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Recommandation N°13/22-C Sur
Le Renforcement du Rôle de l’Organisation
dans le Dialogue des Civilisations
La 22ème
session de la Commission islamique pour les affaires
économiques, culturelles et sociales, tenue du 6 au 9
Chawwal 1419 H (23-26 janvier 1999) à Jeddah,
Rappelant
la teneur de la Déclaration de Téhéran, adoptée en décembre
1997 par la session de la Conférence islamique au Sommet et
qui souligne que la civilisation islamique, tout au long de
l’histoire, est résolument fondée sur les principes de la
coexistence pacifique, de la coopération et de l’entente
mutuelle entre les différentes civilisations, et sur le
dialogue constructif avec les autres religions et pensées,
et souligne également la nécessité d’instaurer une entente
et une interaction entre les cultures, conformément aux
enseignements de l’Islam, fondés sur la tolérance, la
justice et la paix;
Se
félicitant de la résolution adoptée le 3 novembre 1998 par
l’Assemblée générale des Nations unies, sur proposition de
Son Excellence M. Mohamed Khatemi, Président de la
République islamique d’Iran et Président en exercice du
Sommet, exprimant sa ferme volonté de faciliter et
d’encourager l’amorce d’un dialogue constructif entre les
civilisations à l’orée du 3e millénaire, et qui a proclamé
l’an 2001, “l’année des Nations unies pour le dialogue des
civilisations” et invite les gouvernements et le système des
Nations unies, y compris l’UNESCO et les associations non
gouvernementales concernées à concevoir et à mettre en
oeuvre des programmes culturels, éducatifs et sociaux
propres à conforter le concept de dialogue des
civilisations;
Se
félicitant également des déclarations constructives émanant
de certains hauts responsables de l’Union européenne et
réagissant favorablement à la résolution de l’Assemblée
générale qui appelle à l’instauration d’un dialogue, au plus
haut niveau, entre l’Union européenne et l’Organisation de
la conférence islamique, sur les questions d’intérêt commun;
Déclarant
son rejet total des théories sur le conflit des
civilisations, qui sont de nature à engendrer un climat de
méfiance et à rétrécir la base de l’interaction pacifique
entre les différents pays;
Réitérant
sa conviction profonde quant à l’immense contribution qu’au
Moyen-Age l’Islam a apportée à l’humanité tout entière dans
les divers domaines et à la capacité de la civilisation
islamique à poursuivre l’interaction et les apports aux
civilisations humaines contemporaines, et tout
particulièrement à l’ère de la mondialisation, de la
révolution des transports et de la technologie des
communications et à celle de l’espace;
1.
DEMANDE au Secrétaire général de communiquer à tous les
Etats membres les résultats des consultations menées sur la
question avec la présidence en exercice du sommet et de
recueillir les avis concernant les voies appropriées
permettant d’atteindre les objectifs fixés pour le dialogue.
2.
DEMANDE EGALEMENT au Secrétaire général de constituer un
groupe d’experts désigné par les gouvernements des Etats
membres tout en tenant compte des dirigeants de la pensée
islamique qui en plus de leur connaissance des valeurs
sublimes de l’Islam, font montre d’une maîtrise parfaite de
la situation du monde contemporain, des philosophies de la
pensée et des pratiques, afin de définir les questions
prioritaires et les cadres appropriés ainsi que les parties
avec lesquelles le dialogue sera engagé et les bases
nécessaires à l’accomplissement d’actes judicieux.
3.
DEMANDE au Secrétaire général de suivre cette question et
d’en faire rapport à la 26ème session de la conférence
islamique des ministres des Affaires étrangères.
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