Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -

 

Le périple religieux de Germain Jackson

commence avec les enfants du Bahreïn

Le frère de Michael Jackson : "La déclaration de ma conversion en Arabie Saoudite a surpris

ma famille en Amérique"

 

La famille américaine Jackson s'est illustrée dans la chanson et la musique. Jackson père avait formé déjà un groupe, le Jackson Five, composé de ses enfants, qui a connu au début une grande réussite aux Etats Unis. Dans les années 70, il était mondialement connu, allant de succès en succès pour arriver au sommet de la chanson populaire en Amérique.

Leurs disques et cassettes ont enregistré les recettes les plus élevées, étant à cette époque au palmarès mondial des ventes. Plus tard, ces chanteurs talentueux se sont séparés, chacun choisissant sa propre voie artistique et formant son propre groupe. Mais la famille, dans l'ensemble, est demeurée attachée à la chanson et à la musique.

C'est donc au milieu de cette ambiance musicale qu'a grandi Germain Jackson, frère du célèbre chanteur américain, Michael Jackson, issu d'une famille d'artistes dont nul n'ignore la réputation et l'impact sur l'évolution de la chanson populaire américaine. Aussi son évolution et son éducation dans ce climat artistique ont-elles fortement influé sur sa vie.

L'itinéraire religieux de Germain Jackson, qui l'a conduit à l'islam, s'est amorcé par une tournée artistique dans un certain nombre de pays du Moyen Orient, où il a accompagné sa grande sœur. C'est par la bouche des enfants qu'il a découvert l'islam.

Germain nous raconte : "Au cours d’une visite dans quelques pays du Moyen Orient, en 1989, avec ma sœur aînée, nous sommes allés à Bahreïn où nous étions accueillis par une foule de gens. Un jour je conversais avec des enfants à Manama, ils m'ont posé une question sur ma religion. J'ai répondu que je suis chrétien. Leur posant à mon tour la même question, ils me répondirent d'une seule voix qu'ils sont musulmans. Ils en étaient très fiers et commencèrent à me parler de l’islam. Je voulais en savoir davantage, alors chacun commença à m'en parler d'une manière qui m'a frappé d'admiration. Ces enfants que j'ai aimés étaient à ce point fiers de leur religion qu'ils en parlaient avec un bonheur indicible."

Germain raconte les détails de son itinéraire dans un entretien réalisé par la revue arabe Al-Majalla, qui paraît à Londres, dans son numéro 966, où il dit : "Après mon retour de Bahreïn et la discussion que j'ai eue avec ces enfants sur l'islam, j'ai eu la conviction que je n'allais pas tarder à me convertir. J'ai parlé de ce sentiment que j'éprouvais depuis déjà un certain moment, avec un ami, Ali Qanbar, et lui fait part de mon désir d'en savoir plus sur l'islam. C'est dans cette perspective que j'ai voyagé avec lui au Royaume d'Arabie saoudite où, finalement, j'ai proclamé mon islamité."

Germain Jackson aimait sa famille et restait foncièrement attaché à la chanson et à la musique, pour lesquelles il se passionnait depuis sa plus tendre enfance. Sachant qu'il lui était impossible d'y renoncer, il pressentait à travers son islamité la nécessité de donner un nouvel élan à son évolution artistique et de tirer avantage des encouragements de ses milliers de fans en leur offrant, à travers son chant, un message d'un genre nouveau.

"J'ai donc voyagé avec mon ami Ali Qanbar, poursuit-il, à Riyadh pour apprendre davantage sur la religion musulmane. De là j'ai été à Jeddah et, en compagnie d'une famille saoudienne, j'ai été à la Mecque pour accomplir la 'Omra(1)après ma conversion à l'islam. En embrassant l'islam, assure-t-il, j'ai le sentiment d'être réellement né de nouveau."

"Je me posais beaucoup de questions auxquelles je cherchais des réponses, en particulier celles relatives au christianisme et à Jésus (PSL). Ma conversion à l'islam m'a apporté des réponses convaincantes à toutes ces questions. En tant que chrétien élevé au sein d'une famille fervemment croyante, l'Evangile m'était une cause de perplexité, car il était écrit par des gens ordinaires où, chacun, devait prendre en considération et soi-même et son groupe dans ce qu'il écrit. Or, le saint Coran est le Livre de Dieu, le Seigneur l'a préservé tout au long des siècles et des générations "En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien" (Al-Hijr, 9). En Arabie saoudite, j'ai trouvé de très beaux enregistrements de l'ancien chanteur britannique et prédicateur islamique, Yussuf Islam(2), comportant également une conférence sur l'islam et le christianisme, qui sont très édifiants."

Parlant de la campagne médiatique lancée aux Etats-Unis d'Amérique contre l'islam et les musulmans, Germain estime que si les gens ordinaires sont prêts à croire à ces mensonges, c'est pour la bonne raison qu'ils ignorent tout de la réalité de l'islam et de sa tolérance. Il est d'autant plus surpris  de l'ampleur de cette campagne qui vise à dénaturer l'islam, surtout lorsqu'on considère les nombreuses similitudes qui existent entre l'islam et la chrétienté.

"La campagne médiatique américaine contre l'islam et les musulmans, dit Jackson, ne se confine pas aux seuls organes d'information. Hollywood même, la capitale de l'industrie cinématographique américaine, s'applique à travers les films qu'elle produit à présenter aux yeux du monde que les musulmans sont des terroristes, des tueurs et des malfaisants. J'ai appris, de par mon expérience avant et après ma conversion, que les gens ne doivent pas prêter attention à tout ce que Hollywood produit comme films préjudiciables à l'islam et aux musulmans, car la défiguration qu'ils colportent contriste l'âme de tous les musulmans, lesquels voudraient, ô combien, pouvoir redresser la situation et présenter l'image réelle de l'islam, à savoir celle de la civilisation et de la lumière, de la tolérance et de la fraternité.

L'islam a résolu tous mes problèmes, poursuit-il. Je sentais avec émerveillement s'accomplir mon changement intérieur. C'est ainsi que j'ai cessé de boire l'alcool et faire d'autres choses prohibées, me conformant ainsi aux injonctions de ma nouvelle religion. Mais pour contrer une éventuelle influence sur les membres de la famille Jackson les persuadant à embrasser l'islam, une campagne a été lancée contre moi, m'accusant d'antisémitisme et que, en vertu mon islamité, toute coexistence avec les autres devenait impossible. Il s'agit, bien évidemment d'une aberration, car la religion islamique est justement une religion qui prône la cohabitation pacifique avec tous."

Quant à l'effet de sa conversion sur le milieu familial, Germain Jackson raconte que sa mère a appris la nouvelle par les médias avant son retour aux Etats Unis, en provenance du Royaume d'Arabie saoudite où il a embrassé l'islam et effectué la 'Omra. "Ma mère est une personne très pieuse et religieusement engagée. Elle a voulu savoir pourquoi je suis revenu à la maison et si ma décision était définitive. J'ai choisi l'islam, lui répondis-je, et que cette décision est irrévocable.

"Mes frères et sœurs ont été très surpris par ma décision, surtout eu égard à ce que rapportent les médias sur l'islam et les musulmans comme, par exemple, sur la polygamie. Les Américains ne comprennent pas ce que signifie la polygamie en dépit de la propagation du phénomène de l'adultère dans le milieu américain. Or, l'islam autorise le mariage multiple dans la mesure où l'on a les moyens d'assumer les dépenses nécessaires, évitant ainsi les problèmes de divorce et d'adultère.

"Les musulmans dans le monde arabe sont affectueux envers leurs épouses et leurs enfants, et la femme est honorée. Bon nombre d'Américains ne comprennent pas cela. Par ailleurs, la méthode d'éducation appliquée au sein de la communauté musulmane m'a beaucoup impressionnée."

Germain Jackson ne lit généralement que le saint Coran bien qu'il possède une multitude d'ouvrages islamiques ; il pense qu'il est inutile de se pencher sur ces ouvrages dès lors qu'ils procèdent tous du saint Coran.


(1)    (NDT) La 'Omra est un "petit pèlerinage" à La Mecque qui peut être accompli à tout moment de l'année, mais qu'il est recommandé néanmoins d'accomplir pendant le mois de Ramadan.

(2)   (NDT) Cat Stevens, cf., pp. 122 à 132.

  

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