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L’Education Environnementale
et Stratégie de son Introduction
dans les Programmes d’enseignement
Dr Mohamed Fettouhi (*)
Introduction
Dans ses efforts visant à améliorer ses conditions de vie et
réaliser le développement souhaité, l’homme n’a cessé
d’interagir avec les écosystèmes à travers ses différentes
activités dans les domaines de l’agriculture, l’industrie,
le tourisme et la création des établissements humains. Le
progrès technologique, les découvertes scientifiques et la
croissance démographique ont renforcé davantage la capacité
de l’homme à remplacer les écosystèmes naturels par de
nouveaux environnements créés artificiellement, parfois
complètement différents. Grâce à cette incessante
interaction entre l’homme et l’environnement, l’humanité
s’est donnée, au fil du temps, les moyens d’exercer un
contrôle accru sur les écosystèmes, voire d’y introduire des
changements profonds, créant ainsi des situations de
déséquilibre qui constituent une menace non seulement pour
la durabilité des équilibres écologiques, mais aussi pour la
pérennité des facteurs de développement et le devenir de
l’humanité elle-même.
En raison de la complexité des problèmes environnementaux,
de leur interdépendance avec les modes de vie et de leur
impact sur le développement, le thème de l’environnement n’a
cessé de faire l’objet d’un intérêt accru, se traduisant par
la multiplication des plans et des programmes visant sa
préservation et son développement pour les générations
présentes et futures.
Bien que le thème, les problèmes et la protection de
l’environnement aient déclenché une certaine polémique sur
leur degré de priorité, notamment pour les pays en
développement durant les années soixante et soixante-dix,
l’intervalle entre la Conférence des Nations Unies sur
l’environnement, tenue à Stockholm, en 1972 et le Sommet de
la Terre de Rio de Janeiro en 1992, a vu la cristallisation
d’une conscience environnementale et le début d’un intérêt
accru en faveur de la problématique de l’environnement aux
niveaux international, régional et local. De nos jours, il
ne s’agit plus de polémiquer sur le caractère prioritaire ou
non de la question environnementale pour la communauté
internationale, les gouvernements nationaux et les
composantes de la société civile. Autrement dit, elle est
bien révolue l’époque du scepticisme, de l’hésitation et de
l’indifférence vis-à-vis des problèmes de l’environnement,
dès lors qu’on a pris désormais conscience de la nécessité
d’une action positive en faveur de la protection de
l’environnement. Ce changement de tendance trouve son
explication dans la montée des dangers menaçant le globe et
les modes de vie sur terre. Dans ce contexte, les
résolutions issues du Sommet de la Terre, tenu à New York du
23 au 27 juin 1997 et baptisé RIO+5, constituent le signe le
plus récent de ce regain d’intérêt.
Le bilan de Rio+5 reste cependant mitigé. Bien que le Sommet
de la Terre de 1992 ait élaboré un ambitieux programme
d’action baptisé Action 21 et qu’il ait insisté sur la
nécessité d’établir une coopération entre les pays riches et
pauvres et de mener une action commune en vue de stopper la
dégradation de l’environnement, de protéger les ressources
naturelles et de diminuer les facteurs de la pollution
environnementale, les résultats du sommet Rio+5 ont été fort
décevants par rapport à bon nombre d’engagements pris à Rio
1992 et lors des sommets ultérieurs qui ont débattu des
questions relatives à l’environnement, en l’occurrence la
Conférence sur la population et le développement de 1994 au
Caire, la Conférence sur le développement humain de 1995 à
Copenhague et la Conférence sur les établissements humains
de 1996 à Istanbul.
En fait, le non-respect des engagements pris en matière
d’environnement est imputable essentiellement aux grandes
puissances qui fournissent jusqu’à 38 % de produits
polluants, sans parler de leur responsabilité avérée dans
l’épuisement des ressources naturelles, en particulier les
ressources non renouvelables. Il est à noter que les pays
industrialisés s’étaient engagés à Rio de Janeiro à porter à
0,8 % de leur PIB l’aide extérieure qu’ils octroient aux
pays en développement …, une promesse qui n’a toutefois été
tenue que par les Pays-Bas et les pays scandinaves. Pire
encore, cette aide a connu une régression au niveau des
autres pays, à leur tête les Etats Unis, pour se stabiliser
à moins de 0,3%.
On est donc loin de la réalisation effective de l’objectif
consistant à réduire les disparités entre les pays riches et
les pays pauvres, du moment que la pauvreté est le premier
facteur de dégradation de l’environnement (de même que la
richesse démesurée est le plus important facteur
d’épuisement des ressources naturelles et de destruction des
écosystèmes), sachant que près de 20 % de la population
mondiale vivent avec moins d’un dollar par jour. Aux niveaux
nationaux, des questions se posent également concernant la
gestion réfléchie des ressources naturelles, entre autres :
- Quel est l’état de l’environnement ? Y a-t-il une
évaluation périodique de l’état des écosystèmes ?
- Existe-t-il une stratégie nationale efficace de protection
de l’environnement ? et quels en sont les éléments
constitutifs?
- Dans quelle mesure les engagements et les chartes
internationaux en matière d’environnement sont-ils
respectés, notamment pour ce qui a trait à la
désertification, la biodiversité et le changement climatique
?
- Le citoyen est-il impliqué dans la planification et la
gestion environnementale ?
- L’idée selon laquelle l’environnement ne saurait être
sauvegardé en l’absence du développement durable est-elle
traduite dans la réalité ?
I. Défis écologiques urgents
La solution à la problématique de l’environnement et de la
dégradation des ressources de l’environnement s’impose avec
insistance, vu les innombrables défis auxquels est
confrontée l’humanité en général et le monde islamique en
particulier. Parmi ceux-ci, on citera notamment :
1. L’exploitation non rationnelle de la technologie,
laquelle a entraîné un déséquilibre écologique traduit par
l’épuisement des ressources destinées à développer
l’industrie, l’agriculture et les établissements humains,
avec pour conséquences la pollution de l’air, de l’eau, de
l’alimentation et du sol, sans parler des nuisances sonores
et de la pollution intellectuelle.
2. La protection des ressources naturelles, en particulier
les forêts et le sol. En effet, quelque 12 millions
d’hectares de forêts sont détruits chaque année (16 millions
au cours des années soixante), à cause de la déforestation,
du surpâturage et des incendies. Le sol est également exposé
aux risques d’érosion, de salinité, de mauvais labourage et
d’inadéquation des méthodes d’irrigation, ce qui favorise la
désertification qui affecte 16,6 % de la population
mondiale. Les photos satellites montrent, en effet, que le
quart de la terre ferme est en train de se transformer en
désert, soit quatre fois la superficie du désert actuel.
Ceci veut dire que la terre est tout simplement en train de
perdre son potentiel productif en agriculture et en
pâturage, pour se retrouver en fin de compte incapable
d’assurer la sécurité alimentaire de l’humanité.
3. La sauvegarde et la gestion rationnelle des ressources en
eau douce pour les activités agricoles et les utilisations
domestiques, le but étant d’éviter le “fossé hydrique”, avec
ce qu’il comporte comme problèmes et conflits susceptibles
de s’aggraver d’un environnement à un autre, en raison de la
poussée démographique et de l’accroissement des besoins en
eau. Il est à rappeler, à ce propos, que 1/5 de la
population mondiale manque de ressources en eau potable, ce
qui veut dire que plus d’un milliard d’humains sont
actuellement dans l’incapacité d’accéder à l’eau salubre.
Les experts estiment la quantité d’eau suffisante pour
assurer les conditions d’hygiène nécessaires à la vie de
l’individu à pas moins de 1760 m3 annuellement. Or la part
moyenne par habitant dans la région arabe, à titre
d’exemple, ne dépasse pas 1430 m3.
4. La protection de la biodiversité terrestre et aquatique,
laquelle revêt une importance capitale pour sauvegarder
l’équilibre écologique et répondre aux exigences de la
sécurité alimentaire, des industries naturelles et du
développement socio-économique. Car, en raison du
comportement irresponsable de l’homme, la terre perd
annuellement près de 50.000 espèces d’animaux, de plantes et
d’oiseaux.
5. La protection et le développement de l’environnement
littoral et l’environnement marin. Si l’on sait que les
littoraux comptent bon nombre de zones humides qui servent
de refuge à des millions d’espèces de plantes, d’animaux et
d’oiseaux et que l’avenir alimentaire de l’humanité réside
dans la mer, l’on se rendra alors compte que la mauvaise
gestion de cet environnement nuit à l’équilibre écologique
et constitue une menace pour une source importante de la
sécurité alimentaire de l’humanité.
6. L’amélioration de la qualité de la vie, de la santé et du
cadre de vie dans les établissements humains, la création
des conditions appropriées pour une gestion rationnelle des
déchets et la mise en place des services de base, notamment
l’énergie, l’eau salubre, les installations
d’assainissement, les espaces verts, la réduction des
disparités entre les zones urbaines et les zones rurales où
la situation environnementale prend, dans certains cas, des
dimensions catastrophiques.
7. La protection de l’atmosphère et de l’air contre les
effets de la pollution et la contribution à la réduction du
phénomène du réchauffement de la planète, du changement
climatique et de l’appauvrissement de la couche d’ozone. Il
est à rappeler, à ce propos, que les émissions de gaz
carbonique dans l’air sont passées de moins de 2 milliards
de tonnes en 1950, à 6,25 milliards en 1995. De même, les
émissions de soufre dans l’air sont passées de 60 millions
tonnes en 1970 à 71 millions tonnes en 1993. Il en est
résulté que la température moyenne de la planète a grimpé de
14,9° en 1950 à 15,32° en 1995. Nul doute que tout ceci
contribue à l’accélération du processus du changement
climatique, renforce l’éventualité d’augmentation du niveau
des mers et des océans, voire provoquerait la disparition de
certains deltas dans les continents africain et asiatique,
d’un côté, et aggravera le phénomène de la sécheresse et de
l’aridité dans d’autres zones géographiques, de l’autre.
8. Le transfert illégal des déchets toxiques des pays riches
vers les pays pauvres et la faiblesse des mécanismes de
contrôle de ce phénomène, voire l’utilisation difficile ou
inefficace de ces mécanismes, notamment dans les eaux
internationales.
9. L’explosion démographique ayant entraîné la dégradation
du patrimoine culturel et architectural authentique, incarné
par les villes et cités historiques de Fès, du Caire, de
Sanaa, d’Istanbul, de Bagdad et de Damas à titre d’exemple,
en plus de la pression exercée sur les ressources
environnementales, les migrations internes et externes et
l’épuisement du sol pour les besoins alimentaires des
populations de plus en plus croissantes. Ce qui menace
l’environnement, affaiblit sa productivité et altère
l’équilibre écologique.
10. Le fléau de la pauvreté auquel il faudra s’attaquer par
des mesures efficaces sur le plan intérieur et l’adoption
d’un système équitable de solidarité internationale entre
les pays riches et les pays pauvres. Ajoutons à cela la
nécessité de trouver une solution idoine aux problématiques
liées au développement économique et à l’endettement, à
l’utilisation et au transfert de la technologie, en
particulier la technologie considérée comme vitale à l’ère
de la mondialisation, et au recul continu du rôle des
frontières dans les domaines de l’économie, de l’information
et des problèmes environnementaux.
11. Pallier l’insuffisance des connaissances sur
l’environnement, ses problèmes et la manière d’en assurer la
bonne gestion. Cette insuffisance a pour effet de perturber
les valeurs et les tendances environnementales et de
favoriser l’incompréhension des problèmes sans cesse
aggravés des écosystèmes, rendant difficile leur résolution
en raison de l’incapacité d’appréhender clairement la
relation mutuelle entre l’homme et l’environnement.
Partant de ce qui précède, force est de constater que les
défis environnementaux auxquels l’humanité fait face se
multiplient, s’accumulent, s’amplifient et s’imbriquent aux
niveaux national et international. En dépit de la multitude
et de l’imbrication des causes de ces défis, ils ont tous
été liés, d’une façon ou d’une autre, au comportement de
l’homme avec son entourage naturel et socio-économique dans
le cadre de ses efforts en vue de réaliser son développement
et améliorer son vécu. Il y a donc lieu de reconnaître
l’importance et la nécessité de satisfaire les exigences du
développement dans le cadre d’une gestion rationnelle des
écosystèmes. Certes, la conférence de Stockholm de 1972 a
donné naissance à une tendance visant à concilier la
réalisation du développement et la protection de
l’environnement, mais cette tendance ne s’est renforcée et
n’a pris forme qu’au cours des deux dernières décennies,
notamment avec l’apparition du concept de développement
durable (rapport de Prontland), la tenue du Sommet de la
terre à Rio de Janeiro, qui a donné lieu à Action 21 ainsi
que la signature des conventions relatives au changement
climatique, à la biodiversité et à la lutte contre la
désertification.
La réalisation du développement sans préjudice de
l’équilibre écologique est tributaire de la prise d’une
série de mesures urgentes qui peuvent constituer les
éléments d’un programme efficace tendant à améliorer la
gestion des ressources environnementales. En voici
quelques-unes :
- Elaborer des politiques de développement à même de
répondre prioritairement aux besoins en la matière, résoudre
le problème de la pauvreté et renforcer la solidarité entre
riches et pauvres.
- Adopter des politiques environnementales claires,
efficaces et appuyées par les décideurs politiques et ce, à
travers l’élaboration de programmes clairement conçus et la
mise en place de mécanismes institutionnels et législatifs
appropriés.
- La participation élargie des communautés locales, du
secteur privé et des professionnels à l’élaboration et la
mise en œuvre de stratégies et de programmes
environnementaux, sans oublier le rôle pionnier que peuvent
jouer les organisations non gouvernementales et les
composantes de la société civile en ce domaine.
- Appuyer la base de données scientifique et technologique
relative à l’environnement et au développement par la
promotion de la recherche scientifique et le renforcement
des capacités nationales.
- Rénover le système éducatif dans le but de fournir et de
diffuser les connaissances, former les compétences et
développer les comportements appropriés par le biais de la
recherche scientifique, la communication et l’information
environnementale. A cet égard, le rôle fondamental que peut
jouer l’éducation environnementale dans le domaine de la
gestion rationnelle des écosystèmes est on ne peut plus
évident.
II. L’éducation environnementale : origines et référentiel
philosophique
II.1. Origines de l’éducation environnementale
Toutes les rencontres et conférences internationales,
régionales et nationales tenues sur les questions
d’environnement et de développement sont quasi unanimes pour
souligner le rôle de l’éducation, de l’information et de la
communication dans l’élaboration de toute stratégie visant
la préservation et la promotion de l’environnement. A ce
propos, il convient de rappeler la recommandation n° 96
issue de la Conférence des Nations Unies sur le
développement humain, tenue en juin 1972 à Stockholm (Suède)
et qui a accouché de la Déclaration universelle de
l’Environnement, laquelle se voulait un diagnostic des
différents aspects des problèmes de l’environnement de
l’époque et leur incidence sur les sociétés humaines. On
peut lire dans cette recommandation : “Les institutions des
Nations Unies, notamment l’UNESCO, et les institutions
internationales concernées veilleront à prendre les mesures
nécessaires pour établir un programme englobant plusieurs
branches pratiques de l’éducation environnementale scolaire
et extrascolaire, et intéressant tous les niveaux
d’enseignement et tous les apprenants, dans le but de les
informer des efforts qu’ils peuvent entreprendre, dans les
limites des moyens disponibles, en vue de la gestion des
questions de l’environnement et la préservation de
celui-ci”.
L’énoncé de cette recommandation est une invitation
explicite à la reconnaissance universelle de l’importance de
l’éducation et de la nécessité d’en faire un instrument de
préservation et de promotion de l’environnement. L’intérêt
mondial pour les questions de l’environnement et de
l’éducation environnementale s’est traduit par la création
d’une institution spécialisée dédiée à ce domaine, en
l’occurrence le Programme des Nations Unies pour
l’Environnement (PNUE), puis par le lancement, en 1975, du
Programme international de l’éducation environnementale
PNUE-UNESCO, lequel entend principalement soutenir les Etats
membres au niveau de l’introduction de l’éducation
environnementale dans l’enseignement, la formation des
éducateurs et l’élaboration des outils et des matériels
pédagogiques. Il est évident que l’importance de l’éducation
environnementale dans le domaine de la gestion rationnelle
des écosystèmes et des différentes ressources
environnementales n’a cessé de croître à travers des
manifestations internationales, notamment la Conférence
internationale des experts en matière d’éducation
environnementale, tenue en 1975 à Belgrade (ex-Yougoslavie),
et la Conférence gouvernementale sur l’éducation
environnementale, tenue en 1977 à Tbilissi. En outre, lors
de la conférence de Rio de Janeiro, l’accent à été mis
expressément, à l’article 36 de Action 21, sur le rôle de
l’éducation environnementale dans la sauvegarde de
l’équilibre écologique. Sur un autre plan international,
l’Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et
la Culture -ISESCO- et l’Organisation Arabe pour
l’Éducation, la Culture et les Sciences appuient les efforts
entrepris dans le but de développer l’éducation
environnementale à l’échelle arabe et islamique et ce, à
travers la tenue d’une série de colloques et de stages de
formation au profit des cadres pédagogiques et des
concepteurs de programmes d’enseignement, outre la
production de matériels didactiques et de manuels scolaires
à l’usage des professeurs d’éducation environnementale, tels
le “Manuel de l’éducation environnementale pour les niveaux
de l’enseignement général”, ALECSO (1976), l’“Ouvrage sur
l’éducation environnementale pour les niveaux de
l’enseignement supérieur et universitaire”, ALECSO (1978) et
l’“Ouvrage sur l’éducation environnementale islamique et la
préservation de l’environnement marin de la pollution”,
ISESCO, 1995. Parallèlement à cet intérêt international et
régional pour le thème de l’éducation environnementale, on a
assisté à une prise de conscience plus accrue quant à la
nécessité impérieuse d’accorder à l’éducation
environnementale une place de choix dans les politiques
nationales en matière d’environnement. De plus, la société
civile s’est investie largement dans le domaine de
l’éducation et de la communication environnementale,
particulièrement l’éducation environnementale extrascolaire
destinée au grand public. Il convient de rappeler, à ce
propos, les efforts déployés dans ce sens par certaines
organisations non gouvernementales aux niveaux
international, régional ou national, telles que l’Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) et
l’Organisation Green Peace, et bien d’autres associations et
clubs nationaux dont l’activité est dédiée à
l’environnement.
II.2. Qu’est-ce que l’éducation environnementale ?
Les définitions de l’éducation environnementale varient
autant que les points de vue des spécialistes et leurs
conceptions au sujet de l’environnement et de ses problèmes.
Toutefois, la littérature disponible sur ce thème ainsi que
les rapports des conférences et des colloques en rapport
avec le problème de l’environnement et de l’éducation
environnementale sont unanimes pour définir l’éducation
environnementale comme étant un effort visant à inculquer
aux apprenants le savoir-faire, les attitudes et les
habiletés devant leur permettre de prendre la bonne décision
quant au comportement souhaitable dans le domaine de la
gestion des écosystèmes et la valorisation des ressources de
l’environnement, de façon à servir les intérêts des
générations actuelles et réaliser le développement durable.
Parmi les autres définitions qui abondent dans le même
sens, il y a celle proposée par Mohamed Salim Saber :
“L’éducation environnementale est le processus consistant à
développer les valeurs, les attitudes, les habilités et les
concepts nécessaires pour comprendre et valoriser les
relations complexes liant l’homme et sa civilisation à son
milieu biologique et biophysique, et à mettre en évidence la
nécessité impérieuse de la préservation et de l’exploitation
optimale des ressources environnementales au profit de
l’homme, afin de lui assurer une vie digne et hausser ses
niveaux de vie”(205). Partant du fait que l’homme est
responsable, par son comportement irrationnel, de
l’apparition des problèmes de l’environnement, et vu le rôle
du facteur spirituel dans la correction de la plupart de ces
comportements, l’islam nous fournit une optique éducative
environnementale susceptible de favoriser beaucoup de
comportements positifs en matière d’environnement. A cet
égard, il convient de citer la définition de l’éducation
environnementale islamique proposée par Zineddine Ghanimi :
“On entend par éducation environnementale islamique le
façonnement et le développement d’attitudes, d’habiletés et
de valeurs environnementales à partir de la vision
islamique, de manière à influencer positivement les
comportements des individus vis-à-vis de leur environnement
; ou encore le développement, dans l’optique islamique, de
la conscience environnementale responsable”(206) .
Partant du principe que l’éducation environnementale est un
processus de formation permanente intéressant toutes les
catégories sociales, elle prend place aussi bien à l’école
(on parle dans ce cas d’éducation environnementale formelle)
que dans le cadre extrascolaire (éducation environnementale
non formelle). Nous nous limiterons dans la présente étude à
l’éducation environnementale formelle.
Compte tenu de ce qui précède, il est possible d’esquisser
les contours de l’éducation environnementale formelle comme
suit :
1. C’est une éducation qui vise à développer le savoir-faire
et le comportement positif vis-à-vis de l’environnement, en
fournissant à l’étudiant les informations, les habiletés et
les attitudes appropriées ayant trait aux faits naturels,
biologiques et socio-économiques, dans le cadre de
l’interaction entre les composants vivants et non vivants
des écosystèmes, y compris l’homme, aux niveaux local,
régional et international.
2. C’est un processus qui se réalise par l’exercice
pratique depuis la crèche jusqu’à l’université, au moyen de
programmes scolaires et d’outils pédagogiques tels que les
imprimés et les moyens audiovisuels, sans oublier les
possibilités et les sources d’apprentissage offertes par
l’environnement lui-même, entre autres les visites sur le
terrain, les musées, les réserves naturelles, les jardins
publics et les centres de recherche spécialisés.
3. C’est une éducation destinée à un public plus large, y
compris les élèves et les étudiants de l’enseignement
général et professionnel, comme les étudiants qui seront
plus tard appelés à assumer des responsabilités dans les
secteurs de l’éducation, de l’enseignement, de
l’information, de l’action sociale, de la justice, de
l’administration locale et autres secteurs en rapport avec
l’environnement naturel et l’environnement édifié.
II.3. Référentiel axiologique et philosophique de
l’éducation environnementale
Il s’agit de mettre en évidence l’ensemble de valeurs, de
principes et d’aspirations de base qui constituent
l’objectif fondamental de l’éducation environnementale. La
littérature disponible sur le thème, la Déclaration de
Belgrade et les recommandations de Tbilissi nous fournissent
la matière permettant de définir comme suit l’objectif de
l’éducation environnementale: “contribuer à la recherche
d’une nouvelle éthique fondée sur le respect de la nature,
le respect de l’homme et de sa dignité, ainsi que le respect
de l’avenir, tout en veillant à créer les conditions d’une
vie meilleure pour tout le monde, dans le présent comme dans
l’avenir”. Cet objectif est sous-tendu par trois principes
de base, en l’occurrence la tolérance, la solidarité et la
responsabilité.
S’agissant du concept de tolérance dans le cadre de
l’éducation environnementale, l’accent doit être mis sur le
façonnement progressif d’une tendance vers la reconnaissance
de la pluralité, c’est-à-dire la diversité des individus,
des communautés et des cultures. Ceci nous amène au principe
selon lequel tout individu a le droit de vivre dans un
environnement sain et équilibré. Ainsi défini, ce principe
implique le refus de la domination d’aucune matière scolaire
ou canal de communication donnés, au niveau du traitement du
thème de l’environnement. De fait, la réalité du sujet est
fort complexe, et chaque élément de cette réalité doit être
pris en compte de façon à garantir un égal traitement pour
les autres éléments. Dans le même contexte, la contribution
de chaque champ de connaissance à la mise en évidence de la
réalité environnementale doit être prise en considération.
De là, on arrive à un principe essentiel de l’éducation
environnementale, à savoir celui de l’interdisciplinarité.
L’approche systémique du thème de l’environnement est fondée
sur un principe selon lequel toute influence exercée sur un
élément de l’écosystème se répercute sur l’ensemble. De là
découle le second principe de base sous-tendant l’objectif
de l’éducation environnementale, celui de la solidarité, qui
veut dire que l’éducation environnementale est appelée à
mettre en lumière la solidarité entre l’homme et la nature,
du fait que le premier vit dans le cadre et grâce aux
ressources de la seconde, ainsi que la solidarité entre les
êtres humains eux-mêmes, en tant qu’individus et nations, à
partir du principe selon lequel les riches n’ont pas le
droit de développer leurs ressources et accroître leurs
fortunes au détriment de l’environnement des pauvres. En fin
de compte, il y a la solidarité entre les générations, en ce
sens que l’environnement, plus qu’un héritage laissé par les
générations passées, est une dette à la charge des
générations actuelles. Autrement dit, la dégradation des
écosystèmes dans le présent compromet la survie des
générations à venir. Or cette vision concorde parfaitement
avec le concept que l’on désigne communément sous le terme
de “développement durable”.
Quant au troisième principe sous-tendant la philosophie de
l’éducation environnementale, à savoir la responsabilité, il
signifie que tout effort pédagogique dans le domaine de
l’éducation environnementale doit avoir comme objectif de
faire ressortir la responsabilité de l’individu et de la
communauté dans l’émergence des problèmes de l’environnement
et de souligner la nécessité d’une évaluation anticipée de
l’impact des différentes activités individuelles et
collectives sur l’écosystème et son équilibre.
De fait, ces principes convergent avec bon nombre de
commandements de la religion islamique s’agissant du
comportement à adopter envers l’environnement. Mieux encore,
l’islam était le premier à exhorter l’individu et la société
à faire un usage rationnel de l’environnement, tel qu’il
ressort de ce qui suit :
a) L’islam a insisté sur la responsabilité de l’homme dans
tout préjudice causé à l’environnement et, partant, appelle
celui-ci à en assumer les conséquences : “La corruption est
apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les
gens ont accompli de leurs propres mains ; afin qu'Il [Dieu]
leur fasse goûter une partie de ce qu'ils ont œuvré ;
peut-être reviendront-ils (vers Dieu)” (207).
b) Le fondement pédagogique de l’éducation environnementale,
du point de vue islamique, s’appréhende à travers l’appel
lancé à l’homme pour qu’il médite sur la Grandeur du
Créateur qui a créé, avec mesure, tout ce que compte la
planète. De plus, l’islam prône le juste milieu et exhorte
les gens à éviter la dilapidation des richesses du monde, y
compris les ressources naturelles tels l’eau, les forêts,
les minéraux, les sources d’énergie et la richesse animale :
“Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes
pour que vous soyez témoins aux gens”(208).
c) L’environnement a été créé avec proportion et équilibre
et dans une finalité divine et humaine bien déterminée :
“Notre Seigneur ! Tu n'as pas créé cela en vain. Gloire à
Toi !”(209) ; “Nous avons créé toute chose avec mesure”(210)
; “Et quant à la terre, Nous l'avons étalée et y avons placé
des montagnes (immobiles) et y avons fait pousser toute
chose harmonieusement proportionnée” (211).
d) L’homme est le “vicaire” de Dieu sur terre. En tant que
tel, il n’est pas le maître absolu des ressources
environnementales et doit par conséquent s’en servir et
peupler la terre de la manière qui puisse garantir aux
prochaines générations le droit de vivre dans un
environnement sain et équilibré : “C'est Lui qui a fait de
vous les successeurs sur terre”(212) ; “Il vous a créés de
la terre où Il vous a établis” (213)
A la lumière des principes et fondements ci-dessus
expliqués, il est possible de proposer les finalités
globales suivantes pour l’éducation environnementale. Elles
peuvent servir de point de départ pour l’élaboration des
objectifs centraux et pratiques des programmes de
l’éducation environnementale, tout en prenant en ligne de
compte les spécificités et les priorités des questions
d’environnement locales, la nature et les besoins des
communautés ciblées, sans oublier les restrictions et les
contraintes inhérentes aux systèmes d’enseignement à travers
lesquels l’éducation environnementale est assurée :
1. Instruire les individus et les communautés sur la nature
de l’environnement, qu’il soit naturel ou édifié, ainsi que
sur les interactions entre ses constituants naturels vivants
et non vivants et entre ses constituants sociaux,
économiques, culturels et intellectuels.
2. Faire acquérir aux individus et aux communautés les
connaissances, les valeurs, les attitudes et les habiletés à
même de les aider à contribuer, d’une manière responsable et
efficiente, à la gestion de l’environnement, dans le cadre
d’une démarche ayant pour objectif de réaliser le
développement, d’améliorer la qualité de la vie de l’homme
et de protéger l’environnement.
3. Accorder un intérêt aux problèmes de l’environnement et
s’employer à les résoudre, partant du principe selon lequel
la protection et la sauvegarde de l’environnement
constituent, pour les musulmans, une obligation religieuse
individuelle et communautaire, la finalité étant de
favoriser un comportement envers les ressources et les
constituants de l’environnement naturel et édifié qui soit
positif et spontané et qui soit dicté par une conscience
profonde et sincère.
4. Renforcer et développer l’orientation et l’instruction en
matière d’environnement, de façon à conférer au dialogue sur
ce thème un caractère souple et positif, susceptible de
contribuer au règlement des problèmes de l’environnement à
la lumière des préceptes de la religion islamique et des
principes et valeurs humains en général.
5. Développer une gestion environnementale qui permette de
réaliser un certain niveau d’autocontrôle permanent, et
garantisse que les comportements en matière d’environnement
et les projets de développement évoluent dans une
perspective saine.
III. Exigences pédagogiques en matière d’éducation
environnementale formelle
Etant donné que le processus éducatif s’inscrit dans la
continuité, les activités centrées sur l’environnement
doivent être planifiées et programmées à la lumière d’une
série de principes psychologiques, pédagogiques et
sociologiques propres à l’étudiant. Autrement dit, il est
nécessaire de prendre en considération l’âge de ce dernier,
son niveau de maturité psychique et spirituelle et son
savoir-faire acquis, sans parler des ressources disponibles
dans son propre environnement. A cet égard, la littérature
pédagogique propose plusieurs approches de planification et
de mise en œuvre des programmes de l’éducation
environnementale, dont on citera notamment :
* L’approche spirale qui fait de l’environnement direct,
restreint et connu (l’école, le quartier, la famille) le
point de départ pour la mise en œuvre de l’éducation
environnementale, pour remonter progressivement vers des
environnements plus larges et plus abstraits tels la patrie,
le groupe régional puis le monde.
* L’approche fondée sur la comparaison spatio-temporelle.
S’agissant de la comparaison spatiale, les situations
d’enseignement et d’apprentissage doivent constituer
l’occasion pour l’étudiant de comparer son cadre de vie
particulier avec un autre. Pour ce qui est de la comparaison
temporelle, l’on s’attend à ce que l’éducation
environnementale puisse fournir à l’étudiant l’opportunité
de suivre l’évolution du phénomène ou de l’écosystème à
travers des étapes temporelles différentes.
* L’approche sélective, qui consiste à choisir les thèmes et
les problèmes écologiques devant faire l’objet de
l’éducation environnementale. Dès lors, le critère de
sélection est qu’ils soient, d’abord, en rapport avec la
réalité environnementale de l’étudiant, selon un schéma qui
part d’éléments simples et concrets durant les premières
étapes d’apprentissage, pour évoluer graduellement du point
de vue de son étendue, sa complexité et le traitement qu’il
fait des problèmes dans les étapes avancées, en intégrant
progressivement les données politiques et socio-économiques
dans les opérations de diagnostic, d’analyse et
d’explication des phénomènes écologiques.
* L’approche critique, valable pour les niveaux de
l’enseignement supérieur, car elle s’appuie sur l’analyse
critique des problèmes, des politiques et des programmes de
l’environnement ainsi que sur la discussion des solutions et
des mesures proposées, y compris l’évaluation et le
perfectionnement des applications de l’éducation
environnementale formelle et non formelle.
IV. Contenu de l’éducation environnementale et méthodes
d’enseignement de cette matière aux différents niveaux
scolaires
La meilleure méthode de sélection du contenu de l’éducation
environnementale est de partir de la réalité sur le terrain
pour établir un diagnostic des questions et problèmes
prioritaires. Ensuite, il faudra organiser ceux-ci selon un
enchaînement logique qui tienne compte de la maturité
psychique et spirituelle de l’étudiant et de la disposition
graduelle des écosystèmes. De manière générale, bien que ces
questions et problèmes varient suivant la diversité des
environnements, l’on peut proposer certains thèmes qui
peuvent constituer le contenu de l’éducation
environnementale et qui peuvent être traités selon une
logique de progression dans la profondeur d’analyse et
d’explication suivant les niveaux de l’enseignement, depuis
l’enseignement de base jusqu’à l’enseignement supérieur. Ces
thèmes se déclinent comme suit :
* Les concepts ayant trait à l’éducation environnementale,
tels l’écosystème, les composants de l’environnement vivant
et non vivant, naturel et édifié, les chaînes alimentaires,
les cycles naturels et l’évolution spatio-temporelle de la
relation de l’homme avec la nature.
* Les ressources naturelles inépuisables tels l’énergie
solaire, l’air et l’eau, les ressources renouvelables tels
les forêts, la richesse animale et le sol, et enfin les
ressources non renouvelables tels les minéraux et les
sources d’énergie extractive.
* La dynamique démographique, les écosystèmes et les
établissements humains dans les zones urbaines et rurales.
* L’environnement littoral et marin et son rôle écologique
et socio-économique.
* Les conséquences des activités humaines sur
l’environnement et l’émergence des problèmes écologiques, y
compris le rapport de cause à effet entre, d’un côté, les
modes de production et de consommation et les différentes
méthodes d’aménagement de l’espace pour les besoins
socio-économiques et de loisir, et, de l’autre, les
changements environnementaux.
* L’impact de l’urbanisation accélérée et de la technologie
humaine sur la dynamique de l’environnement.
* Les problèmes écologiques, leurs causes et leurs
conséquences sur la continuité de la vie et les exigences du
développement, en particulier les problèmes relatifs à
l’eau, l’épuisement des ressources, la désertification, la
pollution, la gestion des déchets et l’hygiène.
* Les droits, les obligations, l’éthique et les
comportements souhaités en matière d’environnement.
* La sauvegarde de l’environnement et les moyens d’y
parvenir, l’accent étant mis sur la responsabilité de
l’individu, de la communauté et de l’État à cet égard.
* La gestion environnementale saine, le développement
durable et la conception islamique de cette gestion.
Telles sont quelques questions qui peuvent servir de cadre
global pour le contenu de l’éducation environnementale. Il
appartient aux concepteurs des programmes d’enseignement de
faire leur choix quant à ce contenu ou de le remanier dans
le sens de la simplification ou de l’approfondissement, à la
lumière des capacités d’assimilation et de compréhension des
catégories ciblées.
S’agissant des méthodes d’enseignement de l’éducation
environnementale, il va sans dire que, de manière globale,
il n’existe point de méthode idéale. Dès lors, il faudra
veiller à diversifier ces méthodes suivant les situations
d’enseignement, les objectifs tracés, le contenu à
enseigner, les niveaux des apprenants et les moyens
pédagogiques disponibles.
Ce qui est sûr, en revanche, c’est que la meilleure méthode
d’enseigner l’éducation environnementale est bien celle qui
fait de l’environnement lui-même son point de départ, tout
en veillant à l’adoption de l’approche interdisciplinaire et
l’emploi plus élargi des techniques d’animation pédagogique
interactive, particulièrement celles qui mettent en exergue
le travail d’équipe et l’apprentissage autonome. Voici par
ailleurs certaines de ces techniques applicables dans le
domaine de l’éducation environnementale :
- résolution de problèmes ;
- étude de cas ;
- brainstorming ou remue-méninges ;
- simulation et interprétation de rôles.
En outre, les études sur le terrain, les débats élargis et
restreints et l’ouverture sur ce que l’environnement
lui-même offre en termes de moyens d’enseignement humains et
matériels contribuent efficacement à la concrétisation des
objectifs assignés à l’éducation environnementale et,
partant, favorisent le rayonnement de l’école sur son milieu
social et culturel, par l’intermédiaire de l’éducation
environnementale.
Remarque : Outre la restructuration des programmes des
matières véhiculant les concepts de l’éducation
environnementale, cette approche exige la mise en place d’un
mécanisme permettant une interaction positive entre les
membres du corps enseignant ainsi que la mise à disposition
d’outils pédagogiques appropriés.
V. Méthodes d’intégration de l’éducation environnementale
dans les programmes d’enseignement
Avant de penser à traduire les objectifs de l’éducation
environnementale en une pratique scolaire, il faudrait tout
d’abord répondre à la question suivante : comment peut-on
intégrer l’éducation environnementale dans les programmes
d’enseignement ?
Au niveau de la première année de l’enseignement de base et
durant les six premières années de l’enseignement de base,
où la formation est assurée globalement par un ou deux
enseignants, il est possible d’introduire aisément
l’éducation environnementale dans les différentes matières
susceptibles de refléter les préoccupations de l’éducation
environnementale, telles la langue mère, l’éducation
islamique, l’histoire & géographie, l’activité scientifique…
De surcroît, la présence d’un seul enseignant,
caractéristique de cette phase, favorise, dans la plupart
des cas, l’application du principe de la complémentarité
entre les matières scolaires lors de l’enseignement de
l’éducation environnementale. Ceci ne peut toutefois aboutir
que si l’enseignant dispose d’un bagage scientifique,
pédagogique et méthodologique suffisant, que ce soit durant
la phase de formation initiale ou lors de formations en
cours d’emploi.
Au niveau de la phase avancée de l’enseignement de base et
de la phase secondaire, où l’enseignement séparé des
matières est de rigueur et où prévalent des structures
scolaires rigides, il existe plusieurs approches devant
permettre d’introduire les questions d’environnement dans
les programmes d’enseignement. Ces approches peuvent être
définies comme suit :
a) Ajouter une étude ou un nouveau cours sur l’environnement
et l’éducation environnementale à l’une des matières
habituellement enseignées. Mais la question qui se pose dans
un tel cas est la suivante : qui sera chargé de donner ce
cours ? et comment pourra-t-on résoudre les problèmes
méthodologiques et institutionnels qui peuvent surgir ? A
vrai dire, certaines expériences qui ont adopté cette
formule montrent leur incapacité à appliquer de manière
pratique l’un des principes de l’éducation environnementale,
à savoir celui de l’interdisciplinarité, sans parler du
fardeau supplémentaire qui peut alourdir la terminologie du
programme scolaire. Nous estimons toutefois que cette
formule est applicable au niveau de l’enseignement
supérieur.
b) Insérer des sujets en rapport avec l’environnement dans
certaines matières scolaires traditionnelles comme la
biologie et les études sociales. De fait, c’est cette
formule que l’on a commencé à appliquer récemment, mais son
point faible est qu’elle ne favorise pas la concrétisation
de deux caractéristiques fondamentales de l’éducation
environnementale, en l’occurrence l’approche intégrée et
l’approche systémique. De plus, la priorité est accordée
très souvent au contenu même des matières scolaires
traditionnelles de support, au détriment des préoccupations
de cette éducation qui, du coup, se trouvent à chaque fois
reléguées au second plan.
c) Introduire des unités didactiques séparées au sein des
matières scolaires pouvant servir de support aux
préoccupations écologiques, tout en veillant à éliminer les
obstacles traditionnels, et fusionner le contenu des
différentes matières des programmes d’enseignement dans un
cadre en rapport avec les questions et les problématiques
écologiques de base. Cependant, certaines questions
méthodologiques relatives à cette formule ne manqueront pas
de se poser. A titre d’exemple, qui choisira ces unités
didactiques ? qui veillera à coordonner leur enseignement ?
et comment concrétiser la complémentarité et
l’interdépendance des différentes matières scolaires ?
Le schéma suivant explique les étapes d’introduction des
concepts d’éducation environnementale dans les différents
niveaux de l’enseignement général, dans le cadre de
l’approche intégrée précédente.
Étapes d’introduction de l’éducation environnementale dans
les programmes scolaires (enseignement général)

En tout cas, l’introduction de l’éducation environnementale
dans les programmes d’enseignement est une question qui
n’est pas sans difficulté. De plus, toutes les formules
précédentes ont leurs avantages mais aussi leurs
inconvénients. Nous demeurons, néanmoins, convaincus que la
révision totale des programmes scolaires et l’utilisation de
l’environnement comme tremplin pour l’enseignement des
sciences naturelles, des matières sociales et des langues
reste, à notre sens, la formule idéale. Mais ceci reste
tributaire de la résolution de certains problèmes, telles
les traditions institutionnelles héritées, la résistance à
la rénovation, la rigidité, voire la sclérose des programmes
scolaires, l’absence ou le caractère limité d’une stratégie
appropriée de formation des éducateurs appelés à faire de
l’éducation environnementale une de leurs préoccupations
pédagogiques.
Au niveau de l’enseignement universitaire, outre
l’introduction de l’éducation environnementale dans les
matières enseignées, l’université peut, à notre sens,
contribuer à l’enrichissement de la recherche sur le thème
et ce, avec la participation des enseignants des niveaux
pré-universitaires et à travers quatre axes, à savoir :
1. L’analyse critique et sérieuse des différentes
expériences et projets pédagogiques relatifs à l’éducation
environnementale, des points de vue méthodologique et
épistémologique.
2. La mise en place d’un système d’information sur
l’environnement sous forme d’une base de données sur le
thème, laquelle devra être mise à la disposition des
enseignants et de ceux qui s’intéressent à l’éducation
environnementale dans un contexte scolaire et extrascolaire.
Ce serait une manière de traduire dans la réalité le
principe d’ouverture de l’université sur son environnement.
3. La contribution à l’élaboration des programmes, des
activités pédagogiques et des matières scolaires qui
touchent à l’éducation environnementale, et leur
expérimentation avant leur application au niveau des
établissements scolaires.
4. La production de modules sur l’éducation
environnementale, qui puissent servir de cadre d’orientation
pour les éducateurs durant la phase de formation de base ou
lors de la formation en cours d’emploi.
VI. L’éducation environnementale non formelle
L’éducation environnementale est un processus continu,
global et destiné à toutes les catégories sociales. Elle
n’est pas l’apanage d’une instance particulière ou d’une
institution donnée, même si l’école constitue le lieu
privilégié de l’intérêt porté à cette matière. Cependant, il
existe plusieurs institutions en dehors de l’école qui sont
chargées de transmettre le message de l’éducation
environnementale à un public plus large, bien au-delà des
élèves et des étudiants. C’est à partir de là qu’est née
l’éducation environnementale non formelle, laquelle se
conçoit à travers les efforts fournis par les moyens
d’information et de communication dans le domaine écologique
par le biais de canaux parallèles à l’école. Mais qui sont
les bénéficiaires de cette éducation ? et quels canaux
emprunte-t-elle ?
L’éducation environnementale non formelle est destinée à un
public plus large qui peut être scindé en deux catégories :
le public influent ou le public de premier rang, puis le
public large qui est influencé pédagogiquement par la
première catégorie, à travers ce qu’on appelle la formation
par un effet multiplicateur. Ainsi, il est possible de
désigner les catégories suivantes en tant que cibles de
l’éducation environnementale non formelle.
a) Les décideurs et les élus de haut niveau. Ceux-ci ont
vraisemblablement un pouvoir d’orientation des politiques
environnementales dans le sens voulu et ce, à travers
l’élaboration ou l’amendement des législations et des
politiques appliquées en matière d’environnement. En outre,
cette catégorie peut contribuer à la mise en place de
l’assistance matérielle et institutionnelle au profit de
l’élargissement et de l’appui à la sauvegarde de
l’environnement.
b) Le personnel administratif et les professionnels
concernés, de par leurs fonctions, par les questions
d’environnement, notamment ceux qui travaillent dans les
secteurs de l’agriculture, l’industrie, le tourisme, la
pêche, les travaux publics, l’aménagement urbain, que ce
soit dans le secteur public ou dans le secteur privé.
c) Les professionnels de la presse écrite et audiovisuelle.
d) Les responsables des organisations sociales tels les
partis politiques, les syndicats et les organisations
communautaires.
e) Les personnalités influentes au niveau local, comme les
chefs religieux, les responsables de la mise en œuvre des
programmes de vulgarisation agricole et les dirigeants
traditionnels de l’opinion publique.
f) Les organisations non gouvernementales, en particulier
les organisations des jeunes, les organisations féminines et
les associations qui s’intéressent à l’environnement et au
développement.
g) Le public large, en particulier les familles et les
mères, dont le rôle complète celui de l’école s’agissant de
la mise en place des conditions devant favoriser
l’application réussie de l’éducation environnementale.
Pour ce qui est des canaux de l’éducation environnementale
non formelle, ils sont nombreux et nous en citerons :
a) La communication interpersonnelle, en usant des dialectes
locaux le cas échéant.
b) Les colloques, les journées d’étude, les séminaires et le
recours aux services de l’université ouverte.
c) Les différents moyens d’information et outils
pédagogiques tels les diapositifs, les documentaires, les
cassettes vidéo, les publications, les affiches, les
imprimés, les dépliants, les agendas et autres moyens
audio-visuels.
d) Les moyens de communication traditionnels tels le théâtre
populaire, la musique, les moussems, les foires, les souks
et les fêtes religieuses.
e) Les ateliers sur l’environnement qui constituent
l’occasion pour la concrétisation du principe
d’apprentissage par le travail et la mise en application
d’activités environnementales concrètes, notamment celles
organisées par les organisations des jeunes bénévoles.
f) Les organisations collectives, comme les associations
d’alphabétisation et d’enseignement pour adultes, ainsi que
le recours au marketing social, aux musées, aux jardins
publics et aux clubs pour élargir le champ d’application de
l’éducation environnementale.
Conclusion
Dans ce qui précède, nous avons tenté de démontrer comment
le processus éducatif peut contribuer à la sauvegarde de
l’environnement aussi bien au sein de l’école qu’en dehors
des établissements scolaires. Dans le but d’ancrer davantage
la conscience écologique dans l’esprit des gens, nous
présentons finalement quelques propositions pratiques :
- Nécessité de diffuser le message de l’éducation
environnementale à partir du point de vue islamique et ce,
afin de lui assurer les meilleures conditions de succès et
de réception de la part de l’étudiant musulman.
- Nécessité de conduire une étude plus exhaustive dans le
but de faire le diagnostic de la conscience écologique chez
les différentes catégories sociales au sein et en dehors de
l’école.
- Appuyer l’introduction de l’éducation environnementale
dans les programmes d’enseignement suivant une approche qui
soit la plus appropriée au système éducatif national dans
les différents niveaux.
- Introduire l’éducation environnementale dans les
programmes et cursus destinés à la formation des cadres,
aussi bien au niveau de la formation de base qu’au niveau de
la formation en cours d’emploi.
- Intensifier la diffusion des messages d’information
environnementaux à travers la presse écrite ou
audiovisuelle.
- Recourir à des outils de communication diversifiés et
appropriés dans les domaines de l’éducation et de
l’information écologique (langue, image, caricature,
théâtre, roman).
- Introduire les dimensions écologiques dans les programmes
d’alphabétisation et d’enseignement pour adultes.
- Soutenir l’action des organisations non gouvernementales
actives dans le domaine de l’environnement.
- Favoriser l’adoption et le renforcement des programmes de
sensibilisation écologique par les administrations
concernées, les organisations féminines et de jeunes, les
collectivités locales (municipalités), les mosquées, les
syndicats professionnels et les partis.
- Encourager les entreprises industrielles, touristiques et
agricoles à fournir les ressources financières nécessaires à
la diffusion et au renforcement de l’information et des
messages éducatifs écologiques.
- Coordonner les efforts de toutes les parties concernées
par le thème de la sensibilisation écologique.
- Considérer la conscience écologique comme un élément d’une
stratégie globale de protection de l’environnement, où les
mesures pédagogiques, sociales, législatives et
technologiques se complètent, en harmonie avec le concept du
développement durable et l’exploitation rationnelle des
ressources naturelles.
BIBLIOGRAPHIE
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dans le monde arabe, l’Organisation arabe pour l’Education,
la Culture et les Sciences, Tunis, 1993.
2. Mohamed Sadiq Mohamed Hassan : L’éducation
environnementale et la pollution écologique, revue de
l’éducation, la Commission qatarie de l’Education, de la
Culture et des Sciences, n° 101, année 21, juin, 1992.
3. Mustapha Kamal Talaba : Sauver notre planète, Centre des
études de l’unité arabe et Programme des Nations Unies pour
l’Environnement, Beyrouth, 1992.
4. Mohamed Saber Salim : Concept et objectifs de l’éducation
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environnementale pour les niveaux de l’enseignement général,
Organisation Arabe pour l’Education, la Culture et les
Sciences, Tunis, 1987.
5. L’Organisation Arabe pour l’Education, la Culture et les
Sciences : Rapport final de l’atelier sur l’éducation
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le monde arabe, tenu à Amman durant la période 20-25 avril
1985.
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Environment, Oxford University Press, 1990.
8. Diter Heinrich et Manfred (H), 1993, Atlas de l’écologie,
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9. CMED, Notre avenir à nous, Québec, Edition du Fleuve,
1988.
10. Ramade, F, les catastrophes écologiques, Mc Graw- Hill,
1987.
11. Gofin. L. et Boniver. La perspective environnementale en
pédagogie, Revue Belge de Psychologie et de Pédagogie, n°
179, tome 44, Bruxelles, 1982.
Note de bas de page
(*) Professeur assistant d’études islamiques, faculté des
Lettres, Université de Bahreïn.
(1) Voir les dictionnaires arabes Lissan Al-Arab,
Al-Mounjid, Al-mu’jam Al-arabî Al-assâsî
(2) Coran, sourate Al-‘Ankabût, verset 58.
(3) Al joumhour Wa Al-bîat : 1
(4) la pollution et le fléau du siècle : 9.
(5) l’environnement du point de vue islamique : 21.
(6)
La pollution : 9-11, introduction aux sciences
environnementales : 33-36.
(7) Extrait de l’ouvrage : Introduction aux sciences
environnementales : 48.
(8) Sourate “Al-Qamar” (la lune) : 49.
(9) La pollution, fléau du siècle : 9.
(10) Introduction : 36-37.
(11) La pollution : 9.
(12) Voir l’ouvrage : Pollution, sauver notre planète, les
polluants de l’environnement ainsi que l’article :
Philosophie environnementale et éthique de l’environnement.
(13) Voir : Les origines du mouvement écologiste : le public
et l’environnement pp. 3-6.
(14) Bulletin “les Nations Unies et l’environnement”, 5.
(15) Bulletin “les Nations Unies et l’environnement”, 8.
(16) Bulletin “les Nations Unies et l’environnement”, 9.
(17) Voir Préservation de l’environnement : 1-4,
L’environnement du point de vue islamique :
pp. 21-27, Philosophie environnementale : 363.
(18) Sourate Fossilate (les versets détaillés) : 9-12.
(19) Lissan Al-Arab, verbe “Khalaqa” (créer) 10/85.
(20) Sourate Ibrahim, 32-34 .
(21) Lissan Al-Arab, verbe ‘Sakhkhara” (assujettir) 4/353.
(22) Sourate Al-Baqara (la vache) : 30.
(23) Une des deux interprétations rapportées par Ar-razi
dans son commentaire : 2/165.
(24) Sourate Fossilate (les versets détaillés) : 10.
(25) Commentaire d’Al-Maraghi : 24/111.
(26) Sourate Fossilate (les versets détaillés) : 10.
(27) Commentaire At-tahrir wa At-tanwîr : 24/244.
(28) Sourate Al-Qamar (la lune) : 49.
(29) Sourate Ar-Râad (le tonnerre) : 8.
(30) Sourate Al-Mouminoun (les croyants) : 18.
(31) Sourate Al-Hijr : 19-21.
(32) Sourate Al-Maïda (la table servie) : 32.
(33) Sourate Al-Baqara (la vache) : 179.
(34) Sourate Al-Baqara : 195.
(35) Sourate Al-Baqara : 204-206.
(36) Sourate Hûd : 61.
(37) Commentaire At-tahrir wa At-tanwir : 12/108.
(38) Sourate Al-Aâraf : 56 et 85.
(39) Sourate Ar-râd (le tonnerre) : 25.
(40) Sourate Al-Isra’ (le voyage nocturne) : 4.
(41) Sourate Muhammad : 22-23.
(42) Sourate Ar-roum : 41.
(43) Sourate An-nissa’ (les femmes) : 79.
(44) Sourate Hûd : 117.
(45) Sourate An-nahl (les abeilles) : 90.
(46) Sourate Al-Qaças (le récit) : 77.
(47) Sourate Al-Hujurat (les appartements) : 9.
(48) Sourate Al-Maïda (la table servie) : 8.
(49) Explication des règles juridiques, (Introduction) : 5
(50) Dr Kamal Eddine Al Batanouni a fait mention de
certaines de ces règles dans son étude sur la philosophie
environnementale et l’éthique de l’environnement dans
l’optique islamique, pp. 365-367.
(51) Voir les ouvrages : “Explication des règles du fiqh” et
“Règles du fiqh”.
(52) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Ar-rikak”, hadith
5956.
(53) Sourate Adh-dhariate (celles qui éparpillent) : 56-58.
(54) Sourate An-nahl (les abeilles) : 97.
(55) Sourate Al-Aâsr : (le temps) 1-3.
(56) Sourate Ibrahim : 34.
(57) Sourate Hûd : 10-11.
(58) Sourate Az-zomar (les groupes) : 49.
(59) Sourate Younes : 22-23.
(60) Sourate Al-Anbiya’ (les prophètes) : 37.
(61) Sourate Al-Isra’ (le voyage nocturne) : 11.
(62) Sourate An-nissa’: (les femmes) : 27-28.
(63) Sourate Al-Isra’ (le voyage nocturne) : 100.
(64) Sourate Al-Mâarij (les voies d’ascension) : 19-35.
(65) Sourate Al-Kahf (la caverne) : 54.
(66) Sourate Al-Aâlaq (l’adhérence) : 6-8
(67) Voir : Pour une conscience environnementale dans les
pays du Golfe, pp. 129-130.
(68) Sourate Al-Forqane (le discernement) : 67.
(69) Sourate Al-Isra’ (le voyage nocturne) : 29.
(70) Sourate Al-Aâraf : 31-32.
(71) Sourate An-naba’ (l’information) : 9-11.
(72) Sourate At-thaouba (le repentir) : 105.
(73) Sourate Al-Joumouâ (le vendredi) : 9-10.
(74) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre " As-sawm ", hadith
1839, et par Ahmed, hadith 6571.
(75) Sourate Al-Mâarij (les voies d’ascension) : 24-25.
(76) Sourate Adh-dhariate (qui éparpillent) : 19.
(77) Sourate Al-Isra’ (le voyage nocturne) : 26.
(78) Sourate An-nour (la lumière) : 22.
(79) Sourate Al-hachr (l’exode) : 7.
(80) Sourate Al-hachr : 8-10.
(81) Sourate Al-hachr : 7.
(82) Recueil de hadiths de Mousslim, chapitre “Attahara”,
hadith 397, Abou Daoud, chapitre “Attahara”, hadith 23,
Ahmed, hadith 8498.
(83) Sourate Al-Maïda (la table servie) : 6.
(84) Rapporté par Tirmidi, chapitre “Al-Adab”, hadith 2723.
(85) Sourate Az-zomar (les groupes) : 21.
(86) Sourate Al-Anâame (les bestiaux) : 99.
(87) Sourate Al-Qamar (la lune) : 28.
(88) Rapporté par Abou Daoud, chapitre “Al-boyou’”, hadith
3016, et Ibn Majah, chapitre “Al-Ahkam”, hadith 2463.
(89) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Al-musaqât”, hadith
2183.
(90) Rapporté par Ahmed, hadith 21714.
(91) Sourate Nûh : 10-12.
(92) Sourate Al-Mûlk (la royauté) : 30.
(93) Sourate Al-Waqiâ (l’événement) : 68-70.
(94) Commentaire Al-Fakhr Ar-razi : 29/184.
(95) Rapporté par Abou Daoud, chapitre “Attahara”, hadith
24, et Ibn Majah, hadith 323.
(96) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “ Al-Wôdo’”, hadith
232.
(97) Rapporté par Ibn Majah, chapitre “Attahara wa
sounanouha”, hadith 419, et par Ahmed, hadith 6768.
(98) Moudd = 1/4 du Sâa.
(99) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Al-Wodo’”, hadith
194, et par Mousslim, chapitre “Al hayd”, hadith 490.
(100) Sourate Ad-dokhan (la fumée) : 38-39.
(101) Sourate An-nahl (les abeilles) : 5-8.
(102) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Al Jihad wa
As-ssiar”, hadith 2796, et par Mousslim.
(103) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Bad’ Al-Khalq”,
hadith 3072, et par Mousslim.
(104) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Al-Musaqât “,
hadith 2192/2192.
(105) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Al-Wodo’ ”, hadith
168.
(106) Rapporté par An-nassai, chapitre “Ad-dahaya”, hadith
4369.
(107) Rapporté par An-nassai, chapitre “Ad-dahaya”, hadith
4370.
(108) Rapporté par Abou Daoud, chapitre " Al-Adab ", hadith
4583.
(109) Dans la version d’Ibn Majah, hadith 3214.
(110) Rapporté par Mousslim, chapitre " Al-hadj ", hadith
2069.
(111) Sourate Al-Maïda (la table servie) : 1.
(112) Sourate Al-Maïda : 3.
(113) Sourate Al-Maïda : 96.
(114) Sourate An-nisa’ (les femmes) : 119
(115) Rapportés par Mousslim, chapitre “Assayd wa
Addabaih”, hadith 3617-3619
(116) Sourate Al-Aâraf : 133.
(117) Sourate Al-Aâraf : 163.
(118) Sourate Al-Anfal (le butin) : 60.
(119) Sourate Houd : 6.
(120) Rapporté par Ibn Majah, chapitre “Al-Fitane”, hadith
4009.
(121) Sourate Al-Anâame (les bestiaux) : 141.
(122) Rapporté par Al Bokhari, chapitre “Az-ziraâ”, hadith
2152.
(123) Rapporté par Mousslim, chapitre “Al-mûsaqât”, hadith
2900.
(124) Rapporté par Ahmed, hadith 12512.
(125) Sourate Al-Anâame : 95.
(126) Sourate Al-Waqiâa (l’événement) : 63-65.
(127) Sourate Abassa (il s’est renfrogné) : 24-32.
(128) Sourate Achoâra (les poètes) : 7-9.
(129) Sourate Ar-râd (le tonnerre) : 4.
(130) Sourate Achoâra : 146-148.
(131) Sourate As-saffat (les rangés) : 145-146.
(132) Rapporté par Ahmed, hadith 15063.
(133) Rapporté par Al Bokhari, chapitre “Al-Kharaj”, hadith
2671.
(134) Rapporté par Ahmed, hadith 14383.
(135) Rapporté par Ahmed, hadith 23737.
(136) Rapporté par Al Bokhari, chapitre “Bad’ Al-Khalq”,
hadith 2959.
(137) Rapporté par Al Bokhari, chapitre “Al-Mûsaqât”,
hadith 2197.
(138) Rapporté par Al Bokhari, chapitre “Al-Jihad wa
As-siar”, hadith 2831
(139) Rapporté par Mousslim, chapitre “Al-Hajj”, hadith
2436.
(140) Rapporté par Al Bokhari, chapitre “Al-Imane”, hadith
46.
(141) Rapporté par Mousslim, chapitre “Al-Birr”, hadith
4747.
(142) Rapporté par Ahmed, hadith 8878.
(143) Rapporté par Ahmed, hadith 26207.
(144) Sourate Luqman : 19.
(145) Sourate Al-Aâraf : 55.
(146) Sourate Al-Isra’ (le voyage nocturne) : 110.
(147) Sourate Al-Baqara (la vache) : 164.
(148) Sourate Al-Aâraf : 57.
(149) Sourate Al-Hijr : 22.
(150) Sourate Ar-roum (les romains) : 48
(151) Sourate Younès : 22.
(152) Sourate Youssef : 94.
(153) Sourate Al-Mulk (la royauté) : 19.
(154) Sourate Al-Ahzab (les coalisés) : 9.
(155) Sourate Al-Haqqah (celle qui montre la vérité):
6-8.
(156) L’éducation environnementale, p. 361.
(157) Sourate An-nissa’ (les femmes) : 59.
(158) Sourate Al-Jathia (l’agenouillée) : 36-37.
(159) Sourate Al-Baqara (la vache) : 285.
(160) Sourate Al-Kahf (la caverne) : 29.
(161) Sourate Al-Baqara : 256.
(162) Sourate Al-Baqara : 126
(163) Sourate At-tahrim (la prohibition) : 6.
(164) Sourate At-tour : 21.
(165) Sourate Al-Bayyinah (la preuve) : 5.
(166) Sourate Az-zomar (les groupes) : 11-12.
(167) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Bad’u Al wahy”,
hadith 1 et Mousslim, chapitre “Al -Imara”, hadith 3530.
(168) Sourate An-najm (l’étoile) : 32.
(169) Sourate Al-Hujurate (les appartements) : 10.
(170) Sourate Al-Hujurate : 9.
(171) Sourate Al-Imrane (la famille Imrane) : 3.
(172) Rapporté par Mousslim.
(173) Sourate Al-Imrane : 110.
(174) Sourate Al-Imrane : 104.
(175) Sourate Al-Baqara (la vache) : 233.
(176) Sourate Ach-choura (la consultation) : 36-38.
(177) Sourate Al-Imrane (la famille Imrane) : 159.
(178) Sourate Al-Baqara : 237.
(179) Sourate At-taghaboun (la grande perte) : 14.
(180) Sourate Al-Imrane : 134.
(181) Sourate An-nisa’ (les femmes) : 1.
(182) Sourate Al-Maïda (la table servie) : 8.
(183) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Al-Hajj”, hadith
1737.
(184) Rapporté par Al-Bokhari, chapitre “Al-Janaïz”, hadith
1305.
(185) Sourate Al-Moumtahana (l’éprouvée) : 8.
(186) Sourate Al-Moumtahana : 9.
(187) Sourate Al-Hujurat (les appartements) : 13.
(188) Sourate Al-Baqara (la vache) : 224.
(189) Sourate Al-Isra’ (le voyage nocturne) : 70.
(190) Sourate Youssef : 47-49.
(191) Sourate At-takathur (la course aux richesses) : 8.
(192) Rapporté par Tirmidi, chapitre “Description du Jour de
la Résurrection”, hadith 2340.
(193) Sourate Al-Aâraf : 85.
(194) Sourate Al-Baqara (la vache) : 220.
(195) Sourate Al-Anâame (les bestiaux) : 141.
(196) Sourate Al-Qaçass (le récit) : 19.
(197) Sourate Ar-rahmane (le Clément) : 10-12
(198) Sourate Al-Imrane (la famille Imrane) : 5.
(199) Sourate Al-Imrane : 29.
(200) Sourate Az-zalzala (la secousse) : 7-8.
(201) Rapporté par Mousslim, chapitre “Al-Birr Wa As-sila”,
hadith 4678, et par Tirmidi et Ahmed
(202) Voir “Protection de l’environnement en Islam”, pp.
19-29
(203) Sourate Al-Baqara (la vache) : 195.
(204) Les auteurs de l’ouvrage “Protection de
l’environnement en islam” ont emprunté les deux règles à
l’ouvrage de Azzeddine Ibn Abdessalam : “Qawaîd al-ahkam fi
masaleh al-anam” (Règles jurisprudentielles devant régir la
recherche des intérêts humains).
* Professeur à la faculté des Sciences de l’Education,
université Mohammed V, Rabat.
(205) l’Organisation arabe pour l’Education, la Culture et
les Sciences : l’homme et l’environnement, Manuel
d’éducation environnementale pour les niveaux de
l’enseignement général, le Caire, Al-Matbaâ Al-Haditha,
1977.
(206) Zineddine Abdelmaqsoud Ghanimi : l’éducation
environnementale islamique et préservation de
l’environnement marin de la pollution, publications de
l’ISESCO : 1996.
(207) Sourate Ar-roum (les romains) : 41.
(208) Sourate Al-Baqara (la vache) : 143.
(209) Sourate Al-Imrane (la famille Imrane) : 191.
(210) Sourate Al-Qamar (la lune) : 49.
(211) Sourate Al-Hijr : 19.
(212) Sourate Al-Anâam (les bestiaux) : 165.
(213) Sourate Hûd : 61.
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