Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -

| Editorial : Un nouveau cycle civilisationnel et humaniste |

| La consécration de l'alliance des civilisations par Dr Abdulaziz Othman Altwaijri  |

| Les ingrédients du terrorisme et les mécanismes de résistance par Sheikh Mohamed Ali Taskhiri   |

| La jeunesse du Monde islamique et les défis de la mondialisation par Dr Abdesslam Abbadi |

| L'Universalité islamique et la mondialisation occidentale par Dr Mohamed Imara |

| Droit de l'Enfant abandonné à la Parenté et aux Liens familiaux par Dr Omar El Kadi |

| La mondialisation et l'avenir du dialogue entre les religions par Dr Meryem Aït Ahmed Ouali |

| La judaïsation culturelle et médiatique de la ville d'Al-Qods et de son patrimoine par Dr Khalid Azab |

| Connaissance des pays islamiques: République de Kazakhstan  |

Revue l'islam aujourd'hui N° 26-1430H/2009

 

République de Kazakhstan

 

 

 

Carte de la République de Kazakhstan

 

 

PATRIMOINE HISTORIQUE (Histoire)

L'histoire et la culture du Kazakhstan remonte à des milliers d'années. La consultation des sources écrites permettra de retenir que l'Etat Kazakh a été formé en 1470, lorsque les sultans kazakhs, Zhanibek et Kyerei, ont pu dominer les diverses tribus des régions Semirechye et de la rivière Chu dans les territoires du Sud-est, et les unir en une unique ethnie connue comme les "Kazakhs".

Il est important de noter, dans l'étude des Kazakhs et de la formation du premier Etat Kazakh par le kaganat kazakh, que les ancêtres de ce peuple, qui sont en quelque sorte à l'origine de l'institution de l'Etat et de sa culture, remontent bien loin dans le passé et se perdent dans le temps.

Le milieu du I° siècle de l'ère chrétienne représente la période la plus importante de l'histoire des Kazakhs et des Turques. D'anciennes sources, écrites en turquique en honneur du glorieux guerrier d'origine tsariste, Kul-Tyegin, racontent la naissance de la nouvelle ère de la Grande Steppe, "Lorsque le ciel bleu fût créé au-dessus et la terre brune au-dessous et, entre eux, les fils de l'humanité sont nés -et sur les fils de l'humanité régnèrent mes ancêtres Bumyn-kagan et Istemi-kagan. Ayant conquis l'empire, ils protégèrent l'Etat et établir les lois du peuple turc."

Sur le territoire du Kazakhstan, entre le XI° et le début du XIII° siècle se sent succédés les Kaganats turcs, le Turgesh, les kaganats karliques, les gouvernements d'Oguzy, de Karakhanidi, de Kimak et de Kypchak, qui se remplaçaient mutuellement pour la succession, et ce, jusqu'à l'invasion mongole.

Suite à l'invasion mongole au début du XIII° siècle, les ulus de l'empire Mongole furent ajoutés à la liste, y compris Dzhuchi et Chagatay, qui donnèrent naissance à Ak Orda et, plus tard, au kaganat kazakh.

Tous ces Etats avaient une économie mixte. Les tribus de bergers étaient les voisins des tribus d'agriculteurs ; la steppe et la cité se complétaient. Les cités de Taraz, d'Otrar, d'Ispidjab et de Talkhir étaient située sur la Grande Route de la Soie qui reliait au temps jadis et jusqu'au Moyen âge l'Orient et l'Occident : le Japon, la Corée et la Chine avec l'Asie Centrale, l'Iran, la Russie, Byzance (Turquie actuellement) et l'Europe occidentale.

Les idées et réalisations des diverses civilisations ont été absorbées et affinées par les peuples vivant sur les terres casaques qui, à leur tour, contribuèrent au développement de l'agriculture et de la culture, enrichissant ainsi la culture mondiale, par leur introduction notamment des tentes mobiles appelées yourtes, des selles et des étriers pour les chevaux, la stratégie militaire, le tissage des tapis, l'ornementation en argent, les mélodies musicales complexes, et la musique mémorable des chevaux courant la steppe.

"Kazakh" est un terme turc. La période d'apparition ou de l'origine du "Kazakh" en tant que terme et symbole de l'identité d'un peuple est une question très intéressante. Certains chercheurs pensent que ce terme convoyait initialement le sens "d'individu libre" ou de "vagabond".

Mais avec le temps, le terme "Kazakh" évolue pour signifier le peuple qui s'est établi sur le territoire de Kazakhstan. Après la chute des hortes de Mogulistan et de Nogai, le terme ethnique "Kazakh" s'étendit pour inclure la population de Zhyetusu et de la partie occidentale du Dashti Kypchak oriental.

Le terme acquis la définition d'un nom de peuple et, partant, l'idée d'un "Kazakhstan" désignant le nom du territoire de ce peuple. L'essor du kaganat Kazakh était le résultat logique des processus économique, ethnique et politique amorcés dans la région pendant les XIV° et le XV° siècles.

Les chercheurs kazakhs modernes pensent, après analyse des écrits des voyageurs et ethnographes sur les événements de cette période, que la création de la Kaganat Kazakh remonterait à 1470.

NATURE (Géographie)

Situé dans la région méridionale de la ceinture tempérée du continent eurasiatique, le territoire de la République de Kazakhstan, d'une superficie 2.724.900 km2, s'étend d'Est en Ouest sur plus de 3.000 kilomètres entre la Mer caspienne et la chaîne montagneuse de l'Altaï, et du Sud au Nord, sur plus de 1.700 kilomètres, des marais des basses terres dans la partie méridionale de la Sibérie occidentale aux terres montagneuses du Tien-Shan.

La frontière au Nord, Nord-est et à l'Est du Kazakhstan, qui s'étend sur 7.591 km, est limitée par la Fédération de Russie, et au Sud par les gouvernements d'Asie Centrale -Ouzbékistan (2.354 km), Kirghizstan (1.241 km) et Turkménistan (426 km). La frontière au Sud-est est limitée par la Chine sur 1.782 km. Par ailleurs, le Kazakhstan débouche, à travers la Mer Caspienne, sur l'Iran, l'Azerbaidjan et la région précaspienne de la Russie. Le littoral bordant la Caspienne est de 600 km. Ainsi, la longueur totale des frontières du pays est de l'ordre de 13.400 km environ.

Les deux tiers du territoire de la République se composent de plaines, dont une partie au-dessous du niveau de la mer, et les autres s'élevant entre 200 et 450 au-dessus du niveau de la mer. Les basses terres précaspiennes se situent au Nord-ouest et sont limitées, au Nord-est, par les monts Oural. Le pays est occupé dans sa partie septentrionale et au Nord-est par les plaines du Nord Kazakhstan, qui traversent les basses terres du Turan dans la région méridionale du plateau Torga. Au Sud et au Sud-ouest de Kazakhstan s'étend une vaste zone occupée par les déserts de Byetpakdala et de Moiynkum, du Karakoum qui borde la mer d'Aral et le Kyzylkum. La partie centrale de la République est entièrement couverte des dunes de sable de Saryarka et des basses terres montagneuses de Shyngyshtau, Kzyltas, Karkarala, Bayanaul, Ulytau, Ku, Bektau-Ata, etc.

Il existe plus de 48 mille lacs au Kazakhstan, avec une superficie totale hydrique de 45 mille km2 et un volume d'approximativement 190 km3. La grande étendue du territoire du Nord au Sud et d'Est en Ouest détermine la grande diversité des conditions climatiques, en particulier en hiver lorsque le territoire subit l'effet des masses d'air froid véhiculées par le système sibérien de hautes pressions.

Pour protéger la nature unique du Kazakhstan, le pays a procédé à l'instauration de 10 réserves naturelles, 8 parcs naturels, 57 sanctuaires naturels et 26 monuments naturels de signification républicaine, le tout s'étendant sur une superficie totale de 13,1 millions d'hectares.

LE TOURISME

La République de Kazakhstan dispose de tous les ingrédients nécessaires au développement du tourisme, à savoir, une position géographique favorable (proximité relative aux principaux marchés d'Europe et d'Asie), un vaste territoire et une grande diversité de paysages, une population riche culturellement et historiquement, une hospitalité chaleureuse, une gastronomie magnifique et un coût de main d'ouvre relativement faible.

ECOLOGIE

Le Kazakhstan met en ouvre actuellement des politiques soucieuses de l'environnement, et les besoins écologiques sont désormais pris en compte dans tous les domaines de l'activité économique. Le concept de Sécurité écologique de la République de Kazakhstan pour la période 2004-2015 prévoit la mise en ouvre triphasée d'importantes mesures visant la protection de l'environnement. La première phase (2004-2007) vise la réduction du niveau de la pollution environnementale ; la deuxième phase (2008-2010) prévoit la stabilisation des données qualitatives environnementales et l'amélioration des conditions de gestion de l'environnement ; quant à la troisième et dernière phase (2011-2015), elle oeuvrera à l'amélioration de la qualité de l'environnement et la réalisation d'un niveau écologiquement acceptable et stable de développement.

Le Nord et l'Est du Kazakhstan disposent d'espaces forestiers uniques. Aussi le développement des principaux secteurs de l'économie doit-il être étroitement lié à l'utilisation rationnelle des ressources naturelles. Le gouvernement du Kazakhstan a établi comme objectif celui de protéger la beauté et la diversité de la nature en faveur des générations futures. Des mesures ont donc été prises pour la protection de la faune et de la flore, et ce, par la création de réserves naturelles et des parcs et espaces nationaux.

Au début de 2007, la superficie des zones naturelles protégées et préservées à des fins récréatives ou dans un but historique et culturel était d'environ trois millions d'hectares, soit le quadruple de ce qu'elle était en 1990.

FORME DE GOUVERNEMENT

Les principes d'organisation gouvernementale de la République du Kazakhstan se reflètent dans sa Constitution nationale, qui représente la Loi suprême du pays.

Les principales réformes constitutionnelles récentes ont été proposées et mises en ouvre en 2007 par le Président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev. Suite à ces réformes, des changements structurels substantiels ont été introduits dans l'appareil de l'Etat. Ces changements permettent de définir le Kazakhstan comme un Etat démocratique, fondé sur le principe de la primauté du droit la solidarité sociale, et où le peuple, laïc sa vie, ses droits et libertés incarnent les plus grandes valeurs.

Selon la Constitution, le Kazakhstan est un Etat unitaire et de gouvernance présidentielle. La nature unitaire de la structure gouvernementale du pays exclut l'existence d'autres Etats-nations ou de provinces autonomes.

Le président est le chef de l'Etat et le plus haut fonctionnaire qui détermine les orientations majeures de la politique nationale et étrangère.

La souveraineté du peuple est l'un des principes fondamentaux de la Constitution du Kazakhstan. Selon ce principe, le peuple incarne le seul et unique pouvoir de l'Etat. Le pouvoir est exercé par le peuple à travers un référendum républicain et des élections libres ou par délégation aux autorités du pays.

Le principe démocratique fondamental de la triple séparation du pouvoir (exécutif, législatif et judiciaire) a été adopté au Kazakhstan, où il fonctionne efficacement. Le Président de la République, en sa qualité de Chef de l'Etat, veille au fonctionnement harmonieux de toutes les divisions du pouvoir et de leur responsabilité vis-à-vis du peuple.

Le gouvernement du Kazakhstan représente la plus haute autorité exécutive du pouvoir. Il dirige l'appareil exécutif et est en charge de ses activités. Le chef du gouvernement est le Premier Ministre, qui présente ses propositions au Président du pays sur la composition et la structure du Cabinet des Ministres. Dans toutes ses activités, le gouvernement rend compte au Président et, dans certains cas au Parlement, comme le prévoit la Constitution. Le Premier ministre est nommé par le Président après consultation avec les parties politiques représentées dans la chambre basse (Majlis) du Parlement et obtention de leur aval pour la nomination concernée.

Le parlement bicaméral professionnel permanent est la plus haute autorité représentative du Kazakhstan. C'est à lui qu'incombe l'exécution des fonctions législatives. La chambre haute du parlement (Sénat) se compose de deux représentants de chacune des provinces du pays, des cités à statut républicain et de la capitale de la République. Quinze représentants du Sénat sont nommés par le Président en raison de la nécessité pour le gouvernement de garantir la représentation au Sénat des intérêts d'importance nationale, culturelle et sociale. Le Majilis incarne la chambre basse du Parlement, et se compose de 107 députés, dont 98 sont élus selon la liste des partis présentés aux élections. Les autres neuf députés sont nommés à la chambre basse par l'Assemblée du Peuple de Kazakhstan, qui a le statut d'organe constitutionnel. Le mandat des députés du Sénat est de six ans, tandis que celui des députés du Majilis est de cinq ans.

S'agissant de l'Assemblée du Peuple de Kazakhstan, le statut constitutionnel de cet organe reflète l'importance du rôle qu'assume l'Assemblée dans la stabilité du pays. Notre République comporte, en effet, pas moins de 120 ethnies différentes. Dans ces conditions, l'Assemblée du Peuple de Kazakhstan joue un rôle prépondérant dans la cohésion interethnique du pays. La réussite de l'action dans cette composante hautement sensible et complexe est essentielle au bon fonctionnement du système politique du pays.

La plus haute autorité du pays est la Cour Suprême, qui représente la section judiciaire du pouvoir. Cette autorité assure la supervision des tribunaux locaux et autres tribunaux dans la limite des dispositions des procédures statutaires, et fournit des clarifications sur les actions judiciaires.

De façon générale, au cours des seize années de développement du pays depuis son indépendance, tous les changements survenus à la structure du gouvernement sont directement liés à la démocratisation stable et inébranlable du système sociétal et politique du Kazakhstan.

POLITIQUE ETRANGERE

La politique étrangère du Kazakhstan s'appuie sur les principes fondamentaux constants que sont l'action, l'équilibre, le pragmatisme, le dialogue constructif et la coopération multilatérale. Des facteurs historiques et géopolitiques ont permis à notre pays de suivre, de maintes façons, une politique étrangère équilibrée et multilatérale basée sur les principes de la coopération internationale, le bon voisinage et le respect de l'intégrité territoriale des autres pays.

L'ouverture du Kazakhstan au reste du monde et son engagement à établir des partenariats égaux et mutuellement profitables avec les autres pays ont été démontrés à travers l'établissement de relations diplomatiques avec un grand nombre de pays. Le Kazakhstan a acquis son indépendance en 1991 et, depuis ce jour, il entretient des liens diplomatiques avec 120 nations.

Les priorités actuelles de la politique étrangère du Kazakhstan comprennent le besoin de promouvoir des relations égales avec la Russie, la Chine, les USA, l'Union européenne, les pays voisins d'Asie centrale et le monde islamique. En 2006-2007, les relations avec ces pays et régions ont été renforcées suite à la visite du Président du Kazakhstan à Washington, Moscou, Bruxelles, Londres, Beijing, le Caire, Téhéran, Tachkent, Bichkek, ainsi qu'à d'autres capitales. Ces visites ont été sanctionnées par la mise en place de partenariats stratégiques et à un niveau supérieur entre le Kazakhstan et les principales puissances mondiales et régionales, ainsi qu'avec les voisins du Commonwealth des Etats Indépendants. Les accords conclus pendant ces visites visent garantir les intérêts du Kazakhstan et de consolider la coopération avec nos partenaires.

La coopération prend aujourd'hui un caractère plus dynamique entre le Kazakhstan et les autres pays d'Asie centrale. Ces pays entretiennent avec le Kazakhstan des relations séculaires et historiques assorties de liens culturels, politiques et économiques. Le Kazakhstan n'est pas seulement le plus grand pays de la région sur le plan géographique mais est également reconnu comme étant le chef de file en termes de développement économique. Mais en tout état de cause, le succès futur de notre pays reste tributaire de la coopération étroite entretenue avec tous les pays de la région. C'est à cette fin que le Kazakhstan a eu l'idée de créer l'Union d'Asie Centrale à laquelle se joindront, outre le Kazakhstan, tous les autres pays de la région, à savoir, l'Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Les présidents des pays d'Asie Centrale ont effectué des visites officielles au Kazakhstan en 2006-2007, où notre propre chef d'Etat s'y est également rendu. Les accords bilatéraux signés pendant ces visites constituent des incitatifs, non seulement à la réalisation effective de l'Union d'Asie Centrale mais aussi à la consolidation des relations entre le Kazakhstan et ses voisins dans la région.

La politique étrangère avec la Russie la constitue cependant l'une des principales priorités du kazakhstan. L'on peut sans discontinuer parler des multiples liens qui unissent notre pays à la Russie. Sur le plan intergouvernemental, par exemple, la Russie et le Kazakhstan ont établi des relations bilatérales dynamiques et croissantes couvrant de nombreux domaines, notamment, l'industrie pétrolière et énergétique, les secteurs du transport et de la communication, et la défense.

En termes de stratégie de politique étrangère, le Kazakhstan accorde une attention particulière au processus d'intégration des pays de l'ex-Union soviétique. A cet égard, notre pays (Kazakhstan) favorise le maintien et la promotion de la Communauté des Etats Indépendants (CEI), qui unit une vaste majorité de pays de l'ex-URSS. Entre mai 2006 et octobre 2007, le Kazakhstan a assuré la présidence du CEI, période pendant laquelle il pesa de tout son poids en faveur du développement du processus d'intégration de la Communauté. Le Concept de Réforme du CEI a été élaboré et débattu par les autres Etats membres. Le but de ce Concept est d'accroître l'efficacité de cette organisation. Les participants ont adopté le Concept au dernier sommet du CEI, tenu en octobre 2007 à Dushambe. La proposition faite par le président du Kazakhstan au sommet informel des chefs d'Etats de la Communauté à Saint-Pétersbourg en juin 2007 constitue une autre contribution majeure à l'efficacité du CEI. Le dirigeant du Kazakhstan a, en effet, proposé que les chefs d'Etats de la Communauté proposent désormais un seul thème par année. Pour cette première année, le Kazakhstan proposa que pour cette première année, la question à examiner porte sur l'immigration -question qui concernent justement l'ensemble des pays du CEI. Le prochain thème à examiner en 2008, proposé par le Kazakhstan qui assurait alors la présidence de CEI, est celui des transports et des communications.

D'autre part, et en raison de sa position économique dans l'espace post-soviétique, le Kazakhstan est également l'un des pays chefs de file de la Communauté économique eurasiatique (EurAsEC), qui comprend cinq pays CEI, outre le Kazakhstan. Il s'agit de la Russie, de l'Ouzbékistan, du Kirghizistan, du Biélorussie et du Tadjikistan. Le potentiel économique du Kirghizstan, associé à son efficacité dans cette organisation constitue l'un des facteurs susceptibles d'assurer le développement de l'EurAsEC.

Les relations entre le Kazakhstan et la République populaire de Chine connaissent une croissance dynamique, tant au niveau bilatéral que multilatéral. D'année en année, le commerce de biens entre les deux pays ne cesse de croître, de même que la mise en ouvre de projets économiques et commerciaux de grande envergure, auxquels s'ajoute la coopération culturelle et humanitaire.

Les relations entre le Kazakhstan et les USA sont également en cours de développement et la dernière visite du Président du Kazakhstan aux USA en 2006 a permis, non seulement de consolider les entreprises américano-kazakhs mais aussi de discuter de la promotion des produits sophistiqués et innovateurs fabriqués au Kazakhstan.

Les relations entre le Kazakhstan et le monde islamique connaissent, pour leur part, un développement intense. En 2006-2007, ces relations se sont renforcées en raison même de leur nature très dynamique et leur caractère profitable. En 2007, le Président Nursultan Nazarbayev a visité l'Egypte, la Jordanie, le Qatar, la Syrie et les Emirats Arabes Unis. A leur tour, le Président de la République Arabe d'Egypte, Hosni Mubarak, et le Roi de Jordanie, Abdullah II, se sont rendus au kazakhstan. Ces événements ne font que conforter les relations existant entre le Kazakhstan et le monde islamique et arabe. A titre d'exemple, la visite du président kazakh en République Arabe Syrienne, en novembre 2007, constitue un événement majeur en ce sens que c'est la première fois qu'un dirigeant kazakh se rend en Syrie. Il convient de rappeler que certaines figures directement liées au patrimoine historique de Kazakhstan sont enterrées en Syrie. Il s'agit, notamment, du grand érudit et penseur Abu Nasser Al-Farabi, qui est enterré à Damas, ainsi que le célèbre dirigeant et général Sultan Beibars, tous deux natifs de la steppe kazakhe. Ce n'est donc pas un incident de parcours qui a amené le Kazakhstan à financer la construction du Mausolée Al-Farabi à Damas et la restauration du Mausolée Beibars, actions qui s'inscrivent dans l'attention que le Kazakhstan accorde à son héritage historique et culturel.

Le Kazakhstan s'efforce à présent de promouvoir à l'échelle mondiale un dialogue axé sur l'actualité entre le monde islamique et les principaux pays occidentaux, sous forme d'une réunion intitulée "L'Occident -le Monde musulman". La raison qui sous-tend le lancement d'une telle idée ambitieuse découle de l'expérience internationale positive de notre pays (Kazakhstan) dans l'établissement d'un dialogue interreligieux entre les principales religions mondiales. A titre d'illustration, le Kazakhstan a organisé deux Conférences des Chefs d'Etats du Monde et des Religions traditionnelles, respectivement en 2003 et 2006. Le prochain forum est prévu en 2009 au Kazakhstan, et le Président Nazarbayev, dans son allocution à la récente 62ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, a proposé que le prochain forum se tienne sous l'égide des Nations Unies.

Au cours de ces dernières années, les relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne ont gagné du terrain. Il convient de noter, comme résultat, la coopération avec l'UE, dans le cadre du dialogue, la troïka UE-pays d'Asie Centrale. La dernière réunion de la troïka UE-pays d'Asie Centrale s'est tenue à Astana au printemps 2007, pendant laquelle la Stratégie de l'UE pour l'Asie centrale 2007-2013 a été discutée. A la suite de la réunion d'Astana, une présentation de la stratégie a eu lieu à Berlin le 30 juillet 2007.

Le remarquable succès politique et économique du Kazakhstan, associé à l'importance croissante de notre pays (Kazakhstan) dans la fourniture de la sécurité énergétique mondiale, est reconnu à l'échelle internationale. A titre d'exemple, le Président Nazarbayev a pris part au Sommet du G8 à Saint-Pétersbourg en qualité de président du CEI.

L'image positive du Kazakhstan et son prestige international sont dus, à maints égards, par les décisions de politique étrangère prises à long terme par le leadership de la nation. L'invitation au Kazakhstan d'assurer la présidence de l'OSCE en 2003 en est la plus brillante illustration.

Le point d'orgue de la bonne volonté du Kazakhstan à assurer la présidence de l'OSCE, dont le mérite revient au succès diplomatique du pays, s'est traduit par la résolution du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'OSCE, réunit à Madrid en novembre 2007 en vertu de laquelle le Kazakhstan assurera la présidence de l'OSCE en 2010.

L'un des succès remarquable de la diplomatie kazakh est la mise en ouvre de l'idée du Président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, relative à la création de la Conférence sur les mesures susceptibles de stimuler l'Interaction et la Confiance en Asie (Conference on Interaction and Confidence-Building Measures in Asie - CICA). Au 2ème Sommet de la CICA à Almaty, le 17 juin 2006, une déclaration a été signée consolidant la position des membres de la CICA sur des questions essentielles relatives à la sécurité et la coopération en Asie, ainsi qu'un accord concernant le secrétariat de l'organisation.

La coopération avec les organisations internationales et régionales mettant l'accent sur la sécurité prend une importance croissante, eu égard aux conditions politiques internationales actuelles. La Shanghai Cooperation Organization (SCO) est un exemple de ces organisations.

En 2001, la République du Kazakhstan devint l'un des fondateurs de la Shanghai Cooperation Organization (SCO) et l'un des principales décisions en matière de politique étrangère fût la participation du pays aux activités de l'organisation. Actuellement, la SCO regroupe le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Chine, la Russie, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. La Mongolie, l'Iran, l'Inde et le Pakistan jouissent du statut d'observateurs.

De façon générale, les réalisations du Kazakhstan en matière de politique étrangère ont permis, sans nul doute, de susciter en 2007 un plus grand intérêt de la communauté internationale envers le Kazakhstan et son autorité. Ces facteurs démontrent que, d'année en année, le Kazakhstan avance à pas résolus et confiants sur la voie de l'initiative proposée par le Président Nursultan Nazarbayev visant à faire du Kazakhstan l'un parmi les cinquante pays les plus compétitifs du monde.

ECONOMIE

Le Kazakhstan a été le premier pays du CEI à recevoir, sur le plan de l'investissement, un classement par trois principales agences internationales de classement. Il est à noter qu'en 2006, le classement des trois agences a été révisé, en signe d'amélioration. Le 20 décembre 2005, l'agence Fitch Rating's Ltd a rehaussé le classement du Kazakhstan en matière d'investissement à long terme en devises étrangères du niveau 'BB+' à celui de 'BBB-'.

Le 9 juin 2006, la Moody Investors Services a rehaussé de 'Baa3' le classement des crédits à l'investissement des obligations et bons à long terme en devises étrangères. Standard & Poor a donné également un classement plus élevé. L'agence a rehaussé, le 13 juin 2006, le classement des crédits au Kazakhstan en devises étrangères et locales du niveau 'stable' à 'positif' et le crédit à l'investissement au niveau 'BBB-' en raison de sa fiabilité en matière de devises étrangères.

Macroéconomie

Le Kazakhstan, d'après les paramètres macroéconomiques de croissance, devient le principal pays du CEI. Pendant la période 2003-2006, le taux annuel de croissance du PIB était de 10,7%. En 2004, le PIB a dépassé pour la première fois le niveau atteint pendant la période de pré-réformes de 1990. En 2006, le volume du Produit Intérieur Brut, selon les statistiques préliminaires, était de 10.213,7 billions, soit 10,7% supérieur à l'année précédente.

Industrie

La plus grande contribution à la croissance économique vient de l'industrie, qui à contribué à hauteur de 29,7% au PIB en 2006. Pour la période 2003-2006, la croissance annuelle au produit industriel était de 7,9% en moyenne, le taux de croissance dans le secteur extractif étant le plus élevé, avec 8,3%. Ceci est dû principalement au développement intensif de l'industrie du pétrole et du gaz. Les hydrocarbures bruts constituent, en outre, l'un des plus importants composants des exportations kazakhes.

Mais s'est l'extraction des ressources naturelles qui a eu le plus grand impact sur le rendement industriel, dont la contribution au produit national a atteint 56% dans la période janvier-septembre 2006 (contre 46-48% en 2000-2003). Le volume total de la production industrielle relative aux produits pétroliers varie entre 38,7 % et 47 % du volume global de la production industrielle.

Le secteur du pétrole et du gaz

Au cours des dix dernières années, 22 champs d'hydrocarbures brutes ont été mis en service au Kazakhstan, y compris la création de quelque 85 plateformes pétrolières et de gaz en 2005; généralement dans les limites du bassin précaspienne et du Turgai du Sud.

Actuellement, le Kazakhstan occupe la deuxième place au CEI, après la Russie, en termes d'extraction des hydrocarbures non raffinés, y compris le gaz à condensat. Quant à l'extraction du gaz, le Kazakhstan est en troisième position après la Russie et l'Ouzbékistan.

En 2006, le volume du gaz à condensat extrait se chiffrait à 65 millions de tonnes, le gaz naturel (brut non raffiné) y compris les produits pétroliers dérivés, à 26,4 milliards de mètres cubes. 70% de l'investissement global était consacré au développement des entreprises d'extraction du pétrole brut et du gaz naturel.

La métallurgie

L'industrie métallurgique est responsable de plus de 15% de la production industrielle totale du Kazakhstan, y compris 4,4% de la métallurgie lourde et 10,9% de la métallurgie légère. Le Kazakhstan dispose de riches ressources minérales brutes pour le développement de l'industrie métallurgique.

Le Kazakhstan occupe le troisième rang, après les EAU et l'Ukraine, en termes de réserves de minerai de manganèse (25% des réserves mondiales totales), et la septième place au plan de l'extraction.

Le pays détient également 30% des réserves mondiales de chrome. Le Kazakhstan se place parmi les vingt plus grands producteurs mondiaux de fonte et d'acier.

Parmi les pays du CEI, le Kazakhstan est le troisième plus grand producteur d'acier brut et fini, après la Russie et l'Ukraine.

Le système financier

Le système financier du Kazakhstan est remarquable pour son développement stable et dynamique, ainsi que pour la fourniture de ressources financières tant au secteur réel que pour les gens ordinaires. Il bénéficie de toutes les conditions nécessaires à son intégration future dans le monde.

La République de Kazakhstan, à travers les associations et organismes sociaux des départements d'Etat, est membre du Comité de Bâle pour le contrôle bancaire (CBCB), l'Organisation internationale des commissions des valeurs (OICV), l'Association internationale des contrôleurs d'assurance (AICA), le Réseau international des régulateurs et contrôleurs des retraites et l'Organisation internationale des contrôleurs des retraites (IOPS), entre autres.

Le système bancaire du pays évolue de façon dynamique. Il existait dans le pays, au 1er janvier 2007, 33 banques de second rang et 322 affiliées. Les banques kazakhes élargissent leurs perspectives d'affaires pour intégrer les marchés financiers étrangers et opèrent à présent 17 banques kazakhes à l'étranger. En outre, le pays accueillait, en 2006, des bureaux représentant 18 banques non résidentes. Le volume global des actifs des banques de second rang était de l'ordre de 4,515.1 trillions de tenges, soit 1,7 fois plus qu'un 2004.

Les actifs totaux des banques, en tant que pourcentage du PIB, sont supérieurs à 60%. Environ 70% des actifs bancaires procèdent de prêts accordés aux individus et aux entreprises. Le montant des prêts augmente tous les ans, stimulant ainsi l'essor économique tout en favorisant la promotion des services bancaires en faveur des individus et des petites et moyennes entreprises. Le total actifs procédant des biens bancaires a augmenté en 2005 d'environ 70% et, au 1er janvier 2006, il était estimé à 587,2 milliards de tenges.

Les transports

Le secteur des transports et des communications joue un rôle essentiel dans l'économie du Kazakhstan en raison de sa situation géographique et de ses richesses et ressources naturelles variées, associées à une faible densité de la population et à la distance séparant les principaux centres économiques du pays.

L'infrastructure actuelle permet de satisfaire la demande croissante de transport du fret et des voyageurs. Les connexions routières et intérieures du pays favorisent l'expansion du commence tant national qu'international ainsi que le développement de son potentiel de transport. La part du secteur des transports, en tant que pourcentage du PIB, est supérieure à 9,3%. Le réseau de transport du Kazakhstan comprend, notamment, les voies ferroviaires, les pipelines de pétrole et de gaz, les réseaux fluviaux nationaux navigables et les routes. Au cours des cinq dernières années, le volume du fret, tous modes de transport confondus, a augmenté de 150 pourcent.

L'agriculture

L'agriculture est un secteur primordial de l'économie du Kazakhstan. Son rôle majeur est d'approvisionner les habitants des produits alimentaires essentiels. Son niveau de développement détermine, à bien des égards, la sécurité économique du pays. Le Kazakhstan possède d'immenses terres arables ainsi que le potentiel de se transformer en un concurrent majeur sur le marché mondial de l'agriculture.

Plus de la moitié de la population vit, par ailleurs, sur les terrains agricoles, signe d'un grand potentiel pour le développement futur de l'agriculture et des secteurs de la transformation. Au début de l'année 2007, la structure du sectaire agraire du Kazakhstan comprenait, notamment, 5.926 entreprises non gouvernementales (coopératives manufacturières agricoles, divers types d'associations agricoles et des entreprises à responsabilité limitée) et 193.000 petites fermes indépendantes, assorties d'un ensemble de 73 fonctionnaires du gouvernement mettant leur expérience agricole au service d'instituts scientifiques de recherche et d'enseignement. Il existe, en outre, plus de deux millions de fermes privées dans le pays et quelque 3.000 coopératives de vergers et de dacha (petites fermes privées), produisant des produits agricoles.

La plupart des terrains cultivés sont utilisés principalement pour la production des céréales. En 2006, la production céréalière avait atteint 16,5 millions de tonnes. Le pays récolte suffisamment de céréales pour nourrir sa population tout en multipliant ses exportations. En moyenne, le pays exportait 4 millions de tonnes par an entre 2000-2006. A présent, les céréales kazakhes sont exportées à plus de 25 pays à travers le monde.

Les investissements

L'investissement en capital fixe s'est accru entre janvier et septembre 2007, par rapport à la même période de l'année précédente dans pratiquement toutes les régions du Kazakhstan.

Entre janvier et septembre 2007, les principaux investissements en capital fixe provenaient des capitaux privés d'entités économiques (56,2%) et d'investissements étrangers (18%). Les fonds budgétaires s'étaient élevés à 14% et le rendement des prêts à 18%

La majorité des investissements en capitaux fixes provenaient d'entreprises et d'organismes privés (62,2%) ainsi que d'entités économiques étrangères (23,2%). Le secteur étatique a contribué à hauteur de 14,6%.

L'extraction du pétrole brut et du gaz naturel demeure la zone principale d'investissement dans le pays. Les investissements consacrés à ce secteur ainsi qu'aux services connexes se sont élevés à 29,1% du montant total d'investissement en capital fixe ; l'immobilier, le crédit-bail et les services aux consommateurs à 26,1% ; le transport et les communication à 13,1% ; et le secteur manufacturier à 10,4%.

LA DEMOGRAPHIE

Au 1er janvier 2007, la population du Kazakhstan se chiffrait à 14,4 millions d'habitants, dont 8,8 millions de résidents urbains (57,4%) et 6,6 millions de ruraux (42,6%).

Il existe sept nationalités principales au sein de la structure ethnique du pays, à savoir, les Kazakhs, les Russes, les Ukrainiens, les Ouzbeks, les Tatar, les Allemands et les Ouigours -qui forment ensemble 95% du total de la population nationale.

Au cours des six dernières années, les indicateurs démographiques se sont améliorés dans le pays, avec une augmentation dans le taux des naissances et une baisse dans le taux de mortalité de la population. La marge du taux de naissance est passée de 14,9 par mille habitants en 2000 à 19,7 en 2006. La croissance naturelle de la population nationale était de 9,4 personnes par mille habitants en 2006 contre 4,8 personnes par mille habitants en 2002.

LA POLITIQUE SOCIALE

L'emploi et le revenu

La croissance du taux d'emploi de la population exige la création de nouveaux emplois. Au cours de l'année dernière, le taux d'emploi s'est accru dans les secteurs de l'industrie, de la construction, du transport et des finances. Le taux du chômage dans le pays est tombé de 13,5% en 1999 à 7,8% en 2006. Le rythme annuel moyen de croissance réelle des salaires de la main d'oeuvre entre 2001 et 2006 était de 11,1%. Cette croissance est due à la stabilité de l'économie, la croissance de la production des biens et services et à la teneur sociale de la politique gouvernementale dont le principal objectif est d'accroître les salaires et les garanties sociales minimes.

L'éducation

Le programme gouvernemental intitulé tout simplement "Education", ratifié par un décret du Président de la République de Kazakhstan le 30 septembre 2000, porte sur les différents aspects de l'éducation et de l'enseignement préscolaire, intermédiaire, élémentaire, secondaire, supérieur et postuniversitaire. Le programme stipule les priorités pour le développement futur du système d'enseignement ainsi que les étapes à suivre pour la réalisation des objectifs de chacun des cycles de l'enseignement.

Parallèlement au programme ratifié, une attention accrue est apportée aux questions d'éducation et d'enseignement préscolaire. C'est ainsi que le nombre d'établissements préscolaires a augmenté ainsi que le nombre des enfants inscrits. Le Kazakhstan compte actuellement 7928 établissements d'enseignement public, avec plus de 2,7 millions d'étudiants. Le programme gouvernemental d'enseignement accorde une attention toute particulière au développement futur de l'enseignement en milieu rural, la création des conditions propices à l'éducation et l'enseignement, l'amélioration de la qualité de l'enseignement et la modernisation des écoles rurales et préscolaires.

Au titre de l'année scolaire 2008, 5949 écoles d'enseignement public opèrent dans le milieu rural (soit 73,8% du nombre total) avec plus de 1,3 millions d'étudiants inscrits. Le système d'enseignement primaire et secondaire intermédiaire est en développement continu.

En 2006, le nombre des écoles professionnelles était de 132 et 442 lycées, avec respectivement 106.100 et 452.200 étudiants. Le nombre d'étudiants s'accroît d'année en année, résultat qui s'inscrit dans l'objectif visant à préparer les ressources humaines professionnelles provenant du cycle intermédiaire. Le système d'enseignement supérieur, quant à lui, s'accroît de façon remarquable au Kazakhstan. Le nombre d'établissement d'enseignement supérieur se chiffre à présent à 176, pour un total de 768.400 étudiants inscrits.

Depuis 2000, onze nouveaux instituts d'enseignement supérieur ont été créés, et le nombre d'étudiants multiplié par 1,8. Tout est donc mis en ouvre afin de former des spécialistes dans tous les domaines notamment les sciences naturelles, l'ingénierie technique et la technologie, sans de tels efforts, il serait impossible d'assurer le développement des ressources humaines dans les domaines scientifique et technologique.

Le 5 novembre 1993, le Président Nursultan Nazarbayev a mis en place la bourse internationale Bolashak. Le Ministère de l'Education du Kazakhstan octroie cette bourse annuellement à quelque trois cents candidats. Ces bourses permettent le financement de l'enseignement dans des établissements à l'étranger, y compris les prestigieuses universités d'Oxford et Ivy League. Le contrat relatif à cette bourse prévoit dans ces clauses, le retour obligatoire au Kazakhstan pour y au moins cinq ans.

LA CULTURE

Le peuple Kazakh se distingue par la richesse de ses traditions. De la naissance jusqu'à la vieillesse et le décès, le citoyen kazakh célèbre chacune des étapes de sa vie, même les cérémonies funéraires ont leur propre symbolisme particulier. Ces traditions comprennent, entre autres, le respect dû aux personnes âgées, le patriotisme envers la mère patrie, l'intégrité et l'amour de l'humanité. Parmi les traditions du peuple kazakh, nous citons la tradition de servir aux invités la cuisine nationale kazakhe dressée sur la dastarkhan (table basse) dans une yourte locale ronde. La yourte est une maison mobile très utilisée, confortable et pratique, convenant parfaitement aux conditions et au mode de vie locales et constitue la plus grande création des nomades eurasiens.

La yourte est facilement démontée (l'on dit qu'une femme kazakhe peut le faire en une demie heure) et transportée sur dos de cheval ou de chameau. La yourte se compose de trois éléments essentiels, à savoir, un treillis extensible à sa base (le kerege), un dôme fait de poteaux (l'uyk) et un sommet arrondi (le shanyrak).

Naguère, les Turcs étaient réputés être les meilleurs fabricants de feutre. Aujourd'hui, les Kazakhs utilisent le feutre pour couvrir la yourte et la décorer de l'intérieur, ainsi que pour faire des tapis, des vêtements et des chaussures. Les Kazakhs y vivent après les avoir entourées d'ornements, les yourtes sont richement décorées avec des tapis muraux et des broderies multicolores.

Les produits de l'artisanat -les harnais, les carpettes de feutre (tekemets), les articles en bois, os ou métal- sont somptueusement décorés. Les coiffures, habits, sacs et tapis de selles sont richement décorés. Des gravures et motifs traditionnels sont utilisés pour fabriquer et décorer les tasses en bois, les bols et les louches utilisés pour servir le kumis (lait de jument fermenté).

Les cornes des béliers et chèvres de montagnes sont utilisées pour décorer les lits et les cercueils. Le cuir sert à faire des carquois, des ceintures, des harnais et des récipients (torsyks) pour l'eau et le kumis, et les artisans kazakhs sont d'excellents joailliers.

Les joailliers des steppes (zergers) préférent l'argent blanc. Les boucles d'oreilles traditionnelles kazakhes en forme de cloche, et les bracelets originaux (blezics), ou encore le bracelet traditionnel relié à trois cercles par des fines chaînes sont très attrayants.

L'habit national kazakh varie selon la région. Les hommes portent le chapan, sorte de toge de velours assortie d'une ceinture et richement décorée. Leur tête est couverte d'un tobetai (calotte fine), un kalpak (sorte de bonnet long en feutre) ou un malakai (chapeau en fourrure de renard avec un protège-oreille).

L'habit traditionnel de la femme se compose d'une robe de coton blanc ou de soie colorée, d'un gilet velours brodé avec une toque ou écharpe en soie. Les femmes âgées portent un capuchon de tissu blanc ouvert sur le visage (le kimeshek). Les jeunes mariées portent un chapeau long et pointu richement décoré et couronné de plumes (saukete).

Musique et instruments musicaux kazakhs : Les Kazakhs aiment l'art des mots et leurs akyns (poètes), qui improvisent aux compétitions publiques (aitys) sont accompagnés d'instruments musicaux nationaux à corde, le dombra ou le kobyz.

Le Nauryz (le Nouvel an islamique) est l'une des principales fêtes d'Asie Centrale. Au Kazakhstan, il est célébré à l'équinoxe du printemps, le 22 mars. Les rues des villes et villages sont transformées pendant ce jour. Les invités sont reçus dans de belles yourtes avec le plat traditionnel Nauryz kozhe, fait de sept ingrédients traditionnels. Les gens qui observent cette fête d'une durée d'un mois environ s'effacent mutuellement ainsi que les dettes et les offenses.

Les jeux nationaux s'effectuent généralement à dos de cheval et sont une occasion pour découvrir les performances exceptionnelles des cavaliers kazakhs. Ces jeux comprennent également le Kazaksha kures (catch kazakh), le baiga (course de chevaux sur 25, 50 ou 100 Kms), le kokpar (sorte de polo qui se joue avec une chèvre morte), le kyz-kuu (attrapper la fille) et l'alty bakan (saut à six perches).

 

Untitled Document