Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -
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Note

 

Communiqué final

et recommandations

 

 

L’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture -ISESCO- a organisé du 10 au 12 Chaoual 1425 H (Correspondant au 23-2 novembre 2004) à Amman, sous le haut patronnage du Souverain hachémite Sa Majesté le Roi Abdellah II Ibn Hussein de Jordanie, en partenariat avec l’Organisation caritative islamique Internationale (Commission caritative palestinienne au Koweït), et en coopération avec la Commission nationale jordanienne pour l’education, les Sciences et la Culture, la 2e Conférence internationale sur la protection des sanctuaires de l’islam et de la chrétienté en Palestine.

Cette rencontre a vu la participation d’une délégation représentant l’Etat de Palestine, présidée par SE le Pr Yahya Yakhlef, Ministre de la Culture et composée du Cheikh Ikrima Saïd Sabri, Mufti général d’Al Qods et de la Palestine, d’une pléiade d’ouléma musulmans et d’hommes de religion chrétiens représentant les différentes églises chrétiennes de Palestine, ainsi que de nombreux penseurs, scientifiques, hommes de lettres, de droit et de l’information du monde arabo-islamique, des représentants d’organisations internationales et islamiques, d’organisations de la société civile et d’associations caritatives.

Après exécution de l’hymne national royal de Jordanie et lecture de quelques versets du Saint Coran, Dr Ahmed Mohamed Halil, Ministre jordanien du Waqf et des Affaires et Sanctuaires islamiques, en sa qualité de représentant de Sa majesté le Roi Abdallah II, Parrain de la Conférence, a prononcé une allocution dans laquelle il a mis en relief la portée et la signification du patronage accordé par le souverain hachémite à cette conférence, soulignant le souci constant du royaume de veiller à la protection des sanctuaires de l’islam et de la chrétienté en Palestine et Al Qods, ainsi que la tradition perpétuée par la famille hachémite à cet égard. A cet effet, il a appelé le monde islamique à renforcer la coopération, la concertation et la coordination à tous les niveaux, notamment celui des organisations internationales régionales, et plus particulièrement l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture.

Son Excellence a, par ailleurs, mis en exergue les efforts et le rôle du Royaume de Jordanie, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Abdallah II, pour la protection des sanctuaires de l’islam et de la chrétienté. Il a cité à titre d’exemple les dernières actions en date accomplies dans ce sens par la Jordanie, à savoir la construction d’un nouveau minaret à la Mosquée Al Aqsa, les travaux de restauration et de consolidation de la Mosquée Al Marwani et la reconstruction du Minbar de Salaheddine Al Ayyoubi.

Il a réitéré, à cette occasion, la ferme volonté de son pays de coopérer avec les institutions islamiques et chrétiennes de Palestine, ainsi qu’avec l’Autorité nationale palestinienne pour la réhabilitation et l’entretien des sanctuaires de ce pays.

En outre, il a souligné l’intérêt particulier porté à cette question par l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture et rendu hommage à son Directeur général, Son Excellence Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, pour les efforts inlassables et louables qu’il déploie en matière de soutien des institutions éducatives, scientifiques, culturelles et de protection des sanctuaires en Palestine.

Il a, enfin, souhaité aux participants, au nom de Sa Majesté le Roi, plein succès dans leurs travaux et un agréable séjour dans leur seconde patrie, le Royaume de Jordanie.

Par la suite, Son Excellence Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture, a prononcé une allocution dans laquelle il a exprimé ses sincères remerciements et sa profonde gratitude à Sa Majesté le Roi Abdallah II de Jordanie pour avoir accepté de placer cette Conférence sous son haut patronage, donnant ainsi la preuve du grand attachement de Sa majesté aux lieux saints en cette terre des Prophètes, et consacrant une tradition de la famille hachémite, bien ancrée dans l’histoire contemporaine, pour la défense et la sauvegarde des sanctuaires en Palestine.

Le Directeur général de l’ISESCO a tenu, à cette occasion, à rendre un hommage posthume au leader palestinien Yasser Arafat, implorant Dieu, le Très Haut, de prêter réconfort et patience au peuple palestinien. Il a souligné que le décès du Président Arafat constitue une grande perte pour la Oumma islamique, et exprimé sa confiance que les compagnons et frères du regretté Président poursuivront l’œuvre de lutte légitime et juste qu’il a menée pour l’édification d’un Etat palestinien indépendant avec Al Qods Asharif pour capitale.

Dans ce même ordre d’idée, il a appelé à démasquer et à faire face au colonisateur israélien qui poursuit ses exactions quotidiennes à l’encontre des lieux saints de l’Islam et de la chrétienté en Palestine, et persiste à ignorer les appels et résolutions internationaux relatifs à la situation générale dans ce pays.

Dr Altwaijri a réaffirmé l’engagement de principe de l’ISESCO en faveur de la protection des sanctuaires en Palestine et du soutien aux causes justes du peuple palestinien, ainsi qu’à son droit légitime à l’édification d’un Etat palestinien indépendant avec Al Qods comme capitale.

 Il a en outre annoncé que l'Organisation islamique prend en charge l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan d'action médiatique international, visant la mobilisation de l'opinion publique internationale, dans le cadre d'une campagne médiatique pacifique à grande échelle pour mettre en exergue la justesse de la cause palestinienne et dire la vérité sur les offensives israéliennes contre les sanctuaires de l'Islam et de la chrétienté en Palestine.

Par la suite, Dr Nader Abdulaziz An-Nuri, représentant de l’Organisation caritative islamique internationale a pris la parole, et rappelé la conjoncture délicate dans laquelle se tient cette conférence, au regard des agressions et violations dont font l'objet les institutions islamiques et chrétiennes. Après avoir souligné les efforts consentis par les musulmans pour la sauvegarde de leurs sanctuaires, particulièrement après le Pacte de Omar, il a appelé le Monde islamique à suivre la voie tracée par les califes et les compagnons du Prophète dans ce domaine, ainsi qu'à dynamiser les lois locales et les conventions internationales en vue de faire face aux agressions israéliennes contre les lieux saints. Il a, en outre, appelé à la mise en place d'un plan d'action médiatique visant la protection de ces sanctuaires.

Il a conclu son intervention en exprimant ses remerciements à Sa Majesté le Roi Abdallah II de Jordanie pour avoir placé cette rencontre sous son haut patronage, ainsi qu'à son excellence, Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture pour les efforts louables consentis en faveur de la consolidation des relations de coopération entre les pays et organisations du monde arabo-musulman, notamment l’Organisation caritative islamique internationale du Koweït, exprimant la satisfaction de la Fondation quant au bilan de sa coopération avec l'ISESCO.

Pour sa part, le représentant de l'Etat de Palestine, Son Excellence Yahya Yakhlef, Ministre de la Culture, a exprimé ses remerciements et sa profonde gratitude au Roi, gouvernement et peuple de Jordanie, pour le soutien permanent qu'ils apportent à l'Autorité nationale palestinienne, toutes institutions et instances gouvernementales et populaires confondues.

Il a également fait part de sa grande estime à l'égard de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture, de l’Organisation caritative islamique internationale et de la Commission nationale jordanienne pour l'Education, la Culture et les Sciences pour l'organisation de cette conférence qui vise à protéger les sanctuaires de l'Islam et de la chrétienté en Palestine occupée, et attirer l'attention sur les dangers auxquels fait face la ville d'Al Qods Asharif et de la protéger contre les tentatives israéliennes de judaïser, d’altérer les réalités sociodémographiques, de resserrer l'étau autour de cette ville pour l'isoler du reste des territoires palestiniens et de profaner ses sanctuaires.

Il a rappelé, dans ce même sens, l'itinéraire du symbole de la lutte du peuple palestinien, feu Yasser Arafat, qui a porté Al Qods dans son coeur, son âme et son esprit, et qui n'a pas cessé de proclamer, même dans les derniers moments de sa vie, que "celui qui renoncera à une once de terre d'Al Qods Asharif n'est pas des nôtres".

Le Ministre palestinien de la Culture a affirmé que cette conférence dont l'objectif consiste à élaborer un projet de plan d'action médiatique visant à jeter la lumière sur les attaques et violations dont est victime la ville sainte d'Al Qods, représente une contribution de poids à la sauvegarde de la ville et de ses sanctuaires. Il s'agit, a-t-il affirmé, d'une initiative méritoire qui doit être appuyée par d'autres efforts susceptibles de la mettre en tête des préoccupations du monde arabo-musulman et de la communauté internationale, et de l'intégrer à l'ordre du jour des programmes des Nations unies, ainsi que des diverses conférences et rencontres internationales.

Il a mis, dans ce même ordre d'idée, l'UNESCO devant ses responsabilités vis-à-vis de la ville d'Al Qods, en tant qu'organisation chargée de veiller à la protection de son patrimoine culturel.

La conférence a entamé ses travaux le mardi 23 novembre 2004 par la tenue de cinq séances de travail, conformément au programme arrêté par les participants. Ces séances ont été ponctuées par des interventions et des discussions portant sur des recherches, études et documents de travail qui s'articulent autour des quatre axes de la conférence, à savoir :

1. Les sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine : dangers et perspectives.

2. Les grandes lignes du projet de plan d'action médiatique visant à faire connaître la question d'Al Qods Asharif en Occident et ses mécanismes d'application.

3. Le rôle des organisations nationales, régionales et internationales dans la protection des sanctuaires de l'Islam et de la chrétienté en Palestine.

4. Les mécanismes de mise en application des lois nationales et des conventions internationales pour la protection des sanctuaires.

Premièrement : Axes de discussion et interventions

a) La Conférence a examiné l'état des sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine, à la lumière des dangers qu'ils encourent et de l'escalade de la violence barbare pratiquée par les forces de l'occupation israélienne sur le peuple palestinien et qui s'étend à toutes ses composantes, régions, institutions, monuments et lieux saints. Cette campagne agressive menée par Israël a été à l'origine d'une situation dramatique qui met en péril la paix et la sécurité internationale.

En outre, la Conférence a condamné les crimes contre l'humanité et les agressions perpétrées par Israël en Palestine occupée, qui ont atteint une proportion extrême et inégalée d'injustice, d'arrogance et d'arbitraire. Les exactions commises par l'Etat d'Israël, a souligné la Conférence, ont touché à la fois l'homme, les constructions et les lieux de culte, tel que les Mosquées, les églises et les zaouïas.

Même les cimetières et les tombeaux n'ont pas été épargnés.

Au surplus, les conférenciers ont dénoncé les tentatives israéliennes visant à modifier les appellations de nombre de sanctuaires de l'islam auprès des instances internationales, en les considérant comme faisant partie du patrimoine juif. Ils ont attiré l'attention, en effet, sur les dangers qui menacent ces lieux saints, à la responsabilité qui incombe aux musulmans et aux chrétiens de par le monde, et au rôle qu'ils doivent jouer en vue de protéger ce patrimoine qui constitue un héritage humain, religieux et civilisationnel commun et un symbole culturel et social de l'attachement spirituel et confessionnel et représentatif des différentes valeurs religieuses et culturelles.

b) Les conférenciers ont salué l'initiative consistant à élaborer un projet de plan d'action médiatique dont l'objectif est de faire la lumière sur les agressions et violations commises par Israël à l'encontre de la ville d'Al Qods Asharif et les sanctuaires de l'Islam et de la chrétienté en Palestine. Ils ont invité les décideurs musulmans et chrétiens, les organisations internationales et régionales, ainsi que les acteurs de la société civile concernés à fixer les mécanismes de cette stratégie médiatique qui doit être caractérisée par la globalité, l'objectivité, l'efficacité et le réalisme, et à prendre en considération les spécificités de la conjoncture marquée par l'arrogance d'Israël, la partialité des Etats-Unis et l'indifférence internationale.

Les participants ont affirmé que la poursuite des politiques actuelles mène vers le piège d'une solution finale basée sur le report de tout effort, pour permettre à Israël de poursuivre sa politique de judaïsation de la ville sainte et la destruction du patrimoine religieux et civilisationnel de l'islam et de la chrétienté en Palestine.

Ils ont examiné, par ailleurs, les objectifs de ce plan d'action, ses grandes lignes, ses fondements, ses phases, son contenu et les étapes essentielles à sa mise en place et son application, et adopté nombre de modèles et de projets d'appui à ce plan.

c) La Conférence a également examiné les rapports de plusieurs organisations internationales et régionales, ainsi que ceux élaborés par des associations caritatives régionales, sur leurs efforts et programmes en matière de protection des sanctuaires de l'Islam et de la chrétienté en Palestine et de sauvegarde de son patrimoine et identité populaire.

Elle a exhorté l'ISESCO, l'ALECSO et l'UNESCO à mettre à nu les pratiques et crimes israéliens portant atteinte aux lieux saints en Palestine, les appelant à déployer des efforts concertés dans le but de fournir l'appui financier et technique susceptible de contribuer à protéger et sauver ces lieux sacrés qui représentent un patrimoine universel d'une valeur inestimable et font partie intégrante de l'histoire religieuse de la région, dont la protection incombe à la communauté internationale, ainsi qu'aux organisations et instances internationales et régionales.

Les conférenciers ont, également, invité ces organisations à intervenir et à coordonner leurs actions afin de faire pression sur le gouvernement israélien pour l'amener à se retirer de l'ensemble des territoires arabes et palestiniens occupés, y compris Al Qods Asharif, capitale de l'Etat de Palestine.

d) La Conférence a condamné la violation par Israël des résolutions de la légalité internationale, adoptées par le Conseil de Sécurité, l'Assemblée générale des Nations unies et l'UNESCO, et dénoncé la persistance des autorités israéliennes à transgresser les principes du droit international et le peu de cas qu'elles font de la volonté et des sentiments de la Communauté internationale, s'appuyant en cela sur une stratégie dangereuse, de par ses tentatives de convaincre l'Occident de la légitimité des graves atteintes commises à l'encontre des sanctuaires en Palestine.

Pour y parvenir, l'Etat d'Israël tourne à son avantage les lacunes des législations nationales et du droit international, le but étant en effet de convaincre l'Occident, et l'Amérique en particulier, qu'il se trouve en état de faiblesse, constamment visé en tant que pays moderne et démocratique qui défend les valeurs de la "civilisation judéochrétienne", dans la région du Proche-Orient.

La Conférence a également défini nombre de priorités et de mécanismes juridiques susceptibles de soutenir les efforts consentis en matière de protection des lieux saints de l'islam et de la chrétienté en Palestine.

Deuxièment : Les recommandations

1. Appeler la communauté internationale ainsi que tous les sympathisants de la cause palestinienne juste à lever le voile sur les exactions commises par les forces de l'occupation israélienne, à savoir la destruction des lieux sacrés, les offensives lancées contre les habitants, la terre et les constructions, ainsi que les assassinats, les extraditions, les déplacements forcés, les incarcérations, le déboisement, les excavations et la construction du mur de séparation raciste, le blocus sur les vivres et les pressions d'ordre politique, économique et sécuritaire sur les institutions en vue de geler leurs activités.

2. Produire des films et des ouvrages dans les langues internationales, en vue de mettre en exergue le droit historique des Arabes sur Al Qods Asharif, à travers les données de l'histoire concrète (fouilles archéologiques), après qu’Israël a falsifié l'histoire écrite sur la Palestine et Al Qods.

3. Dénoncer les exactions commises par les autorités de l'occupation israélienne qui agissent contrairement au principe de la liberté de confession, maintiennent en blocus la Mosquée d'Al Aqsa, la Basilique de la Nativité à Bethléem, la Mosquée d'Hébron et le Saint Sépulcre à Al Qods, et interdisent aux pratiquants musulmans d'avoir accès à ces lieux, alors même qu'elles autorisent les partis juifs extrémistes à profaner la Mosquée d'Al Aqsa.

4. Soutenir les institutions éducatives et caritatives, chrétiennes et musulmanes, afin de leur permettre d'accomplir leurs missions, et de consacrer l'existence de l'Etat palestinien, particulièrement à Al Qods Asharif, et expurger des programmes d'enseignement chrétiens et musulmans toute mention portant atteinte aux confessions musulmane et chrétienne.

5. Favoriser la solidarité islamo-chrétienne, en oeuvrant à ce que les délégations islamiques actives dans le domaine de la défense de la cause palestinienne et des sanctuaires de la Palestine, comptent parmi ses membres des représentants des églises palestiniennes qui peuvent servir de passerelles entre l'islam et la chrétienté.

6. Elaborer une stratégie rigoureuse pour faire face au programme de migration juive en Palestine, qui représente la pierre angulaire du projet sioniste et son principal objectif, lequel consiste à imposer des changements démographiques et géographiques en terre palestinienne.

7. Elaborer un projet de plan d'action médiatique moderne aux contenus et aux objectifs clairs, qui s'appuie sur des moyens bien définis et adopte un discours crédible et réaliste, ayant pour objectifs de servir d'outil d'apprentissage, de sensibiliser l'opinion publique internationale à la justesse de la cause palestinienne et de mettre à profit les compétences musulmanes et chrétiennes en Occident.

8. Appeler à un dialogue inter-islamique et inter-chrétien avant d'arriver à un dialogue islamo-chrétien et ce, dans l'objectif de faire face conjointement aux agressions israéliennes récurrentes contre les hommes et les sanctuaires.

9. Organiser une exposition itinérante sur Al Qods Asharif en tant que moyen concret de sensibiliser l'opinion publique à travers la diffusion d'informations crédibles, de démentir les allégations israéliennes mensongères, de donner la preuve sur l'arabité d'Al Qods et de dénoncer sans relâche les exactions, les abus et les tueries perpétrés par les autorités israéliennes.

10. Adopter un discours médiatique arabe (islamo-chrétien) différent du discours médiatique actuel, un discours adapté à la mentalité occidentale et qui soit relayé par les médias arabes dans les langues internationales. Ces programmes comprennent des films et des documentaires sur la civilisation d'Al Qods et ses sanctuaires.

11. Elaborer un Atlas géographique, politique, économique et social sur la situation d'Al Qods Asharif qui documente les crimes israéliens et les agressions commises à l'encontre des sanctuaires en Palestine, sa traduction dans les langues internationales, sa publication et sa diffusion dans les Etats occidentaux et dans le reste du monde.

12. Produire un documentaire dans les langues vivantes sur les massacres israéliens et les exactions qui ont porté atteinte aux sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine, lequel documentaire sera distribué aux chaînes satellitaires et, sous forme de CD, aux organisations des droits de l'Homme, aux établissements culturels, médiatiques et juridiques qui s'intéressent à la question palestinienne.

13. Promouvoir des relations de coopération, de jumelage, d'échange de visites entre les institutions des communautés musulmanes et chrétiennes expatriées, d'une part, et les Palestiniens d'autre part, à travers le tissage de liens culturels, les investissements économiques et la création de Commissions caritatives pour le soutien de projets destinés à la protection des sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine.

14. Inviter l'UNESCO, l'ISESCO et l'ALECSO, la Fédération des Universités du Monde islamique, l'Union des Universités arabes et autres institutions d'intérêt commun à mettre en place des programmes dédiés à Al Qods au profit des étudiants de l'enseignement secondaire et supérieur et à demander aux institutions éducatives dans le monde islamique de les intégrer dans leurs programmes d'enseignement.

15. Inviter l'ISESCO à créer une page web qui sera consacrée aux sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine, à mettre en exergue les risques qui les menacent et à dénoncer les tentatives israéliennes de judaïsation, de destruction, d'altération et de modification des appellations de ces sanctuaires.

16. Encourager la coopération entre les organisations internationales et régionales, notamment l'ISESCO, l'UNESCO, l'ALECSO et l’Organisation caritative islamique internationale du Koweït (Commssion caritative palestinienne), en vue de mettre au point un programme intégré qui détermine les besoins et proposent des solutions pratiques pour la protection des sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine.

17. Saluer l'initiative de l'ISESCO, de l'Organisation arabe des Jeunes Avocats et de l'Association marocaine pour le soutien de la lutte palestinienne, consistant à créer un Observatoire international pour la documentation des crimes de guerre israéliens commis en Palestine et appelle les Etats, les organisations et les instances nationales, régionales et internationales à apporter toutes les formes de soutien à cet Observatoire pour qu'il contribue à la dénonciation de ces crimes et qu'il montre à l'opinion publique les crimes et les transgressions des droits de l'homme commis par Israël qui ne fait aucun cas de la légalité internationale et encore moins des résolutions des Nations unies.

18. Appeler l'Union des Avocats arabes et l'Organisation arabe des jeunes Avocats à constituer une équipe juridique spécialisée en vue de mettre au point des textes de droit destinés à défendre les territoires arabes occupés -Al Qods Asharif en tête-, protéger les sanctuaires islamiques et chrétiens et coopérer avec les instances internationales dans le but de mettre en application les lois en vigueur.

19. Appeler la communauté internationale, les instances des droits de l'Homme et les institutions médiatiques à exercer une pression politique et diplomatique sur le gouvernement israélien pour l'amener à mettre fin à la construction de ce mur de séparation et de le démolir et ce, en application des résolutions et des recommandations des instances internationales compétentes.

20. Inviter l'Organisation de la Conférence islamique et la Ligue des Etats arabes à préparer des études juridiques et entamer les consultations et les contacts nécessaires avec les organisations internationales aux fins de conclure une convention internationale pour protéger les sanctuaires des différentes régions du monde et en particulier dans les régions qui subissent le joug de l'occupation.

21. Sensibiliser les juristes musulmans et chrétiens sur l'importance de conjuguer leurs efforts en vue de développer et mettre en œuvre les lois internationales relatives à la protection des sanctuaires en Palestine ; combler les lacunes que ces lois contiennent et qui sont souvent et abusivement exploitées par les autorités d'occupation israéliennes afin de justifier leurs agressions contre les sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine.

22. Appeler l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) et l'ISESCO à entretenir des contacts avec les chaînes satellitaires arabes qui envisagent d'émettre en anglais pour qu'elles consacrent des émissions qui font la lumière sur la question d'Al Qods et des sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine. Elle a également exhorté les Etats membres de l'OCI, les institutions culturelles et les établissements de financement dans le monde islamique à fournir le soutien nécessaire à cet effet.

23. Saluer l'initiative de l'ISESCO qui a consisté en la diffusion d'un rapport documenté (photographies et témoignages à l'appui) dans les langues arabe, anglaise et française, illustrant les crimes de l'armée israélienne à Jénine et ses massacres contre le peuple palestinien, ses sanctuaires, son patrimoine et ses institutions ; inviter, par ailleurs, l'ISESCO a organiser des stages de formation spécialisés pour développer les compétences et les aptitudes des avocats, journalistes et juristes musulmans pour leur permettre d'enrayer les dépassements et les agressions israéliens par l'intermédiaire du droit pénal.

24. Appeler l'ISESCO et l’Organisation caritative islamique internationale à traduire les actes de cette Conférence en langues française et anglaise et les diffuser sur une large échelle et la généraliser au profit des interessés, des spécialistes des problèmes de la protection des santuaires.

25. Charger l'ISESCO de constituer un groupe de travail spécialisé pour l'élaboration d'un projet de plan d'action médiatique -assorti de ses mécanismes d'application- qui sera présenté aux conférences arabes et islamiques pour examen et soutien.

26. Saluer l'accord établi entre l'ISESCO et l’Organisation caritative concernant la tenue, en 2005, de la troisième conférence sur la protection des sanctuaires de l'islam et de la chrétienté en Palestine et accueillir favorablement la proposition du président de la commission caritative de Palestine (au Koweït) de tenir cette Conférence à l'aimable invitation de l’Organisation caritative du Koweït.

Lors de la séance de clôture de la Conférence, tenue le 25 novembre 2004, et à laquelle ont assisté Dr Ahmed Mohamed Halil, Ministre des Waqfs, des Affaires et des Sanctuaires islamiques et représentant du Souverain jordanien Sa Majesté le Roi Abdallah II Bin Hussein, Dr Khaled Touqane, Ministre de l'Education et de l'Enseignement au Royaume hachémite de Jordanie, Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l'Organisation islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture, Dr Nader Abdulaziz An-Nuri, président de la Commission caritative palestinienne et Cheikh Ikrima Saïd Sabri, mufti général d'Al-Qods et de Palestine, les conférenciers ont adopté le communiqué final et les recommandations de la Conférence ;

- En outre, la Conférence a salué les efforts de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture, de son Directeur général, Son Excellence Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, de l’Organisation caritative islamique internationale (Koweït) et de son président Son Excellence Pr Youssef Jassim Al Haji Ahmed, pour avoir pris l'initiative d'organiser la 2e session de cette conférence, qui a été couronnée de succès à tous égards. Les conférenciers ont également rendu hommage à la Commission nationale jordanienne pour l'Education, la Culture et les Sciences pour avoir collaboré avec un élan considérable à l'organisation de la Conférence, et exprimé leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude à Dr Ahmed Halil, Ministre des Waqfs, des Affaires et des Sanctuaires islamiques et à Dr Khaled Touqane, Ministre de l'Education et de l'Enseignement au Royaume hachémite de Jordanie.

Les conférenciers ont clôturé leurs travaux en adressant un message de remerciements et de gratitude au Souverain hachémite le Roi Abdallah II pour avoir accepté de placer la conférence sous son haut patronage pour l'accueil chaleureux et l'agréable séjour qu'ils ont passé dans leur deuxième pays, le Royaume hachémite de Jordanie.

 

 
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