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Dr
Héba Nayel Barakat
SYNTHESE
Des
études précédentes, il ressort que les Messagers ont été
choisis par le Très-Haut, afin de transmettre le message
céleste aux hommes et ce, dans la langue que ces derniers
connaissent parfaitement.
Chaque religion révélée se présente comme un ensemble de
dogmes et de pratiques cultuelles. Le dogme consiste à
rappeler à l’homme l’existence de Dieu et de l’Au-delà afin
de renforcer chez lui l’innéisme de la foi face aux
tentations diaboliques et les forces du mal qui ne cessent
de le harceler pour l’amener à rejeter sa foi, à se laisser
tenter par l’impiété et à lui faire croire qu’il trouvera là
le moyen de s’affranchir des chaînes que lui impose la
religion, ce qui lui permettra de recouvrer sa quiétude et
sa liberté. Ce n’est là que pur illusion, car s’adonner
excessivement aux plaisirs de la vie et à ses jouissances
finit par ennuyer l’être humain, et l’ennui, faut-il le
rappeler, est une forme d’emprisonnement. L’opulence comme
d’ailleurs le dénuement sont deux calamités d’ici-bas qui
peuvent assaillir aussi bien le croyant que l’impie. La
sagesse dit que l’âme enchaînée, parce que non croyante, est
le pire des malheurs. Quiconque n’a pas goûté aux délices de
la foi ne peut récolter de la vie que ses futilités et ses
malheurs qui finissent par le jeter en proie à l’ennui et au
dégoût.
Il
est inimaginable que Dieu envoie aux humains des Révélations
qui comportent en leur sein des contradictions sur le plan
des dogmes. Il est inconcevable et irrecevable que l’être
humain puisse imaginer Dieu dire dans une Révélation à un
Prophète qu’Il est Un et Unique et dans une autre annoncer
que cet Univers est géré par deux ou plusieurs Dieux, car
l’Etre Suprême, Seigneur de l’Univers, est Eternel et Son
Essence divine n’est sujette à aucun changement, comme c’est
le cas chez les créatures.
Les
pratiques cultuelles, quant à elles, englobent toutes les
actions et tous les rites qu’il faut accomplir ainsi que
toutes les turpitudes qu’il faut éviter comme le recommande
Dieu. D’une religion à une autre, ces pratiques cultuelles
diffèrent à propos de certains détails et ces différences
qui ne portent jamais atteinte à la quintessence des
religions existent parce que les circonstances dans
lesquelles vivent les communautés humaines et l’évolution
que celles-ci connaissent ne sont pas les mêmes… Par contre,
des actes aussi abominables que le vol, l’adultère, le crime
gratuit, entre autres, sont condamnés par toutes les
religions.
L’homme doit croire à toutes les religions révélées et à
tous les Messagers envoyés par Dieu. Pour ce faire, il faut
qu’il déploie des efforts pour s’informer, comme il se doit,
sur les messages divins tels qu’ils ont été révélés. Il faut
qu’il aille aux sources de ces messages pour saisir et
comprendre le discours divin dans toute sa clarté et toute
sa limpidité. C’est de cette manière qu’il peut espérer
dissiper toutes les idées fausses et les contradictions que
les hommes introduisent dans les religions et qu’ils
attribuent à Dieu.
Quelles sont les origines des contradictions que nous avons
à propos des religions célestes ?
Il
faut souligner d’abord que les contradictions ne proviennent
point des religions elles-mêmes, mais bien des connaissances
que nous avons accumulées sur elles. Si les documents
originaux et authentiques de toutes les religions révélées
étaient à notre disposition, ils auraient pu être expressifs
d’eux-mêmes. Les gens seraient alors assurés que l’objectif
de toutes ces religions est de faire connaître Dieu,
l’Unique, Celui qui n’ a point d’associé.
Jadis, les communautés humaines avaient beaucoup plus
recours au discours oral qu’au discours scriptural.
L’expansion de l’écriture était très limitée. Or, comme les
religions qui ont été révélées aux Prophètes étaient
répandues parmi les populations, le premier souci de ces
dernières était la mémorisation et l’apprentissage par cœur
des messages verbaux des Prophètes. Nul ne peut contester le
fait que les capacités de mémorisation des gens ne sont pas
pareilles. C’est la raison pour laquelle certains
contemporains des Prophètes arrivaient à mémoriser leurs
messages tels quels, alors que d’autres n’arrivaient pas à
tout mémoriser ou bien ils déformaient ce qu’ils apprenaient
sous l’influence de leur imagination et de leurs propres
idées.
Nonobstant ces déformations dues à des défaillances
personnelles des mémoires des gens, il reste que la majorité
d’entre eux se partagent un dénominateur commun, à savoir la
confiance solide qu’ils ont de leurs propres connaissances.
Ils ont ainsi tendance à douter des connaissances peu sûres
de leurs semblables. Il faut souligner ici que très peu de
gens arrivent à se rendre compte de leurs propres défauts
qui les poussent à la confusion ou à la compréhension
fautive.
Ceci nous amène à dire que la mémorisation verbale seule
n’était pas suffisante pour la fixation et la préservation
du message divin, car les gens sont différents dans leur
nature et leur caractère et ne sont pas toujours d’accord
entre eux. Dans ces conditions, il devient très difficile
pour ceux qui possèdent une très forte mémoire et qui
retiennent les informations dans toute leur cohésion et dans
tous leurs détails, de s’imposer aux gens. Ce qui se produit
alors c’est que, dès que les Prophètes meurent, les
informations que les gens ont emmagasinées sur les messages
révélés changent et connaissent des contradictions. Il ne
s’agit pas seulement d’une question de forte mémoire chez
certaines personnes et de faible mémoire chez d’autres, mais
les choses prennent des proportions plus graves. Ainsi donc,
après le décès d’un Prophète, hypocrites et mécréants
démontrent subitement leur dédain à l’égard de son message
auquel leurs actions étaient assujetties, ce qui limitait
leur liberté d’action. Ils se mettent alors à inventer, sans
vergogne ni scrupule, des histoires mensongères qu’ils
attribuent au Prophète défunt. Ils savent très bien qu’ils
ont beaucoup de chance que leurs balivernes soient acceptées
par les simples d’esprit, en l’absence du Prophète qui
aurait pu les dénoncer s’il était resté en vie. De la même
manière, les ignares peuvent, de leur côté, dénaturer
complètement la religion en y introduisant, sciemment ou
inconsciemment, des idées étrangères. Ce faisant, ils
croient fermement qu’ils font ainsi aimer le religion aux
gens et la leur facilitent. Les textes sacrés se trouvent
alors truffés de légendes, d’anecdotes et de créations de
l’imaginaire.
Ceci veut dire que la notation écrite du message divin
directement de la bouche du Prophète et tel qu’il l’a reçu,
était indispensable pour qu’il n’y ait aucune suspicion à
son propos. Si par la suite, il s’avère qu’il y a des
divergences entre les gens et les auteurs des livres sur le
message céleste, ils n’ont qu’à recourir aux textes
originaux pour distinguer le vrai du faux.
Avec quelles langues les Prophètes ont prêché et qu’est-ce
que les gens ont retenu, par écrit, de leurs messages ?
L’écriture existe depuis des temps immémoriaux, mais son
apprentissage et son expansion était jadis le privilège de
l’élite seulement de la population. Parmi cette élite, y a
t-il eu des gens qui ont noté directement les messages de
Moïse, de Jésus et de Mohammad (que la paix soit sur eux
tous) ?
Si
certaines personnes disent que les tables de Moïse (que la
paix soit sur lui) étaient un prodige de Dieu et que les
idées divines se dégageaient d’elles dès que Moïse ou son
frère Aaron y jetaient des regards, nous ne mettons pas en
doute leur propos, mais nous sommes en droit de nous poser
cette question : «Ce prodige concernait-il seulement Moïse
et Aaron en leur qualité de Prophètes ou bien était-il
destiné à tous les gens ? Ceux-ci avaient-ils la possibilité
de saisir les idées du message céleste dès qu’ils
jetteraient leur regard sur les tables de la Loi mosaïque ?
Si
on tient compte du premier volet de cette question, on peut
se demander ce que les gens ont noté directement du discours
céleste tel qu'il leur a été transmis par Moïse dans leur
propre langue à eux. On peut se poser également la question
de savoir quelle langue était parlée à cette époque-là.
Etait-ce l’araméen, l’égyptien antique ou bien y avait-il
d’autres langues parlées à l’endroit où eut lieu la
Révélation ?
Si
on tient compte du second volet de la question, on doit se
demander où sont ces tables, car les croyants, tous les
croyants sont animés par la passion de les consulter pour
saisir et comprendre les idées et les significations du
discours céleste dans toute leur authenticité. Ceci
permettra à tous les gens - quelle que soit leur langue
maternelle - de comprendre, comme il se doit, la religion.
Dans le même ordre d’idées, on dit que Jésus fut envoyé à un
peuple divisé en groupes divers tant sur le plan ethnique
que linguistique et culturel. Parmi les miracles dont Dieu
le dota pour le soutenir est qu’il faisait ses discours
d’une voix basse, mais chaque personne qui l’écoutait -
quelle que fût sa langue maternelle - le comprenait, même si
la langue utilisée par Jésus n’était pas la langue du
destinataire. La même question posée auparavant est à
reposer ici : «Qu’est-ce que les gens ont pu noter
directement de la bouche de Jésus par le biais de la langue
avec laquelle ils ont reçu son message, que ce soit
l’araméen, ou le grec, ou l’hébreu ou d’autres langues ?».
Pourquoi sommes-nous constamment à la recherche des
documents originaux des messages célestes ?
Les
Textes originaux des missions célestes constituent un
patrimoine qui appartient à toute l’Humanité. Les
générations antérieures se devaient de les préserver par
tous les moyens, mais le temps, ses vicissitudes et les
circonstances de la vie et ses impondérables ont contribué à
la perte des premiers documents relatifs aux missions
célestes révélées avant l’Islam. De toutes les missions
célestes, il ne reste de documents authentiques transcrits
que ceux du Saint-Coran. En effet, le Saint-Coran est le
document le plus authentique et le plus complet qui fut
directement transcrit par les scribes, de la bouche même du
Prophète (que la paix soit sur lui). On peut même dire qu’il
représente l’unique document original d’une mission révélée
par le Très-Haut. C’est un bien qui appartient à toute
l’Humanité, car il est l’expression d’une religion qui
s’adresse à tous les êtres humains et à toutes les sociétés.
Nous nous devons, nous qui vivons en ce siècle où les
technologies d’information (imprimerie et internet
notamment) se sont extraordinairement développées,
d’entreprendre des investigations, conformément aux
traditions suivies dans la recherche scientifique, pour
recouvrer les textes originaux de toutes les missions
célestes. Ainsi, si deux traducteurs ne sont pas d’accord
sur le contenu de certains passages d’un Livre Sacré qu’ils
traduisent, il faut absolument qu’ils aient recours au Texte
original dont la langue dans laquelle il a été écrit doit
être une langue vivante. Ce recours est nécessaire afin que
toutes les personnes intéressées puissent distinguer dans la
traduction la part du vrai et celle du faux.
Par
conséquent, il est possible d’avancer que, pour que les
textes originaux des messages révélés aux Prophètes puissent
être d’une parfaite utilité parmi les gens, il faut qu’ils
aient été transcrits directement de la bouche même des
Prophètes, comme ils leur ont été révélés dans leur
intégralité. Il faut également que la langue employée dans
cette transcription soit encore de nos jours, une langue
vivante afin qu’elle ne crée pas de difficultés de
compréhension à ceux qui veulent connaître à fond le contenu
de ces textes.
Il
va de soi que nul ne conteste l’importance que revêt la
transcription écrite, dans le domaine qui nous concerne ici,
et nous savons tous que la mémorisation des textes est
sujette - avec le temps - à maintes défaillances comme
l’oubli de certains passages, la substitution des vocables
les uns aux autres et les modifications morphosyntaxiques.
Si
maintenant, nous partons du fait évident qu’aucune
contradiction ne peut émaner de Dieu et si, en même temps,
il nous est impossible de rassembler les Textes sacrés,
authentiques et originaux, des missions célestes, nous
pouvous nous contenter de l’existence d’une mission céleste
qui a été transcrite directement de la bouche du Prophète à
qui elle a été révélée dans une langue qui est toujours
vivante et qui n’a pratiquement connu aucun changement
morphosyntaxique, et ce pour pouvoir saisir la portée réelle
du message divin relatif à la foi.
C’est sur ce principe rationnel que se basent les Musulmans
pour affirmer leur foi en l’unicité divine, leur croyance
sincère à toutes les Révélations célestes sans exception et
leur respect profond ainsi que leur attachement indéfectible
à tous les Prophètes.
S'agissant maintenant des pratiques cultuelles, il faut
souligner ici que le fait de croire à tous les Prophètes et
à toutes les missions célestes dont ils ont été chargés,
n’est pas en contradiction avec l’obligation où nous nous
trouvons d’observer toutes les pratiques rituelles qui se
trouvent contenues dans la plus récente mission révélée, à
savoir celle de Mohammad qui est, historiquement, l’ultime
mission. Cette attitude est identique à celle des gens face
aux lois positivistes. D’habitude, un citoyen se voit
contraint d’adopter la loi la plus récente promulguée dans
son pays par les autorités compétentes et cette loi abroge
nécessairement la précédente, décrétée par ces mêmes
autorités. La situation est pareille en religion, car la
terre est à Dieu, et les êtres humains sont tous citoyens en
terre de Dieu. En outre, le discours divin ne fait aucune
distinction entre les êtres humains en ce qui concerne leurs
lieux d’habitation, leur sexe et leur couleur.
Certes, jadis l’accès à l’alphabétisation était l’apanage
d’une élite composée, entre autres, de fils de notabilités,
de princes, de monarques ainsi que de théologiens. En
Péninsule arabique, le nombre des alphabétisés était très
réduit, mais cela n’a pas, en revanche, empêché le Prophète
(sur lui la paix) qui ne savait pas écrire, de veiller à
convoquer Zayd Ibn Thâbet pour lui demander de transcrire
les versets coraniques que Dieu lui révélait. Zayd n'était
pas le seul scribe à transcrire le Coran. D’autres Compagons
se faisaient un devoir de transcrire les versets coraniques
que leur dictait le Prophète. Parmi ceux qui se sont portés
volontaires pour effectuer cette noble mission, on peut
citer Ubayy Ibn Ka’b, Ma’âd Ibn Jabal et un homme du nom
d’Abû Zayd. Certaines sources citent également le nom d’Abu
Ad-Dardâ. Quelques Compagnons transcrivaient le Coran de
leur propre mémoire, après l’avoir appris par cœur. D’autres
s’inspiraient des documents rédigés par d’autres collègues
pour transcrire le Coran.
Dieu qui révéla le Coran, expression de l’Ultime mission
céleste, inspira à Mohammad (que la paix soit sur lui)
d’ordonner aux lettrés de son entourage d’apprendre aux tous
petits la lecture et l’écriture. Dans sa lutte constante
contre les mécréants, il est allé même jusqu’à leur proposer
qu’il était possible pour lui d’affranchir les prisonniers
impies qu’il détenait si chacun d’eux acceptait d’affranchir
les tous petits enfants musulmans du joug de l’ignorance.
Le
résultat de cette sage politique fut que, quelques temps
après la mort du Prophète, le Saint-Coran qui était
transcrit, connaissait une large diffusion dans la société
arabe, comme si, à l’époque, on vivait l’avènement de
l’imprimerie. C’est cela qui a permis à cette Ultime mission
divine de garder et de sauvegarder ses traces écrites, dans
toute leur intégralité et telles qu’elles ont été
transmises, verbalement par le Prophète lui-même. Depuis
cette époque, la mémorisation du Coran s’accomplissait à
partir du Texte coranique écrit qui est resté, grâce à sa
transcription, à l’abri des ajouts, des suppressions et des
falsifications de toutes sortes. L’enseignement de la langue
arabe avait désormais pour base d’abord et avant toute
chose, le Saint-Coran.
Dès
que le Saint-Coran fut révélé, il fut appris par cœur par
beaucoup de gens qui l’ont transmis oralement, d’une
génération à l’autre, au moment même où les recueils de
Coran connaissaient une large diffusion. Peut-on trouver
ailleurs qu’au monde islamique, un nombre si considérable de
gens qui apprennent le Texte sacré d’une religion révélée et
qui le psalmodient - à toutes les époques que l’Humanité a
connues - comme le font les Musulmans pour le Saint-Coran ?
Tous les Musulmans, depuis l’avènement de l’Islam,
accomplissent leurs prières quotidiennes en récitant des
versets coraniques.
Ceci étant, la langue du Saint-Coran n’a connu aucune
altération depuis des siècles et est restée langue vivante.
D’ailleurs, les gens ne trouvent aujourd’hui, aucune peine à
lire le Saint-Coran dans le texte arabe ou à comprendre ses
significations traduites dans d’autres langues.
Nous prenons fait et cause pour le Saint-Coran en nous
basant sur les idées que nous venons d’exposer. En outre, il
faudra préciser ici qu’il a été impossible, jusqu’à présent,
pour qui que ce soit d’imiter l’éloquence du Texte coranique
ou d’écrire une seule sourate qui ait l’allure d’une sourate
du Coran. Par ailleurs, le lecteur non-Arabe trouve dans les
idées traduites du Coran, sagesse, exhortation, équilibre et
tous les attributs dignes du Très-Haut. Le Saint-Coran
oriente, exhorte, promet, avertit et confère à tous les
Prophètes les attributs dignes de leurs rangs. C’est la
raison pour laquelle des millions de Non-Arabophones croient
en le Saint-Coran, expression de l’Ultime message que Dieu a
adressé à tous les hommes.
Que
nous soyons Musulmans, cela ne nous est pas d’une grande
utilité ici-bas, si nous n’appliquons pas les préceptes du
Saint-Coran, si nous ne nous plions pas à ses ordres et si
nous n’évitons pas ses interdictions. Nous savons
pertinemment que le Saint-Coran est un message céleste qui a
été adressé à tous les êtres humains et non pas seulement
aux seuls Arabes. N’importe quelle société, quelle que soit
sa langue, ses origines et ses racines, qui mettra en
application le contenu du Saint-Coran et le propagera en
tant que message céleste destiné à toute l’Humanité,
occupera une place de choix dans le mouvement de
revivification de la religion et jouera un rôle prépondérant
dans l'essor des sociétés humaines. Dieu lui portera aide et
secours, Lui qui dit : «Humains ! Nous vous créâmes d’un
mâle et d’une femelle, pour vous répartir ensuite en nations
et en tribus : ainsi vous pourrez vous connaître entre vous.
Les plus honorables d’entre vous auprès de Dieu sont les
plus pieux. Dieu est si bien informé, si clairvoyant à votre
sujet». [Les Appartements : 13]. L’Histoire est témoin que
des peuples ont hissé haut le drapeau de l’Islam et
pourtant, ils ne sont ni de race, ni de langue arabe.
La
Sainte-Tradition vient seconder et appuyer le Saint-Coran.
Elle explicite ses préceptes, détaille et étoffe ce qui a
été exprimé brièvement par ses versets et donne des
explications claires concernant les pratiques cultuelles. La
Tradition est la Révélation de Dieu transmise à Mohammad,
non pas verbalement, mais sous forme d’idées et d’actions.
C’est l'ensemble des dires du Prophète, ses actions et ses
décisions relatives à la religion. Le Prophète (sur lui la
paix) a dit : «Je vous ai légué ce qui vous sauvera pour
toujours si vous vous y attachez fermement : le Livre de
Dieu et la Tradition de Son Prophète».
Quiconque dénie au Saint-Coran sa qualité de Verbe divin,
exhaustif et exempt de toute altération, et ne le considère
pas comme un canal qui véhicule avec clarté et sincérité le
Message ultime tel qu’il a été révélé par Dieu, aura dénié à
toute l’Humanité contemporaine son droit à la croyance à la
véritable source de toute mission divine révélée. |