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Le
fils du patron de la B.B.C. embrasse l'islam
et
épouse une indienne musulmane
John Birt
: "La nouvelle vie de mon fils me rend heureux tout autant
que son mariage avec
une
journaliste musulmane"
Jonathan Birt, fils de John Birt, Directeur général de la
British Broadcasting Corporation (B.B.C.) s'est dédié,
pendant les vacances scolaires d'été, au travail dans une
librairie islamique spécialisée dans la vente des ouvrages
et publications islamiques. Avec la clientèle, il engageait
des conversations sur l'islam, leur expliquant la vision de
l'Islam dans la solution des nombreux problèmes posés aux
sociétés humaines. Le jeune Birt avait longtemps et
exhaustivement étudié l'islam avant de décider, après mûre
réflexion, à embrasser cette religion.
Après
sa conversion à l'islam, Jonathan Birt continua de vivre
dans la résidence familiale de Norbury, au Sud de Londres,
avec ses parents et sa sœur Elisa. Il changea son nom contre
celui de Yahia, l'équivalent arabe de Jonathan ; il aimait
beaucoup son nouveau nom.
Jonathan ne cherchait pas à exploiter la célébrité
médiatique de son père. Il s'enthousiasmait pour l'action
prédicative et préférait rester à l'ombre des lumières
médiatiques. Il estimait que son travail à la librairie lui
facilitait l'appel à l'islam des clients. Mais qu'en est-il
du périple que le jeune Birt a parcouru durant neuf années
avant d'embrasser l'islam ?
Son
père, John Birt, reconnaît que son fils et lui ont peu de
points communs, bien qu'ils vivent tous deux sous le même
toit. Il craignait que leurs vies respectives ne contribuent
à les éloigner davantage l'un de l'autre. Or John Birt
dirige une équipe de quelques milliers de personnes chargées
de fournir l'information à des dizaines de millions
d'individus à travers le monde, la mission du fils
consistait à passer sa journée prêchant l'appel vers Dieu,
mais dans une optique beaucoup plus étroite.
Lorsque
la limousine avec son chauffeur conduit le père au siège de
la B.B.C., au centre de Londres, le jeune Birt prenait le
train de la gare de Windworth Common vers la Librairie
islamique, au Sud de Londres, où il travaille pendant les
vacances d'été. Cette librairie, inaugurée en août 1997, est
connue comme la Librairie de l'Académie d'al-Azhar. Il était
le seul non-asiatique travaillant dans cette librairie qui,
parmi les nombreux livres qu'elle propose, figure un ouvrage
intitulé L'Islam et la Télévision. Parmi les employés, il
était également le seul à travailler au Centre dont relève
cette librairie et où il informe les visiteurs des sessions
d'enseignement de la langue arabe et les initient aux
coutumes islamiques. Son travail à la librairie procède de
l'intérêt qu'il porte à l'islam, auquel il a consacré neuf
ans de sa vie avant sa conversion, en dépit de son éducation
occidentale et dans ses conversations avec les clients, il
étayait son dialogue par des extraits en langue arabe du
saint Coran.
Le
jeune Birt a grandi dans la maison familiale avec un père
catholique, une mère artiste, Jane Leak, née en Amérique, et
sa petite sœur Elisa. Rien dans son enfance ne présageait
cette inclination à la religion. Son père reconnaît qu'il ne
se souciait pas de cette orientation religieuse de son fils.
"Je n'ai jamais été un homme religieux, dit-il, mais je
respecte la religion."
C'est à
l'université britannique de Manchester où il étudiait
l'histoire moderne et les sciences politiques que le jeune
Birt a rencontré un étudiant musulman qui bouleversa
définitivement ses idées sur la religion, ainsi que sa
perspective. Ce changement, suscité par son compagnon de
chambre musulman, a fortement influencé son comportement et
son mode de vie. Jonathan dément que son compagnon soit la
cause de sa conversion, mais reconnaît qu'il a grandement
influencé sa décision.
Au
milieu de sa dernière année d'études, Jonathan quitta
l'université. Son professeur d'histoire contemporaine et de
sciences politiques à l'université de Manchester, Frank
Ojurman, souligne que "Jonathan abandonna les études parce
qu'il ne trouvait pas la stabilité. Il avait ses problèmes
personnels et n'était pas content du programme d'études".
Il
s'inscrivit en classe de licence à l'Institut des Etudes
orientales et africaines, de l'Université de Londres, et
montra un grand enthousiasme dans sa matière d'études, la
comparaison des religions. Non seulement il n'éprouva aucune
difficulté dans ses études mais obtient avec mention
honorable sa licence. Celle-ci fut suivie par une session
d'études supérieure relative à la formation des enseignants
à l'université de Warrick. Quelques semaines après cette
session, il choisit de travailler dans un centre islamique.
Jonathan pensait, d'après ses amis, que ses idées et
opinions trouveraient, à travers l'islam, toute leur
effervescence. Au cours de cette période, il passait la
semaine, du lundi au vendredi, avec sa famille au Sud de
Londres, et les samedi et dimanche, avec son épouse à
Oxford.
Jonathan et Fawzia se rencontrèrent pour la première fois au
cours d'une conférence en 1996. Un ami commun nous dit que "Fawzia
travaillait comme journaliste à cette époque. Pour tous
deux, c'était le coup de foudre. Jonathan a été fidèle dans
son amour pour elle. Fawzia préparait alors un Master sur
l'histoire intermédiaire de l'Egypte à l'Université d'Oxford
en Grande Bretagne. Elle obtient, elle aussi, avec mention
honorable son diplôme en langue anglaise à la Faculté Saint
Hilda à Oxford, strictement réservée aux filles."
Un ami
de Jonathan rapporte que "le voyage de noces des deux époux
fut un succès, ayant décidé de visiter certains sites
islamiques. Ils sont restés quelque temps à Jérusalem et
visitèrent des monuments islamiques dans cette cité, en
compagnie de Palestiniens qu'ils ont rencontrés. Jonathan et
Fawzia sympathisent avec la cause palestinienne. Les deux
époux se font un devoir de se rendre dans les mosquées et
les centres islamiques de Londres, d'Oxford et d'autres
villes britanniques. Ils sont heureux dans leur vie
conjugale."
Depuis
son adolescence, la vie de Jonathan a connu de nombreux
changements qui ont étonné sa famille et quelques unes de
ses connaissances. Si dans son milieu professionnel John
Birt est un administrateur rigoureux capable de contrôler la
B.B.C., il est des choses qui restent du domaine de
l'incontrôlable, dont la vie de son fils, Jonathan.
Jonathan refuse de parler aux différents médias britanniques
de sa vie privée, y compris les questions relatives à sa foi
et à son islamité. Il n'est pas pour autant un introverti ou
un individu qui fuit les rencontres en générale, car pour la
cause de Dieu, il n'hésite pas à s'entretenir avec les gens
et de discuter avec eux de la meilleure façon. "L'islam nous
enjoint d'appeler les gens vers Dieu, dit-il, en recourant à
la bonne exhortation et la discussion meilleure,
conformément à la parole divine : "Par la sagesse et la
bonne exhortation appelle les gens au sentier de ton
Seigneur" (An-Nahl (les Abeilles), 125), ainsi qu'au hadith
du Prophète (PSL) : "Parlez de moi, ne fut-ce que par un
verset"."
S'agissant de son refus de parler aux médias britanniques de
sa vie privée et de son islamité, il explique : "Il s'agit
d'une question privée qui ne concerne que moi."
Parlant
de son père, Jonathan dit : "Mon père est une personnalité
publique et médiatique notoire, ce qui n'est pas mon cas.
"Ceci démontre la différence notable entre lui et son père.
Le
père, quant à lui, exprime sa satisfaction à l'égard de la
vie privée de son fils. "Je suis heureux pour son mariage
avec Fawzia Bora, la journaliste indienne musulmane."
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