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Dr
Héba Nayel Barakat
Introduction
Le
Saint-Coran fut l’objet d’un intérêt particulier dans les
pays islamiques. On l’a écrit à la main, on l’a authentifié,
son écriture fut embellie, ses pages enluminées et sa parure
fut toujours parfaite. A travers les siècles, les Musulmans
ont tenu à avoir recours, pour la reproduction des copies
manuscrites du Coran, aux sources les plus sûres. Ils se
sont enorgueillis d’avoir pu écrire à la main le Coran à
partir des recueils coraniques ottomans. Dans beaucoup de
pays, on a vu paraître des exemplaires du Coran, à l’image
même de ceux qui ont été écrits à la main à Médine du temps
du Califat de ‘Uthmân et sur lesquels on s’est basé pour en
reproduire d’autres qui furent propagés un peu partout.
Il
nous est agréable, dans cette étude, de présenter quelques
illustrations des manuscrits coraniques anciens, d’analyser
le parcours de la reproduction manuelle des copies du Coran
à travers les siècles et de comparer le Coran imprimé, tel
qu’il se présente à nous de nos jours, aux premiers
manuscrits qui nous sont connus. Pour saisir la portée et
l’importance des manuscrits coraniques anciens, il nous est
indispensable de savoir d’abord comment le Coran a été
rassemblé et comment il a été composé. Pour ce faire, et
pour éviter les redites inutiles, nous invitons le lecteur à
consulter le troisième chapitre de cet ouvrage qui traite de
ce problème. Nous allons donc nous contenter ici d’aborder
les deux points suivants :
Section I : * Les différentes épellations adoptées dans les
premiers temps de l’Islam. Nous serons amené à dire un mot
sur les manuscrits du Coran qui ont été copiés au lendemain
de l’avènement de l’Islam, leur état aujourd’hui et les
lieux où ils sont gardés. Le lecteur pourra trouver dans cet
ouvrage les photographies de certains d’entre eux.
Section II : * La comparaison de quelques manuscrits du
Coran avec les éditions anciennes et modernes de ce Livre
Sacré.
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