L’avenir d’Al Qods et la problématique
de la protection juridique des sanctuaires
Allocution de Son Excellence
Dr Abdulaziz Othman Altwaijri(*)
Louange à Dieu le Clément, le Miséricordieux,
Excellence, Dr Ahmed Halil, ministre du waqf, des
affaires et des sanctuaires islamiques au Royaume
hachémite de Jordanie, Représentant de Sa Majesté le
Roi,
Excellence Dr Khaled Touqane, ministre de l’Education et
de l’Enseignement au Royaume hachémite de Jordanie,
Excellence Cheikh Nader Abdulaziz An-Nuri, président de
la Commission caritative palestinienne,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Assalamu alaïkoum wa rahmatu Allah wa barakatuh,
Je voudrais, de prime abord, exprimer mes remerciements
aux honorables chercheurs qui ont enrichi cet axe, grâce
à leurs excellentes contributions et propositions, qui
seront prises en compte lors de l’application des
recommandations ayant sanctionné les travaux de votre
conférence. Je remercie également les personnes, auteurs
de textes qui nous ont énormément touché et soulevé
notre nostalgie. Parler de la Palestine en général et
d’Al Qods en particulier attise nos peines et chagrins.
Je crois, à l’instar de la majorité des personnes ici
présentes et dans l’ensemble des régions islamiques, que
le conflit imposé à notre oumma est, en premier lieu,
d’ordre civilisationnel, eu égard à ses aspects
religieux, culturels, politiques, économiques et
sociaux. D’aucuns ont actionné tous les leviers pour
parvenir à la situation actuelle, alors que nous n’avons
pas pris, avec mon plus grand regret, la juste mesure
des événements pour se préparer à ce conflit. J’espère
que nous puissions tirer la leçon des expériences
antécédentes et que le désespoir ne s’achemine pas vers
nos cœurs.
Le croyant n’est-il pas tenu de travailler et d’exceller
dans sa besogne, comme dit le Prophète, que la prière et
la paix soient sur lui : "si au moment du jugement
dernier, l’un d’entre vous a un plant (fassila) dans les
mains et qu’il ne peut se mettre debout, avant de
l’avoir transplanté, qu’il le fasse". L’islam préconise
d’œuvrer dans le cadre de la solidarité, l’intégration,
l’amitié et la fraternité. Les chrétiens dans le Monde
islamique sont nos frères auxquels nous sommes unis par
les liens de la patrie, la civilisation et la lutte
commune pour relever les défis. Aussi oeuvrons-nous au
sein de l’Organisation islamique pour l’Education, les
Sciences et la Culture, à appliquer nos activités en
ciblant le bien-être des fils de la oumma
arabo-islamique, tous courants et ethnies confondus,
sans distinction aucune, le dessein étant d’unifier et
de renforcer les rangs de la oumma.
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Je ne voudrais pas être long. Mais je tiens à souligner,
comme a dit auparavant le premier intervenant à cette
séance, qu’Israël fait sa loi dans les territoires
occupés, foulant au pied le droit international. Le
protecteur d’Israël applique ses propres lois
aujourd’hui en Irak et en Afghanistan, allant lui aussi
à l’encontre du droit international. Ils sont complices
dans le crime contre notre oumma. L’occupation par
Israël des territoires de la Palestine, la destruction
de ses villages et villes, l’assassinat de ses fils sont
autant d’actes qui ont pour dessein d’exterminer le
peuple palestinien, sachant qu’Israël est un Etat
raciste qui ne reconnaît pas les résolutions
internationales, encore moins les valeurs humaines.
Aussi devons-nous appréhender la nature du conflit avec
Israël en prenant en compte ces faits.
J’implore Dieu le Très Haut de consolider notre unité et
d’unifier nos rangs.
Je vous remercie pour votre attention.
Wassalamu alaïkoum wa rahmatu Allah wa barakatuh.
(*) Directeur général de l’Organisation islamique pour
l’Education, les Sciences et la Culture –ISESCO-.