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2.1.5
Anencéphalie et transplantation d’organes
2.1.6
Utilisation des embryons avortés, des oeufs fécondés in
vitro et du tissu foetal à des fins d'expérimentation et de transplantation
d'organes
Dr
MOHAMED ALI AL-BAR
Royaume d'Arabie Saoudite
Introduction
La
réalisation des expériences et des recherches sur les
embryons humains ne date pas d'hier ; elle remonte en effet
à des époques très lointaines. Galien et Hyppocrate
(médecins grecs) procédaient à des examens sur les embryons
avortés...Au XV ème siècle, Léonard de Vinci, (médecin,
savant, musicien, artiste, astronome et mathématicien
italien) réalisait des études sur certains embryons.
Ces
études avaient pour but d'approfondir la connaissance de
l'anatomie de l'embryon, sa constitution et les étapes
successives de son développement. Les résultats importants
et de plus en plus précis qui ont été ainsi obtenus ont
permis aux scientifiques de mieux comprendre l'embryogenèse.
On a pu également avoir des renseignements précieux sur
l'origine des différentes anomalies observées par les
pédiatres à la naissance ou plus tard. Les mécanismes de la
formation embryonnaire et des cause des l'arrêt du processus
embryogénique ont pu ainsi être élucidés.
A
l'heure actuelle, le tissu foetal est utilisé dans plusieurs
domaines scientifiques. Ainsi, l'on étudie actuellement, en
cancérologie, les antigènes oncofoetaux dans bon nombre
d'organes embryonnaires, tels que le cerveau, le pancréas et
le thymus. En virologie, des organes embryonnaires comme le
foie, les poumons et les reins ont été utilisés dans le but
d'isoler certains virus et fabriquer les vaccins antiviraux
appropriés. En endocrinologie, on recourt à des glandes
foetales, en particulier la glande surrénale, pour réparer
des carences hormonales. Dans le domaine de la biochimie
génétique, le foie, le poumon, le cerveau et le chorion
embryonnaires ont servi à l'étude de certaines enzymes et à
l'identification des défauts congénitaux de métabolisme. En
hématologie, des organes foetaux tels le foie, la rate et la
moelle osseuse ont fourni un matériau utile pour l'étude des
processus d'hématopoïèse. La biologie, toutes branches
confondues, se sert des embryons pour déterminer les groupes
sanguins, étudier la formation des organes génitaux et des
glandes reproductrices, mais aussi pour l'examen
cytologique, la préparation de l'ARN messager et l'analyse
des caractéristiques du tissu chorionique. Dans le domaine
de l'immunologie, les recherches se sont intéressées à des
aspects aussi variés que la préparation des anticorps, des
antigènes et des anticorps monoclonaux(1).
Il
existe actuellement des banques de tissus foetaux destinés à
des fins expérimentales. Des tentatives ont été faites au
cours de ces vingt cinq dernières années en vue de
l'utilisation du tissu foetal dans le traitement de
certaines maladies chroniques, inaugurant ainsi une nouvelle
ère en matière de transplantations du tissu foetal et des
greffes d'organes en général.
Les
scientifiques ont réussi, depuis déjà un certain temps, à
extraire du chorion l'hormone gonadotrophine chorionique (HCG).
Ils utilisent également la membrane amniotique et les
membranes entourant l'embryon dans le traitement des
brûlures ainsi que d'autres maladies.
Pour mieux comprendre la question de l'utilisation des
embryons, il convient tout d'abord d'aborder le problème de
l'avortement.
Avortement ou interruption volontaire de grossesse
Il
existe deux types d'avortement :
1-
Avortement spontané
C'est l'expulsion de l'embryon qui survient naturellement et
sans l'intervention d'un tiers. Elle peut être imputable à
plusieurs raisons : erreur chromosomique induisant une
anomalie de l'oeuf fécondé, malformation congénitale de
l'appareil reproducteur de la femme, maladies générales
comme le diabète insipide, des maladies vénériennes et
rénales, déficience de la progestérone chez la mère, entre
autres.
L'avortement spontané survient normalement à une étape
précoce de la grossesse et représente, selon certains
chercheurs, 78% des cas d'avortement précoce (3).
Par
ailleurs, pas moins de 20% des cas d'avortement surviennent
spontanément. Il existe plusieurs types d'avortement
spontané, classés suivant le stade embryonnaire pendant
lequel ils se produisent : avortement imminent, avortement
inévitable, avortement invisible, avortement répété, etc.
2
-Avortement provoqué
Désigné dans le passé comme "avortement criminel' et puni
comme tel par la loi, il est désormais légalisé par la
plupart des pays occidentaux et socialistes. D'où son
appellation actuelle d'avortement électif (ou volontaire).
L'on recense aujourd'hui pas moins de 50 millions de cas
d'avortement provoqué (criminel), répartis à parts égales
entre les pays en développement et les pays socialistes ou à
économie libérale. Au Japon, par exemple, deux millions de
femmes pratiquent annuellement une interruption volontaire
de grossesse (I.V.G.); en Union Soviétique, le nombre des
I.V.G. varie entre deux et trois millions, contre 1,6
millions aux USA ; un million en Espagne et au Portugal ; un
million et demi dans les autres pays d'Europe occidentale.
D'après l'Encyclpaedia Britannica (4), 50% de grossesses en
France et au Japon sont interrompues volontairement, soit de
façon légale, soit clandestinement. En Allemagne
occidentale, aux Pays-Bas et au Danemark, le taux
d'avortement provoqué est de 25%. Les partisans de la
contraception (5) affirment que "l'utilisation des moyens de
contraception va de pair avec l'avortement, les deux
pratiques se développant corrélativement. En Corée du Sud,
l'avortement et les moyens contraceptifs contribuent à la
limitation des naissances, à raison de 33% et 67%
respectivement."
L'auteur du livre The Piu estime que 40 millions d'embryons
sont tués par année au moyen de l'avortement provoqué, dont
la moitié au moins de manière illicite. Le bilan de ces
avortements est lourd : deux cent mille femmes y laissent
leur vie tandis que des milliers d'autres s'en trouvent
atteintes par des maladies diverses, dont la stérilité
définitive"(6).
Ce
qui précède montre que le nombre d'embryons objets
d'avortement spontané ou criminel compte par millions,
dépassant probablement les cent millions d'embryons par an.
Exploitation des embryons pour les transplantations
d'organes
L'exploitation de ces embryons, condamnés à être jetés,
incinérés ou inhumés (chose rare), semble, en apparence du
moins, une entreprise humaine fructueuse. Dès les années
1960, les cellules de la moelle osseuse ont été utilisées
pour le traitement de certaines maladies rares provoquées
par un déficit immunitaire.
C'est au début des années 80, et plus exactement le 30 mars
1982, que des chirurgiens de l'hôpital Karolinska,
Stockholm, Suède,(7) ont procédé au prélèvement des cellules
surrénales d'embryons pour leur transplantation sur des
malades atteints de la maladie de Parkinson. Des cellules
surrénales foetales ont été ainsi greffées sur le cerveau
d'un malade parkinsonien, puis sur le noyau caudal. Une
amélioration sensible s'en est suivie au cours de la
première semaine. Mais le malade est vite retourné à son
état initial.
Une
année plus tard (5 mai 1983), les chirurgiens de ce même
hôpital ont procédé à une autre intervention sur un
deuxième malade âgé de 46 ans. Le lendemain de l'opération,
l'état de santé du malade s'était amélioré de façon
stupéfiante. Cette amélioration ne s'est pas cependant
poursuivie au même rythme ultérieurement, bien que, six mois
après, le malade se sente mieux qu'avant l'opération.
Depuis, ce type d'opérations a connu une extension rapide en
Suède, au Mexique ainsi que dans certains centres des États
Unis. Bien qu'elles en soient encore au stade expérimental,
ces interventions ont déjà obtenu un succès remarquable,
permettant ainsi d'ouvrir de nouveaux horizons pour le
traitement d'autres maladies du système nerveux telle que la
sénilité précoce plus connue sous le nom de la maladie
d'Alzheimer, ou des maladies de la démence présénile, telle
que la chorée de Huntington.
Lois et règlements en matière de l'utilisation des embryons
pour les recherches médicales
Avec l'expansion que connaît actuellement l'exploitation des
embryons dans le domaine de la recherche et le taux sans
cesse croissant d'avortements provoqués, des commissions
médicales et juridiques ont été mises en place en vue
d'examiner les problèmes posés par ces pratiques et formuler
des avis à ce sujet ; cela, afin de prévenir tout abus en la
matière et d'éviter des grossesses sur commande, destinées
uniquement à fournir les foetus requis pour les besoins de
la recherche ou des transplantations d'organes. Dans son
numéro d'avril 1988, la revue de recherche médicale,
Clinical Research, (8) a publié un compte-rendu des
recherches entreprises dans ce domaine ainsi qu'une liste
des rapports émanant de différents comités d'éthique :
1-
Rapport de la Commission Peel, Royaume Uni, 1972.
2-
Rapport de l'Agence nationale, USA, 25 juillet 1975.
3-
Rapport du Conseil consultatif américain de l'éthique
médicale sur l'embryoscopie, 23 février 1979.
4-
Rapport de la Commission d'éthique des recherches médicales
en Australie sur l'utilisation des embryons pour la
recherche et les transplantations d'organes, octobre 1983.
5-
Rapport du Comité national d'éthique français, 22 mai 1984.
6-
Rapport du Conseil européen lors de la Réunion
parlementaire, Recommandation 1046 du 24 septembre 1986.
Des
dizaines d'articles et de travaux de recherche ont été
consacrés à cette question vitale, ainsi que deux importants
ouvrages, en anglais, The Ethics of Foetal Research, de Paul
Ramsy (1975)(9) et The Foetus as Transplant Donor (l'embryon
comme donneur d'organes), de Peter McCullagh (1978)(10). Dr
Walters, pour sa part, a répertorié plus d'une cinquantaine
d'études scientifiques sur l'usage des embryons à des fins
de recherches et de transplantations d'organes, parues entre
1973 et 1987.
L'attention dans ces recherches s'est focalisée sur
l'utilisation des embryons viables et des foetus abortifs
qui meurent ou qui sont détruits après leur expulsion de
l'utérus.
On
peut difficilement imaginer, en dehors du corps médical, que
les avortements provoqués au deuxième et au troisième
trimestres de grossesse entraînent la destruction d'embryons
vivants ou viables (11). En effet, à compter du sixième mois
de gestation (24 semaines) l'embryon peut survivre grâce
aux appareils modernes de réanimation. D'après les
scientifiques, ces appareils sont appelés à se perfectionner
encore davantage et vont donc permettre de sauver des
embryons plus petits par leur âge et leur poids. On arrivera
ainsi, peut-être dans un avenir proche, à maintenir en vie
des embryons de vingt semaines environ. L'avortement au
cours du 2ème et 3ème trimestres de grossesse se fait par
hystérectomie et par l'usage des hormones simulatrices de
l'accouchement : les prostaglandines et l'ocytocine.
Il
s'agit, en fait, dans ce cas là, d'un accouchement
prématuré. Ce type d'avortement, certes relativement rare,
est légalisé tant par des pays socialistes que capitalistes
où l'avortement peut être pratiqué jusqu'à la 28ème semaine,
en Grande Bretagne et dans les pays socialistes, et à la
24ème semaine aux USA.
Or,
parvenu à ces stades de son développement, l'embryon est
déjà vivant et viable après accouchement. Le détruire
revient, dès lors, à commettre un infanticide avec
préméditation. En vérité, les lois autorisant l'avortement
tardif sont source de beaucoup de confusion. Aussi des
comités ad hoc sont-ils mis sur pied en vue de réviser et ou
d'amender ces lois. Au Canada, par exemple, l'avortement
tardif ne peut plus se faire au delà de la vingtième semaine
de grossesse. D'autres pays ont suivi l'exemple canadien,
tels les Etats Unis, où de fortes pressions sont exercées
pour ramener à 24 semaines la période maximale de
l'avortement légal. Or, même en fixant la limite à 20
semaines, le problème n'est pas pour autant résolu, car, à
ce stade, l'embryon expulsé de l'utérus est déjà animé de la
vie, quant bien même il la perd ensuite.
Le
problème, en fait, ne réside pas autant dans les besoins de
la recherche ou de l'utilisation du tissu foetal que dans
les lois qui légalisent l'avortement. La liberté d'avorter
en fonction de la demande ou pour des causes sociales
soulève des interrogations poignantes, car si la mère est à
l'origine de la mort de son propre embryon, peut-elle
prétendre au droit d'en faire don à des fins de recherches
médicales. Si la réponse est négative, à qui revient donc ce
droit ?
L'Islam n'autorise pas l'avortement au-delà du 120ème jour
de gestation, pour quelque motif que ce soit (sauf en cas de
danger de mort pour la mère, auquel cas la grossesse est
interrompue; il s'agit donc là plutôt d'un accouchement
prématuré qui, le plus souvent, n'entraîne pas la mort de
l'embryon). De tels problèmes n'ont donc pas lieu de se
poser dans une société islamique, appliquant les
enseignements et les lois islamiques.
Nos
honorables docteurs de la loi, par ailleurs, s'opposent à
l'avortement, même avant le stade du 120ème jour, sauf pour
des motifs médicaux impérieux. Certains d'entre eux
l'interdisent à compter du 40ème jour de grossesse,
d'autres, enfin, le condamnent de façon absolue, sauf s'il y
va de la vie de la mère.
Ces
restrictions imposées à l'avortement ( interdiction sauf
pour des raisons strictement médicales au-delà du 120ème
jour de conception ...) permettent d'écarter maints
problèmes relatifs à l'utilisation des embryons.
En
revanche, dans le cas d'avortement spontané, la mère est
autorisée à faire donc de l'embryon abortif à des fins de
recherches médicales, à condition que cela se fasse de son
plein gré et sans contrainte. Les fausses couches
surviennent généralement au cours du premier trimestre de
grossesse.
A
l'évidence, les chercheurs et autres utilisateurs du tissu
foetal à des fins de transplantation d'organes
souhaiteraient disposer de ce tissu vivant. D'où leur souci
de recourir à des embryons vivants ou fraîchement morts.
Car, après la mort, les organes ne tardent pas à se
dégrader, devenant ainsi impropres à la transplantation.
Ainsi, pour éviter ces inconvénients, on procède à une
interruption de grossesse au moyen de la technique de
l'aspiration sous vide, par induction d'accouchement ou par
hystérectomie. La Commission de l'éthique médicale
d'Australie a mis l'accent, dans son rapport, sur le
caractère illicite de prélèvement de tissus embryonnaires
aux fins de transplantations ou de recherches tant que
l'embryon est encore vivant.
Or,
comme la mort de l'embryon ne signifie pas nécessairement
celle de ces tissus, ceci permet aux médecins et aux
scientifiques d'entreprendre leurs recherches dans
l'intervalle séparant la mort de l'embryon et de celle de
ses tissus.
Le
rapport du Comité National d'Éthique français a examiné,
quant à lui, la question relative à l'emploi des embryons
précoces (avant la vingtième semaine) et les embryons plus
âgés (au-delà de la vingtième semaine) aux fins de
recherches, de transplantation et de culture des tissus ; le
rapport se dit favorable à l'utilisation des embryons
précoces ; pour les foetus ayant atteint un âge plus
avancé, il considère qu'ils ne doivent faire l'objet
d'exploitation qu'après la mort, dont le constat est établi
d'après l'arrêt des fonctions cardiaque et respiratoire.
La
décision du Conseil européen de 1986 abonde dans le même
sens que celle formulée par le Comité d'éthique français en
1984.
Dans ces circonstances, l'anencéphalie ne pourra servir de
diagnostic, la mort étant déterminée par l'arrêt du coeur et
de la respiration.
En
outre, les diverses commissions ont convenues de classer
les embryons en trois catégories :
1.
Embryons non-viables : Ce sont les embryons de moins de
vingt semaines, pouvant être utilisés, même vivants, à des
fins de recherche, de transplantations d'organes ou de
tissu, sous réserve du consentement du couple parental.
2.
Embryons viables : Ce sont les embryons qui ont atteint ou
dépassé la 20ème semaine de gestation, et dont le poids
varie entre 400 et 500 grammes. Il s'agit d'embryons
susceptibles de vivre de façon indépendante en dehors de
l'utérus.
Ces
embryons, ou leurs tissus, ne peuvent être utilisés qu'après
leur mort, naturelle évidemment. Dès lors, ils doivent
bénéficier auparavant de tous les moyens de réanimation
disponibles. Or, tout se passe ici comme si le but est de se
débarrasser de l'embryon, au lieu de viser à sauver la vie
d'un être né prématurément. Cela pose donc un redoutable
problème. D'autant que les commissions spécialisées ont
autorisé l'utilisation de ces embryons après leur mort
naturelle.
Il
convient de rappeler dans ce contexte que l'accord du couple
parental, ou de la mère au moins (le père étant le plus
souvent introuvable) doit être exigé.
3.
Embryons sortis vivants de l'utérus mais incapables de vivre
extra-utéro de façon indépendante : Ces embryons, dont l'âge
varie entre vingt et vingt quatre semaines, posent un
problème délicat aux juristes. A cet égard, la Commission
australienne, ainsi que d'autres commissions d'éthique, ont
décidé d'autoriser l'utilisation d'embryons dont le poids ne
dépasse pas 300 grammes, ceux qui sont d'un poids supérieur
ne pouvant être exploités qu'une fois leur mort confirmée
par le constat de l'arrêt cardiaque et respiratoire (alors
que les tissus et les cellules sont encore vivants).
En
vertu de cette disposition, il est donc possible d'utiliser
le tissu vivant d'un embryon mort à des fins de
transplantations d'organes et de recherches.
Rappelons à ce sujet qu'après la mort de l'embryon, ces
tissus ne peuvent se maintenir en vie que pendant une très
courte durée : de quelques minutes pour les cellules
nerveuses à 12 heures à peu près pour des organes comme la
peau et les os. Ce problème ne se pose pas pour les pays
islamiques, pour les raisons suivantes :
a-
Les recherches portant sur les embryons se limitent
actuellement aux cas classiques des embryons morts.
b-
L'absence de projets de recherches avancées en matière de
transplantation des tissus.
c-
Les lois des pays islamiques n'autorisent l'avortement que
pour des motifs médicaux. La grossesse est généralement
interrompue aux débuts du développement embryonnaire.
Certains pays, comme la Tunisie et le Yémen du Sud,
autorisent l'avortement pour des raisons sociales. D'autres,
telle la Turquie, hésitent entre la légalisation de
l'avortement et sa prohibition. Mais en tout état de cause,
le problème soulevé n'affecte pas ces pays, vu l'absence de
recherches avancées.
Ce
bref exposé a permis de faire un tour d'horizon des
problèmes posés par l'utilisation des embryons pour la
recherche et les transplantations d'organes. Il reste
cependant deux sujets essentiels en matière de recherches
embryologiques et qui ont des implications dans le monde
islamique d'aujourd'hui.
Il
s'agit, premièrement, des bébés-éprouvettes et des embryons
congelés, et deuxièmement, de l'embryon anencéphale. C'est
ces deux sujets que nous allons brièvement aborder dans ce
qui suit.
Embryons congelés
Depuis peu, les pays arabes ont vu se multiplier des centres
de procréation artificielle (F.I.V.E.T.E). Cette expansion
est due à diverses raisons, parmi lesquelles : les bénéfices
matériels considérables rapportés par cette technique ; la
publicité faite autour de cette question surtout par les
médias ; le taux important de personnes stériles déçues par
les autres thérapies et voyant dans la FIVETE le remède
miracle à leur infertilité.
Actuellement, il existe trois centres de procréation in
vitro à Djedda à finalité purement commerciale, deux centres
à Amman, et je ne sais combien au Caire et dans les autres
capitales et villes arabes.
Pour les besoins de l'insémination artificielle, les
médecins font usage de substances médicamenteuses
simulatrices d'ovulation, et ce, afin d'obtenir plusieurs
ovocytes.
Dr
Abdullah Bassalamah a souligné, dans son exposé présenté à
la 6ème session de l'Académie du Fiqh, le profit qui peut
être tiré des embryons avortés et excédentaires dans le
domaine des expérimentations scientifiques et des
transplantations d'organes. C'est ainsi, a-t-il rappelé,
qu'il a été possible de ponctionner jusqu'à 50 ovules sur
une seule femme, et qu'un centre de procréation artificielle
dispose d'un surplus de 1208 foetus provenant de 432
fécondations in vitro et conservés par voie de congélation.
Ces
embryons, aux stade de 4-8 cellules, sont congelés à l'azote
liquide. ILs peuvent être réimplantés dans l'utérus pour s'y
développer. Selon la Commission Warnock, il est possible de
laisser croître (in vitro) et d'utiliser les embryons
jusqu'au quatorzième jour de conception, date à partir de
laquelle apparaît la ligne primitive, marquant le début de
la formation du système nerveux ; cette autorisation est
cependant soumise au consentement du couple parental (12)
(13).
La
Commission d'éthique médicale des USA a également approuvé
l'utilisation des foetus fécondés in vitro jusqu'au
quatorzième jour de leur croissance(14).
Le
débat reste cependant ouvert pour ce qui est de l'âge
embryonnaire au-delà duquel il ne peut plus y avoir
d'utilisation à des fins de recherches ou de
transplantations. Certains médecins et autres scientifiques
essaient de prolonger la durée pendant laquelle l'embryon
est légalement exploitable bien au-delà de la date limite de
24ème jour de conception. L'attitude juridique à cet égard
n'est pas encore suffisamment claire.
Bon
nombre de médecins et de scientifiques font prévaloir les
bénéfices qui peuvent être tirés des tissus embryonnaires,
en matière, par exemple, du dépistage de diverses maladies
génétiques. De plus, les embryons offrent une réserve
précieuse d'organes utilisables à des fins de
transplantation, en raison des potentialités de
développement qui caractérisent les tissus embryonnaires et
les rendent plus utiles encore que les organes prélevés sur
les cadavres ou les donneurs adultes.
Dr
Edwards Steptoe (le premier à réussir une naissance après
fécondation in vitro) estime que si les lois dans les pays
occidentaux et ailleurs autorisent l'I.V.G., et partant, la
destruction des embryons vivants âgés, pour certains, de
quelques mois, elles doivent en faire de même pour les
expérimentations scientifiques sur les mêmes embryons
conservés par voie de congélation, et ce, pour le grand bien
de l'humanité (15).
Outre les intérêts considérables qu'ils représentent pour la
recherche ou les transplantations d'organes (greffes de
cellules nerveuses embryonnaires dans le cas de la maladie
de Parkinson, des cellules pancréatiques pour le traitement
de certains types de diabète), les embryons surnuméraires
ouvrent également de grandes perspectives dans d'autres
domaines comme celui du traitement de la stérilité ; car,
ils peuvent être donnés au profit des femmes stériles ou
utilisés dans la pratique dite de "mère porteuse" (location
de l'utérus).
Ces
méthodes procréatives ont déjà été étudiées par nos éminents
experts de l'Académie du Fiqh lors des deuxième et troisième
sessions de cette instance juridique islamique et ont fait
l'objet d'une interdiction formelle, du fait qu'elles
introduisent un élément étranger au couple dans l'acte
procréatif. Les docteurs de la loi qui se sont exprimés
alors sur cette question, ont souligné la nécessité pour
les médecins pratiquant la F.I.V.E.T.E dans les pays
islamiques, de ne pas féconder plus de deux ou trois ovules
qui seront ensuite replacés dans l'utérus ; de la sorte se
trouve écartée toute possibilité d'exploitation d'un surplus
d'ovules ou d'embryons.
Embryon anencéphale
Il
s'agit d'embryons nés prématurément et qui ne possèdent
qu'une partie de leur cerveau, à savoir le tronc cérébral.
Or c'est dans cette partie du cerveau que résident les
centres de réveil, de respiration et de commande des
fonctions vitales de la vie. Ces bébés prématurés possèdent
donc à la naissance, la plupart du temps, des capacités
respiratoires et cardiaques normales.
Mais leur handicap majeur, c'est l'absence des parties
supérieures du cerveau qui se traduit par la perte totale
des facultés de perception et même de sensibilité à la
douleur. Dans la plupart de ces cas, la mort survient
quelques jours après la naissance, quoique des cas ayant
survécu quatre semaines aient été signalés. D'après un
rapport, il y aurait même des enfants anencéphales qui
auraient vécu jusqu'à sept mois, voire un an et demi(16).
Mais les observations médicales communément admises
indiquent que l'âge limite d'un anencéphale ne dépasse guère
quelques jours.
D'après les statistiques, un bébé sur deux mille naît avec
cette monstruosité qui touche plus particulièrement les
enfants des pays à forte densité démographique.
Embryon ou enfant anencéphale
Cette anomalie grave est rare, puisqu'elle ne concerne qu'un
cas sur mille ou deux mille naissances. Mais dans les pays
surpeuplés, les statistiques sont plus importantes. En
Egypte, par exemple, où environ un million d'enfants
naissent chaque année, on estime à mille ou à deux mille le
nombre annuel d'anencéphales.
Illustration 1: Bébé né avec la moitié du cerveau et du
crâne ; la voûte crânienne manque également ; l'enfant ne
possède que le cervelet et la medulla oblongata qui lui
permet de respirer. Mais ses jours sont comptés.
[C'est Lui qui vous a modelé dans les matrices comme Il a
voulu] (Coran).
Illustration 2: Cet enfant, qui a survécu à peine quelques
jours, est né avec une tête incomplète, sans cerveau, mais
avec la medulla oblongata, assurant les fonctions
végétatives vitales.
En
absence de cerveau, c'est le tronc cérébral qui, chez les
enfants anencéphales assurent, pour un temps, les activités
respiratoires, cardiaques et circulaires.
Or,
comme des milliers de personnes attendent une
transplantation de rein, de foie ou de coeur, que la demande
d'organes excède largement l'offre (le nombre d'organes
provenant de cadavres ou de donneurs vivants étant très
limité), certains médecins ont envisagé l'exploitation des
organes des enfants anencéphales qui sont, du reste, non
viables.
Les
médecins se heurtent cependant au problème épineux que
constitue la mise à mort d'un être humain vivant, acte
condamné tant sur le plan juridique que moral. Dès lors
qu'il possède ses fonctions vitales, comme il a été souligné
plus haut, un bébé anencéphale peut-il faire l'objet d'une
destruction ? Ne risque-t-on pas ainsi de commettre un
meurtre ?
Ces
interrogations préoccupent au plus haut point médecins,
docteurs de la loi, juristes et théologiens. Certains
médecins ont tenté de réaménager le concept de la mort du
cerveau, en la ramenant à la mort des hémisphères cérébraux.
Mais ce nouveau concept fait abstraction du tronc cérébral,
ce qui est incompatible avec la définition de la mort
communément admise et qui se fonde sur la destruction totale
du cerveau, et non pas seulement de sa partie supérieure.
On
voit ainsi apparaître des tentatives visant à appliquer des
critères différents pour établir la mort cérébrale des
anencéphales, sous prétexte qu'il s'agit là de cas spéciaux.
Mais cette discrimination a suscité de vives controverses,
car elle entraîne sur un terrain glissant. Il existe, en
effet, d'autres cas de pathologies où la partie supérieure
du cerveau est endommagé, plongeant le malade dans un état
végétatif chronique, le privant irrémédiablement de ses
facultés de conscience et de perception, alors que ses
fonctions cardiaque et respiratoire sont assurées
normalement, sans aucune aide extérieure.
Les
hôpitaux accueillent un nombre sans cesse croissant de cas
pareils qui constituent un lourd fardeau pour les économies
des Etats, mais aussi pour les familles qui doivent
supporter les frais des soins médicaux pendant de longues
années (jusqu'à 30 ans d'après certaines sources informées),
avec la cohorte de problèmes et de souffrances qui
s'ensuivent. Aux USA, par exemple, ces cas pathologiques
coûtent à l'Etat environ un milliard de dollars chaque
année.
Plusieurs conférences se sont penchées sur ces questions,
dont la dernière en date a été la Conférence mondiale, tenue
du 20-25 août 1989, à Ottawa, (Canada), en vue de débattre
des problèmes éthiques découlant des tentatives de
transplantations d'organes, y compris ceux provenant de
foetus et d'enfants anencéphales.
J'ai participé moi-même à cette conférence par une
communication scientifique. Mais comme prévu, les
participants n'ont pu aboutir à une décision tranchée sur
cette question délicate. Cependant, la plupart d'entre eux
considéraient l'enfant anencéphale comme un être humain
vivant, ayant, de ce fait, droit au respect de son intégrité
physique et ne devant faire l'objet d'aucun prélèvement
d'organes avant la confirmation définitive de son décès et
sous réserve du consentement des parents.
Or,
le diagnostic de la mort du cerveau peut être rendu
difficile par certaines anomalies congénitales, au niveau de
l'oreille ou de l'oeil. Néanmoins, le critère de l'arrêt de
la respiration demeure privilégié pour confirmer le décès.
Dès que l'enfant cesse de respirer, les médecins recourent
aussitôt à la respiration artificielle en vue de prélèvement
d'organes requis.
L'injection d'une solution réfrigérante spéciale dans
l'artère rénale permet de préserver les reins tout en leur
apportant les éléments nutritifs nécessaires.
D'aucuns pourraient croire qu'il s'agit là de questions
purement théoriques intéressant à la limite les USA et
l'Europe, mais qui restent pour nous hors de portée. En
vérité, il n'en est rien. La preuve, c'est que quatre
greffes rénales de ce genre ont été pratiquées à Djeddah, à
l'Hôpital Al-Chatei, sous la direction du Dr. Nabil Nedham
Eddine, l'un des chirurgiens spécialistes dans ce domaine au
Royaume d'Arabie Saoudite. Les résultats de cette opération
ont été publiés dans la revue Transplantation Proceedings,
1989, 21 (1): 1934-1935.
Le
taux de réussite dans ces opérations a été de 50% . Mais il
est appelé à s'améliorer à mesure que de nouvelles
expériences seront acquises.
Dr.
Nabil Nedham Eddine estime que l'utilisation d'enfants
anencéphales, dont le décès aura été confirmé d'après les
critères précités, permettra à l'Egypte de disposer
d'environ mille reins susceptibles d'être transplantés sur
des patients souffrant d'insuffisance rénale.
La
transplantation des reins d'enfants anencéphales n'est pas
une opération compliquée ; les chirurgiens expérimentés la
réalisent en effet avec une facilité raisonnable. Ces
derniers ont constaté que les greffes rénales "prennent"
rapidement, une fois transplantées sur l'organisme receveur.
Reste cependant une difficulté de taille dans ce domaine :
comment établir avec certitude le diagnostic de la mort du
donneur ? car hormis le constat de l'arrêt de la
respiration, tous les autres examens pour déterminer la mort
sont difficilement praticables. D'après les nombreuses et
longues discussions que j'ai eues avec des chirurgiens
opérant dans ce domaine, il semble qu'on ait tendance à
conclure hâtivement à la mort du sujet pour procéder au
prélèvement d'organes en temps opportun.
D'où la nécessité de faire confirmer le constat du décès par
une équipe médicale autre que celle chargée de la
transplantation.
Le
médecin ne doit jamais perdre de vue qu'il a affaire à un
être, malformé certes, mais qui n'en jouit pas moins du
respect dû à la personne humaine. On ne doit donc en aucune
façon porter atteinte à son intégrité ou précipiter sa mort.
Domaines d'utilisation des embryons
1-
Recherches thérapeutiques sur l'embryon : Elles portent sur
des embryons in utero dont il s'agit de traiter certaines
maladies et de préserver la vie. Ce type de recherches doit
non seulement être autorisé, mais également recommandé eu
égard aux intérêts thérapeutiques majeurs qu'elles
comportent.
2-
Recherches portant sur l'embryogenèse, l'anatomie et la
physiologie embryonnaires : Le but de ces recherches, qui ne
peuvent être pratiquées que sur des embryons morts, est
d'explorer le corps humain et d'appréhender ses multiples
fonctions.
3-
Recherches sur les tissus embryonnaires entreprises dans les
disciplines scientifiques aussi variées que la virologie,
l'immunologie, l'endocrinologie, la biologie moléculaire, la
génétique, etc.
Ces
recherches sont réalisées sur des embryons morts, mais dont
certains tissus demeurent en vie. Ces tissus peuvent être
mis en culture et se développer de façon continue, et dans
ce cas, l'accord des parents est indispensable.
4-
Recherches visant à extraire des substances médicamenteuses
à partir des organes embryonnaires comme le placenta,
l'amnios et la membrane chorionique, pour être utilisées
contre les brûlures et autres affections. Ces recherches ne
soulèvent aucune objection puisqu'elles emploient des
embryons avortés naturellement ou pour des causes médicales.
Ce qui fait problème en revanche, ce sont les avortements
pratiqués sans motif médical valable.
5-
Recherches portant sur l'utilisation des organes et des
tissus embryonnaires à des fins de transplantation :
Les
scientifiques ont pu, en effet, greffer des cellules de
Langerhans du pancréas pour le traitement de la maladie du
diabète insipide (au stade avancé), des cellules de la
moelle osseuse pour soigner certaines déficiences
immunitaires d'origine génétique et non-génétique, des
cellules de la glande surrénale et des cellules du ganglia
basal pour le traitement de la maladie de Parkinson.
Plusieurs greffes de cellules nerveuses ont été également
réalisées dans le but de soigner certaines pathologies
sévères telles que la maladie d'Alzheimer (qui provoque une
sénilité précoce à la cinquantaine), et la maladie de
Huntington (maladie héréditaire, sans remède jusqu'à ce
jour, qui attaque certaines personnes à l'âge de 40 ans et
progresse de façon irréversible jusqu'à provoquer la mort du
patient au bout de quelques années).
Ces
recherches soulèvent des interrogations, car elles
requièrent des tissus vivants, les tissus morts étant
totalement inutiles. Ces tissus peuvent être prélevés sur
l'embryon dans les cas suivants :
1.
Si l'avortement est obtenu par aspiration sous vide;
2.
S'il est provoqué par l'usage des prostaglandines et
l'ocytocine.
3.
S'il est obtenu par hystérectomie.
Dans ces conditions, l'embryon peut être vivant et viable (à
24 semaines et au-delà), et doit, par conséquent, être
maintenu en vie par tous les moyens de réanimation
disponibles, ce qui est contraire à l'objectif même de
l'avortement. Il s'agit là, de fait, d'un paradoxe juridique
et éthique qui se pose pour les pays occidentaux. Là bas,
tout le monde convient de l'inviolabilité de l'embryon tant
qu'il demeure en vie, mais les avis restent très partagés
sur la question suivante : faut-il sauver l'embryon ou le
laisser mourir?.
L'embryon peut, parfois, être vivant au moment de son
expulsion de l'utérus, mais incapable de vivre extra-utero
de façon indépendante. (étant par exemple âgé de moins de 24
semaines et ne pesant que 400 grammes). Là encore le débat
se poursuit entre juristes, théologiens et médecins sur les
possibilités d'utiliser pareils embryons à des fins
scientifiques et de transplantations d'organes. En effet,
certains d'entre eux y sont favorables, même si l'embryon
est en vie, d'autres insistent, au contraire, sur la
nécessité de ne le manipuler qu'une fois mort.
Mais ils s'accordent, tous, sur la possibilité d'utilisation
à des fins scientifiques des embryons de moins de 20
semaines, mêmes animés de la vie, sous réserve du
consentement des parents.
Est-il besoin de rappeler que les I.V.G. sont à l'origine de
cette tragédie? Leur interdiction permettrait, nous
l’espérons, de limiter le nombre d'embryons vivants
condamnés à la destruction. Il ne restera plus alors que les
foetus avortés spontanément, ou sur avis médical, et qui, de
ce fait, peuvent être employés à des fins scientifiques, de
recherche et de transplantation, sous réserve de
l'autorisation des parents.
Rien ne justifie l'atteinte à un embryon vivant, quelque
soit par ailleurs son stade de développement, aussi
longtemps qu'il manifeste des signes de vie. Il ne peut être
déclaré mort qu'à l'arrêt du coeur et de la respiration.
6-
S'agissant des embryons congelés créés à des fins de
fécondation in vitro, le nombre doit en être limité au
strict minimum nécessaire à la réussite de la grossesse :
Trois ovules peuvent être inséminés artificiellement par les
spermatozoïdes du mari puis réimplantés dans l'utérus de la
femme. Toute surproduction dans ce domaine doit être
condamnée.
Bref, Il faut s'assurer qu'il n'y a pas intervention d'un
tiers dans l'opération de fécondation. Par tiers, nous
entendons :
a)
Donneur de spermatozoïdes
b)
Donneuse d'ovocyte
c)
Donneur d'embryons congelés
d)
La mère porteuse.
7-
S'agissant des enfants anencéphales, leur mort doit être
établie impérativement par une équipe médicale non impliquée
dans l'opération de transplantation, avant de procéder sur
eux à des prélèvements d'organes, avec, bien entendu,
l'accord des parents.
REFERENCES
1.
Ces exemples sont tirés d'un article de Lawley, Sylvia D
intitulé "Conception and Development of Foetal Tissue Bank".
J. din. Path. 1981, 34 : 240-8.
2.
Medicine Digest. Janvier 1981, p. 47.
3.
Encyclopédia Britannica, ed. 1982. vol. 2, p. 1069 et vol.
11, p. 851.
4.
Potts, M. et Diggory P. : Manuel des pratiques
contraceptives. Cambridge University Press, Cambridge. 2ème
édition, 1083: 315..
5.
Guide band J.: The Piu, Oxford University Press. Oxford,
3ème édition, 1987: 15.
6.
Backlund, E. et al : J. Neurosurg, 1985, 62: 169-73.
7.
Walters, I. Ethical Issues in Foetal Research. A Look Back
and a Look Forward. Clin. Research, 1988 (Avril) 36 (3):
209-214.
8.
Ramsy. The Ethics of Foetal Research, New Haven, Conn., Yale
University Press, 1975.
9.
McCullagh, P. The Foetus as a Transplant Donner. Scientific,
Social and Ethical Perspective. New York, John Wiley and
Sons. 1987.
10.
La grossesse se divise sur trois trimestres.
11.
Editorial, Lancet 1985 (février 2): 255-256.
11.
Rapport de la Commission d'enquête sur la fertilisation et
embryologie (Présidente: Lady Mary Warnock). Londres, HM 50,
1984.
12.
Jones, H.W. The Ethics of in vitro Fertilization in Human
Concept, in vitro. Actes des réunions de la Born Hall, 1982.
London, Academy Press Editors Edwards R. et Pardy J.:
351-369.
13.
Edwards, R. The case for Studying Human Embryos and their
Constituent Issues; in Human Conception in Vitro. Actes de
la réunion de Born Hall, 1982. Londres, Academis Press,
371-388.
14.
Conférence mondiale sur l'éthique des transplantations
d'organes (Ottawa-Canada), 20-25 août 1989. Communication du
Dr Alan MacDonald, Université de Halifax, Canada, qui
indique que sur 105 cas d'anencéphalies, 18 ont vécu entre
une à quatre semaines. Dr Leslie Rothenburg, Los Angeles aux
USA, a rapporté, dans sa communication, le cas d'un enfant
anencéphale qui a vécu trois mois et demi, alors qu'un autre
a vécu 17 mois. Il semblerait cependant que dans ces deux
derniers cas les enfants conservaient des restes de cerveau
en plus du tronc.
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