Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -

   

La Foi islamique

(Etude pour la correction des informations erronées

parues dans l’Encyclopédie de l’Islam

publiée par la maison d’édition Brill, de Leiden)

 

Table de matières

 

XIV. La connaissance des rapports entre l'essence et les attributs tels que relatés dans le Saint-Coran et la Tradition n'est pas une condition de la foi

Pour que la foi soit réelle, il suffit de croire en Dieu, de croire entièrement à ce qu'Il a révélé et à ce qu'a dit le Prophète, même si on n'en comprend pas le sens. Dans ce cas-précis, il faut s'en remettre à Dieu.

Ibn Taymiyya a dit :

“Nul doute qu'il faut croire à la totalité du message que le Prophète a apporté, même si on ne comprend pas la langue arabe dans laquelle il s'est exprimé. Et l'on ne doit pas comprendre-dans ce qu'il a dit- quelque chose d'autre que les Arabes n'ont pas compris. Pour que la foi s'accomplisse, il n'est pas nécessaire de comprendre tout ce que le Prophète a dit. Personne ne conteste cela. Quiconque trouve ardue la compréhension d'un verset coranique doit y croire malgré tout. Il doit, dans ce cas précis, s'en remettre à Dieu et dire :“Dieu en sait plus”. Ce que je dis-là fait le consensus des Anciens et des Modernes. El l'on ne doit pas perdre de vue que beaucoup de Compagnons n'ont pas été ébranlé dans leur foi, loin de là, face à un verset ou à des vocables dont le sens leur échappait.”(209)

Il va sans dire que cela ne signifie pas que les versets qui présentent des difficultés de compréhension n'ont été compris par personne parmi les Anciens ou que dans le Saint-Coran il y a des passages que personne ne peut saisir. Toutefois, ce qui est sûr est que le silence et l'abstention de tout commentaire sont salutaires pour quiconque ne comprend pas le sens d'un verset coranique.

 

   

Publications de l'Organisation Islamique pour l'Éducation, les Sciences et la Culture

-ISESCO- 1428H/2008

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