Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -

 

 

Les nouveaux musulmans d'Europe et d'Amérique découvrent les altérations

de l’islam par l'image standardisée colportée par les médias occidentaux

Diana Betty : "J'ai trouvé dans le saint Coran des réponses convaincantes aux questions

perplexes sans trouver de contradictions, d'erreurs ou de déformations"

 

Soucieuse de combler le vide spirituel qui l'envahissait, l'Américaine Diana Betty, a entamé son périple religieux à l'instar des autres filles britanniques perplexes qui recherchent des réponses convaincantes à des questions confuses portant sur les différents aspects de la vie en vue de trouver l'apaisement moral et la quiétude spirituelle. Ce périple initiatique le conduisit, en fin de compte, à embrasser l'islam.

Au cours de cette période, Diana fréquentait des étudiantes musulmanes qui lui ont permis de découvrir jusqu'à quel point elle ignorait tout de l'islam et des musulmans. Elle les interrogeait sans discontinuer sur l'islam afin de mieux connaître cette religion et d'en assimiler les enseignements et les principes, et parvint à la conclusion finale que ce qu'elle cherchait était intrinsèque à cette religion, et que c'était là que résidait sa délivrance morale et spirituelle.

Suivons Diana dans ce parcours qui mena cette Américaine à l'islam et à changer son nom, qui devint Ma'açoumat Oummat-Allah, que bon nombre de ses connaissances refusèrent d'ailleurs d'employer, continuant à l'appeler de son ancien prénom.

Racontant les détails de son périple religieux, Diana nous dit : "Bien que j'aie changé de nom, certaines de mes amies continuent de m'appeler "Diana", surtout les non musulmans. J'ai embrassé l'islam à l'âge de 23 ans, lorsque j'étais encore étudiante à la Faculté de Physique, me préparant à devenir enseignante dans cette matière après mon diplôme. Je suis citoyenne américaine du Colorado. Mon père et mon frère sont des électriciens. Ma sœur est mariée ; elle avait deux enfants lorsque j'ai annoncé ma conversion. Elle vit, avec sa famille, à deux bâtiments de chez nous. Ma mère occupe les fonctions de secrétaire juridique au bureau du procureur, dans notre district. De toute la famille, je suis la seule à avoir été à l'université. Mon père était un ivrogne et un fumeur invétéré. Ses mauvaises habitudes ont induit sur la famille des conséquences qui oblitérèrent tout sens du bonheur. Mon père était un égoïste n'accordant aucune attention à la famille, outre le fait d'être un irascible suscitant dans la famille un climat constamment tendu. A part cela, son apparence n'offrait de la vie que la léthargie de la mort. Ma mère le plaignait et s'attendrissait sur son sort. Sa vie conjugale était exempte d'amour et d'affection. En dehors de la maison, on avait cependant toute l'apparence de la famille idéale. La présence de chiens à la maison et l'alcoolisme de mon père rendaient difficile la visite des gens chez nous. Je rendais visite à mes amies toutes les fois qu'il m'était possible. Si ma mère me reprochait mon peu de relations amicales, mon père en revanche s'en félicitait. Notre famille a vécu de longues années difficiles mais, en tout état de cause, elle a su garder sa cohésion, en dépit de tout ce que cette vie comporte d'irrationnel et de prosaïque.

"C'est à l'université que j'ai rencontré des musulmanes pour la première fois. C'est de là que j'ai constaté mon ignorance de l'islam et des musulmans. J'ai aussi compris que tout ce que j'avais appris sur l'islam et les musulmans était erroné et mensonger. Ma curiosité était d'autant plus grande que je voulais en connaître davantage sur la religion islamique, surtout au vu du comportement agréable et prévenant des musulmans, ainsi que de leur dévouement à leur religion. La piété dont ils font preuve pendant la prière m'a également émue. Mais c'est l'idée d'une religion qui contribue à organiser et réglementer tous les aspects de la vie qui m'a le plus touchée, car c'est justement ce que je cherchais."

"J'ai grandi dans une famille chrétienne, et c'est avec un arrière fond chrétien que j'ai rencontré mes camarades musulmanes de la faculté. A l'époque je m'appliquais sérieusement à l'étude de la Bible. Mais celle-ci n'apportait point de réponses aux questions qui me tarabustaient l'esprit. Or, étrangement, ces questions trouvaient leurs réponses dans le saint Coran. Au départ, je refusais de lire le saint Coran en raison de ce qu'il mentionnait sur le Christ, à savoir qu'il n'est pas le fils de Dieu. La Parole divine dit, en effet : "Les Juifs disent : "'Ezra est fils d'Allah" et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils d'Allah". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse ! Comment s'écartent-ils (de la vérité) ?" (Al-Tawbah (le Repentir) : 30). De même pour ce qu'il dit des guerres et des batailles : "Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d'Allah : ils tuent, et ils se font tuer. C'est une promesse authentique qu'Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l'Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu'Allah à son engagement ? Réjouissez-vous donc de l'échange que vous avez fait : Et c'est là le très grand succès." (Al-Tawbah : 111). Tous ces éléments ont laissé leur écho dans mon esprit alors qu'on n'entend parler que du terrorisme et de la violence des musulmans. En comparant le modèle des musulmans que je connaissais à l'image standardisée faite par les médias occidentaux, je trouvais bien des différences. Les similitudes qui existent, par ailleurs, entre la Bible et le Coran ne laissaient pas de me surprendre, et je me disais qu'ils ne pouvaient procéder autrement que d'une seule et même origine. Je refusais de croire le professeur de catéchisme lorsqu'il disait que Satan était à la base du Coran, qu'il s'était appliqué à créer des similitudes avec la Bible pour mieux tromper les gens. J'avais aussi peine à croire que les musulmans, qui se dévouent à Dieu plus que les chrétiens, étaient voués à l'enfer."

"J'ai continué cependant mon étude de la Bible, mais dans une nouvelle optique cette fois ; et les contradictions n'ont pas tardé à apparaître, de même que les erreurs et les fausses vérités scientifiques, semant le doute dans mon esprit quant à la véracité de la Bible. La dénaturation par l'homme du contenu de la Bible devenait désormais évidente. Or, on ne trouve ni erreurs ni contradictions dans le saint Coran. D'autant que les éléments cités par le Coran sur Dieu et sur le but de l'existence de l'être humain sur terre me paraissaient bien plus logiques, rationnels et faciles à comprendre. Dieu nous a révélé, me suis-je dit, une religion facile à appréhender et à suivre. Mon étude du saint Coran a duré plusieurs mois. C'était une période difficile de ma vie, car j'étudiais et le Coran et la Bible en même temps, pour aboutir à la conclusion que l'islam est la religion de Dieu par excellence, qu'il est exempt d'imperfections, de contradictions et d'altérations."

"Ma conviction était donc faite : l'islam est bien la religion vraie que Dieu nous a révélée, une religion où l'individu trouve sa délivrance spirituelle et morale, et comble son vide spirituel. J'ai décidé alors d'annoncer ma conversion bien que je ne sois pas encore sûre de tout savoir sur l'islam. J'ignorais l'importance que revêt le port du voile. Je ne savais pas comment faire la prière… Mais, le temps aidant, j'ai appris suffisamment sur les aspects de ma nouvelle religion."

"Je pouvais difficilement au début, après ma conversion, me départir de l'idée que tous ceux que j'ai connus étaient dans le faux : mes enseignants, mes parents, mes aïeux, mes amies, les curés. Tout aussi difficile était la décision d'aller à l'encontre de la voie tracée par mes parents et faire quelque chose qu'ils jugeront exécrable et incompréhensible. J'avais surtout peur de prendre la mauvaise décision. Selon le christianisme, si l'on refusait de croire que le Christ a donné sa vie pour la rémission de nos pêchés, nous irions en Enfer. C'est, du moins, ce que les curés m'enseignaient avant ma conversion. D'où la crainte d'un fourvoiement potentiel. Je craignais aussi la réaction de mes amies, de mes camarades et de mes patrons. J'avais aussi peur que mes parents me renient, surtout qu'ils étaient opposés à ce choix. Mes relations avec mes parents avaient considérablement changé. Je ne pouvais pas parler à ma mère sans qu'elle s'irrite ou se lamente et, pour la famille, le port du voile était, plus que tout autre, une source de vive exaspération, car il incarnait le vêtement islamique. Jusqu'à maintenant ma mère continue de m'envoyer des ouvrages et des publications relatives à la religion chrétienne."

"Lorsque j'ai porté le voile pour la première fois, ma mère a pleuré pendant près d'une semaine. Elle m'écrivit une lettre où elle le qualifiait de gifle, m'accusant d'avoir abjuré mon éducation originelle afin de devenir une fille arabe. Je voudrais signaler que chez beaucoup d'Occidentaux, l'islam est une religion spécifique aux Arabes, ce qui n'est évidemment pas vrai, puisque c'est la religion que Dieu a révélé à l'ensemble de l'humanité. Mes parents s'efforçaient de croire que je n'avais changé de religion et porté le voile qu'à cause de mon époux musulman. D'où leur haine pour lui ainsi que leur souhait que nous divorcions. L'un des membres de ma famille m'a affirmé que j'irais droit en Enfer."

"D'un autre côté, j'avais de la peine à m'abstenir au début de consommer les aliments non halal ou la boisson, ou encore à faire la prière, à jeûner le Ramadan ou à porter le voile. Mais le plus difficile était la peine que j'allais causer à ma famille. Plusieurs membres de la famille n'ont pas pu s'adapter aux changements survenus dans ma vie après ma conversion. Cependant, la majorité de mes amies n'ont pas été affectées outre mesure. D'autre part, je n'ai éprouvé aucune difficulté à trouver du travail, même avec le voile. Qui plus est, ceci m'a valu un respect accru de la part de mes collègues. C'est surtout avec ma famille que résident les difficultés. Les hommes se trouvent pris de court lorsque je refuse de leur serrer la main ; ils respectent néanmoins ma religion et apprécient ma position."

"Il est difficile, ajoute Betty, de décrire à un individu qui ne comprend pas l'islam la manière dont il modifie la vie pour la rendre meilleure. L'islam m'a complètement transfigurée. Désormais je n'ai plus aucun doute sur notre destinée dans ce monde, et que j'ai trouvé finalement la bonne voie. Grâce à l'islam, j'ai retrouvé la paix intérieure et la quiétude spirituelle. Ma vie s'est améliorée, en tant que femme. En outre, j'ai observé la bienveillance, le respect et la considération avec laquelle les hommes musulmans traitent leurs épouses, manières bien meilleures que celles dont jouissent les femmes de la société américaine où j'ai grandi. En vérité, quiconque embrasse l'islam éprouve le sentiment de quelqu'un qui retrouve sa maison."

 

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