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Jomayma affronte les disparités culturelles
et
sociales antérieures et subséquentes à son islamité
La fille
du feu milliardaire britannique Goldsmith :
"La
recherche de la quiétude spirituelle m'a conduite à l'Islam"
Jomayma
Goldsmith, fille du feu milliardaire britannique Goldsmith,
a grandi adulée dans l'opulence. Elle a côtoyé les milieux
de la haute société et fréquenté la classe aristocratique
britannique. Cela ne l'a pas empêchée cependant de réfléchir
à son mode de vie et de songer sérieusement à redresser
cette existence fondée sur l'aisance. Cette existence,
exempte de toute spiritualité, l'a amenée à l'étude des
religions bien qu'elle soit issue de parents juifs qui
s'étaient attelés à éduquer leur fille conformément aux
enseignements de la religion israélite.
Lorsqu'elle envisagea d'embrasser l'islam, elle prit
conscience des disparités culturelles et du fossé
intellectuel qui séparent la religion islamique du mode de
vie occidental. Il était donc impératif que sa décision
d'adhérer à la religion islamique tienne compte des
différences culturelles et sociales. Lorsqu'elle eut la
conviction absolue d'avoir trouvé dans l'islam la délivrance
spirituelle et le bonheur psychologique, elle déclara
résolument son islamité malgré l'objection initiale de ses
parents. Ces derniers se plièrent cependant à sa volonté,
estimant que la religion est une affaire personnelle et que
nul ne peut être contraint dans ses convictions religieuses.
Jomayma venait de surmonter le plus gros obstacle qui se
posait à la nouvelle musulmane. Elle se mit alors à étudier
de façon exhaustive les enseignements de l’islam.
Sa
conversion s'accomplit trois mois avant son mariage avec
Imran Khan, l'ancien joueur pakistanais de cricket. Ce
mariage fut le second bouleversement, car elle devait
affronter les nouveaux défis que sa vie conjugale, au
Pakistan, posait en raison des écarts culturels et sociaux
auxquels elle était appelée à s'adapter.
Dès les
premiers instants de sa conversion à l'islam, Jomayma
s'était déterminée à faire face avec vigueur aux défis posés
par les différences culturelles et sociales entre sa vie
opulente, désormais lointaine, et sa vie de musulmane
qu'elle doit gérer avec une certaine mesure d'enseignements
islamiques. D'autant qu'elle reste convaincue que, armée de
sa foi en l'islam, elle trouvera la force nécessaire pour
affronter tous les problèmes, en dépit de leur difficulté.
Qui plus est, son mariage avec Imran Khan ne simplifiait pas
les choses, car elle devait faire face, en décidant de vivre
au Pakistan près de son mari, à un autre type de défis, à
savoir, l'énorme fossé culturel et social qui sépare
l'Occident de l'Orient.
L'une
des amies de Jomayma nous expliqua que : "En dépit de sa
position familiale, elle s'était décidée après son mariage
avec Imran Khan, à affronter tous les problèmes que ce
mariage singulier allait poser, en raison des écarts
culturels qui la séparent de son mari. Mais elle n'avait
aucune idée de l'ampleur des difficultés qui l'attendaient
dans sa vie conjugale, loin de ses parents et de ses amis en
Grande Bretagne."
Comment
sera la vie de cette jeune fille, issue de parents juifs
riches et qui raffolait de dîners à Saint Lorenzo,
lorsqu'elle ira s'installer dans un pays islamique
(Pakistan), dont la culture diffère radicalement de celle à
laquelle elle était habituée ?
Mais
contrairement à toutes les prévisions, Jomayma a réussi à
s'adapter à son nouvel environnement et à surmonter toutes
les difficultés. Par amour pour son mari, elle est parvenue
à changer son mode de vie et, en dépit de la position de ses
parents, elle décida d'embrasser l'islam et d'apprendre
l'urdu afin d'être plus facilement acceptée dans le pays de
son mari.
Jomayma
a prouvé au monde sa détermination à suivre les
enseignements de sa nouvelle religion, en abandonnant
l'alcool, surtout dans les circonstances spéciales comme
font les filles de la haute aristocratie occidentale. De
même qu'elle a cessé volontairement de fréquenter les clubs
de nuit. Elle a abandonné le faste des vêtements à la mode,
qu'elle a troqué contre un habillement décent. Elle a pu, en
peu de temps, s'adapter et s'insérer dans le mode de vie de
son nouveau pays de résidence en vivant sous le même toit
que la famille d'Imran à Lahore, au Pakistan, avec ses sœurs
et leurs familles, chose à laquelle elle n'était point
habituée.
Un an
après son mariage, elle accoucha de l'enfant tant attendu
par Imran Khan qui était devenu, entre-temps, obsédé par la
politique où il espérait assumer un rôle dans son pays.
Aussi était-il souvent absent, à Islamabad, distante de plus
de 300 kilomètres de Lahore. Mais quand bien même il se
trouvait à Lahore, son lieu de résidence, il était rare
qu'il se retrouve seul avec son épouse, car sa maison était
ouverte aux membres de son mouvement, le Parti de la
Justice. En tant qu'épouse et mère, Jomayma était censée
faire la cuisine à ces invités. Elle commença à éprouver le
dépaysement et la nostalgie de ses parents, ainsi que
quelques maux de ventre. Mais elle supporta stoïquement son
état sans se plaindre. Tout au contraire, elle ne cessait de
faire l'éloge de sa nouvelle patrie.
Jomayma
estime que la famille étendue est le moyen idéal pour
l'éducation des enfants, et qu'en tant que mère, elle est
heureuse de vivre au Pakistan. A son arrivée dans ce pays,
elle commença par lire des ouvrages sur l'expérience de
celles qui ont acquis une autre culture. Elle s'est attelée,
en outre, à la conception d'un ensemble de vêtements alliant
le meilleur de l'oriental et de l'occidental.
Certains rapports de presse indiquent que les neuf ans que
Jomayma a vécu au Pakistan ont grandement influencé sa vie.
"Dans un pays où la plupart des gens luttent pour survivre,
assure Jomayma, il n'y a pas de temps à perdre dans les
futilités ou l'insouciance." Malgré ses affirmations
répétées qu'elle aime sa nouvelle patrie, les rumeurs
courent qu'elle n'est pas heureuse, mais même son retour en
Grande Bretagne pourrait lui causer un choc culturel.
"Au
départ, j'ai trouvé la vie difficile, mais j'ai commencé à
m'adapter petit à petit. Maintenant les choses vont mieux.
J'avais même l'impression qu'au début mes amies me voyaient
différemment."
Imran a
tout fait pour aider sa jeune épouse à s'acclimater à sa
nouvelle existence. "Son installation au Pakistan constitue
un immense changement, a-t-il dit. D'autant qu'il a exercé
d'énormes pressions sur notre vie conjugale. J'ai ressenti
la difficulté. Mais grâce à sa forte personnalité, Jomayma a
résisté à ces pressions, qu'elle a d'ailleurs affrontées
avec ténacité et persévérance. Je n'ai pas eu à subir autant
de pressions, puisque dans ce pays je suis chez-moi, ce qui
n'est pas son cas, d'où l'étendue du sacrifice qu'elle a
consentie."
Dans
d'autres circonstances, Imran Khan semble s'attendre à ce
que sa femme s'impose des sacrifices, sans qu'il ait à
s'excuser du fait que c'est à son pays qu'il accorde
prioritairement son attention. "Jomayma sait que j'ai
longtemps pensé à m'insérer dans la vie politique. Ma
décision dans ce contexte n'a pas été prise en une nuit. Il
est vrai que j'aime être entouré de ma famille, mais je ne
pense pas qu'il faille m'asseoir et observer le Pakistan
devenir une république bananière."
Certains amis de Jomayma pensent que les deux époux ne
s'accordent pas sur l'éducation de leurs enfants. La
naissance de Suleyman a suscité un nouveau problème qui
s'inscrit dans le cadre des disparités culturelles et
sociales entre l'Orient et l'Occident, où l'une souhaite
élever l'enfant en Grande-Bretagne, et l'autre au Pakistan.
Selon
une autre amie, les tensions que Jomayma a supportées à la
fin de l'année précédente et au début de cette année
seraient dues au fait qu'elle était enceinte d'une fille, au
grand désappointement de son mari qui souhaitait un garçon.
Elle dit avoir perçu chez Jomayma le sentiment que les
hommes musulmans préfèrent les garçons aux filles, en dépit
des enseignements de l'islam à cet égard. De même qu'elle
s'aperçut que Imran n'était pas aussi heureux qu'à la
naissance de Suleyman lorsqu'il apprit qu'elle attendait une
fille, ce qui eut l'effet de perturber Jomayma et accroître
ses tensions psychiques pendant la période de sa grossesse.
Jomayma
a raconté à l'une de ses amies que son mari, après avoir
appris qu'elle attendait une fille, la traita avec rudesse,
ne satisfaisant pas ses besoins en tant que femme et demeura
insensible aux tensions qu'elle subissait. Il changea
beaucoup. Sa gaieté précédente se mua en irascibilité.
Jomayma pense qu'elle a fait l'impossible pour affronter les
écarts culturels et sociaux qui la séparent de son mari.
Malgré cela, elle continue de vivre avec sa famille et à
accueillir ses invités et amis, alors que, lui, il n'a pas
accepté les siens.
Une
autre amie de Jomayma raconte que "Imran dit constamment à
sa femme qu'en tant que femme musulmane, elle ne doit pas
fréquenter ses amies sur le mode occidental. Il estime,
d'autre part, que certaines amies de Jomayma ne possèdent
pas un coefficient d'intelligence suffisant pour en faire
les égales de sa femme. Celle-ci l'avisa, par ailleurs,
qu'elle compte se mêler aux hommes, dans l'univers de la
mode, dans le cadre de la promotion des nouvelles
collections destinées à la collecte de fonds pour l'hôpital
Imran Khan pour le traitement du cancer à Lahore. A Lahore,
tout le monde aime Jomayma parce qu'elle a réussi à
s'acclimater à son nouvel environnement, qu'elle a commencé
à apprendre l'urdu, qu'elle accomplit régulièrement ses
prières et qu'elle a établi d'excellentes relations avec la
famille d'Imran.
Jomayma
a organisé l'année précédente, avec son mari, deux fêtes de
bienfaisance, respectivement à Manchester et à Londres, où
elle a présenté aux enchères quelques uns des modèles
pakistanais qu'elle a conçus dans le but de soutenir
l'hôpital Imran Khan à Lahore.
L'une
de ses amies assure que Jomayma se sent toujours en mesure
de vaincre les écarts culturels qui la séparent de son mari,
en raison de l'amour qu'ils portent l'un pour l'autre.
Jomayma est devenue une figure très appréciée à Lahore où
les gens l'admirent pour son humilité et le respect qu'elle
montre à son époux.
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