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Préambule
Parler de la foi expose à des dangers et à des dérapages,
car ses fondements sont divins et la réflexion qu’on mène à
son propos est humaine.
On
s’expose à plus de dérapages quand il s’agit de réfléchir
sur une foi qui nous est étrangère, car on ne sait plus
jusqu’où il faut mettre un terme à sa propre foi, à quel
endroit il faut faire intervenir les lois de la logique et
où on doit s’abandonner à ses penchants. Notre conscience
n’est donc pas à l’abri des déviations et nos écrits peuvent
connaître bien d’aberrations.
Pour éviter ces écueils, nous avons adopté dans la présente
recherche le principe qui veut que toutes les Révélations
divines se représentent toutes, dans leur fondement, la
Vérité tant qu’elles demeurent loin de l’interprétation
subjective de l’homme. La croyance à ces Révélations est une
composante fondamentale de notre foi. Cependant, ce qui fait
l’objet de la réflexion et de l’analyse concerne les
commentaires que l’homme en a fait, avec l’intention
délibérée ou non d’y apporter les modifications qui
arrangent ses tendances.
Partant de ce fait, notre analyse de la foi judaïque ne vise
pas à porter préjudice à ses principes et à ses fondements,
car cette foi représente pour nous une religion céleste
révélée à Moïse (que la paix soit sur lui) à une période de
l’Histoire, afin que l’homme puisse suivre le droit chemin.
C’est la raison pour laquelle nous avons adopté une démarche
qui consiste à ne pas confronter la foi par la foi, à ne pas
discuter le Livre par le Livre et à ne pas recouvrir à notre
patrimoine culturel arabo-islamique afin que la foi reste
dans le coeur et que l’analyse demeure neutre.
Dans la présente étude, nous avons eu recours à des sources
non islamiques. Des références islamiques, nous n’en avons
cité que deux seulement. D’abord, l’ouvrage d’Ibn Hazm «Al
faslu bayna al-milali wa annihali», parce que ce penseur
musulman a été le précurseur dans la comparaison des
confessions et ses ouvrages eurent une influence indirecte
sur les écoles de la critique théologique. Ne pas citer Ibn
Hazm aurait rendu bancale notre méthodologie, alors que
notre but demeure la quête de la vérité. Ensuite «le fihrist»
d’Ibn An-Nadîm, parce que cet ouvrage était une sorte
d’encyclopédie des sciences religieuses et où Ibn An-Nadîm
s’est adonné à la compliation sans rien inventer…
A
part ces deux références, nous n’avons choisi que ce qui est
sûr parmi les ouvrages des penseurs non musulmans, parmi eux
des gens dont nous ignorons leurs tendances religieuses, des
Juifs et des Chrétiens spécialistes en théologie, en
histoire, en civilisation, en archéologie, en philologie, en
raphologie. La plupart de ces spécialistes ont longuement
réfléchi sur le texte de l’Ancien Testament en toute
objectivité et avec beaucoup de minutie et d’exactitude.
C’est donc de la source des ces éminents chercheurs que nous
avons puisé nos informations et c’est grâce à leur travail
que nous avons bâti l’architecture de cette étude qui est à
l’image de leurs efforts.
Nous n’avons pas fait appel à un intermédiaire pour l’étude
du texte de l’Ancien Testament, mais nous avons tenu à
analyser méticuleusement tout son lexique. Nous nous sommes
longuement arrêté à cette analyse, car la plupart des
déviances dans ce domane ont pour origine le recours à un
intermédiaire passif ou à une analyse superficielle et
expéditive.
Nonobstant ces efforts, nous ne prétendons pas avoir fait le
tour de la question, car il s’agit là d’un thème épineux.
Seuls ceux qui ne font que l’effleurer ou ceux qui le
délaissent sont susceptibles de ne pas être confrontés à ses
difficultés.
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