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39.
Al-Kashi
(mort en 1436)
Ghayath al-Din ibn Massud ibn Mohamed al-Kachi est né vers
la fin du huitième siècle de l'Hégire, à Kashan, Iran. Il
étudia la grammaire, la jurisprudence et la logique avant de
se tourner vers les mathématiques, où il excella. Rien
d'étonnant à cela lorsqu'on sait que son père était l'un des
grands savants en matière de mathématiques et d'astronomie.
Al-Kachi a passé la majeure partie de sa vie à Samarkand où
il fit construire un observatoire, qu'il appela
«l'Observatoire de Samarkand».(258)
Contributions scientifiques
Al-Kachi
apporta maints éclaircissements aux travaux des astronomes
ayant travaillé avec Nassir Ad-Dine al-Tusi dans
l'observatoire de Marâgha, et authentifia les tableaux des
astres, élaborés par les observateurs de ce dernier. Il fit,
d'autre part, une évaluation rigoureuse des éclipses du
soleil survenues durant les trois années, entre 809 et 811
de l'Hégire / 1407-1409. Il est, en outre, le premier à
avoir découvert que les orbites de la lune et de mercure
sont elliptiques.(259)
En
mathématiques, il inventa les fractions décimales. Smith,
dans son ouvrage «l'Histoire des Mathématiques», souligne
que «La divergence entre les mathématiciens est énorme, mais
ils s'accordent, dans leur majorité, à reconnaître que c'est
al-Kachi qui a mis au point les fractions décimales».(260)
Al-Kachi a élaboré, d'autre part, une règle relative à
l’ensemble des nombres naturels élevés à la puissance
quatre. Carra de Vaux, dans son discours sur les astronomes
musulmans, écrit : «Puis survient al-Kachi pour nous initier
à la méthode pour obtenir la somme de la série des nombres
élevés à la puissance quatre, ce qui était auparavant
irréalisable sans quelque exercice de génie».(261)
Œuvres
Al-Kachi
a abordé dans ses ouvrages diverses disciplines. Parmi ses
livres :
- «Kitab
al-Zeij al-Khaqani» (Tables de Khaqan), avec les listes
astronomiques élaborées par les astronomes de l'observatoire
de Marâgha.(262)
- «Rissalat
fil Hissab» (Traité d'arithmétique) ;
- «Rissalat
fil Handassa» (Traité de géométrie) ;
- «Rissalat
al-Djib wal Watar» (Traité sur les sinus et les hypoténuses)
;
- «Rissalat
aan Ihliliji al-Qamar wa Utared» (Traité sur les ellipses de
la lune et de mercure).
- «Miftahul
Hissab» (Clé du Calcul)
- «Sullamu
al-Samaa» (Echelle du Ciel)
Parlant de l'importance des œuvres d'al-Kachi, en
particulier son «Clé de l'arithmétique», Abdullah al-Difae
souligne que : «La Clé de l'Arithmétique fut une source
d'inspiration tant pour les savants orientaux
qu'occidentaux, à laquelle ils ont eu recours pour
l'enseignement scolaire et universitaire de leurs enfants,
pendant des siècles durant. Ils ont employé, en outre,
plusieurs des théories et règles qu'al-Kachi a élaborées,
vérifiées et prouvées».(263)
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