Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -

 

Annexes

Allocution de S.E. Dr Abdulaziz Othman Altwaijri
Directeur général de l’ISESCO,
à la séance d’ouverture, allocution lue par le Dr Amadou Oury Donghol DIALLLO,
Expert à la Direction des Sciences

 

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux, 

Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, chargé de la Coordination

Gouvernementale, de la Prospective et du Développement,

Excellence Monsieur le Ministre des Enseignements Primaire et Secondaire,

Excellence Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales,

Monsieur le Secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO,

Messieurs les experts animateurs,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs les participants,

Assalamou Alaïkoum wa Rahmatou Allah wa Barakatouh,

Il m’est particulièrement agréable de prendre la parole au nom de  Son Excellence le Directeur général de l'Organisation islamique pour l'Éducation, les Sciences et la Culture -ISESCO-, Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, à l’occasion de l’ouverture du séminaire régional sur la lutte contre la pauvreté, pour vous transmettre ses vœux de plein succès.

Votre présence parmi nous, Excellence Messieurs les Ministres, constitue, à nos yeux, un nouveau témoignage d’une réalité constante et tangible, à savoir le soutien indéfectible que la République du Bénin apporte aux programmes et activités de l’ISESCO, ainsi qu’à toutes les entreprises visant le progrès de la Oumma.

Ce séminaire réunit, comme vous le savez des cadres concernés, en tant qu’acteurs, opérateurs socioéconomiques ou chercheurs universitaires, par le programme de la pauvreté des pays africains suivants : Bénin, Burkina Faso, Comores, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad, et il est encadré par des experts béninois de haut niveau. Je me permets de citer Monsieur EKUE K. Albert, Directeur du Centre Panafricain de Prospective Sociale, que je remercie en votre nom.

Cette session bénéficie aussi de l’accueil chaleureux et des facilités déployées par le pays hôte. Je voudrais donc exprimer les plus vifs remerciements de l’Organisation islamique à l’endroit des autorités béninoises.

La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui m’offre également l’agréable occasion de nous féliciter de la coopération fructueuse qui unit l’ISESCO au Bureau régional de la Méditerranée orientale de l’Organisation Mondiale de la Santé -EMRO-. Cette coopération a déjà donné plusieurs fruits et j’ai bon espoir que les travaux et les résultats de notre séminaire figureront parmi ceux-ci.

Je tiens enfin à remercier tous ceux qui ont accepté d’honorer de leur présence cette séance d’ouverture et souhaite aux participants un séjour utile et agréable à Cotonou.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, la pauvreté est un phénomène complexe qui entrave le développement des pays. Ses causes sont multiples et enchevêtrées. Les statistiques du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) estiment à près de 500 millions le nombre de travailleurs dans le monde qui gagnent trop peu pour que leurs familles puissent vivre au-dessus d’un seuil de pauvreté fixé à 1 dollar américain par jour (1 $ US/j).

La pauvreté en Afrique est le produit de plusieurs facteurs : économiques, sociaux, politiques et culturels internes et externes. De récentes études permettent à présent d’identifier ses causes fondamentales et les mesures à prendre pour y remédier. “Le rapport sur le développement dans le monde 2000/2001- combattre la pauvreté”, publié par la Banque Mondiale, propose pour la première fois une approche plus large de la lutte contre la pauvreté : elle consiste non seulement à promouvoir la croissance économique, mais aussi à s’attaquer aux inégalités, aux défaillances des institutions, à l’exclusion sociale et à d’autres risques.

A ce titre,  l’Organisation a toujours mis l’accent sur les problèmes et les questions sociaux et humains majeurs à travers l’organisation de forums de discussion, de séminaires et de colloques destinés à mettre en place des stratégies et des programmes appropriés pour gérer ces problèmes. Etant donné que l’éradication de la pauvreté constitue un devoir éthique, social et économique, l’Organisation islamique consacrera en priorité son action à la formation et aux moyens de mobiliser des revenus générateurs d’opportunités en faveur des pauvres. Les services sociaux, dont l’enseignement fondamental, la santé, la planification familiale, la nutrition, l’eau potable, l’assainissement, etc., bénéficieront d’une attention particulière en vue d’augmenter les chances d’amélioration de la qualité de vie des groupes défavorisés. De même, les problèmes sociaux et humains de ces catégories seront traités en priorité afin de réduire leur souffrance. Par ailleurs, les conditions de vie de ces groupes précaires seront améliorées par l’initiation de micro-projets générateurs de revenus (recyclage des déchets, travaux de construction, jardinage, etc.). Les principaux problèmes sociaux et humains, tels que le Sida, le trafic et la consommation de drogue, les questions éthiques, la violence, l’exploitation des enfants, etc., seront traités à travers la vulgarisation et la publication de brochures d’information.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Le séminaire que vous inaugurez ce matin et qui poursuivra ses travaux jusqu’au 26 septembre 2002, devrait permettre aux participants de répondre à certaines questions parmi lesquelles on peut citer : «Pourquoi sommes-nous si pauvres ?» et «Comment aider les pauvres à s’en sortir ?», et d’échanger leurs points de vue sur un certain nombre de points dont la conduite de la stratégie propice à adopter dans le cadre de la lutte contre la pauvreté (une telle stratégie devrait être adaptée aux réalités et contextes spécifiques des pays concernés), la définition des objectifs de réduction de la pauvreté, les actions à entreprendre pour atteindre ces objectifs et les mécanismes de contrôle et de suivi de l’exécution.

Je voudrais exprimer ma gratitude aux membres du Comité local d’organisation et aux encadrants pour avoir pris les dispositions nécessaires en vue d’assurer l’organisation de ce séminaire et contribuer ainsi à son succès.

Je suis convaincu que l’interaction entre participants et encadrants ainsi que les échanges d’idées leur seront d’une utilité certaine.

Je voudrais exprimer le vœu de voir la coopération entre l’ISESCO et la République du Bénin se développer et s’approfondir.

Je voudrais aussi remercier tous ceux qui ont accepté l’invitation de l’ISESCO à participer à ce séminaire.

Avant de conclure, permettez-moi, Excellence, Messieurs les Ministres, de vous réitérer les vifs remerciements de l’Organisation islamique de nous avoir honorés de votre présence à la cérémonie d’ouverture de ce séminaire régional sur la lutte contre la pauvreté.

En vous renouvelant à tous les vœux de succès de Son Excellence le Directeur général de l’ISESCO, je vous remercie de votre aimable attention.

Wassalamou alaïkoum warahmatou Allah wabarakatouh.

Allocution de S.E. Dr Abdulaziz Othman Altwaijri
Directeur général de l’ISESCO à la séance de clôture, allocution lue par Dr Amadou Oury Donghol DIALLLO,
Expert à la Direction des Sciences

 

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux,

Excellence Monsieur le Ministre des Enseignements Primaire et Secondaire,

Monsieur le Directeur de Cabinet du Ministère des Enseignements Primaire et Secondaire,

Monsieur le Représentant du Bénin au Conseil Exécutif de l’ISESCO,

Monsieur le Secrétaire Général de la Commission Nationale Béninoise pour l’UNESCO,

Monsieur le Directeur du Centre Panafricain de Prospective Sociale,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs les participants,

Assalamou Alaïkoum wa Rahmatou Allah  wa Barakatouh,

Par la grâce de Dieu, nous sommes arrivés au terme des travaux du séminaire régional sur la lutte contre la pauvreté. De l’avis unanime des participants, ce séminaire a été un grand moment d’échange et de partage de connaissance et d’expériences pour mieux maîtriser la problématique de la pauvreté dans les pays africains. Sous ce rapport, notre séminaire a, assurément, connu un franc succès.

Je voudrais donc profiter de l’opportunité que m’offre la séance de clôture de nos travaux pour vous transmettre le message de félicitations de Son Excellence Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture -ISESCO-.

Excellence,

Mesdames et Messieurs,

Vous me permettez, en votre nom, de remercier Son Excellence Monsieur Jean Bio OROU CHABI, qui, en dépit des contraintes liées à sa charge, a tenu à présider personnellement les séances d’ouverture et de clôture de nos travaux. C’est là le signe de l’engagement renouvelé des plus hautes autorités béninoises à engager et à gagner le combat contre la pauvreté. C’est aussi un message très puissant que Monsieur le Ministre nous a transmis par sa présence parmi nous.

En effet, quelle que soit leur pertinence, les programmes de l’ISESCO et de tout autre organisme demeureront des catalogues de vœux pieux s’ils ne rencontrent pas dans les Etats membres l’engagement des autorités nationales. Je me ferai, avec plaisir, l’écho de ce message auprès de la Direction générale de l’ISESCO.

Excellence,

Mesdames et Messieurs,

Si notre séminaire a été couronné de succès c’est aussi et surtout parce que chacun d’entre vous s’est personnellement investi dans les travaux. C’est le lieu pour moi de vous exprimer ma satisfaction pour le travail remarquable accompli et pour la grande qualité scientifique des communications présentées par des experts de haut niveau, qui ont bien voulu partager leur savoir avec nous. De même, j’ai eu l’occasion d’apprécier la profondeur des débats que les communications ont suscitée. Cela traduit, à n’en pas douter, tout l’intérêt des thèmes abordés.

Aujourd'hui, nous sommes mieux outillés pour assurer plus de pertinence à notre intervention sur le terrain, car l’enjeu de la lutte contre la pauvreté se situe, précisément, à ce niveau.

Excellence,

Mesdames et Messieurs,

Je ne crois pas trahir votre sentiment si j’accorde une mention toute particulière à Monsieur Rogpbert Kp. KOUAGOU, Secrétaire général de la Commission Nationale Béninoise pour l’UNESCO et au Professeur Albert K. EKUE, Directeur du Centre Panafricain de Prospective Sociale. Si tout cela a été possible, nous le devons, sans conteste, à eux et à leurs dynamiques équipes, auxquelles nous disons merci.

Excellence,

Mesdames et Messieurs,

Il ne me reste plus qu’à souhaiter aux participants un bon retour dans leur foyers et pays respectifs. En guise de viatique, je vous renouvelle à tous la disponibilité de l’ISESCO à continuer à vous accompagner dans le processus de renforcement des capacités humaines pour l’éradication de la pauvreté, condition sine qua non d’un développement durable.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Wassalamou alaïkoum warahmatou Allah Wabarakatouh.

 

DISCOURS DE CLÔTURE DU DIRECTEUR DE CABINET DU MINISTRE
DES ENSEIGNEMENTS PRIMAIRE ET SECONDAIRE

 

Monsieur Le Docteur DIALLO, Représentant de l’Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO),

Monsieur le Secrétaire général de la Commission Nationale Béninoise pour l’UNESCO,

Monsieur le Directeur du Centre Panafricain de Prospective Sociale,

Messieurs les Experts,

Mesdames et Messieurs les Séminaristes,

Chers invités,

Mesdames et Messieurs,

Nous voici au terme de quatre (04) jours d’intenses travaux de réflexion profonde et d’échange sur l’épineuse problématique de la lutte contre la pauvreté en Afrique au Sud du Sahara.

Oui, problématique véritablement épineuse dans la mesure où, au constat chaque jour un peu plus amer de la situation de pauvreté, voire de misère des peuples africains dans leur plus grande majorité, s’ajoute la dimension éminemment complexe du phénomène, du fait de l’analphabétisme, des guerres, de la maladie, des catastrophes naturelles et - surtout maintenant - du SIDA  considéré à juste titre comme la peste, la rage ou la lèpre de la civilisation du thermonucléaire.

Vous vous êtes attelés - je ne saurais guère en douter - à peindre, diagnostiquer et analyser de près les différentes facettes de ce phénomène qui arrache à l’être humain ses attributs et symboles de fierté et de dignité en ne lui laissant que les besoins toujours plus nombreux et toujours non satisfaits. Autrement dit, l’homme humilié et avili du fait même qu’il est rendu incapable de satisfaire les besoins alimentaires c’est-à-dire fondamentaux pour une existence humainement acceptable.

Au regard de la moisson récoltée, permettez-moi de me convaincre du fait qu’il ne s’est pas agi d’un séminaire de plus, quand bien même l’humilité nous inviterait à la modestie car personne n’arrive à tout faire et faire tout à la fois. L’essentiel, c’est le courage et la volonté qu’on se donne de faire un pas de plus. Et c’est ici que je voudrais m’associer à Mère TERESA qui  note que :

“Ce que nous faisons est à peine une goutte d’eau mais si nous ne le faisons pas, notre goutte d’eau manquerait à l’Océan.”

Le Séminaire régional, qui clôt ses travaux aujourd’hui, aura eu le mérite à la fois social et historique d’apporter notre “goutte d’eau à l’océan” des solutions au problème endémique de la pauvreté, notamment l’extrême pauvreté.

Je me dois à cet effet de réitérer à son excellence le Docteur Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur Général de l’Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO) et au Bureau régional de la Méditerranée Orientale de l’Organisation Mondiale de la Santé les marques de reconnaissance et de gratitude du Gouvernement et du Peuple du Bénin pour la sollicitude dont notre pays a été et reste l’objet.

Au nom du Ministre des Enseignements primaire et Secondaire, Président de la Commission Nationale Béninoise pour l’UNESCO, il me plaît de prier le Docteur DIALLO de bien vouloir accepter personnellement mes remerciements pour l’accomplissement satisfaisant de la mission qui l’a amené à Cotonou.

A Monsieur le Directeur du Centre Panafricain de Prospective Sociale, le Ministre des Enseignements Primaire et Secondaire, par ma voix, exprime ses sentiments de reconnaissance et d’entière satisfaction pour le travail accompli.

A l’endroit des experts et de tous les communicateurs, je dis merci, mille fois merci pour la qualité des exposés.

Je m’en voudrais de ne pas saluer l’attention avec laquelle les séminaristes ont suivi les communications de manière participative dans la mesure où ils ont contribué à les enrichir de leurs expériences.

Enfin, que tous les organes nationaux de presse trouvent ici l’expression bien notée de notre reconnaissance pour le rôle combien important qui a été le leur à l’ouverture comme à la clôture du séminaire.

A toutes et tous je dis : le travail ne vient que de commencer. Car pour reprendre le président Nelson MANDELA :

“Après avoir gravi une haute colline, tout ce qu’on découvre, c’est qu’il reste beaucoup d’autres collines à gravir.”

Parlant de la pauvreté, nous, participants au séminaire régional de Cotonou, nous venons de gravir une (nouvelle) colline. Il en reste d’autres et nous ne devrions pas nous lasser de les gravir.

C’est sur ces mots d’exhortation que, au nom du Ministre des Enseignements Primaire et Secondaire, je déclare clos le Séminaire régional sur la lutte contre la pauvreté organisé du 23 au 26 septembre 2002 à l’Hôtel du Lac à Cotonou.

 

 

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