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Dr
Mohammad Mokhtar Ould Bah
Section II
Rassemblement du Coran et classification des versets et
sourates
La
mémorisation du Coran et sa transcription du temps du
Messager
Versets et sourates étaient révélés à l’occasion des
événements qui se produisaient dans la société et des
interrogations que les gens se posaient à propos des
affaires de la vie spirituelle et temporelle...Comment donc
le Coran fut-il rassemblé et comment furent classés les
versets et les sourates ?
La
mémorisation orale :
C’était en écoutant le Prophète (que la prière soit sur lui)
réciter le Coran que ses Compagnons l’apprenaient par cœur.
Dans le «Sahîh de Muslim», il est rapporté que ‘Abd allah
Ibn ‘Umar a dit : «J’ai entendu le Messager de Dieu dire :
Apprenez le Coran des quatre personnes suivantes : ‘Abd
allah Ibn Mas’ûd (il commença par le citer le premier),
Sâlem Mawlâ Abî Hudaïfa, Mu’âd Ibn Jabal et Ubayyi Ibn Ka’b»(7).
Le Hadîth indique que ces personnes connaissaient à la
perfection et avec beaucoup de précision le Saint-Coran.
Il
existe d’autres Hadîth qui mentionnent d’autres Compagnons
qui écoutaient et apprenaient le Saint-Coran de la bouche
même du Prophète (que la paix soit sur lui), comme ‘Abd
allah Ibn Mas’ûd. Celui-ci, cependant, avait appris quelques
sourates de la bouche d’Ibn Jâriyya Al Ansârî.
Quant à la classification des versets et des sourates,
c’était la Révélation qui permettait au Prophète de se
repérer. Les versets et les sourates étaient ainsi mis en
ordre grâce à la connaissance de la Révélation. Cet ordre
était transmis aux transcripteurs et à ceux qui apprenaient
par cœur le Coran. Le Prophète veillait lui-même à ce que
l’ordre des versets et sourates soit respecté de tous.
D’après ‘Aïcha qui rapporte d’après Fatima : «Le Prophète
m’a confié : Gabriel venait chaque année, m’exposer et me
réciter le Coran. Il lui est arrivé de faire cela, deux fois
par ans. Quand je le vois, je sais qu’il vient dans ce
but»(8)
La
transcription du Livre :
Chu’ba nous a rapporté d’après Qutâda, d’après Anas Ibn
Mâlek (que Dieu soit satisfait de lui) : «Du temps du
Prophète (que la paix soit sur lui) quatre personnes, toutes
des Ansârs, se sont appliquées à rassembler le Coran. Il
s’agit de : Ubayy Ibn Ka’b, Mu’âd Ibn Jabal, Abû Zayd Ibn
Tâbit. J’ai dit à Anas : Qui est ce Abû Zayd ? Il m’a
répondu : C’est un de mes cousins.(9)»
Ce
Hadîth mentionne clairement les noms des Compagnons qui
transcrivaient la Révélation de la bouche même du Prophète
(que la paix soit sur lui). Certains Compagnons, il faut
bien le noter ici, transcrivaient le Coran de leur propre
mémoire et tel qu’ils ont pu se le remémorer(10).
Classification des versets et des sourates :
Dans son ouvrage intitulé «Al Jâmi’u»(11), Ibn Wahab écrit
ceci : «J’ai entendu Sulaymân Ibn Bilâl dire : J’ai entendu
Rabî’a demander : Pourquoi a t-on classé les sourates «Les
vaches» et «Al’Imrân» au début du Coran alors que plus de
quatre vingts sourates ont été révélées bien avant elles ?
En plus, ces deux sourates ont été révélées à Médine. Rabî’a
a dit : On les a classées au début du Coran et c’est ainsi.
Ceux qui ont mis de l’ordre dans le Coran le savent bien. Il
y a consensus là-dessus et on ne doit plus se poser des
questions à ce propos. Synayd a dit : Mu’tamir nous a parlé
de Sallâm Ibn Miskîn, selon Qudâda qui a dit : Ibn Mas’ûd a
dit : Ceux qui, parmi vous, sont rongés par des doutes,
doivent chercher leur paix intérieure en suivant l’exemple
des Compagnons du Prophète (que la paix soit sur lui), car
ils étaient les plus dévoués de cette Umma, les plus
instruits, les moins prétentieux, les plus probes et les
plus corrects. Dieu les a choisis pour tenir compagnie au
Prophète (que la paix soit sur lui) et l’aider à asseoir sa
religion. Reconnaissez-leur leur faveur et suivez et faites
ce qu’ils disaient, car ils étaient sur le droit chemin».
Des
savants ont avancé que «la classification des sourates du
Coran telle qu’elle se présente à nous a été faite en accord
avec le Prophète (que la paix soit sur lui). Quant à ce qui
a été rapporté à propos de la différence que présente la
classification des sourates faite par Ubayy et ‘Abd Allah,
cela eut lieu avant les dernières retouches entreprises. Le
Prophète (que la paix soit sur lui) leur a classifié, par la
suite, les sourates, alors qu’il ne l’avait pas fait
auparavant. Yûnus rapporte, d’après Abû Lahab : «J’ai
entendu Mâlek dire : Le Coran a été classé selon les
directives qu’ils (les Compagnons) entendaient de la bouche
même du Prophète. Al An Bârî mentionne dans son ouvrage «Ar-raddu»
que Dieu a fait descendre le Coran dans sa totalité dans ce
bas monde, puis il fut distribué au Prophète, à petites
doses, durant une vingtaine d’années. Les sourates étaient
révélées à l’occasion des événements qui avaient lieu à
l’époque. Quant aux versets, leur Révélation venait suite à
des interrogations émises par des croyants curieux de savoir
davantage sur leur religion. Gabriel renseignait constamment
le Prophète (sur lui la prière de Dieu) sur l’ordre à
adopter dans la classification des sourates et des versets.
Le classement cohérent des sourates ainsi que celui des
versets et des lettres, tout cela tenait de Mohammad, sceau
des Prophètes, qu’il tenait, à son tour, du Maître de
l’Univers.
Quiconque met en désordre les sourates est pareil à celui
qui introduit un dysfonctionnement dans le système des
versets et qui change les lettres et les mots du Saint-Coran.
Toutefois, on ne saurait tenir grief aux Docteurs de la Loi
d’avoir placé la sourate «La Vache» avant la sourate «Les
Troupeaux» alors que l’on sait pertinemment que la sourate
«Les Troupeaux» a été révélée avant la sourate «La Vache»,
car ce classement-là était bien celui qui était adopté par
le Prophète, lequel ne cessait de prodiguer ses directives
sur l’ordre à apporter au classement des sourates que
Gabriel supervisait constamment(12).
Une
opinion peu sûre veut que la classification des sourates -
et non pas des versets - serait l’œuvre personnelle des
Compagnons. Ceci ne diminue, évidemment en rien, la valeur
du Coran, car ses sourates sont cohérentes et chacune
d’elles est indépendante de l’autre.
Pour ce qui est de l’ordre des versets au sein de chaque
sourate, tous les Musulmans sont unanimes à croire qu’il est
resté tel qu’il était lors de la Révélation. Il y a, à ce
propos, diverses sources(13).
Ibn
Attayib a dit : «Il a été dit que les Pieux Anciens
n’étaient pas d’accord sur l’ordre des sourates dans le
Coran. Il y en a, parmi eux, qui ont transcrit les sourates
selon la date de leur Révélation. Ils ont placé les sourates
mecquoises avant celle de Médine. D’autres ont commencé le
Coran par la sourate «L’Ouverture». D’autres encore débutent
le Coran par la sourate «Lis au nom de Dieu». C’est le cas
de ‘Ali dans le recueil du Coran qu’il a rassemblé. Quant au
recueil du Coran rassemblé par Ibn Mas’ûd, il débute par la
sourate «l’Arbitre Suprême au Jour du Jugement»,
c’est-à-dire la sourate «l’Ouverture», suivie des sourates
«La Vache», puis «Les Femmes». Le recueil du Coran rassemblé
par Ubayy débute par la sourate «Louange à Dieu»,
c’est-à-dire la sourate «l’Ouverture», suivie des sourates
«Les Femmes», «Al ‘Imrân», «Les Troupeaux», «Les A’râf», «La
Table servie» et ainsi de suite.
Al
Qâdî Abû Bakr Attayyib a dit : « Il est probable que
l’ordre des sourates telles qu’elles se présentent à nous de
nos jours dans le Coran soit l’œuvre personnelle des
Compagnons. Ceci a été, en tout cas, mentionné par Makki,
que Dieu l’ait en sa Sainte Miséricorde, dans l’exégèse
qu’il a faite de la sourate «Al Barâa» (L’Innocence). Il
mentionne que l’ordre des versets dans les sourates et
l’ouverture de chaque sourate par la «basmala» (Au nom de
Dieu, le Clément, le Miséricordieux) est l’œuvre du Prophète
( que la paix soit sur lui). Comme celui-ci n’a pas ordonné
que la basmala soit au début de la sourate «Al Barâa», cette
sourate est restée sans «basmala»(14)? Nous pensons que
cette règle a été appliquée en ce qui concerne l’ordre des
sourates. Les gens de la science sont de cet avis également»
(15).
On
rapporte que ‘Aïcha, que Dieu soit satisfait d’elle, a été
interrogée par un Irakien qui lui a dit : «Quel linceul est
le meilleur ?» Elle répondit : «Malheur à toi ! Peu importe
!». Il s’exclama alors : «O mère des croyantes ! Puis-je
consulter votre recueil du Coran ?». Elle demanda :«Pourquoi
cette curiosité ?». Il répondit : «Pour que je puisse
classer les sourates selon l’exemplaire de ton Coran, car je
le lis dans le désordre le plus total». Aïcha eut alors
cette réponse : «Qu’importe ce que tu lis avant ou après.
Sache que la première sourate révélée décrit en détail le
Paradis et l’Enfer. Quand les gens ont embrassé l’Islam, il
y eut, après, distinction entre ce qui est licite et ce qui
est illicite, car si dès le départ, le Coran avait interdit
le vin dans une première sourate, les gens auraient dit :
«Non ! On n’arrêtera jamais de boire le vin». S’il avait
interdit, dès le début, l’adultère, il y aurait eu refus des
gens. J’étais encore jeune, quand Dieu a révélé à Mohammad,
à la Mecque, ce verset : L’heure de la vérité interviendra
un jour. Cette heure est dure et insupportable. Les sourates
«La Vache» et «Les Femmes» ont été révélées alors que
j’étais en sa compagnie». Il a dit : « Elle est allée
chercher son exemplaire du Coran et elle lui a lu des
sourates…»(16).
L’évolution de l’opération du rassemblement des textes
coraniques après la mort du Prophète
A
l’époque de Abû Bakr
La
Révélation a pris fin en l’an 11 de l’Hégire (632 après
J.C.) avec la mort du Prophète qui légua à l’Humanité un
Livre complet à même de sauver de l’égarement celui qui s’y
attache et qui sait en prendre soin. L’intérêt que les
Musulmans ont porté à ce Livre est considérable. Ils l’ont
appris par cœur, depuis le début de la Révélation jusqu’à
son terme. Ils l’ont écrit sur les peaux desséchées et les
omoplates des animaux ainsi que sur les rochers. Il y avait,
parmi les Compagnons, ceux qui l’apprenaient par cœur, ceux
qui s’occupaient de sa transcription et ceux qui le
récitaient.
La
vraie Tradition indique que le Prophète a laissé, après sa
mort, un exemplaire du Coran qui est sans doute la propriété
d’un des Compagnons qui s’occupaient à transcrire la
Révélation comme Zayd Ibn Thâbet. 4aïcha, que Dieu soit
satisfait d’elle, avait en sa possession un exemplaire du
Coran(17).
Après la disparition massive de ceux qui connaissaient par
cœur le Coran, durant la lutte contre les renégats, les
Compagnons se sont mis d’accord pour publier et diffuser le
Coran sous une forme matérielle nouvelle. Cette «édition» du
Coran devait être un Bien de l’Etat et un document officiel
en vigueur dans les Administrations, car la majorité de ce
qui circulait comme feuillets sacrés entre les gens, était
rédigé sur des peaux surannées ou sur de feuilles de
palmiers. Et bien que ces feuillets constituaient des
recueils de textes coraniques cohérents, ils étaient, malgré
tout, exposés à la perte et à la dispersion. Tel était
l’avis de ‘Umar Ibn Al Khattâb qui insista auprès d’Abu Bakr
pour réaliser ce projet. Abû Bakr chargea donc Zayd Ibn
Thâbet de cette mission. C’est ainsi que parut un exemplaire
du Coran, esthétique et cohérent. Il devint un Bien de
l’Etat. Abû Bakr le garda chez lui jusqu’à sa mort. Puis ce
fut autour de ‘Umar et de Hafsa, mère des croyantes (18), de
le garder jusqu’à ce que ‘Uthmân demandât à le consulter
pour le présenter aux Compagnons. ‘Uthmân chargea ces
derniers d’apporter encore davantage de soin à la
présentation esthétique dans la calligraphie coranique.
A
l’époque de ‘Uthmân : (23-35 de l’Hégire, 644-656 après
J.C.)
Après l’immense extension de l’Islam et la dispersion
partout en terre d’Islam de ceux qui apprennent par cœur le
Coran, les gens ont pris l’habitude d’écrire celui-ci comme
ils l’entendaient de la bouche de ceux qui le récitaient en
se laissant influencés par leurs dialectes locaux. Il était
donc normal qu’il y ait des querelles quant à la façon de
prononcer et d’écrire certains vocables. A ce propos,
Hudaïfa a dit au Calife ‘Uthmân Ibn ‘Affâne : «Sauve la Umma
avant qu’il n’y ait de grands désaccords sur le Livre, comme
cela a été le cas chez les Juifs et les Chrétiens»(19). Il
voulait attirer l’attention du Calife sur le danger des
désaccords qui se produisaient à propos de la lecture et de
la rédaction des textes coraniques.
A
cette époque-là, l’Islam s’était répandu de Khorasan à
Baraqa et du Yémen jusqu’à l’Azerbaïdjan. Les Musulmans
disposaient alors de plus de cent mille exemplaires du
Coran. Il n’y avait pas de village, ni de ville où on ne
trouvait pas de maîtres qui enseignaient le Coran (20). Le
Calife mit à exécution le conseil de Hudaïfa Ibn Al Yamân et
ordonna la confection d’un exemplaire du Coran dont
l’écriture et la prononciation devait rallier les suffrages
de tous les Arabes. On en fit un nombre suffisant de copies
pour les provinces et on fit circuler parmi les gens la
nouvelle qui leur demandait de brûler toute autre copie
différente, non pas que les exemplaires dont ils disposaient
contenaient des erreurs, mais parce qu’il fallait indiquer
que le temps était venu où il fallait que tous les Musulmans
s’unissent autour d’une version uniforme qui soit pour eux
un véritable Guide. Il sera ainsi lu correctement par tous
les Arabes, consulté quand il le faut pour en faire des
copies et quand le doute s’installe chez les gens à propos
d’une question quelconque.
Quant à sa crédibilité, il faut dire que la Version Guide
surpasse tous les autres exemplaires du Coran qui étaient en
circulation parmi les gens à l’époque et qui n’étaient en
fait que le fruit du travail fait, isolément, par des
amateurs qui écoutaient réciter le Coran pour le rédiger. La
Version Guide a été, par contre, transcrite, à partir de
documents originaux authentiques. Elle a été relue et
comparée avec les versets coraniques appris par cœur par les
croyants de la première heure, puis officialisée par bon
nombre de Compagnons tels Zayd Ibn Thâbet, ‘Abd Allah Ibn
Az-Zubayr, Sa’îd Ibn Al’Âs, ‘Abd Allah Ibn Al Hârith Ibn
Hichâm (21). Sa graphie était exempte de la voyellisation et
des signes diacritiques qui ont été inventés par Abû Al
Aswad Addualî, fondateur de la grammaire arabe, et Nasr Ibn
‘Asem Allaytî. Ainsi le point en-dessus des graphème
exprimait la voyelle brève «a», et le point en dessous du
graphèmes exprimait la voyelle brève «i». Ces points
diacritiques portaient une couleur différente de celle des
graphèmes(22). Quant aux signes de la voyellisation
définitive tels qu’ils se présentent de nos jours dans le
Saint-Coran et qui sont de la même couleur que la graphie,
ils furent l’œuvre du célèbre grammairien Al Khalîl Ibn
Ahmad Al Farâhidî (mort en 170 de l’Hégire/ 789 après
J.C.)(23).
L’index des versets : une aide à l’étude du Coran
Il
existe des publications d’index relatifs aux versets et aux
préceptes coraniques dont le but est d’aider et de faciliter
la tâche des savants et des chercheurs. Citons à titre
d’exemple :
*
La typologie selon la date de «la descente» de la Révélation
:
La
classification des sourates du Coran selon les dates de la
Révélation intéresse énormément les Docteurs de la Loi et
les chercheurs, car elle leur permet, par exemple, de
clarifier des questions importantes telles que la
connaissance des préceptes que la religion abrogeait selon
la progression qu’elle accomplissait au sein d’une société
qui tenait jalousement à ses anciennes habitudes.
Parmi les typologies de ce genre les plus connues celle de
Mohammad ‘Azza Druza qui a classé les sourates selon l’ordre
chronologique de leur Révélation(24). Il existe également
sur le marché des logiciels qui permettent de reconnaître
l’index des sourates selon l’ordre chronologique de leur
Révélation(25).
*
La typologie selon la thématique :
Nul
n’ignore l’importance de la classification des versets selon
leur thématique. Cette classification permet, en effet,
d’isoler les versets selon leurs thèmes et de connaître les
lois relatives à chaque problème pris à part. Le plus
célèbre ouvrage publié sur ce sujet est celui de Gilles
Labum qui a effectué une typologie objective des
significations des versets coraniques traduits en français.
Ce travail fut repris par Mohammad Fuâd ‘Abd Al Bâqî en 1924
et, après l’avoir traduit en arabe, il le publia en
1935(26).
Cet
excellent ouvrage incita les chercheurs à s’intéresser à la
typologie objective des versets coraniques. C’est ainsi que
Henri Mercier a mis au point une traduction des
significations du Coran, classées objectivement. Ce travail
fut publié en arabe et en français(27). Un autre auteur,
Mustapha Mohammad Mustapha entreprit ensuite une typologie
objective en langue arabe(28).
La
plupart de ces travaux sont imprimés. Ils sont diffusés
parmi les gens et connaissent constamment des rééditions. Il
s’agit bien là de typologies coraniques, mais on ne les
considère pas comme des recueils du Coran, car l’ordre des
versets et des sourates dans le Coran obéit, comme cela a
été dit plus haut, à l’ordre chronologique de la
Révélation(29).
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