annonciateurs du
châtiment terrible qui les attend :
"Ah ! S'il
t'était donné de voir ces imposteurs dans les affres de
l'agonie, lorsque les Anges de la mort, les bras tendus vers
eux, les presseront de rendre l'âme : "Aujourd'hui, leur
diront-ils, un supplice ignominieux vous attend pour avoir
soutenu au sujet de Dieu tout le contraire de la vérité et
vous être détournés avec hauteur de Ses Signes évidents".
(Les Troupeaux, 93)
"Puisses-tu voir
les Anges mettre fin aux jours des infidèles, les frappant
par devant et par derrière et leur criant à la face :
Subissez le supplice infernal, celui du feu éternel !
Que ce soit
l'expiation de vos œuvres ! Dieu n'est pas un tyran pour ses
sujets". (Le Butin, 50-51).
Ceux qui auront
désobéi parmi les croyants recevront leur part de châtiments
et de supplices, pour avoir négligé leurs devoirs et commis
des interdits.
On rapporte que
le Prophète -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient
sur lui- en passant près d'une tombe où furent enterrés deux
morts, eut ces paroles :
"Ils sont punis,
mais pour des fautes vénielles. Le premier négligeait ses
ablutions. Le second semait la zizanie parmi les gens".
(hadith).
Les preuves sont
nombreuses qui soutiennent que le châtiment et la
rétribution ont lieu dès l'enterrement. Il y a,
préalablement au Paradis et à l'Enfer, des signes de bon ou
de mauvais augure.
Un hadith dit
ceci :
"Quand l'un de
vous meurt, on lui montre la place qu'il occupera. S'il est
des élus du Paradis, il ira au Paradis. S'il est des damnés
de l’Enfer, il ira à l’Enfer. Il lui est dit : "Ceci est ta
place jusqu'au Jour du Jugement Dernier".
En vérité, la
mort n'est qu'une étape parmi celles que connaît l'être
humain durant son existence, à savoir l'enfance, la puberté,
l'adolescence, la jeunesse, l'âge adulte, la vieillesse...
Il reste, cependant, que cette étape se caractérise par une
sensibilité plus accrue de l'âme, ainsi qu'une capacité plus
profonde à percevoir les choses.
Si ceux qui
s'apprêtent à se suicider étaient en mesure d'imaginer le
sort qui leur est destiné, ils réfléchiraient longuement
avant de commettre leur forfait.
Par leur ignoble
tentative, ils aspirent à se soustraire aux sentiments
d'angoisse qui les étreignent et à éviter leur désarroi,
pour se trouver -c'est d'ailleurs ce qu'ils pensent- dans un
univers exempt de sensibilité et de souffrance. Ils
ignorent, d'une façon alarmante, que dans le monde auquel
ils accèdent, la sensibilité s'accroît davantage et les
problèmes se multiplient à l'infini.
Par ailleurs,
bon nombre d'individus se font de la mort une idée erronée,
marquée par l'impiété et le sacrilège. La tombe, pour eux,
n'est qu'un endroit lugubre et macabre que hantent des
larves immondes.
Certes, nous ne
nions pas l'existence de ce triste spectacle, mais nous nous
refusons à croire que la vie s'arrête là, car il est
inconcevable qu'avec la mort disparaissent les sentiments de
Bien, à l'origine de tant de brillantes civilisations, et
ceux du Mal qui ont causé tant de discordes et de calamités
entre les hommes.
Dans ses
profondeurs mystérieuses et inaccessibles, le cimetière fait
place à des plaines immenses parsemées de fleurs de toutes
sortes, et exhalant des parfums vivifiants destinés aux
croyants. Il renferme, également, dans ses entrailles
inaccessibles des abîmes lugubres, où sont amoncelés les
âmes perverses qui endurent les pires supplices, pour avoir
désobéi à Dieu et opprimé Ses créatures.
Le Prophète -que
la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui- se
plaisait à décrire, avec force détails, les vérités
relatives à ce monde invisible, à telle enseigne que ses
auditeurs croyaient le voir réellement. Son vœu était
d'ancrer dans les esprits cette certitude que la mort,
imminente et inéluctable, est une étape qui suit la vie
ici-bas, à l'instar de l'âge adulte qui se succède à
l'enfance et à la jeunesse.
Un arrêt subit
de notre cœur, qui bat sans arrêt depuis notre naissance,
renvoie l'individu au sein de ce monde réel.
Voici, relatée
par le Prophète -que la Bénédiction et le Salut de Dieu
soient sur Lui- une description détaillée des événements qui
servent de prélude à la vie future :
"Le croyant, peu
enclin aux plaisirs de la vie et fort attiré par la félicité
sereine de l’Au-delà, est abordé par des Anges célestes au
visage tellement rayonnant qu'ils ressemblent au soleil. Ils
se tiennent non loin de lui, tenant dans leurs mains un
linceul et de la substance balsamique, qu'ils ont apportés
avec eux du Paradis. C'est alors que se présente l’Ange de
la Mort (que Dieu l'agrée). Il s'asseoit auprès de la
dépouille mortelle du croyant et lui dit : "0 âme
bienveillante, que Dieu t'ait en Sa Sainte Miséricorde !
Sors de ce corps". L’âme s'en échappe comme une goutte d'eau
d'un arrosoir. Sitôt dans la main de l'Ange de la Mort, les
Anges célestes la lui prennent, la mettent dans le linceul
embaumé qui, à l'occasion, exhale la plus belle odeur qui
existe sur terre.
Ils s'en vont
alors vers les cieux. Les Anges qu'ils rencontrent sur leurs
chemins leur demandent ; "Quelle est cette âme bienveillante
?" Et les Anges de répondre : "C'est Monsieur un tel...".
Ils le désignent par les meilleurs noms qu'il avait sur
terre. Quand ils arrivent à l'orée du ciel le plus bas, ils
supplient Dieu de le leur ouvrir. Dieu entend leur appel et
c'est ainsi que, de ciel en ciel, l'âme est prise en charge
par de nouveaux Anges qui la conduisent jusqu'au septième
ciel. Dieu ordonne alors : "Soulevez son âme au plus haut
degré et ramenez son corps sur terre".
A ce moment-là,
deux Anges s'approcheront de lui et lui poseront des
questions :
- Qui est ton
Dieu ?
- Mon Dieu est
Allah.
- Quelle est ta
religion ?
- Ma religion
est l'islam.
- Qui est cet
homme, Messager de Dieu, envoyé parmi vous?
- C'est le
Messager d'Allah, le Prophète Mohammed...
- Qu'est-ce
qu'il t'a appris ?
- A lire le
Livre Sacré et à y croire fortement.
Une voix se fit
alors entendre dans le Firmament : "Ce fidèle dit vrai.
Revêtez-le des ornements du Paradis et ouvrez-lui une porte
pour qu'il y entre". Dans sa tombe, le croyant vit s'ouvrir
devant lui le Paradis avec ses belles odeurs.
Un homme au
visage angélique, bien habillé et bien parfumé, vient le
voir et lui dit :
- Sois heureux.
Aujourd'hui est le jour que tu espérais tant sur terre.
- Qui es-tu ?
Ton beau visage apporte la bénédiction.
- Je suis le
Bien que tu faisais sur terre.
- 0 Dieu ! Que
le Jour du Jugement Dernier arrive le plus tôt possible pour
que je retrouve ma famille et mon Bien !!
Le mécréant qui
renonce à Dieu et se livre aux plaisirs terrestres est
abordé par des Anges au visage sombre, tenant dans leurs
mains une bure. Ils prennent place près de lui. C'est alors
que l’Ange de la mort fait son apparition, s'approche du
cadavre et lui dit : "0 âme exécrable ! Sors de ce corps
putride ! Dieu t'a maudit". Elle se désagrège aussitôt dans
sa dépouille. L'Ange de la mort s'en empare brutalement,
mais les Anges la lui prennent sur le champ pour
l’envelopper, avec son odeur nauséabonde, dans la bure et la
remontent au ciel. A ceux parmi les Anges qu'ils rencontient
et qui leur demandent : "C'est quoi ce vent mauvais ?", ils
répondent en désignant cette âme par les noms les plus
ignobles qu'elle avait sur terre. Une fois à l'orée du ciel
le plus bas, les Anges demandent pour cette âme la
Bénédiction de Dieu, mais en vain.
A ce point de
son hadith, le Prophète récite ce verset :
"Ceux qui ont
traité Nos signes de mensonges et leur ont, par morgue,
tourné le dos, ne verront pas s'ouvrir devant eux les portes
du Ciel ni ne pourront entrer au Paradis. Pas plus qu'un
chameau ne passera par le chas d'une aiguille". (AI Araf,
40).
Dieu ordonne :
"Que son sort soit des plus exécrables et qu'il demeure dans
les tréfonds de ce bas-monde". L'âme du mécréant est alors
abandonnée et rejetée.
"Joindre des
associés à Dieu, c'est comme si, précipité du haut du ciel,
on se trouvait disputé par des oiseaux de proie, ou entraîné
par l'ouragan vers un lieu perdu". (Le Pèlerinage, 31).
Quand l'âme
regagne de nouveau le cadavre, deux Anges prennent place à
côté de lui et lui demandent :
Quel est ton
Dieu ? Quelle est ta religion ? Oh ! Oh ! Je n'en sais rien.
- Connais-tu
l'homme qui a été envoyé comme Messager de Dieu sur terre ?
- Oh !
Oh ! Je n'en sais rien.
Une voix se fait
entendre dans le ciel. "C'est un menteur. Revêtez-le des
bures de l’Enfer et ouvrez-lui une porte pour qu'il y
accède". C'est alors que la chaleur torride de l’Enfer
l'envahit. Sa tombe se rétrécit. Un homme, au visage laid,
habillé en haillons et puant de saleté, se présente et lui
dit :
- C'est cela ton
triste sort. Aujourd'hui est le jour que tu espérais...
- Qui es-tu ?
Ton malheureux visage est porteur de malédiction.
- Je suis le Mal
que tu faisais sur terre.
- 0 Dieu Faites
que le Jour du Jugement Dernier n'ait pas lieu
Dans une autre
version :
Le mort est
abordé par un inconnu mal habillé, d'une laideur extrême et
exhalant une odeur puante qui dit :
Tu dois être
heureux du mépris et de la souffrance sans fin que Dieu te
réserve.
- Dieu te
maudisse ! Qui es-tu, vilaine personne ?
- Je suis le Mal
que tu faisais sur terre. Tu étais avare dans l'obéissance à
Dieu, généreux dans le péché. Dieu te récompense en mal
maintenant. C'est ce que tu mérites.
C'est alors
qu'un aveugle sourd-muet, muni d’une barre de fer capable de
transformer une montagne en amas de terre se présente au
mort. L'aveugle lui donne un coup et le pulvérise en
monceaux de terre. Dieu rend au mort sa première forme.
L'aveugle le frappe de nouveau et le mort hurle de douleur.
Une porte de l’Enfer lui est enfin ouverte et le supplice
éternel commence". (fin du hadith)
Nous ignorons
tout de l'essence du jugement qui s'accomplit dans les
tombeaux. Nous ignorons, également, la part de souffrance
qui est réservée aux corps et aux âmes. Certes, nous croyons
profondément en ce jugement, mais notre entendement,
nécessairement déficient, ne nous permet pas d'avoir des
réponses claires et précises sur la manière dont il
s'accomplit surtout après la décomposition de la dépouille
mortelle.
Le sort de la
matière ainsi que celui de l'âme demeure étrange. La vie,
par ses secrets qui nous sont constamment dévoilés, nous
incite à croire ce que la révélation divine nous a transmis
sur le jugement des morts. En comprendre les détails est une
chose qui est réservée à l'avenir, et que nous nous refusons
de prédire.
L’AGE DE
L'INDIVIDU ET DE L'UNIVERS
Lorsque
l'individu quitte le monde des vivants, il voyage quelque
part, dans l'Au-delà, laissant après lui les hommes endurer
et espérer.
Jusqu'à quand
ces hommes continueront-ils à accomplir leur mission et leur
devoir dans cette vie, où s'accumulent les expériences
épuisantes qui peuvent conduire au Paradis ou à l'Enfer ?
Quand Dieu
déclarera-t-Il la fin de ce monde qui nous a fait hériter de
ses joies et de ses peines, ce monde où les générations sont
en conflit permanent, à la recherche momentanée du Bien,
mais continue du Mal ? Quand ce monde sera-t-il réduit au
néant ?
Ce qui émerge
des textes religieux, c'est que la vie a une fin
prédéterminée et certaine. Lors de cette fin, le ciel se
fendra, la terre s'effritera, la mer envahira le globe.
Cultures et progénitures périront, et la page de l'histoire
de l'humanité relatant des faits horribles sera
définitivement tournée.
De même qu'il
existe habituellement chez l'être humain des symptômes,
comme la maladie ou la vieillesse, lui indiquant que sa fin
approche, il est des signes dont l'apparition annonce la fin
de l'univers et de l'humanité.
Je crois
fermement que le facteur essentiel de l'existence et de la
continuité de la vie réside dans la présence d'hommes, quel
que soit leur nombre, croyant en Dieu et accomplissant leurs
devoirs religieux pieusement et avec conviction. Si jamais
ces hommes qui professent la foi n'existent plus, si la
communauté humaine s'avère incapable de les remplacer, cela
signifie que la vie terrestre a fait faillite, qu'elle est
condamnée à disparaître et que sa fin est imminente,
certaine et évidente.
Les signes de
l'heure fatale sont cités explicitement par le Coran et la
Sunna.
Ainsi les
Prophètes ont-ils déployé d'énormes efforts pour lutter
contre l'idôlatrie, et pour guider les gens vers la voie
sacrée de Dieu. Beaucoup de gens ont répondu à leur appel,
se sont convertis et continuent à le faire.
Lorsque ces
Prophètes seront reniés, leur religion et révélation
démenties par différentes civilisations, lorsque la
dépravation, la corruption et les interdits seront permis,
les sanctuaires désertés et Dieu oublié, on peut dire alors
que le Jugement Dernier est arrivé et tout l'univers sera
détruit.
Certes,
l'humanité pourrait progresser admirablement dans le domaine
des sciences et mettre tout au service de l'homme pour lui
assurer bien-être et confort, mais ce progrès matériel et
technologique porte en soi les germes d'une dégénérescence
morale, d'où le règne de la tyrannie, du crime, de la
débauche et de la déification.
"La terre s'en
trouve toute parée et embellie. Les hommes s'en croient les
maîtres. Mais Nos ordres ont passé là, de jour ou de nuit,
et tout s'est trouvé anéanti, comme si jamais culture
n'avait prospéré en ces lieux. Ainsi se trouvent exposés Nos
Signes à qui savent en méditer le sens". (Jonas, 24).
Voici quelques
hadiths du Prophète prévoyant la fin du monde au moment
d'une dépravation totale, qui ne connaît point de fin.
L'univers entier se livre à ses instincts et on ne lui
prévoit ni chasteté, ni élévation.
Anass rapporte
ces paroles du Prophète Mohammed -que le Salut et la Paix de
Dieu soient sur lui- :
"Le Jour de la
Résurrection n'aura pas lieu pour celui qui dit : "Seigneur
! Seigneur !".
De son côté,
Hoddifa rapporte ces propos du Prophète -que la Paix et le
Salut de Dieu soient sur lui- : "La fin du monde n'a lieu
que lorsque le plus vil et le plus abject des hommes est
dans un état de bonheur illimité".
Un des signes de
la fin du monde, et de l'abandon des principes religieux,
est le retour à l'idôlatrie là où est née la vraie religion.
"Le monde connaîtra sa fin quand il y aura de l'agitation
autour de Di Al Khilsa", qui n'est rien d'autre qu'une
statue adorée par les Arabes de la période antéislamique.
"Quand les mœurs
se dégradent, que les gens cherchent à tout prix les
plaisirs de la vie, vendent leur dignité et leur honneur
pour satisfaire leurs instincts, c'est que la fin du monde
approche. L'homme s'adonne à la prière le matin, et le soir
à la débauche, et s'il est croyant le soir, il ne l'est plus
le lendemain. Pour un rien, les gens sont capables de
sacrifier leur religion. Les guerres se multiplient et
s'intensifient, en raison de la bassesse des gens et de la
corruption dont ils sont la proie. La fin du monde ne se
produit que lorsque l'anarchie fait rage ! On demanda la
signification du mot "anarchie". Le Prophète répondit : "La
guerre, la guerre !!". Il n'y a alors plus rien à espérer de
cette vie qui -quelle que soit sa longue durée- est courte
et passe vite".
"La fin du monde
a lieu quand la notion de temps n'existe plus, que l'année
sera confondue avec le mois, que le mois se réduira en une
semaine, la semaine en une heure, et l'heure en une
étincelle de feu. L'heure dure ce que dure le temps
d'allumer une allumette".
Les Hadiths sont
nombreux qui prouvent que les actions malsaines des gens
sont les signes annonciateurs de la fin du monde.
Cependant, il ne
faut pas se laisser envahir par le pessimisme, à l'instar de
certains malades imaginaires qui ne cessent de répéter, à
chaque événement catastrophique, que l'heure du Jugement
Dernier a sonné. Certes, cette heure finira bien par arriver
un jour, mais il est inadmissible d'avoir de tels
comportements, chaque fois qu'on est confronté à un
quelconque drame. La terre a constitué, depuis bien
longtemps, le lieu favori de la corruption et de la terreur.
La lutte entre le Bien et le Mal n'a jamais cessé et existe
depuis la nuit des temps. Si le Bien semble reculer parfois,
cela ne signifie pas pour autant que Dieu désire anéantir
cet univers en effervescence.
Par ce qui
précède, nous voulons tout simplement dire que l'humanité
invitée à vivre sur cette terre pourrait être amenée -après
avoir édifié sa civilisation sur l'adoration de Dieu- à
commettre certaines inepties que Dieu pardonnera. Toutefois,
s'il n'y a plus aucun espoir à ce que les gens se comportent
sagement, si, de génération en génération, ils s'adonnent à
la débauche et au libertinage, se livrent à l'anarchie et à
la guerre, l'heure sonnera à coup sûr, et les hommes seront
rassemblés pour être jugés devant Dieu.
"Nous faisons en
vérité de tout ce qui est sur terre une parure pour elle,
destinée à tenter les humains. Ainsi, nous les éprouvons et
reconnaissons les meilleurs à leurs œuvres.
Puis tout ce
décor sera réduit en poussière". (La Caverne, 7 - 8).
DE QUELQUES
SIGNES ANNONCIATEURS DE LA FIN DES TEMPS
Parmi les
événements qui devront se produire avant la fin du monde,
nous n'en citerons ici que quelques uns afin, de nous éviter
de trop nous attarder là-dessus.
Il y aura
d'abord la résurrection de Jésus Christ et son retour parmi
les humains. Sans doute fût-il choisi parmi les autres
Prophètes, parce que le mythe qui accompagne sa personne
s'est propagé de par le monde, et a permis à des nations
puissantes de se constituer. Que Jésus nie donc tous les
mensonges tissés autour de sa divinité, et qu'il démontre
qu'il n'est qu'un humble serviteur de Dieu. Sa résurrection
à la fin des temps sera la preuve que ce monde-ci forme une
unité dont toutes les parties s'harmonisent parfaitement,
même si cette résurrection intervient après un long
égarement.
Parmi les autres
signes, l'apparition de l'Antéchrist, un imposteur borgne
doué, parait-il, dans les sciences de la nature. Il se
pourrait qu'il éblouisse les gens par son génie et par
quelques unes de ses admirables inventions. Il est d'origine
juive et proclamera sa divinité. Il fera parler de lui
jusqu'à ce qu'il soit finalement tué. La Sunna nous a
conseillé de ne pas faire cas de ses sornettes.
Le soleil se
lèvera de l'endroit où il se couche d'habitude.
L'organisation précise du monde et du système sphérique sera
bouleversée par l'ordre divin. Les étoiles s'effriteront,
les montagnes marcheront et les fauves se rassembleront.
Une Bête
monstrueuse surgira de la terre et c'est là un signe, à mon
sens, du reproche divin adressé aux humains qui n'ont point
cru en Dieu, et qui ont fait acte d'apostasie malgré leur
intelligence et leur pouvoir de réflexion. Il n'est donc pas
mauvais qu'une race de mulets ou d'ânes frappe de ses sabots
le front des plus forts, de ceux qui détiennent les rênes du
pouvoir, pour leur dire : "N'avez-vous aucune idée de
l'heure où vous rejoindrez Dieu ? Qu'en est-il advenu de
votre intelligence et de votre raisonnement ? Comment
pourriez- vous être à ce point athées ?
"Un jour viendra
pour les mortels où ils devront subir Nos arrêts immuables.
Nous ferons alors surgir pour eux de terre une Bête
monstrueuse qui leur dira tout net qu'ils n'ont jamais cru
vraiment en Nos signes". (Les Fourmis, 82)
RÉSURRECTION ET
RÉCOMPENSE
Nous quitterons
un jour ce bas-monde qui ne survivra plus après nous... Qu'y
aura-t-il alors ?
Nous voulons
tout d'abord dire, ou affirmer, ce que nous avons déjà
évoqué plus haut. Dieu, Souverain de l'Univers, est Glorieux
et Parfait. Sa Perfection Suprême est loin d'être comprise
par les humains à qui Il a daigné accorder la vie pour les
éprouver. Seuls ceux qui combattent dans le sentier de Dieu
seront récompensés de la vie éternelle auprès du Grand
Seigneur.
Dieu, le Grand,
n'aime pas voir à Ses côtés les escrocs.
Dieu,
l'Omniscient, déteste la compagnie des ignares.
Dieu est Bonté
et n'aime que ce qui est bon. Il est pur et recherche
partout la chasteté. Les gens de bas étage qui se sont
attachés aux plaisirs de la terre, et qui n'ont vécu que
pour assouvir leurs instincts abjects, n'atteindront, jamais
la grâce divine.
"Ceux qui ont
traité Nos signes de mensonges et leur ont, par morgue,
tourné le dos, ne verront pas s'ouvrir devant eux les portes
du Ciel ni ne pourront entrer au Paradis". (Al Aràf, 40).
Il est bon que
l'homme sache que sa vie, limitée dans sa durée, ne lui est
en fait offerte que pour se vouer à l'enseignement de Dieu.
Autrement, il ne sera destiné à aucun bonheur et il ne
récoltera aucun privilège. Le Paradis, que Dieu réserve
uniquement aux croyants, ne sera point fréquenté par les
gens ignobles et mesquins, et il ne saurait être en aucune
manière la demeure de ceux dont la vertu a déserté le cœur,
comme ce Satan qui afficha un air méprisant et hautain. Dieu
s'adresse à Satan en ces termes :
"Descends d'ici.
Tu es mal venu de t'enorgueillir en ces lieux. Sors-en sur
le champ, être abject que tu es !". (Al Arâf, 13).
Parce que notre
père Adam a désobéi à Dieu et parce que sa volonté de faire
du bien a faibli, il fut chassé en compagnie de son épouse
du Paradis. Dieu leur fit savoir, ainsi qu'à leur
progéniture, que pour y accéder il faut être vertueux. Ceux
qui ont pris les suppôts de Satan pour leur patron plutôt
que Dieu, ne connaîtront point le Paradis, car ils n'auront
pas cherché à se purifier de leurs souillures avant leur
mort.
Le Prophète -que
le Salut et la Paix de Dieu soient sur lui- a dit :
"Quand les
Croyants auront été préservés du Feu, ils seront retenus à
un Pont reliant le Paradis au Feu. Là, ils obtiendront
réparation des injustices commises entre eux en ce bas
monde, jusqu'à ce qu'ils soient purifiés et redressés. On
leur permettra, alors, d'entrer en Paradis".
Voyez-vous ?
L'épuration et l'assainissement sont bien indispensables
pour quiconque aspire au Paradis.
Celui qui dévie
du droit chemin, et manque de maturité spirituelle, ira en
Enfer pour expier ses péchés.
Espèrent-ils
chacun de son côté être ainsi admis, à si bon compte, au
Jardin de félicité ? Quelle prétention est la leur!
Oublient-ils donc de quoi nous les avons créés ? (Les
Degrés, 38 et 39).
L'homme tient
son origine d'éléments troubles, denses et avilissants, de
vase infecte et de sperme. Sa vie est de courte durée. Il
doit faire ses preuves pour figurer parmi les élus et ce, en
refoulant ses instincts, en dominant sa nature immonde afin
de s'élever et de se purifier. Quand les Anges viendront
l'emmener à l'Au-delà, il sera pareil à ceux qui sont cités
par Dieu dans le Coran :
"Ceux que les
Anges recevront à leur dernier souffle, en état de pureté.
Ils leur diront : "La Paix soit sur vous. Entrez au Paradis
en prix de vos œuvres". (L'Abeille, 32).
Il y a, sur
terre, des gens qui gardent dans leurs actions l'odeur
nauséabonde des éléments dont ils sont issus. Leurs mœurs
sont empreintes de souillures et de saletés terrestres.
Préférant la vie éphémère à l'éternité, ces gens n'auront
jamais accès au Paradis malgré leur espoir et leurs
prétentions.
L'islam
entretient des relations très étroites entre les bonnes
actions accomplies, ici-bas, et le bonheur qui en découle au
Paradis. Pareilles relations existent entre les œuvres
perverses et ce qu'elles entraînent comme affreux tourments
à l'Enfer.
Certains
mécréants tenteront, par divers moyens et de faux arguments,
de mettre en doute l'existence de ces relations, et iront
même jusqu'à traiter les Arrêts divins d'impostures. Malheur
à eux ! Dieu ne fera pas prospérer les coupables et chacun
sera récompensé selon ses bonnes, ou mauvaises actions.
"Dieu fait
toujours échouer les œuvres perverses.
Il confirme
toujours la vérité en Ses Augustes Arrêts, dussent en
souffrir les méchants". (Jonas, 81, 82).
Quand les
rebelles seront réunis le Jour du Jugement Dernier, et que
chaque groupe essaiera de décharger la responsabilité de ses
péchés, sur l'autre pour échapper à la colère divine, alors
à ce moment-là, les cloches de la vérité résonneront à leurs
oreilles :
"Seigneur
s'écrira son mauvais génie, ce n'est pas moi qui l'ai
suborné il était déjà fort loin dans l'erreur.
Dieu dira à l'un
et à l'autre : "A quoi vous sert à présent de vous disputer.
Je vous ai déjà suffisamment avertis".
Mes Arrêts une
fois pris ne sont jamais modifiés, et je n'opprime nullement
les mortels". (Qàf, 27, 28).
La promesse de
Dieu s'accomplira sans faute pour le bienfaiteur qui verra
toutes ses bonnes actions -fussent-elles les plus
insignifiantes- recevoir la récompense qu'elles méritent.
"Certes, à ceux
qui auront cru et fait le bien seront affectés les Jardins
du délice.
Où ils
demeureront éternellement, ainsi s'accomplira pour eux là
promesse de Dieu. Il est le Tout-Puissant, à la sagesse
infinie". (Loqmàn, 8, 9).
Nous aimerions
attirer l'attention sur une catégorie de pseudo-savants, qui
prétendent connaître les textes sacrés, et qui s'évertuent à
déformer les lois divines, en séparant les bonnes actions
de la récompense qui leur est réservée dans l'Au-delà. C'est
ainsi qu'ils minimisent la positivité de toute bonne action,
et dédramatisent la négativité de toute mauvaise conduite.
Le prétexte
auquel ils recourent pour justifier leur vil comportement
est que le châtiment relève du bon vouloir du Seigneur et
qu'il n'a aucun lien avec les actions des humains.
Ainsi, selon
eux, les scélérats pourraient bénéficier de la grâce divine
quelles que soient leurs déviations. Leur poète dit dans ce
sens :
"S'il m'arrive
de menacer quelqu'un ou de promettre quelque chose
Je suis en
mesure de renoncer à mes menaces et d'honorer mes
engagements".
Ces faux savants
prétendent également que les croyants pourraient être jetés
dans les braises de l'Enfer. Dieu, après tout, n'a de
comptes à rendre à personne et Ses décrets sont
indiscutables.
Or, ces
assertions sont en contradiction avec les enseignements des
textes sacrés. Elles visent -comme on l'a démontré plus
haut- à dévaloriser les bonnes actions, à encourager la
propagation du péché et à ne plus avoir aucun espoir d'être
rétribué pour une bonne action.
Cette
philosophie, vile et abjecte, a joué un rôle néfaste de
sorte qu'elle a pu corrompre la "Oumma" et a contribué à la
dégradation des mœurs de la société, à la dévalorisation et
à la dépréciation de la religion et ses préceptes.
Dieu le
Tout-Puissant dément tout cela d'une manière claire :
"Ceux qui
commettent des iniquités s'imaginent-ils être
traités, en leur
vie et après leur mort, pareillement à ceux qui
croient et font
le bien. Comme ils jugent mal à ce propos !" (Les
Agenouillées, 21).
"Traiterons-Nous
ceux qui croient et font le bien comme
ceux qui
répandent le mal sur terre ? Ferons-Nous même destin
aux croyants
fervents et aux scélérats sans foi ? C'est une Ecriture
bénie qui t'est
révélée. Que les versets en soient longuement
médités ! Que
les hommes de sens s'y arrêtent pour réfléchir ! (Çad, 28,
29).
Les sages savent
pertinemment que ne seront jamais égaux les traîtres et les
croyants, et que si la miséricorde divine est possible, cela
ne signifie aucunement que les lois soient frappées de
nullité ou qu'elles soient défaillantes.
A PROPOS DE
L'INTERCESSION DE L'IMAM DES PROPHÈTES
Les musulmans
ignorants font courir beaucoup de bruits, sur l'intercession
du Prophète en faveur de certains rebelles. Ils s'y
attachent tellement qu'on croirait que les lois de la
rétribution sont abolies, et que les feux de la Géhenne sont
en passe de se métamorphoser en vent bienfaisant et en
clémence pour les incroyants. C'est ainsi qu'ils délaissent
leurs devoirs religieux, commettent les plus graves péchés
et, malgré tout, prétendent que tout va pour le mieux dans
la Oumma de Mohammed.
Cette voie est
périlleuse et répréhensible.
Le Prophète -que
la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui- est le
premier à se défendre contre la voie suivie par ces
imposteurs. Il prend d'ailleurs soin de les avertir qu'ils
seront sévèrement punis.
La vérité,
décrétée par le Coran, est que la récompense est réelle et
aura bien lieu. Elle concerne toutes les actions -si infimes
soient-elles- de tous les êtres humains sans exception.
"Tel qui aura
fait le poids d'un atome de bien le verra. Tel qui aura fait
le poids d'un atome de mal le verra de même". (Le Séisme, 7,
8).
Dire que le code
de la rétribution n'est pas applicable aux disciples d'un
Prophète est une absurdité, que le Saint Coran a réfutée à
plusieurs endroits et à maintes occasions.
Nous ne rejetons
pas, cependant, ce qui a été attesté dans la Tradition à
propos de l'intercession des Prophètes, mais nous tenons
absolument à placer celle-ci dans son contexte véritable,
afin qu'elle ne soit pas interprétée de façon tendancieuse.
Bokhari et
Mouslim rapportent ce dire du Prophète :
"Chaque Prophète
est porteur d'une mission que les gens finissent par
adopter. La mienne est une intercession pour mon peuple
auprès de Dieu. En bénéficieront -si le Tout-Puissant le
veut- ceux qui, jusqu'à leur mort, n'auront associé personne
à Dieu".
Ce hadith
signifie-t-il que l'intercession souhaitée par le Prophète
est suffisante, pour que les péchés et les iniquités des
monothéistes soient absous sans qu'ils aient à être jugés ?
Le Prophète
lui-même rejette ces allégations.
Al Bokhari
rapporte un hadith qui relate les affres du Jour du Jugement
Dernier, et qui décrit les conditions des incroyants en
Enfer. Le Prophète -que la Bénédiction et le Salut de Dieu
soient sur Lui- a dit :
"Dieu ouvrira la
voie au milieu de l’Enfer et je serai le premier à passer
avec mon peuple. Ce jour-là, seuls les Prophètes auront le
droit à la parole pour dire : "Dieu ! Paix ! Paix !". En
Enfer, il y a des pinces comme des épines de Saâdane. Vous
les connaissez, ces épines ? Ils répondent : "oui". Il dit :
"seul Dieu connaît la force de ces épines. Et seul Dieu
décide de la miséricorde à offrir aux gens de l’Enfer. Aussi
ordonnera-t-il aux Anges de faire sortir ceux qui
l'adoraient. Les Anges les reconnaîtront par les traces de
la prosternation que le feu ne doit pas détruire. Ils
quitteront l’Enfer. Dieu insufflera dans leur corps la vie
et ils ressusciteront".
Ce Hadith
démontre qu'il existe, parmi les Musulmans qui croient en
Dieu, des croyants qui iront en Enfer. Leurs visages seront
défigurés par les flammes, et on ne les reconnaîtra que par
les traces de la prosternation sur leurs fronts.
Seule la
miséricorde divine les sauvera du supplice du feu, leur
donnera de nouveau la vie afin qu'ils deviennent des sujets
justes et bons.
L'intercession
n'est donc pas, comme le pensent les pécheurs, une bouée de
sauvetage à laquelle ils auront recours. Quelle que soit son
importance, elle n'est pas à exploiter en vue de persévérer
dans le péché. Les pécheurs perdront leur temps à trop y
croire.
Le Seigneur a
montré que l'intercession ne sera d'aucun secours pour les
infidèles qui accumulent péché sur péché.
"Redoutez le
jour où plus une âme ne pourra en secourir une autre, ni se
racheter elle-même, où nul intercesseur ne sera agréé, ni
aucun recours ne prévaudra contre les Arrêts de Dieu". (La
Vache, 123).
"Nulle âme
n'assumera les péchés d'une autre, en plus des siens. Si une
âme, par trop accablée, implore qu'on l'aide, son faix n'en
sera point allégé pour autant, fût-ce par un proche parent".
(Les Anges, 18).
Les âmes
chargées de faix -même si elles appartiennent à ceux qui
observent fidèlement leurs prières- seront jugées. Cela a
été dit d'ailleurs à propos du Hadith ci-haut cité où le
Prophète -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur
lui- décrit la traversée du chemin frayé en Enfer.
Il est évident
que l'intercession dont parle le Prophète -que la
Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui- ne concerne
qu'une catégorie de fidèles, dont la part des bonnes actions
est plus ou moins égale à celle des péchés. Leur position se
trouve à mi-chemin entre, d'une part, la malédiction et,
d'autre part, la bénédiction.
Dans notre vie
quotidienne, c'est avec beaucoup de compassion que nous
considérons les élèves qui approchent de la moyenne requise
pour la réussite dans un examen, et nous éprouvons le besoin
de procéder, à leur égard, au repêchage. Ceux qui, par
contre, accusent un retard flagrant dans leurs études et
restent en deça de la moyenne jugée nécessaire pour
l'admission, sont déclarés inaptes.
L'intercession
qu'on attribue au Prophète -que la Bénédiction et le Salut
de Dieu soient sur Lui- aurait sans doute lieu en faveur de
ceux parmi les fidèles dont la situation religieuse n'est
pas tellement catastrophique, à l'instar de la situation de
ces écoliers qui se rapprochent de la moyenne de réussite.
Il est possible,
quand on parle de l'intercession, qu'on veuille rehausser la
valeur du Prophète auprès de Dieu.
Cette situation
rappelle certains événements particuliers de notre vie
sociale -l'intronisation d'un roi ou son anniversaire par
exemple- où on élargit certains prisonniers ayant purgé
presque la totalité de leur peine et ce, afin d'attirer leur
attention sur l'occasion qui leur donnera accès à la liberté
et au pardon.
Cette liberté
recouvrée, par amnistie générale, n'atteint pas l'essence du
châtiment. Elle ne doit pas non plus laisser croire que
l'instauration des lois, la construction des tribunaux et la
désignation des juges sont des opérations inutiles. Hélas !
C'est ce genre d'interprétations erronées que veulent donner
certains musulmans aux hadiths, sur l'intercession de leur
Prophète. Certes, ces hadiths indiquent bien que Dieu peut
répondre à l'appel de son Prophète, lui demandant le pardon
pour toutes ces masses d'humains qui, embourbées dans leurs
péchés, supplient tous les Prophètes de les aider à obtenir
la grâce divine, mais aucun Prophète, quel que soit son
rang, n'est en mesure d'imposer une opinion à Dieu, ou de
lui dicter un arrêt quelconque.
"Il n'y aura
d'intervention efficace auprès de Lui qu’autant qu'elle aura
déjà reçu Son agrément. Ceux qui espèrent en bénéficier
devront attendre, transis, la décision souveraine. Leur
frayeur passée, ils demanderont : "Qu'a-t-il dit Votre
Maître ? - "La vétité même", leur sera-t-il répondu.
N'est-il pas le Sublime, le Très-Grand ?". (Les Sabà, 23).
"Ce sera le jour
où l'espiit et les Anges se tiendront rangés en sa présence.
Et nul ne parlera excepté celui à qui le Tout-Clément l'aura
permis, et qui parlera selon la vérité". (L'Annonce, 38).
Ce jour-là,
toute parole nécessitera une autorisation préalable et doit
être proférée correctement et avec courtoisie. Tout
reviendra à Dieu, l'unique Juge.
Si certains
commettent de vils péchés tablant sur une quelconque
intercession chimérique, qu'ils se rappellent la parole de
Dieu adressée aux élus de l’enfer
"En quoi
avez-vous mérité l’Enfer ? Leur demanderont-ils. Et les
réprouvés gémiront : "Nous étions loin de pratiquer la
prière
Moins encore
assistions-nous les pauvres, nous disputions de choses
vaines avec ceux qui en discutaient,
Nous tenions
pour fable le Jour du Jugement, jusqu'au jour où pour nous
se fit la certitude". (Celui qui se couvre d'un manteau, 42,
43, 44, 45, 46, 47, 48).
Ces
préliminaires ayant été nécessaires, nous allons à présent
narrer le hadith de la plus grande intercession avec la
conviction, que le lecteur saura l'apprécier à sa juste
valeur.
D'après Anas, le
Prophète -sur Lui la Bénédiction de Dieu- a dit :
"Le Jour du
Jugement Dernier, le Seigneur réunira les hommes qui seront
intéressés par cet événement (dans une autre version : qui
seront inspirés ce jour-là). Ils diront : "Si nous avions
imploré Dieu, nous aurions été sauvés de la Géhenne". Ils se
dirigeront vers Adam et lui diront : "Toi, Adam, tu es le
père de l'humanité, Dieu t'a créé de Ses propres mains, t'a
introduit dans les jardins d’Eden, a ordonné à ses Anges de
se prosterner devant toi, et il t’a enseigné les noms de
toutes les choses. Intercède pour nous, auprès du Seigneur,
afin qu'il nous délivre de notre situation présente. -Je ne
suis pas répondra-t-il, ce qu'il vous faut". Il racontera la
faute qu'il a commise et s'excusera en disant : "Allez
trouver Noé, il est le premier Messager que Dieu a envoyé
aux gens de la terre". Ils iront trouver Noé qui leur dira :
"Je ne suis pas ce qu'il vous faut". Il leur rappellera
qu'il a demandé au Seigneur des choses dont il ne pouvait
avoir connaissance et qu'il aurait honte (d'intercéder pour
eux). "Allez, leur dira-t-il, trouver "l’Ami du Clément,
Ibrahim. Ils se rendront auprès de Lui. Ibrahim leur dira :
"Adressez-vous à Moïse, cet adorateur à qui Dieu a adressé
la parole et à qui il a donné le Pantateuque". Ils iront
trouver Moïse qui leur dira : "Je ne suis pas ce qu'il vous
faut". Et il leur rappellera qu’il a tué un homme qui
n'était pas coupable, et qu'il a honte du Seigneur, puis il
les engagera à s'adresser à Jésus, l'adorateur de Dieu et
son Envoyé, le Verbe de Dieu et l'Esprit de Dieu. Mais Jésus
leur répondra : "Je ne suis pas ce qu'il vous faut, allez
trouver Mohammed : que Dieu répande sur lui Ses bénédictions
et lui accorde le Salut ! Il est le serviteur à qui Dieu a
pardonné toutes ses fautes passées et futures". Ils
viendront alors me trouver ; j'irai vers le Seigneur lui
demander audience. Il me l'accordera, et quand je le verrai,
je tomberai à genoux et y resterai le temps qui lui plaira ;
puis on me dira : "Lève la tête, demande, tu obtiendras ;
parles et tu seras écouté, intercède et ton intercession
sera exaucée". Alors, je lèverai la tête, je louerai le
Seigneur suivant la formule qu'il m'enseignera ; puis
j'intercéderai. L’Éternel m'indiquera un groupe que je ferai
entrer dans le Paradis. Cela fait, je retournerai auprès du
Seigneur et, lorsque je L'aurai vu dans les mêmes conditions
(que la première fois), j'intercéderai de nouveau. Ainsi
Dieu trace-t-il aux repentants une voie d'accès au Paradis.
Au bout de la troisième ou quatrième fois, je dirai au
Tout-Puissant : "0 Seigneur, ne restent en Enfer que ceux
que le Coran ne peut gracier, c'est-à-dire ceux qui y sont
condamnés à perpétuité".
Les fidèles
doivent donc être sûrs que le jugement divin ne néglige
aucun bien ou mal, fût-ce du poids d'un atome. Cette
précision exclut tout comportement anarchique. Le Coran a
dénoncé les Juifs, dont la majorité a cru que le Paradis lui
était réservé, ainsi qu'à sa descendance. Aussi, s'est-elle
passionnément abandonnée aux vils plaisirs de la vie
terrestre, tout en étant certaine que Dieu lui pardonnera
ses péchés.
"Une autre
génération leur succéda, qui reçut les Écritures en
héritage. Ses enfants firent argent de tout, disant à chaque
coup : "Cela nous sera pardonné" sans pour autant s'abstenir
de récidiver. Or, n'avaient-ils pas pris, de par leur
alliance avec Dieu, l'engagement de ne rien lui faire dire
qui ne soit de Lui ? N'ont-ils pas étudié l’Écriture tout à
loisir ? L'Ultime demeure est d'un plus haut prix pour ceux
qui craignent le Seigneur. Ne pourriez-vous y réfléchir ?"
(Al Aràf, 169).
Ces préjugés
consistant en la dissociation des actes et de leur
rétribution se sont, hélas, tellement ancrés dans l'esprit
d'un grand nombre d'individus qui ont complètement dévié du
droit chemin. N'ayant pas de goût et étant dépourvus
d'instruction, ces intrus ont permis à l'athéisme de
s'établir sur terre et ont contribué, par leur mauvaise
conduite, à discréditer purement et simplement la religion
et ses représentants. Ce qui est plus grave encore c'est que
les musulmans se laissent entraîner dans le sillage de ces
ignares, alors que le Coran s'adressant à eux leur dit :
"Vos espoirs
insensés, et ceux des gens des Ecritures, tous aussi
chimériques n'y feront rien ! Quiconque fait le mal aura à
en répondre, il ne trouvera face à Dieu, ni allié, ni
protecteur!" (Les Femmes, 123).
La récompense
est une vérité que le Coran n'a cessé de rappeler, en
multipliant les avertissements parce que la plupart des
gens, préoccupés par la vie terrestre, se désintéressent
complètement de ce qui les attend dans l'Au-delà, et en
arrivent même à nier toute forme de Jugement ultérieur.
S'ils étaient conscients, ils sauraient que leur bonheur se
trouve dans la vie future, et que la vie ici-bas n'est qu'un
tremplin pour y parvenir. Le sage sur terre est celui qui
sème les bonnes actions, pour récolter les récompenses
divines dans la demeure éternelle que Dieu réserve à ses
fidèles croyants.
Les résultats de
nos actions ici-bas sont d'une importance capitale.
La vie est
éphémère et sera réduite à néant après notre passage, à
l'exception des œuvres que nous y aurons accomplies. Si la
majorité des hommes avait la foi en une vie ultérieure, elle
accorderait moins de valeur à la vie ici-bas.
"Ce bas monde
s'en ira dans un avenir imminent et sera remplacé
immédiatement par l’Au-delà. Chacune de ses deux demeures a
ses propres habitants. Soyez de ceux qui auront choisi la
vie éternelle à la vie éphémère.
Ici on se
consacrera aux devoirs et non aux jugements. La-bàs ce sera
l'inverse".
LES NÉGATEURS DE LA RÉSURRECTION ET LA FUTILITÉ DE LEURS
ALLÉGATIONS
Depuis des temps
immémoriaux, le monde est envahi par une catégorie
d'individus qui se croient liés aux problèmes terrestres,
comme ces ânes qui ploient sous la charge des charrettes
d'ordures jusqu'à épuisement, voire extinction... puis c'est
le néant !
Ils disent : Les
naissances se multiplient, la terre engloutit. Seule l'usure
du temps a raison de nous. Ils font tout pour ébranler la
foi des croyants par leurs mensonges, et en arrivent même à
jurer pour faire valoir leur opinion stérile, sans pour
autant y croire.
"Ils jurent
leurs grands serments par Dieu, que Dieu ne ressuscitera
point les morts. Bien au contraire. C'est là, la promesse
vraie que Dieu se doit d'accomplir, mais la plupart des gens
ne s’en doutent guère.
Afin de leur
expliquer les raisons de leurs dissensions, et afin que les
mécréants se reconnaissent comme ayant été des imposteurs.
Il suffit pour
qu'une chose que Nous voulons s'accomplisse que Nous lui
disions "Sois" et elle est". (L'Abeille, 38, 39, 40).
Al Maâry a légué
à la postérité un poème où il fait à la fois l'éloge de la
vie future, et la critique de l'athéisme qui sévit ici-bas:
"L'astrologue et
le médecin disent : "Il n'y aura pas de jour de
résurrection".
- Soit. Si ce
que vous dites est vrai, qu'est-ce que je perds alors ? Mais
tant pis pour vous, si la vérité est de mon côté. Propres
sont toujours mes habits pour la prière. Vos corps le
sont-ils ?
Quand je prie
Dieu, je me sens toujours proche de Lui, et vous êtes
abandonnés dans votre solitude...
Si ce que je
fais à l'égard de Dieu est inutile, pensez-vous que votre
travail est utile ?
Les habits du
croyant -quoique relâchés- sont meilleurs, grâce à la
science divine qu'ils inspirent, que vos blouses".
Ces paroles d'AI
Maâry ne décrivent qu'un aspect marginal de la question
débattue ici :
La religion
préserve de toute corruption des mœurs et de la tentation
des plaisirs charnels. Ceci ne constitue cependant pas, un
argument pertinent, mais il paraît que cela n'a été invoqué
que pour mettre fin aux débats avec les immoralistes.
Il a été dit que
l'un de ces négateurs est venu trouver le Prophète -que la
Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui- un vieil os
à la main, croyant pouvoir le persuader de l'impossibilité
de la résurrection.
"Oublieux de sa
propre création, il nous lance sous une forme imagée : "Qui
donc fera revivre les ossements alors qu 'ils sont
poussières ?"
Cette objection
est une gifle adressée à cet être incrédule pour le remettre
à sa juste place.
"Réponds-leur :
"Celui-là les fera revivre qui les a produits la première
fois. Celui qui détient la science de toute création.
Eh ! Quoi !
Celui qui a créé les cieux et la terre ne serait-Il pas
capable de créer des hommes comme vous ? Oui, sans doute,
n'est-Il pas le Créateur sublime, l'Omniscient". (Ya-Sin, 79
et 81).
Seul, le
Créateur omnipotent est capable de ressusciter les morts.
Les preuves de
la résurrection se résument, dans l'ensemble, en certaines
vérités généralement admises : Celui qui a créé l'univers
est capable de le ressusciter après l'avoir anéanti :
"L'homme est
tenté de dire : "Une fois mort, me ferait-on sortir vivant
de la terre ?"
Mais l'homme ne
doit-il pas plutôt se souvenir de sa première création par
Nous, lorsque Nous l'avons tiré du néant". (Marie, 66, 67).
Nous sommes
témoins, à tout instant, de la procréation perpétuelle des
espèces.
Les glandes
sexuelles de l'homme produisent, à son insu, des milliers et
des milliers de spermatozoïdes, dont un seul seulement
possède tous les éléments nécessaires à la naissance d'un
être humain complet.
Cette quantité
énorme de spermatozoïdes, dont l'un seulement est à
l'origine de la vie, est destinée à prouver que l'Être
Suprême est d'une richesse infinie, quant à la mise en place
des facteurs nécessaires à la vie, et que la création des
êtres humains par Dieu est chose futile par rapport à son
Pouvoir illimité.
" Ne voyez-vous
pas ce sperme que vous éjaculez ?
La création en
est-elle de vous ou de Nous ?
Nous avons
arrêté que la mort vous frappe tour à tour à certains
moments. Nous ne sommes guère en peine de vous remplacer par
des êtres de votre espèce ou de vous faire renaître sous
d'autres formes que vous ne sauriez soupçonner.
Vous avez bien
passé par une première création ! Vous en souvient-il ?
(L'Événement, 58, 59, 60, 61, 62).
A Bou Razin El
Okaili demanda au Prophète :
"Comment Dieu
ressuscite-t-il les morts et quel est le secret de cette
résurrection ? "
Le Prophète -que
la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui- lui
répondit :
" N’as-tu jamais
aperçu sur ton chemin une vallée désertique, devenue plus
tard verdoyante et pleine de vie ?".
A Bou Razin
répondit par l'affirmative. Et le Prophète de lui dire :
"Tel est l'un
des secrets de la création. C'est ainsi que Dieu ressuscite
les morts".
En vérité, les
différentes sortes de plantes qui recouvrent la terre, lui
donnant son aspect riant et dynamique, constituent une
preuve irréfutable de l'existence de la résurrection.
Le laboureur qui
sème un seul grain, ou qui place un semis, voit sa terre se
transformer -grâce à Dieu- en champs verdoyants et en
potagers regorgeant de fruits succulents de toutes sortes.
Par quel secret
donc la terre se transforme-t-elle en arbres, en plantes, en
fruits et en fleurs ?
"Ne vois-tu pas
aussi la terre éprouvée par la sécheresse ? A peine
l'avons-Nous arrosée de pluie, qu'elle palpite aussitôt, se
gonfle et fait pousser toute espèce de végétaux luxuriants.
Et il en est
ainsi, parce que Dieu est la vérité même, qu'Il rend la vie
aux morts et qu'Il a pouvoir sur toute chose.
Que l'heure du
Jugement viendra, sans nul doute, que Dieu ressuscitera ceux
qui se trouvent dans les sépulcres". (Le Pèlerinage, 5, 6,
7).
La matière
inerte de nos repas se transforme, dans notre organisme en
cellules vivantes. Pourquoi nier alors l'analogie entre un
tel processus et le retour à la vie après la mort ? La
résurrection est-elle autre chose que cela ? Pour qui
l'homme se prend-il ?
La terre, et les
êtres humains qui y vivent, ne sont qu'une infime partie de
la Grandeur de cet univers aux espaces infinis. L'importance
des hommes par rapport à celle du Cosmos est très minime.
"Bien peu de
chose en vérité est la création des hommes en comparaison à
celle des cieux et de la terre. Mais les hommes, pour la
plupart, ne s'en doutent guère". (Le Croyant, 57).
Celui qui est
capable de construire un château grandiose sera-t-il
impuissant à rebâtir une cabane après sa démolition ?
La résurrection
est une croyance indubitable. Qu'on s'y prépare alors en
étant chaste et en empruntant la voie du salut.
Le Prophète, que
la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui, a dit
"Le guide
spirituel (l’Imam) ne ment jamais aux siens. Je jure
solennellement que même si je devais mentir à tous, je ne
mentirais pas à vous ; même si je devais tromper tout le
monde, je ne vous tromperais point. Je jure solennellement
que vous mourrez comme vous dormez et que vous ressusciterez
comme vous vous réveillez. Et vous serez récompensés pour
vos bienfaits et châtiés pour vos méfaits. Ce sera soit le
Paradis éternel ou l'Enfer perpétuel".
S'il t'est
donné, être humain, d'assister à la naissance d'un nouveau
jour après un sommeil profond, souviens-toi qu'un séjour
dans la tombe n'est que provisoire, et qu'il sera
inéluctablement suivi d'un réveil devant Dieu. Les
malfaiteurs seront alors conduits en Enfer et les
bienfaiteurs au Paradis, "dans un séjour de vérité auprès
d'un Maître Tout-Puissant" (La Lune, 55).
(1) "Pensées d'une âme" de
Mansour Fahmy.
(2) Voir passage sur "le
recours au destin" ou "le destin comme échappatoire".
|