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25. Omar al-Khayyam
(1038/1048 - 1123/1124)

Abu al-Fath Omar ibn Ibrahim al-Khayyam, était un philosophe et poète perse, ainsi qu'un savant en mathématiques, en astronomie, en linguistique, en jurisprudence et en histoire. Né entre 1038 et 1048, à Nishapur, où il est mort en 1123 ou 1124. Il doit son patronyme de «Khayyam» au fait qu'au début de sa vie il fabriquait des tentes (khiyam).(167) Lorsque son ami, «Nidham al-Mulk», devint vizir du Sultan «Alp Arslan» puis de son petit-fils «Mulkshah», il lui attribua une rémunération annuelle des fonds de Nishapur, lui assurant ainsi une vie confortable et lui permettant de se consacrer à la recherche et aux études. Il a vécu la plupart de sa vie à Nishapur et à Samarkand, se déplaçant entre les grands centres scientifiques tels que Boukhara, Balakh et Ispahan, pour y puiser davantage de connaissances et échanger ses idées avec les autres savants,(168) avant de se fixer enfin à Bagdad.

Contributions scientifiques

C'est à ses travaux en mathématiques que revient sa célébrité, ayant résolu les équations du second degré par des méthodes géométriques et algébriques. Il a classifié les équations dans une tentative visant à les résoudre dans leur intégralité, mais aboutissant à des solutions géométriques partielles pour la plupart. Il a analysé, en outre, la théorie des deux limites lorsque leurs racines sont entières et positives. De même qu'il a mis au point des méthodes pour trouver le poids spécifique.(169)

Le génie d'al-Khayyam ne se limitait pas aux seules mathématiques, car il excellait aussi en astronomie. En effet, le sultan «Mulkshah» lui a demandé, en 467 H/1074 de l'aider à corriger le vieux calendrier persan. «Sarton» souligne que le calendrier d'al-Khayyam était d'une précision supérieure à celle du calendrier grégorien.

Œuvres 

Al-Khayyam a laissé plusieurs ouvrages en mathématiques, philosophie et poésie, la majorité en langue persane. Parmi ses ouvrages en arabe, citons :

- «Al-jabr wal-Muqabala» : (l’algèbre et l’astronomie), traduit en français par le savant Franz Woepcke, et publié en 1851 à Paris.(170) Il a été également traduit en anglais par Daoud Qassir en 1931(171) ;

- «Sharh ma Ashkala min Musadarat Kitab Eklides» (Diverses explications du livre d'Euclide) ;

- «Al-Ihtiyal li-Maarifati Miqdaraï al-Dhahab wal Fidda fi Djismin Murakkabin Minhuma» (Comment faire pour connaître la teneur en or et en argent dans un corps composé) : dans cet ouvrage, il indique la méthode à suivre dans la mesure du poids spécifique ;

- «Rissala fil Musiqa» (Lettre sur la musique).

Al-Khayyam a atteint le faîte de sa renommée avec ses «Ruba'iyat» (les quatrains) qu'il écrivit en persan. Ceux-ci ont été traduits en arabe, latin, français, anglais, allemand, ainsi que dans d'autres langues.

 

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