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Décision de l'Allemagne fédérale
Le gouvernement de
l'Allemagne Fédérale a annoncé qu'il adopterait une nouvelle
loi très stricte visant à interdire pratiquement toute
exploitation de l'embryon humain dans la recherche
biomédicale. Cette loi considérera également la manipulation
du matériel génétique humain comme un crime passible de
lourdes peines pouvant aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement.
Seules les recherches non
préjudiciables à l'embryon seront autorisées par la nouvelle
loi. Celle-ci défendra également aux médecins pratiquant la
fécondation artificielle de créer des embryons surnuméraires
comme cela se fait actuellement dans nombre de pays ; cette
méthode permet d'implanter dans l'utérus un deuxième oeuf
fécondé ou même plusieurs si la première opération vient à
échouer.
Le projet de la nouvelle Loi
a été approuvé à la fin du moins dernier par un conseil du
gouvernement de coalition, présidé par le Chancelier Helmut
Kohl. Il sera examiné par le Parlement fédéral, le
Bundestag, pour entrer en vigueur probablement au début de
l'année prochaine.
Une fois adopté, le projet de
Loi allemand sur les embryons deviendra la Loi la plus
draconienne dans ce domaine en Europe.
Mais, tout en interdisant la
création d'embryons pour les besoins exclusifs de la
recherche, un certain nombre de pays se disent favorables à
l'exploitation pour la recherche des "embryons
surnuméraires" dont les mères n'auraient plus besoin, et ce,
jusqu'au 14ème jour de la fécondation.
En Allemagne, le souvenir
encore vif des expériences eugéniques auxquelles se
livraient les médecins nazis avant et pendant la Deuxième
Guerre mondiale a contribué à susciter une large opposition
contre ce type de recherches ( Science, 25 novembre 1988).
Réagissant à cette tendance
générale, les deux grandes agences allemandes de financement
de la recherche scientifique, la Max-Plank Gescellschaft et
la Deutscheforschungsgemienshaft (DFG) ont fait savoir
publiquement qu'elles ne soutiendraient aucune recherche
exploitant l'embryon humain.
Don Kirk
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