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Jomayma : "Ma décision d'embrasser l'islam
procède d'une étude approfondie du saint Coran"
Lorsque
l'opulente et choyée fille britannique, Jomayma Goldsmith,
fille du feu le milliardaire Sir Goldsmith, épousa l'ancien
joueur pakistanais de cricket le plus renommé du monde, Iman
Khan, elle ne changeait pas seulement d'existence mais elle
passait à une nouvelle vie en embrassant la religion
musulmane, trois mois à peine avant le mariage.
Nous
passons en revue ci-après les étapes importantes de
l'itinéraire religieux de Jomayma, qui raconte elle-même sa
mutation de la société captivante et ensorceleuse de Londres
à celle, plus puritaine, de Lahore où elle s'installa avec
son mari au sein de sa famille.
Jomayma
entame son histoire en ces termes : "Quand les médias
britanniques ont appris ma conversion à l'islam, ils m'ont
présentée comme une extravagante de 21 ans prenant une
décision déraisonnable et irréfléchie sans tenir compte des
conséquences. Ils prétendaient que je visais, ce faisant, à
dénoncer mon mode de vie opulent mais sans pour autant
songer à la vie de misère, d'infortune et d'isolation que
j'allais vivre à Lahore après ma conversion et mon mariage
avec Imran Khan. En dépit de cette description erronée dans
les médias, je voyais des vérités incompréhensibles, des
manifestations spirituelles que je ressentais et que les
médias ignoraient. Aussi la fille de vingt ans que j'étais
n'a point tenu compte de toute l'agitation médiatique
suscitée par le grand bouleversement qui a intervenu dans ma
vie.
"Je
dois admettre, nous dit Jomayma, que cette décision
difficile ne m'a été dictée par personne, mais j'ai apprécié
chacun des moments qui la composent, surtout que la vérité
est contraire à tout ce que les médias ont pu raconter. Ma
décision d'embrasser l'islam procède, en fait, d'une étude
profonde et d'une conviction mûrement réfléchie. Ce faisant,
je me remettais à Dieu auprès de Qui je voulais trouver une
délivrance spirituelle. J'ai pris tout mon temps avant
d'aboutir à cette conclusion, et une fois décidée, je me
suis convertie sans réticence, d'autant que l'adhésion à
l'islam est chose simple et rapide : Il suffit de prononcer
la chahadat "Ach-hadou an la Ilaha illa Allah, wa anna
Mohammadan Rasoulou Allah" (J'atteste qu'il n'y a de Dieu
qui Allah et j'atteste que Mohamed est son Messager), et de
souscrire à Ses prescriptions. En devenant musulman,
l'individu s'engage à se conformer aux enseignements de
l'islam. Il n'est pas indispensable de devenir un musulman
accompli avec cette même vélocité, puisque la compréhension
des enseignements de l'islam et leur application est une
opération progressive dès lors qu'on est parvenu à la vérité
intangible que Dieu est Unique et que Mohamed est Son
envoyé."
Dès
juillet 1994, Jomayma commença à préparer sa conversion à
l'islam, qu'elle a effectivement accomplie en février 1995,
trois mois seulement avant la conclusion de l'acte de
mariage à Paris, en mai 1995. "Au cours de cette période, je
me suis attelée à l'étude approfondie du saint Coran et des
travaux de quelques oulémas et penseurs musulmans, tels
Mohamed Asad et le président bosniaque Alija Izetbegovic, ce
qui m'a laissé amplement le temps de réfléchir avant de me
résoudre définitivement à embrasser l'islam. Ceci a commencé
par un élan de curiosité culturelle qui s'est mué
graduellement en une assimilation de l'universalité vraie de
la religion islamique.
"J'ai
publié un communiqué de presse une semaine après ma
conversion dans lequel j'annonçais la nouvelle, insistant
sur le fait que ma décision d'embrasser l'islam découle
d'une foi profonde. Mais la presse a ignoré l'importance de
cette affirmation dans sa couverture du sujet. Or, ma
conversion à l'islam n'a pas été conditionnée par l'exigence
de mon mariage avec Imran Khan, comme le supposaient bon
nombre de gens, mais le fruit d'une décision que j'étais
seule à prendre."
Jomayma
indiqua que sur le plan de la religion, rien ne l'obligeait
à embrasser l'islam pour son mariage, et le saint Coran est
explicite sur ce point, en ce sens qu'un homme musulman a le
droit d'épouser une femme parmi les Gens du Livre(1). En
d'autres termes, le musulman peut épouser une chrétienne ou
une juive, d'autant que la Sunna, qui traduit la vie de
l'Envoyé de Dieu (PSL) illustre que le Prophète avait épousé
et une chrétienne et une juive.
"L'hostilité à la fois envers mon mariage avec Imran et ma
conversion à l'islam procède de la méconnaissance des médias
britanniques de la culture de cet étranger et de sa
religion, affirme Jomayma. Sans compter l'énorme fossé qui
sépare la perception occidentale de l'islam et de l'islam
véridique. Mais il est également des cas de distinction
notoire entre l'islam adapté directement du saint Coran et
de la Sunna du Prophète et les agissements de certaines
communautés musulmanes."
Jomayma
a eu l'occasion en 1994 de visiter le Pakistan à trois
reprises où elle a pu observer le mode de vie d'une famille
musulmane. "J'ai senti alors que j'étais habilitée à juger
personnellement du rôle véritable et fonctionnel de la femme
dans la religion islamique. Je voudrais souligner, sans
chercher à défendre la position de l'islam envers la femme,
qu’il n'est pas une religion qui exclut ou opprime les
femmes, ou qui relève les hommes au rang de petits tyrans
dans leur famille.
"J'ai
fait ce constat la première fois que j'ai rencontré les
sœurs de mon époux, Imran Khan. Ce sont des femmes de grande
éducation, exerçant d'illustres professions. Rubina, sa
grande sœur, par exemple, est diplômée de l'Institut des
Sciences économiques et politiques, relevant de l'Université
de Londres, et occupe de hautes fonctions aux Nations unies
à New York ; son autre sœur, Alima, a un MBA et gère une
entreprise fructueuse ; il y a aussi Othma, une chirurgienne
hautement qualifiée travaillant à l'Hôpital de Lahore ;
quant à Rani, titulaire d'un diplôme universitaire, elle est
coordinatrice d'actions bénévoles. On ne peut considérer ces
femmes comme étant attachées à des chaînes dominées par
leurs maris. Au contraire, elles se distinguent par leurs
fortes personnalités, agissent en toute indépendance, mais
n'en demeurent pas moins profondément attachées à leur
famille et à leur religion. C'est ce que j'ai constaté, de
visu ; j'ai de même expérimenté théoriquement et
pratiquement la manière dont l'islam fortifie la cohésion
familiale, loin de toute oppression des membres féminins de
la famille."
Et
d'ajouter qu'elle est pleinement consciente que les femmes,
par moments, sont exploitées et opprimées dans certaines
communautés musulmanes à travers le monde. Mais le jugement
que portent certaines presses britanniques par leurs
articles sur la liberté de la femme donne à penser que le
bonheur de la femme occidentale dépend de sa facilité
d'accès aux clubs nocturnes pour s'adonner à l'alcool et son
port de vêtements impudiques. Or l'absence d'une telle
liberté factice et pompeuse dans les communautés musulmanes
fait penser que les droits fondamentaux de la femme ont été
bafoués. Mais il est notoire que ce n'est pas avec pareils
artifices qu'une femme trouve son bonheur. "Ceci dit, je ne
cherche nullement à dévaloriser la culture occidentale, où
je suis née et dans laquelle j'ai grandi. Je tiens seulement
à mettre l'accent sur l'attitude tendancieuse et fantaisiste
de ces articles. Au lendemain de ma conversion, j'étais
encore plus déterminée à rompre avec ce bonheur évanescent
érigé sur l'alcool et les clubs nocturnes. Je porte
désormais des vêtements qui traduisent la pudeur (blouse et
pantalon), que portent la plupart des femmes pakistanaises.
Je les trouve plus élégantes, plus féminines que ceux que je
conservais dans ma garde-robe avant ma conversion."
Jomayma
poursuit son récit en soulignant qu'il serait "utile de
parler de mes expectatives quant au succès de mon mariage
avec Imran Khan. Car comme le décrit le père d'Imran, le
mariage est une "aventure". Or un mariage bâti sur la vie
familiale et son unité, où le taux des divorces est bien
mince comparé à celui des communautés européennes ou
américaines, est une affirmation que les chances de succès
de mon mariage seront beaucoup plus grandes que si j'avais
opté pour un mariage avec un homme occidental. Aussi puis-je
prétendre que mon mariage avec Imran est une aventure qui
présente toutes les garanties du succès."
Et de
conclure : "Au moment de mon mariage, j'étais consciente de
la lourde responsabilité que j'allais assumer, à savoir
celle de mon adaptation à ma nouvelle vie, compte tenu de
l'énorme écart culturel qui nous sépare. Mais l'amour de mon
mari aidant, et les encouragements de sa famille, j'ai pu
faire face à tous les défis. Je sentais que tout le monde
voulait que je réussisse. J'apprécie, d'autre part, les
sentiments de ceux qui craignaient que ma nouvelle vie ne
provoque un choc culturel qui m'affecterait
psychologiquement et familialement. Mais grâce à Dieu, j'ai
pu m'adapter à ma nouvelle existence sans problème. En
définitive, ma conversion à l'islam fut pour moi une
véritable source de bonheur."
(1)
(NDT) Les gens du Livre sont principalement les juifs et
les chrétiens et, en général, tous ceux qui se réclament d’
un Livre révélé.
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