Communiqué final
et recommandations
L’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences
et la Culture -ISESCO- a organisé du 10 au 12 Chaoual
1425 H (Correspondant au 23-2 novembre 2004) à Amman,
sous le haut patronnage du Souverain hachémite Sa
Majesté le Roi Abdellah II Ibn Hussein de Jordanie, en
partenariat avec l’Organisation caritative islamique
Internationale (Commission caritative palestinienne au
Koweït), et en coopération avec la Commission nationale
jordanienne pour l’education, les Sciences et la
Culture, la 2e Conférence internationale sur la
protection des sanctuaires de l’islam et de la
chrétienté en Palestine.
Cette rencontre a vu la participation d’une délégation
représentant l’Etat de Palestine, présidée par SE le Pr
Yahya Yakhlef, Ministre de la Culture et composée du
Cheikh Ikrima Saïd Sabri, Mufti général d’Al Qods et de
la Palestine, d’une pléiade d’ouléma musulmans et
d’hommes de religion chrétiens représentant les
différentes églises chrétiennes de Palestine, ainsi que
de nombreux penseurs, scientifiques, hommes de lettres,
de droit et de l’information du monde arabo-islamique,
des représentants d’organisations internationales et
islamiques, d’organisations de la société civile et
d’associations caritatives.
Après exécution de l’hymne national royal de Jordanie et
lecture de quelques versets du Saint Coran, Dr Ahmed
Mohamed Halil, Ministre jordanien du Waqf et des
Affaires et Sanctuaires islamiques, en sa qualité de
représentant de Sa majesté le Roi Abdallah II, Parrain
de la Conférence, a prononcé une allocution dans
laquelle il a mis en relief la portée et la
signification du patronage accordé par le souverain
hachémite à cette conférence, soulignant le souci
constant du royaume de veiller à la protection des
sanctuaires de l’islam et de la chrétienté en Palestine
et Al Qods, ainsi que la tradition perpétuée par la
famille hachémite à cet égard. A cet effet, il a appelé
le monde islamique à renforcer la coopération, la
concertation et la coordination à tous les niveaux,
notamment celui des organisations internationales
régionales, et plus particulièrement l’Organisation
islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture.
Son Excellence a, par ailleurs, mis en exergue les
efforts et le rôle du Royaume de Jordanie, sous la
conduite de Sa Majesté le Roi Abdallah II, pour la
protection des sanctuaires de l’islam et de la
chrétienté. Il a cité à titre d’exemple les dernières
actions en date accomplies dans ce sens par la Jordanie,
à savoir la construction d’un nouveau minaret à la
Mosquée Al Aqsa, les travaux de restauration et de
consolidation de la Mosquée Al Marwani et la
reconstruction du Minbar de Salaheddine Al Ayyoubi.
Il a réitéré, à cette occasion, la ferme volonté de son
pays de coopérer avec les institutions islamiques et
chrétiennes de Palestine, ainsi qu’avec l’Autorité
nationale palestinienne pour la réhabilitation et
l’entretien des sanctuaires de ce pays.
En outre, il a souligné l’intérêt particulier porté à
cette question par l’Organisation islamique pour
l’Education, les Sciences et la Culture et rendu hommage
à son Directeur général, Son Excellence Dr Abdulaziz
Othman Altwaijri, pour les efforts inlassables et
louables qu’il déploie en matière de soutien des
institutions éducatives, scientifiques, culturelles et
de protection des sanctuaires en Palestine.
Il a, enfin, souhaité aux participants, au nom de Sa
Majesté le Roi, plein succès dans leurs travaux et un
agréable séjour dans leur seconde patrie, le Royaume de
Jordanie.
Par la suite, Son Excellence Dr Abdulaziz Othman
Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique
pour l’Education, les Sciences et la Culture, a prononcé
une allocution dans laquelle il a exprimé ses sincères
remerciements et sa profonde gratitude à Sa Majesté le
Roi Abdallah II de Jordanie pour avoir accepté de placer
cette Conférence sous son haut patronage, donnant ainsi
la preuve du grand attachement de Sa majesté aux lieux
saints en cette terre des Prophètes, et consacrant une
tradition de la famille hachémite, bien ancrée dans
l’histoire contemporaine, pour la défense et la
sauvegarde des sanctuaires en Palestine.
Le Directeur général de l’ISESCO a tenu, à cette
occasion, à rendre un hommage posthume au leader
palestinien Yasser Arafat, implorant Dieu, le Très Haut,
de prêter réconfort et patience au peuple palestinien.
Il a souligné que le décès du Président Arafat constitue
une grande perte pour la Oumma islamique, et exprimé sa
confiance que les compagnons et frères du regretté
Président poursuivront l’œuvre de lutte légitime et
juste qu’il a menée pour l’édification d’un Etat
palestinien indépendant avec Al Qods Asharif pour
capitale.
Dans ce même ordre d’idée, il a appelé à démasquer et à
faire face au colonisateur israélien qui poursuit ses
exactions quotidiennes à l’encontre des lieux saints de
l’Islam et de la chrétienté en Palestine, et persiste à
ignorer les appels et résolutions internationaux
relatifs à la situation générale dans ce pays.
Dr Altwaijri a réaffirmé l’engagement de principe de
l’ISESCO en faveur de la protection des sanctuaires en
Palestine et du soutien aux causes justes du peuple
palestinien, ainsi qu’à son droit légitime à
l’édification d’un Etat palestinien indépendant avec Al
Qods comme capitale.
Il a en outre annoncé que l'Organisation islamique
prend en charge l'élaboration et la mise en œuvre d'un
plan d'action médiatique international, visant la
mobilisation de l'opinion publique internationale, dans
le cadre d'une campagne médiatique pacifique à grande
échelle pour mettre en exergue la justesse de la cause
palestinienne et dire la vérité sur les offensives
israéliennes contre les sanctuaires de l'Islam et de la
chrétienté en Palestine.
Par la suite, Dr Nader Abdulaziz An-Nuri, représentant
de l’Organisation caritative islamique internationale a
pris la parole, et rappelé la conjoncture délicate dans
laquelle se tient cette conférence, au regard des
agressions et violations dont font l'objet les
institutions islamiques et chrétiennes. Après avoir
souligné les efforts consentis par les musulmans pour la
sauvegarde de leurs sanctuaires, particulièrement après
le Pacte de Omar, il a appelé le Monde islamique à
suivre la voie tracée par les califes et les compagnons
du Prophète dans ce domaine, ainsi qu'à dynamiser les
lois locales et les conventions internationales en vue
de faire face aux agressions israéliennes contre les
lieux saints. Il a, en outre, appelé à la mise en place
d'un plan d'action médiatique visant la protection de
ces sanctuaires.
Il a conclu son intervention en exprimant ses
remerciements à Sa Majesté le Roi Abdallah II de
Jordanie pour avoir placé cette rencontre sous son haut
patronage, ainsi qu'à son excellence, Dr Abdulaziz
Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation
islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture
pour les efforts louables consentis en faveur de la
consolidation des relations de coopération entre les
pays et organisations du monde arabo-musulman, notamment
l’Organisation caritative islamique internationale du
Koweït, exprimant la satisfaction de la Fondation quant
au bilan de sa coopération avec l'ISESCO.
Pour sa part, le représentant de l'Etat de Palestine,
Son Excellence Yahya Yakhlef, Ministre de la Culture, a
exprimé ses remerciements et sa profonde gratitude au
Roi, gouvernement et peuple de Jordanie, pour le soutien
permanent qu'ils apportent à l'Autorité nationale
palestinienne, toutes institutions et instances
gouvernementales et populaires confondues.
Il a également fait part de sa grande estime à l'égard
de l’Organisation islamique pour l’Education, les
Sciences et la Culture, de l’Organisation caritative
islamique internationale et de la Commission nationale
jordanienne pour l'Education, la Culture et les Sciences
pour l'organisation de cette conférence qui vise à
protéger les sanctuaires de l'Islam et de la chrétienté
en Palestine occupée, et attirer l'attention sur les
dangers auxquels fait face la ville d'Al Qods Asharif et
de la protéger contre les tentatives israéliennes de
judaïser, d’altérer les réalités sociodémographiques, de
resserrer l'étau autour de cette ville pour l'isoler du
reste des territoires palestiniens et de profaner ses
sanctuaires.
Il a rappelé, dans ce même sens, l'itinéraire du symbole
de la lutte du peuple palestinien, feu Yasser Arafat,
qui a porté Al Qods dans son coeur, son âme et son
esprit, et qui n'a pas cessé de proclamer, même dans les
derniers moments de sa vie, que "celui qui renoncera à
une once de terre d'Al Qods Asharif n'est pas des
nôtres".
Le Ministre palestinien de la Culture a affirmé que
cette conférence dont l'objectif consiste à élaborer un
projet de plan d'action médiatique visant à jeter la
lumière sur les attaques et violations dont est victime
la ville sainte d'Al Qods, représente une contribution
de poids à la sauvegarde de la ville et de ses
sanctuaires. Il s'agit, a-t-il affirmé, d'une initiative
méritoire qui doit être appuyée par d'autres efforts
susceptibles de la mettre en tête des préoccupations du
monde arabo-musulman et de la communauté internationale,
et de l'intégrer à l'ordre du jour des programmes des
Nations unies, ainsi que des diverses conférences et
rencontres internationales.
Il a mis, dans ce même ordre d'idée, l'UNESCO devant ses
responsabilités vis-à-vis de la ville d'Al Qods, en tant
qu'organisation chargée de veiller à la protection de
son patrimoine culturel.
La conférence a entamé ses travaux le mardi 23 novembre
2004 par la tenue de cinq séances de travail,
conformément au programme arrêté par les participants.
Ces séances ont été ponctuées par des interventions et
des discussions portant sur des recherches, études et
documents de travail qui s'articulent autour des quatre
axes de la conférence, à savoir :
1. Les sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en
Palestine : dangers et perspectives.
2. Les grandes lignes du projet de plan d'action
médiatique visant à faire connaître la question d'Al
Qods Asharif en Occident et ses mécanismes
d'application.
3. Le rôle des organisations nationales, régionales et
internationales dans la protection des sanctuaires de
l'Islam et de la chrétienté en Palestine.
4. Les mécanismes de mise en application des lois
nationales et des conventions internationales pour la
protection des sanctuaires.
Premièrement : Axes de discussion et interventions
a) La Conférence a examiné l'état des sanctuaires de
l'islam et de la chrétienté en Palestine, à la lumière
des dangers qu'ils encourent et de l'escalade de la
violence barbare pratiquée par les forces de
l'occupation israélienne sur le peuple palestinien et
qui s'étend à toutes ses composantes, régions,
institutions, monuments et lieux saints. Cette campagne
agressive menée par Israël a été à l'origine d'une
situation dramatique qui met en péril la paix et la
sécurité internationale.
En outre, la Conférence a condamné les crimes contre
l'humanité et les agressions perpétrées par Israël en
Palestine occupée, qui ont atteint une proportion
extrême et inégalée d'injustice, d'arrogance et
d'arbitraire. Les exactions commises par l'Etat
d'Israël, a souligné la Conférence, ont touché à la fois
l'homme, les constructions et les lieux de culte, tel
que les Mosquées, les églises et les zaouïas.
Même les cimetières et les tombeaux n'ont pas été
épargnés.
Au surplus, les conférenciers ont dénoncé les tentatives
israéliennes visant à modifier les appellations de
nombre de sanctuaires de l'islam auprès des instances
internationales, en les considérant comme faisant partie
du patrimoine juif. Ils ont attiré l'attention, en
effet, sur les dangers qui menacent ces lieux saints, à
la responsabilité qui incombe aux musulmans et aux
chrétiens de par le monde, et au rôle qu'ils doivent
jouer en vue de protéger ce patrimoine qui constitue un
héritage humain, religieux et civilisationnel commun et
un symbole culturel et social de l'attachement spirituel
et confessionnel et représentatif des différentes
valeurs religieuses et culturelles.
b) Les conférenciers ont salué l'initiative consistant à
élaborer un projet de plan d'action médiatique dont
l'objectif est de faire la lumière sur les agressions et
violations commises par Israël à l'encontre de la ville
d'Al Qods Asharif et les sanctuaires de l'Islam et de la
chrétienté en Palestine. Ils ont invité les décideurs
musulmans et chrétiens, les organisations
internationales et régionales, ainsi que les acteurs de
la société civile concernés à fixer les mécanismes de
cette stratégie médiatique qui doit être caractérisée
par la globalité, l'objectivité, l'efficacité et le
réalisme, et à prendre en considération les spécificités
de la conjoncture marquée par l'arrogance d'Israël, la
partialité des Etats-Unis et l'indifférence
internationale.
Les participants ont affirmé que la poursuite des
politiques actuelles mène vers le piège d'une solution
finale basée sur le report de tout effort, pour
permettre à Israël de poursuivre sa politique de
judaïsation de la ville sainte et la destruction du
patrimoine religieux et civilisationnel de l'islam et de
la chrétienté en Palestine.
Ils ont examiné, par ailleurs, les objectifs de ce plan
d'action, ses grandes lignes, ses fondements, ses
phases, son contenu et les étapes essentielles à sa mise
en place et son application, et adopté nombre de modèles
et de projets d'appui à ce plan.
c) La Conférence a également examiné les rapports de
plusieurs organisations internationales et régionales,
ainsi que ceux élaborés par des associations caritatives
régionales, sur leurs efforts et programmes en matière
de protection des sanctuaires de l'Islam et de la
chrétienté en Palestine et de sauvegarde de son
patrimoine et identité populaire.
Elle a exhorté l'ISESCO, l'ALECSO et l'UNESCO à mettre à
nu les pratiques et crimes israéliens portant atteinte
aux lieux saints en Palestine, les appelant à déployer
des efforts concertés dans le but de fournir l'appui
financier et technique susceptible de contribuer à
protéger et sauver ces lieux sacrés qui représentent un
patrimoine universel d'une valeur inestimable et font
partie intégrante de l'histoire religieuse de la région,
dont la protection incombe à la communauté
internationale, ainsi qu'aux organisations et instances
internationales et régionales.
Les conférenciers ont, également, invité ces
organisations à intervenir et à coordonner leurs actions
afin de faire pression sur le gouvernement israélien
pour l'amener à se retirer de l'ensemble des territoires
arabes et palestiniens occupés, y compris Al Qods
Asharif, capitale de l'Etat de Palestine.
d) La Conférence a condamné la violation par Israël des
résolutions de la légalité internationale, adoptées par
le Conseil de Sécurité, l'Assemblée générale des Nations
unies et l'UNESCO, et dénoncé la persistance des
autorités israéliennes à transgresser les principes du
droit international et le peu de cas qu'elles font de la
volonté et des sentiments de la Communauté
internationale, s'appuyant en cela sur une stratégie
dangereuse, de par ses tentatives de convaincre
l'Occident de la légitimité des graves atteintes
commises à l'encontre des sanctuaires en Palestine.
Pour y parvenir, l'Etat d'Israël tourne à son avantage
les lacunes des législations nationales et du droit
international, le but étant en effet de convaincre
l'Occident, et l'Amérique en particulier, qu'il se
trouve en état de faiblesse, constamment visé en tant
que pays moderne et démocratique qui défend les valeurs
de la "civilisation judéochrétienne", dans la région du
Proche-Orient.
La Conférence a également défini nombre de priorités et
de mécanismes juridiques susceptibles de soutenir les
efforts consentis en matière de protection des lieux
saints de l'islam et de la chrétienté en Palestine.
Deuxièment : Les recommandations
1. Appeler la communauté internationale ainsi que tous
les sympathisants de la cause palestinienne juste à
lever le voile sur les exactions commises par les forces
de l'occupation israélienne, à savoir la destruction des
lieux sacrés, les offensives lancées contre les
habitants, la terre et les constructions, ainsi que les
assassinats, les extraditions, les déplacements forcés,
les incarcérations, le déboisement, les excavations et
la construction du mur de séparation raciste, le blocus
sur les vivres et les pressions d'ordre politique,
économique et sécuritaire sur les institutions en vue de
geler leurs activités.
2. Produire des films et des ouvrages dans les langues
internationales, en vue de mettre en exergue le droit
historique des Arabes sur Al Qods Asharif, à travers les
données de l'histoire concrète (fouilles
archéologiques), après qu’Israël a falsifié l'histoire
écrite sur la Palestine et Al Qods.
3. Dénoncer les exactions commises par les autorités de
l'occupation israélienne qui agissent contrairement au
principe de la liberté de confession, maintiennent en
blocus la Mosquée d'Al Aqsa, la Basilique de la Nativité
à Bethléem, la Mosquée d'Hébron et le Saint Sépulcre à
Al Qods, et interdisent aux pratiquants musulmans
d'avoir accès à ces lieux, alors même qu'elles
autorisent les partis juifs extrémistes à profaner la
Mosquée d'Al Aqsa.
4. Soutenir les institutions éducatives et caritatives,
chrétiennes et musulmanes, afin de leur permettre
d'accomplir leurs missions, et de consacrer l'existence
de l'Etat palestinien, particulièrement à Al Qods
Asharif, et expurger des programmes d'enseignement
chrétiens et musulmans toute mention portant atteinte
aux confessions musulmane et chrétienne.
5. Favoriser la solidarité islamo-chrétienne, en
oeuvrant à ce que les délégations islamiques actives
dans le domaine de la défense de la cause palestinienne
et des sanctuaires de la Palestine, comptent parmi ses
membres des représentants des églises palestiniennes qui
peuvent servir de passerelles entre l'islam et la
chrétienté.
6. Elaborer une stratégie rigoureuse pour faire face au
programme de migration juive en Palestine, qui
représente la pierre angulaire du projet sioniste et son
principal objectif, lequel consiste à imposer des
changements démographiques et géographiques en terre
palestinienne.
7. Elaborer un projet de plan d'action médiatique
moderne aux contenus et aux objectifs clairs, qui
s'appuie sur des moyens bien définis et adopte un
discours crédible et réaliste, ayant pour objectifs de
servir d'outil d'apprentissage, de sensibiliser
l'opinion publique internationale à la justesse de la
cause palestinienne et de mettre à profit les
compétences musulmanes et chrétiennes en Occident.
8. Appeler à un dialogue inter-islamique et
inter-chrétien avant d'arriver à un dialogue
islamo-chrétien et ce, dans l'objectif de faire face
conjointement aux agressions israéliennes récurrentes
contre les hommes et les sanctuaires.
9. Organiser une exposition itinérante sur Al Qods
Asharif en tant que moyen concret de sensibiliser
l'opinion publique à travers la diffusion d'informations
crédibles, de démentir les allégations israéliennes
mensongères, de donner la preuve sur l'arabité d'Al Qods
et de dénoncer sans relâche les exactions, les abus et
les tueries perpétrés par les autorités israéliennes.
10. Adopter un discours médiatique arabe
(islamo-chrétien) différent du discours médiatique
actuel, un discours adapté à la mentalité occidentale et
qui soit relayé par les médias arabes dans les langues
internationales. Ces programmes comprennent des films et
des documentaires sur la civilisation d'Al Qods et ses
sanctuaires.
11. Elaborer un Atlas géographique, politique,
économique et social sur la situation d'Al Qods Asharif
qui documente les crimes israéliens et les agressions
commises à l'encontre des sanctuaires en Palestine, sa
traduction dans les langues internationales, sa
publication et sa diffusion dans les Etats occidentaux
et dans le reste du monde.
12. Produire un documentaire dans les langues vivantes
sur les massacres israéliens et les exactions qui ont
porté atteinte aux sanctuaires de l'islam et de la
chrétienté en Palestine, lequel documentaire sera
distribué aux chaînes satellitaires et, sous forme de
CD, aux organisations des droits de l'Homme, aux
établissements culturels, médiatiques et juridiques qui
s'intéressent à la question palestinienne.
13. Promouvoir des relations de coopération, de
jumelage, d'échange de visites entre les institutions
des communautés musulmanes et chrétiennes expatriées,
d'une part, et les Palestiniens d'autre part, à travers
le tissage de liens culturels, les investissements
économiques et la création de Commissions caritatives
pour le soutien de projets destinés à la protection des
sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine.
14. Inviter l'UNESCO, l'ISESCO et l'ALECSO, la
Fédération des Universités du Monde islamique, l'Union
des Universités arabes et autres institutions d'intérêt
commun à mettre en place des programmes dédiés à Al Qods
au profit des étudiants de l'enseignement secondaire et
supérieur et à demander aux institutions éducatives dans
le monde islamique de les intégrer dans leurs programmes
d'enseignement.
15. Inviter l'ISESCO à créer une page web qui sera
consacrée aux sanctuaires de l'islam et de la chrétienté
en Palestine, à mettre en exergue les risques qui les
menacent et à dénoncer les tentatives israéliennes de
judaïsation, de destruction, d'altération et de
modification des appellations de ces sanctuaires.
16. Encourager la coopération entre les organisations
internationales et régionales, notamment l'ISESCO,
l'UNESCO, l'ALECSO et l’Organisation caritative
islamique internationale du Koweït (Commssion caritative
palestinienne), en vue de mettre au point un programme
intégré qui détermine les besoins et proposent des
solutions pratiques pour la protection des sanctuaires
de l'islam et de la chrétienté en Palestine.
17. Saluer l'initiative de l'ISESCO, de l'Organisation
arabe des Jeunes Avocats et de l'Association marocaine
pour le soutien de la lutte palestinienne, consistant à
créer un Observatoire international pour la
documentation des crimes de guerre israéliens commis en
Palestine et appelle les Etats, les organisations et les
instances nationales, régionales et internationales à
apporter toutes les formes de soutien à cet Observatoire
pour qu'il contribue à la dénonciation de ces crimes et
qu'il montre à l'opinion publique les crimes et les
transgressions des droits de l'homme commis par Israël
qui ne fait aucun cas de la légalité internationale et
encore moins des résolutions des Nations unies.
18. Appeler l'Union des Avocats arabes et l'Organisation
arabe des jeunes Avocats à constituer une équipe
juridique spécialisée en vue de mettre au point des
textes de droit destinés à défendre les territoires
arabes occupés -Al Qods Asharif en tête-, protéger les
sanctuaires islamiques et chrétiens et coopérer avec les
instances internationales dans le but de mettre en
application les lois en vigueur.
19. Appeler la communauté internationale, les instances
des droits de l'Homme et les institutions médiatiques à
exercer une pression politique et diplomatique sur le
gouvernement israélien pour l'amener à mettre fin à la
construction de ce mur de séparation et de le démolir et
ce, en application des résolutions et des
recommandations des instances internationales
compétentes.
20. Inviter l'Organisation de la Conférence islamique et
la Ligue des Etats arabes à préparer des études
juridiques et entamer les consultations et les contacts
nécessaires avec les organisations internationales aux
fins de conclure une convention internationale pour
protéger les sanctuaires des différentes régions du
monde et en particulier dans les régions qui subissent
le joug de l'occupation.
21. Sensibiliser les juristes musulmans et chrétiens sur
l'importance de conjuguer leurs efforts en vue de
développer et mettre en œuvre les lois internationales
relatives à la protection des sanctuaires en Palestine ;
combler les lacunes que ces lois contiennent et qui sont
souvent et abusivement exploitées par les autorités
d'occupation israéliennes afin de justifier leurs
agressions contre les sanctuaires de l'islam et de la
chrétienté en Palestine.
22. Appeler l'Organisation de la Conférence islamique
(OCI) et l'ISESCO à entretenir des contacts avec les
chaînes satellitaires arabes qui envisagent d'émettre en
anglais pour qu'elles consacrent des émissions qui font
la lumière sur la question d'Al Qods et des sanctuaires
de l'islam et de la chrétienté en Palestine. Elle a
également exhorté les Etats membres de l'OCI, les
institutions culturelles et les établissements de
financement dans le monde islamique à fournir le soutien
nécessaire à cet effet.
23. Saluer l'initiative de l'ISESCO qui a consisté en la
diffusion d'un rapport documenté (photographies et
témoignages à l'appui) dans les langues arabe, anglaise
et française, illustrant les crimes de l'armée
israélienne à Jénine et ses massacres contre le peuple
palestinien, ses sanctuaires, son patrimoine et ses
institutions ; inviter, par ailleurs, l'ISESCO a
organiser des stages de formation spécialisés pour
développer les compétences et les aptitudes des avocats,
journalistes et juristes musulmans pour leur permettre
d'enrayer les dépassements et les agressions israéliens
par l'intermédiaire du droit pénal.
24. Appeler l'ISESCO et l’Organisation caritative
islamique internationale à traduire les actes de cette
Conférence en langues française et anglaise et les
diffuser sur une large échelle et la généraliser au
profit des interessés, des spécialistes des problèmes de
la protection des santuaires.
25. Charger l'ISESCO de constituer un groupe de travail
spécialisé pour l'élaboration d'un projet de plan
d'action médiatique -assorti de ses mécanismes
d'application- qui sera présenté aux conférences arabes
et islamiques pour examen et soutien.
26. Saluer l'accord établi entre l'ISESCO et
l’Organisation caritative concernant la tenue, en 2005,
de la troisième conférence sur la protection des
sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine
et accueillir favorablement la proposition du président
de la commission caritative de Palestine (au Koweït) de
tenir cette Conférence à l'aimable invitation de
l’Organisation caritative du Koweït.
Lors de la séance de clôture de la Conférence, tenue le
25 novembre 2004, et à laquelle ont assisté Dr Ahmed
Mohamed Halil, Ministre des Waqfs, des Affaires et des
Sanctuaires islamiques et représentant du Souverain
jordanien Sa Majesté le Roi Abdallah II Bin Hussein, Dr
Khaled Touqane, Ministre de l'Education et de
l'Enseignement au Royaume hachémite de Jordanie, Dr
Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de
l'Organisation islamique pour l'Education, les Sciences
et la Culture, Dr Nader Abdulaziz An-Nuri, président de
la Commission caritative palestinienne et Cheikh Ikrima
Saïd Sabri, mufti général d'Al-Qods et de Palestine, les
conférenciers ont adopté le communiqué final et les
recommandations de la Conférence ;
- En outre, la Conférence a salué les efforts de
l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences
et la Culture, de son Directeur général, Son Excellence
Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, de l’Organisation
caritative islamique internationale (Koweït) et de son
président Son Excellence Pr Youssef Jassim Al Haji
Ahmed, pour avoir pris l'initiative d'organiser la 2e
session de cette conférence, qui a été couronnée de
succès à tous égards. Les conférenciers ont également
rendu hommage à la Commission nationale jordanienne pour
l'Education, la Culture et les Sciences pour avoir
collaboré avec un élan considérable à l'organisation de
la Conférence, et exprimé leurs sincères remerciements
et leur profonde gratitude à Dr Ahmed Halil, Ministre
des Waqfs, des Affaires et des Sanctuaires islamiques et
à Dr Khaled Touqane, Ministre de l'Education et de
l'Enseignement au Royaume hachémite de Jordanie.
Les conférenciers ont clôturé leurs travaux en adressant
un message de remerciements et de gratitude au Souverain
hachémite le Roi Abdallah II pour avoir accepté de
placer la conférence sous son haut patronage pour
l'accueil chaleureux et l'agréable séjour qu'ils ont
passé dans leur deuxième pays, le Royaume hachémite de
Jordanie.