INTRODUCTION
Parmi les nombreuses études qui abordent les questions
du dogme chez le musulman, la plupart omettent des
éléments d'appréciation qui, s'ils avaient été pris en
considération, auraient à coup sûr abouti à une
évolution sensible des perspectives et des orientations
dans le domaine religieux et n'auraient pas davantage
manqué de préciser la vision profonde de l'Islam au plan
doctrinal.
C'est ainsi que certains chercheurs ne retiennent dans
leurs analyses que le cadre général sans faire cas des
situations spécifiques, d'autres, par contre,
s'ingénient à approfondir l'examen des cas particuliers
au détriment du cadre général. Ces deux attitudes
engendrent par conséquent, deux positions extrêmes et
toutes deux excessives quant à l'interdiction ou la
permission de certains comportements par rapport à un
point donné du dogme.
La position médiane, susceptible de promouvoir une vie
équilibrée où régnerait l'entente, nécessite, quant à
elle, une analyse minutieuse, mais également
courageuse, et ne faisant aucun cas des reproches, des
réprimandes et des blâmes qu'elle pourrait susciter.
C'est donc aux savants et aux éducateurs qu'il
appartient justement de faire en sorte que le
comportement des croyants soit conforme à cette haute
vertu qu'est le juste milieu, par l'orientation,
l'exhortation et l'éducation aussi bien au niveau de la
cellule familiale qu'au niveau communautaire.
Partant de ces considérations, nous nous proposons de
poser ici la question de l'art de la sculpture et de la
gravure en Islam selon le plan suivant :
I - Les textes de la Charia (Loi islamique) concernant
la statuaire.
II - La réflexion sur les cas pratiques rencontrés par
les compagnons du Prophète.
III - Les principes théoriques et les normes pratiques.