LA COOPÉRATION, FACTEUR DE
LUTTE CONTRE LA PAUVRETE
M. Louis ADANDEDJAN
Expert Consultant CPPS, Chercheur, Criminologue
Droit International
Cotonou, Bénin
Summary
The
overall development of human activities is at all times
subject to progressive, sector-based or even still,
optional eradication of poverty. Organic and functional
poverty is already determined by the physician in
hospitals ; this is defined by mental disorder and
physiological growth development.
That is
how material poverty is the one that is felt and noticed
by man, in short. Let us dwell on social poverty. For
instance, the individual’s on-going struggle as part of
his growth-oriented activities is always aimed at
restricting such a material poverty. Therefore to remedy
this, parents wish their children to be educated early,
allow them to work, trade and create the tools and wealth
generating sources.
Elsewhere, one would wish to see the invention of the
nation’s industrialization occur etc.… The fight against
poverty, under such context, represents a basic challenge
to African countries on the one hand, and to all
developing countries whose growth rate does not exceed 4 %
of the GDP at regional level, because poverty, in general,
is not only the individual’s or clan’s business, but
poverty is also national, regional, continental. Having
such an aspect in mind, the existence cooperation as
factor of ‘rapprochement’ and mutual assistance brings
about some sub-factors of participatory approaches making
poverty reduction easier. All sensitive areas of
traditional education enable human being’s initiation to
perfection, first through notions of farming, processing
and at the highest levels, modern science technologies
aiming at the progressive industrialization of States and
Continents. This is defined through the thrust of a
variety of change (gradation change). However, as for
cooperation, it succeeds in reducing individual efforts to
be made to effectively fight poverty hence the various
forms cooperation as defined in my paper that can be
summed up in the geopolitical and strategic form, the
scientific expression of the latter. Thus, there are the
four (04) forms of multidimensional cooperation and which,
favour much more collaboration with a view to better fight
against that poverty, in such a dynamic of
inter-competitive relations.
(BC)
Basic Cooperation
(AC)
Adaptation Cooperation
(IC)
Identity Cooperation
(PDC)
Political and Diplomatic Cooperation
But such
different forms of cooperation can yet, begin through the
immediate and general environment too or still the
Community Cooperation (CC) or Vicinity Cooperation (VC) or
Close Cooperation (CC) for mutual benefit in the
exchanges. And when cooperation is progressive in specific
areas and exploitable by the various cooperating actors, I
can only assert ex-vivo that without cooperation,
cultural, financial, technological, scientific, industrial
poverty is only pious wishes in human relations.
So as to
avoid this order in international relations, continental
associating groupings with economic, cultural, and
commercial even military orientation are gradually being
established ; groupings such as the European Union (EU), a
common market in Europe, the African Union (AU) with NEPAD
and the United States of America (USA) with many more
worldwide, according to the organizational theory as
supervised by the United Nations Organization (UN). All
this is being considered for a round-the-clock fight
against States’ and people’s systematic poverty.
Résumé
L’évolution globale des domaines de l’activité humaine est
de tout temps l’objet de l’élimination progressive,
sectorielle ou encore optionnelle de la pauvreté. La
pauvreté organique et fonctionnelle est déjà appréhendée
par le médecin dans les hôpitaux ce qui se défini par la
carence mentale et de développement de la croissance
physiologique.
C’est
ainsi que la pauvreté matérielle est celle qui est
ressentie et constatée par l’homme tout court. On parlera
de la pauvreté sociale. Or la lutte constante de
l’individu dans ses démarches vers la croissance, est
toujours basée sur la limitation de cette pauvreté
matérielle. Pour y remédier donc les parents souhaitent
pour l’enfant dès le jeune âge d’aller à l’école, de
travailler, de faire acte de commerce, de créer les outils
et les sources régénératrices de la fortune. Ailleurs, on
demande l’invention et l’industrialisation de la nation
etc. C’est dans ce cadre que la lutte contre la pauvreté
représente un défi fondamental aux pays africains d’une
part, et tous les pays en voie de développement dont le
taux de croissance ne dépasse pas les 4 % du PIB au niveau
régional, car la pauvreté du point de vue globale, n’est
pas qu’affaire de l’individu ou du clan, mais la pauvreté
est aussi nationale, régionale, continentale. Fort donc de
cet aspect, l’existence de la coopération comme facteur de
rapprochement et d’entraide crée des sous–facteurs
d’approches participatives facilitant la réduction de la
pauvreté. Tous les domaines sensibles de l’éducation
traditionnelle permettent l’initiation à la perfection de
l’être, d’abord par les notions d’agricultures, de
transformations et au plus haut niveau, des sciences de la
technologie moderne visant l’industrialisation progressive
des États et des Continents. Ceci se définit par la
dynamique du changement par gradation. Mais la coopération
elle, parvient à amoindrir les efforts individuels à
déployer pour lutter efficacement contre la pauvreté, d’où
les différentes formes de coopérations définies dans ma
communication se résumant à la forme géopolitique et
stratégique, l’expression scientifique de celle-ci. Ainsi
nous avons les quatre (04) formes de coopérations
multidimensionnelles et qui favorisent beaucoup plus le
rapprochement pour mieux lutter contre cette pauvreté,
dans cette dynamique des relations inter concurrentielles.
1. (CF)
Coopération Fondamentale
2. (CA)
Coopération d’Adaptation
3. (CI)
Coopération Identitaire
4. (CPD)
Coopération Politique et Diplomatique
Mais ces
différentes formes de coopérations peuvent aussi commencer
déjà par l’environnement immédiat et ambiant ou encore la
Coopération de Proximité (CP) ou Coopération Rapprochée
(CR) pour une mutualité dans les échanges. Et lorsque la
coopération est évolutive dans des domaines spécifiques et
exploitable pour les différents acteurs en coopération, je
ne peux qu’affirmer ex-vivo que sans la coopération, la
pauvreté culturelle, financière, technologique,
scientifique, industrielle ne resterait que vœux pieux
dans les relations humaines.
Et c’est
pour éviter ceci dans les rapports entre les nations que
progressivement sont nés les regroupements continentaux
associatifs à caractère économique, culturel et commercial
et même militaire etc., genre marchés communs de l’Union
Européenne (UE), l’Union Africaine (UA) avec le NEPAD et
les États Unis d’Amérique (USA) avec beaucoup d’autres
dans le monde, selon la théorie organisationnelle que
supervise l’ONU (l’Organisation des Nations Unies). Tout
ceci entrant en compte pour une lutte permanente et
continue contre la pauvreté systématique des États et des
peuples.
Mots-clés
-
Coopération
-
Développement
-
Fondements
-
Géopolitique et stratégique
-
Interdépendance
-
Marchés communs
-
Multidimensionnelle (Échanges)
-
Opérateurs logiques usuels secondaires
1. La
coopération africaine
La
pauvreté en Afrique constitue l’élément principal de la
stagnation de la coopération face aux différents apports
financiers, matériels et culturels que nos pays sont
censés acquérir à travers les accords en coopération
généralement signés entre partenaires africains et au
niveau sous régional et régional. Cette problématique a
pour facteur, une question fondamentale de la personne
africaine à travers celles-ci.
1er Qui
sommes-nous ?
2e Que
pouvons-nous ?
3e Que
voulons-nous ?
A ces
trois questions, l’Afrique doit pouvoir se définir et de
pouvoir apprécier à partir de quelle forme de coopération
entre les différents composants, elle pourra amorcer
l’élimination de la pauvreté. D’abord, du point de vue de
la psychologie sociale, l’Afrique doit pouvoir recenser
les potentialités qui sont les siennes tout en sachant que
d’abord elle existe comme entité continentale, régionale,
internationale et sous-régionale. Dès lors, la volonté de
se dépasser en coopération peut trouver une solution face
au défi de la pauvreté. Les états africains conjointement
avec la pensée unitaire de développement et les fondements
juridiques, géographiques, techniques, culturels,
politiques, et économiques, pouvaient parvenir à réduire
la pauvreté dans une stratégie assez authentique, à
trouver une forme de partenariat dans les échanges en
coopération.
Et cette
forme de coopération africaine doit être axée sur des
facteurs déterminant l’évolution programmée et planifiée
afin d’en garantir un caractère positif dans l’évaluation
des domaines de coopération.
Cette
coopération doit être : autocentrée et auto-entretenue.
Ainsi, de toute génération, une coopération homogène entre
les États doit continuer et se poursuivre. La base de
coopération entre les pays africains peut se définir aussi
par :
- Pensée
de la coopération ;
-
Recensement des domaines de coopération ;
- Les
modes d’échanges
- Les
modes de compensation ;
- Rôle
du facteur humain dans cette coopération ;
- Les
régimes économiques ;
- Les
affectations et valeur des ressources ;
-
Interdépendance en coopération.
Lorsque
ces facteurs sont dignement et correctement respectés, la
coopération devient harmonieuse et favorise d’autres
facteurs endogènes, durables comme la fraternité, la paix,
la croissance, le développement économique, culturel,
industrielle réciproque. Cette forme de coopération est
définie comme coopération de proximité ou rapprochée. Elle
est basée sur la mutualité parce que ayant un facteur
commun. La coopération africaine est donc dimensionnelle
et unilatérale. L’Afrique connue comme un bloc unitaire a
les mêmes problèmes, les difficultés de vie et les mêmes
agents stimulateurs des avantages en coopération, que les
différentes institutions africaines sont chargées de
coordonner.
Il
s’agit de nos banques : la BAD – la BCEAO – la BID – la
BAI etc. Ces banques jouent souvent le rôle
d’autorégulation financière en coopération pour lutter
contre la pauvreté à des niveaux donnés dans la
construction des écoles, des hôpitaux, des routes, dans
l’agriculture, des pêches et aussi de la santé. C’est en
cela que la coopération ne doit présenter d’interface
diplomatique, celle-ci doit être fraternelle et dite
d’entraide mutuelle et sectorielle, à savoir dans le
domaine culturel, environnemental, commercial, juridique,
sanitaire et agricole. Ce que nous définissons par une
coopération plate. Puisque sans approche diplomatique,
donc une coopération statique dans la croissance et
l’expansion des ressources et la fluctuation monétaire
avec une politique d’équilibre.
Valeur
thématique de la coopération africaine
