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L'Islam enseigne l'humilité à Tyson
et
en extirpe les germes du mal et de la férocité
Malek
Abdelaziz : "Mon séjour en prison n'avait pas que de mauvais
côtés, il en avait aussi de bons"
Le
boxeur américain envisageait, dès 1993, de suivre l'exemple
de Mohamed Ali, autre boxeur américain, en embrassant
l'islam et en changeant de nom. Il a commencé par l'étude
des principes et des enseignements de l'islam prévoyant que,
une fois sorti de prison où il purgeait une peine de six ans
pour viol, il deviendrait une personne tout à fait
différente de ce que les gens ont connue. Il tenait à
retourner au ring pour reprendre son activité sportive avec
une autre religion, l'islam, et sous un autre nom, Malek
Abdulaziz. Mais s'il a pu changer de religion, il n'a pas
réussi à modifier son nom, car les médias continuaient à
l'appeler Mike Tyson. Le refus d'adopter son nouveau nom ne
l'a pas contrarié pour autant, car c'était sa conversion à
l'islam qui lui importait le plus.
Les
trois années d'incarcération, soit la moitié de la peine
infligée, ont aidé Tyson à réfléchir sérieusement à la
question d'embrasser l'islam. La prison lui fournit
l'occasion de méditer sur sa vie, tant à l'intérieur qu'à
l'extérieur du ring, Il se résolut, après étude de l'islam,
que c'était la religion qui l'aiderait à surmonter tous les
problèmes de sa vie. C'est ainsi qu'il entama le périple
religieux qui le conduisit vers l'islam.
Après
sa conversion, Tyson adopta une nouvelle identité, Malek
Abdulaziz. Le prénom Malek représentait l'équivalent
islamique de Mike. Pendant son incarcération à la prison des
jeunes de l'Indiana, Tyson a suivi des études intensifiées
sur l'islam, dispensées par un enseignant musulman du nom de
Mohamed Sadiq. La conversion de Tyson fut, pour les médias
américains, comme l'écho de la conversion de Cassius Clay
dans les années soixante, connu depuis comme Mohamed Ali.
Ayant
entendu la nouvelle de la conversion de Mike Tyson en 1993,
Mohamed Ali assura qu'il l'approuvait et le soutenait à cent
pour cent, remerciant et rendant grâce à Dieu de l'avoir
guidé sur le droit chemin.
Tyson a
invité les différents médias américains à l'appeler
désormais par son nouveau nom, Malek Abdulaziz. En 1993, il
avisa les gardes de la prison qu'au bout d'un mois il aurait
embrassé l'islam et qu'il suivait, ce faisant, les pas de
Mohamed Ali. Tyson estime que son séjour en prison n'avait
pas que de mauvais côtés, il en avait aussi de bons, car il
lui a permis de lire le saint Coran, d'apprendre les
principes de l'islam, de suivre les enseignements de Mohamed
Sadiq. C'est ainsi qu'il a pu retrouver la quiétude et la
délivrance spirituelle.
Il
répétait au début avec orgueil et vanité que son but dans la
vie était de casser le nez de ses adversaires, mais dès
qu'il se retrouva hors des murs de la prison, sa décision
fut de se rendre à la première mosquée pour prier et
remercier Dieu de l'avoir guidé vers l'islam.
La boxe
a accusé, durant ces trois années, une période d'expectative
durant lesquelles Don King, l'organisateur des championnats
mondiaux de boxe, était au paroxysme de la colère à cause de
l'emprisonnement de Tyson. Entre-temps, ce dernier qui
embrassa l'islam, remerciait Dieu de l'avoir guidé et
émancipé. Tyson revint cependant au ring affronter ses
adversaires et retrouver, par la même occasion, les
inconstances d'un comportement extravagant et impétueux que
le séjour en prison avait, comme pensent les gens, aboli et
rendu plus rationnel et réfléchi.
Le
manager de Tyson, Butch Lewis, qui le visitait régulièrement
en prison pendant les trois années passées en prison,
souligne qu'il a tenté de le sensibiliser sur ce qui
l'attend à l'extérieur de la prison. "Je lui ai dit qu'il va
falloir "revenir sur terre" parce que tu n'es pas
suffisamment prêt pour sauter du train hors de la prison."
"Je
savais, poursuit Lewis, que tout le monde allait affluer
vers lui. J'espérais qu'il serait en mesure de faire front à
tous les boxeurs qu'ils comptaient lui opposer. Mais qui est
le nouveau "challenger" ? C'était la question qui
préoccupait le camp de Tyson, alors que Tyson était
préoccupé par d'autres questions, entre autres, celle de la
révision de son mode de vie après sa conversion à l'islam
pendant son incarcération."
En
1995, après sa sortie de prison, Tyson a réorganisé son
camp, nommant un nouvel entraîneur, un nouveau manager et
une nouvelle équipe de travail. Il voulait recommencer sa
vie. De sommes énormes l'attendaient, entre cent et deux
cents millions de dollars par match et 600 millions pour les
droits de diffusion télévisuelle. Ces contrats pharamineux
attendaient sa signature pour que la roue de la boxe et de
la fortune se mette à nouveau en marche après une
interruption de trois ans où il était à la prison d'Indiana.
Or malgré tous ces contrats, nul ne savait si Tyson était
encore en mesure de combattre. Les managers et les
responsables des chaînes de télévision n'étaient pas
intéressés par la réponse à cette question autant que par la
conclusion des contrats et des transactions avec Tyson.
Seth
Abraham, à l'époque chef du département des sports de la
société médiatique Time Warner, dit que "le 26 mars 1992 -
jour où Tyson a entamé la peine d'incarcération pour le viol
d'une reine de beauté noire aux Etats Unis d'Amérique - fut
une journée noire dans l'histoire de la boxe américaine. Car
avec l'absence de Tyson sur l'estrade, la boxe est entrée en
hibernation, les championnats de boxe s'accomplissant sans
laisser d'impact réel sur les gens ou sur l'information."
Bert
Sugar, rédacteur d'une revue américaine spécialisée dans la
boxe, raconte que les matchs de championnat étaient
caractérisés, durant les trois années d'absence de Tyson,
par la monotonie et la lassitude, perdant tout enthousiasme
et excitation.
"Nous
aurions pu avoir des dizaines de champions tels que Roy
Jones et Pernel Wittaker, fait remarquer Sugar, mais nous
continuâmes à attendre le retour de Tyson. Ce dernier savait
qu'il était la crème des champions de boxe, qu'il jouissait
d'une grande popularité non moins importante que John
Sullivan, Jack Dempsey, Joe Lewis et Mohamed Ali. Ceux-ci
sont des exceptions dans l'histoire de la boxe, d'où
l'attention que les admirateurs de la boxe accordent à
chacun de leurs mouvements, tant à l'intérieur qu'à
l'extérieur du ring. Aussi tout le monde attendait-il avec
anxiété le retour de Tyson. Or ce dernier incarnait non
seulement le champion de la boxe incontesté et sans rival du
moment, mais il était aussi un homme hors du commun.
Eddy
Mustapha, un entraîneur de boxe, était aussi l'un de ceux
qui visitaient Tyson en prison. Tout comme ce dernier, Eddy
s'est converti à l'islam. Il obtient le championnat en 1980
alors qu'il s'appelait Eddy Jorjory. Il constata que Tyson
était humble et soumis lorsqu'il est en paix avec lui-même.
Mustapha assure que l'islam a donné à Tyson un objectif et
une voie dans la vie. "Nous nous rencontrons tous les samedi
matin pour accomplir la prière puis chacun part de son côté.
Je ne vais pas le voir à la recherche d'un travail, mais en
tant que frère.
"A la
sortie de Tyson de prison, Don King, l'organisateur des
matchs de boxe, ne voulait pas que celui-ci s'arrête à la
prochaine mosquée. King et l'entraîner de Tyson sont deux
anciens rivaux, et King voulait que Tyson se rende
directement à l'aéroport où l'attendait un avion privé pour
l'amener à Cleveland "
Lewis
ajoute que King avait cette fatuité de vouloir contrôler
entièrement la vie de Tyson. Mais ce dernier ne lui fournit
pas cette occasion. "Si Dieu a voulu que Tyson s'arrêta à
cette mosquée pour faire sa prière, Sa volonté se sera
accomplie. Dieu Omnipotent possède de nombreux Noms, mais
celui de Don King n'en fait pas partie."
Tyson
fit part à Lewis des inquiétudes que le retour au ring
suscitait en lui. "Tyson semblait en excellente forme, du
moins sur le plan physique, car il a pu conserver sa vigueur
par les exercices et l'entraînement, et paraissait n'avoir
que vingt ou vingt et un ans. Son poids était de 214 livres.
Le retour au ring lui inspirait autant d'anxiété que de
frénésie."
Il dit
à Lewis : "Je ne pense pas que tout le bruit qui entoure mon
retour au ring soit causé par le maudit argent, car l'argent
ne m'intéresse pas. Actuellement, toute mon attention est
centrée sur le prochain combat."
Après
sa conversion à l'islam, Tyson est devenu plus modeste et
respectueux. Il trouve un soulagement dans l'accomplissement
des cinq prières et l'attachement aux injonctions de Dieu.
Il s'efforce d'être un musulman, faisant preuve d'une foi
sincère, dévoué à sa religion et obéissant à son Seigneur,
soucieux de mériter Sa satisfaction et Son pardon.
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