Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -
Directeur Général | Education | Sciences | Culture | CPID | Coopération | Secrétariat GC & EC| Accueil | Contact

| Editorial : Message de la pensée humaine dans le monde d'aujourd’hui  |

| Ijtihad et modernité en Islam par Dr Abdulaziz Othman Altwaijri  |

| L'alternative de la paix ou de la guerre en islam par Dr Abbas Jirari  |

| Esprit de la civilisation islamique par Dr Mohamed Imara  |

| Dialogue serein avec Sa Sainteté le Pape par Cheikh Mohamed Sayed Tantaoui.|

| Considérations autour de la conférence du Pape Benoît XVI par Dr Abdulaziz Othman Altwaijri |

| Réflexions sur le discours du Pape : l’histoire, l’époque moderne  … et l’Islam par Dr Radwan Al-Sayyid |

| L'architecte en civilisation islamique par Dr Khaled Azab  |

| Connaissance des pays islamiques: République du Mali  |

Revue l'islam aujourd'hui N° 24-1428H/2007

 

Connaissance des pays islamiques
République du Mali

 

Premièrement : Fiche signalétique

- Dénomination officielle : République du Mali

- Système politique : Régime sémi-présidentiel (le Président et l’Assemblée sont issus du suffrage universel. Le Gouvernement dirigé par un Premier ministre, est responsable devant l’Assemblée nationale).

- Capitale : Bamako

- Chef de l’Etat : Monsieur Amadou Toumani Touré, en fonction depuis le 8 juin 2002 pour un mandat de 5 ans

- Chef du gouvernement : Monsieur Ousmane Issoufi Maïga

- Partis politiques au parlement : Une douzaine sur quelque 70 recensés.

- Vie associative : Foisonnement d’associations issues de différents groupes sociaux, principalement fondées suite au processus de démocratisation entamé en 1991

- Décentralisation : Territoire divisé en 703 communes dont 96 urbaines, réparties entre les 8 régions administratives et le district de Bamako (6 communes).

- Superficie : 1.241.238 Km2

- Population : 11.008.518 habitants

- Densité : 8,87 habitants au km2

- PIB par habitant : 275 $US par habitant

- Principales exportations : Or, coton, animaux vivants.

- Monnaie : Franc de la Communauté financière africaine en partage avec 7 autres Etats de l’Afrique de l’Ouest, émis par la BCEAO

- Taux de change : Arrimage à l’euro suite aux accords du 6 juillet 1998 avec l’Union européenne, au taux fixe de 1 euro  =  655,957 FCFA.

- Langue officielle : Français

- Principales langues nationales : Bamanan, Soninké, fulfuldé, Dogon, Bozo, Songhoy, Malinké, Syènara, Mamara, Khassonké, Tamasheq.

- Religions : Islam (95%), Christianisme (3%), Religions traditionnelle (2%).

- Fuseau horaire : GMT

- Conditions climatiques : Trois zones climatiques :

- Soudanienne (savane) au sud (16% du territoire) ;

- Sahélienne (semi-aride) au Centre et à l’Ouest (44% du territoire) ;

- Saharienne au Nord (40% du territoire).

- Trois périodes couvrant les deux saisons de l’année :

- Saison chaude, mars-mai ;

- Hivernage, juin-octobre ;

- Saison froide, novembre-février.

Deuxièment : Aperçu historique

Terre de vieilles civilisations, e Mali a été successivement le berceau des empires médiévaux du Ghana, du Mali, du Songhoy, des royaumes de Ségou et du Kaarta, des Etats théocratiques Peul et Toucouleur. Il tient son nom de l’empire du Mali qui a fasciné son époque par l’image d’un pays aux richesses en or.

Lancée dès 1885 , la conquête militaire française du Soudan nigérien débute par l’édification d’un fort à Kita (1881) et à Bamako (1883). Elle se termine en 1898, date de la proclamation de la colonie du Soudan français.

Sur le chemin de l’indépendance, il est créé avec le Sénégal, en avril 1959, la Fédération du Mali. Mais cette fédération est dissoute dès l’année suivante et la République du Mali proclamée par Modibo Keïta accède à son indépendance le 22 septembre 1960.

Le Gouvernement de Modibo Keïta chute le 19 novembre 1968 suite au coup d’Etat militaire de Moussa Traoré. Celui-ci est renversé le 26 mars 1991 par le général Amadou Toumani Touré qui, après une période de transition, restaure la démocratie avec l’élection d’Alpha Oumar Konaré en 1992, qui est réélu en 1997.

Suite à l’élection de 2002, Amadou Toumani Touré qui a quitté l’armée pour se présenter, est élu Président de la République.

Troisièmement : l’aspect géographique

1. Situation :

Situé en plein cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Mali partage 7000 km de frontière avec sept pays limitrophes, l’Algérie au Nord, le Niger et le Burkina Faso à l’Est, la Côte d’Ivoire au Sud, la Guinée Conakry et le Sénégal à l’Ouest et la Mauritanie au Nord Ouest.

Il est situé entre les 10e et 25e degré de latitude Nord, le 4e degré Est et le 12e degré Ouest de longitude.

2. Relief

Le relief du Mali est composé de plateaux (plateau manding : 400 à 800m d’altitude ; plateau du kénédougou : 200 à 300m ; plateau dogon : 1080 à 1155m) ; de plaines (la Falémé, le Gourma et le Delta central du Niger). Le nord est occupé par le désert.

3. Climat

Par sa situation en latitude, le Mali jouit d’un climat tropical. Il subit l’influence de l’harmattan, vent chaud et sec et celle de la mousson, vent humide qui apporte la pluie.

Le climat est marqué par trois saisons :

L’hivernage ou saison des pluies, de juin à octobre

La saison froide, de novembre à février

La saison chaude, de mars à mai

4. La flore et la faune

La végétation du Mali est de type soudano-sahélien.

Le sud du pays se caractérise par la savane constituée de vastes étendues d’herbes dominées par des arbres : baobab, caïlcédra, karité, etc.

Quant au centre, on y trouve une végétation sahélienne caractérisée par la steppe (acacia, palmier doum…)

Les plaines inondées sont occupées par le «bourgou» qui sert de pâturage

Le nord est composé par une végétation rabougrie comprenant les épineux, les palmier-dattiers autour des oasis. On y trouve aussi des dunes de sable et des pierres.

Le sud comprenant les forêts classées, les parcs nationaux et les réserves sont les domaines de grands animaux : éléphants, buffles, antilopes, lions, panthères, etc. 

5. L’hydrographie

Deux fleuves arrosent le Mali. Il s’agit du :

Niger : long de 4200 km dont 1700 au Mali. Prenant sa source en Guinée, il est le cordon ombilical entre les populations du sud et celles du nord.

Sénégal : long de 1700 km dont 700 au Mali ; il arrose les régions sud-ouest du pays.

Grâce au barrage de Sélingué sur le Niger et celui de Manantali sur le Sénégal, le Mali dispose d’une potentialité hydroélectrique.

Quatrièmement : Culture et société

1. Population

Le Mali est au cœur de l’histoire et de la culture de l’Afrique de l’Ouest, terre de rencontre des peuples d’Afrique du nord et ceux d’Afrique noire, à la croisée de la civilisation arabo-berbère et négro-africaine. C’est un carrefour de civilisations qui se traduit par une diversité ethnique et linguistique. Il abrite une vingtaine d’ethnies qui vivent dans une parfaite cohésion.

Le Mali est un pays jeune si l’on se réfère à l’âge de la population, soit 45% d’adolescents de moins de 15 ans et 65% de moins de 25 ans.

Le taux de croissance de la population est de 2,97%.

Les principales ethnies sont ; les bamanans, les peuls, les songhoys, les malinkés, les sarakollés, les khassonkés, les dogons, les bozos, les sénoufos, les minyankas, les touaregs, les maures.

Plusieurs langues nationales sont écrites et introduites dans l’enseignement et dans la formation des adultes.

Le français est la langue officielle, mais de plus en plus de maliens parlent des langues étrangères (arabe, anglais, allemand, russe, espagnol), enseignées dans les collèges et les lycées.

Au Mali, trois grandes religions se côtoient dans la tolérance et le respect. Il s’agit de l’islam, majoritaire, du christianisme et des religions traditionnelles.

2. Site du patrimoine mondial

La Convention de 1972 de l’UNESCO concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel a été ratifiée le 5 avril 1977 par le Mali.

Conformément à la mise en œuvre de sa politique culturelle et dans l’esprit d’appliquer cette convention, le gouvernement malien a créé des structures déconcentrées de gestion (les Missions culturelles) des quatre sites inscrits sur la liste du Patrimoine mondial, à savoir : les villes historiques de Tombouctou (1988) et de Djenné (1988), la falaise de Bandiagara dans le pays Dogon (1989) et le Tombeau des Askia (2004).

L’objectif essentiel assigné à ces structures est d’assister le ministère chargé de la culture dans sa tâche de protection et de mise en valeur des sites inscrits sur la liste du Patrimoine mondial.

3. Education

Sur le plan éducatif, au moment de la colonisation, seulement 7% des enfants étaient scolarisés.

Aussi, au lendemain des indépendances, les autorités maliennes ont-elles mis en place une réforme visant à donner un enseignement de masse qui ne sacrifierait pas la qualité.

Cependant, force est de reconnaître que cet objectif ne fut que partiellement atteint. Ainsi, des données statistiques, il ressort que même en 2002/2003, le taux de scolarisation dans le primaire ne s’élevait qu’à 58,4% et le taux d’alphabétisation à 19%.

Tenant compte des faiblesses du système éducatif, en coopération avec les partenaires financiers, les autorités de la 3e République ont mis en place un Programme Décennal de Développement de l’Education (PRODEC) qui a la charge de la «refondation» du système éducatif.

Dans ce cadre, la politique du secteur de l’éducation s’articule autour de plusieurs axes prioritaires : une «éducation de base de qualité pour tous ; un enseignement professionnel adapté aux besoins de l’économie ; un enseignement secondaire général et technique rénové et performant ; un enseignement supérieur de qualité répondant à des besoins prioritaires et aux coûts maîtrisés ; une utilisation des langues maternelles dans l’enseignement  formel concomitamment avec le français ; une politique du livre et du matériel didactique opérationnelle ; une politique soutenue de formation des enseignants ; un partenariat véritable autour de l’école ; une restructuration et un ajustement institutionnel nécessaires à la refondation du système éducatif ; une politique de communication centrée sur le dialogue et la concertation avec tous les partenaires ; une politique de financement du développement du système éducatif prenant en compte le cadrage macro-économique ; le rééquilibrage  des ressources affectées aux différents ordres d’enseignement ; la gestion rationnelle des différents budgets et la mobilisation des multiples sources de financement en particulier celles provenant des collectivités décentralisées, des communautés et du privé.

Le PRODEC qui ambitionne de porter le taux de scolarisation à 75% en 2008 a permis la multiplication des infrastructures et leur équipement, la formation et le recrutement massif d’enseignants, la sensibilisation et la mobilisation des populations en faveur de la scolarisation, en l’occurrence celle des filles et le renforcement des cantines scolaires dans les zones défavorisées.

L’appui financier des partenaires techniques et financiers aux réformes du PRODEC est assuré par le Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education (PISE).

4. Fêtes et jours fériés

1er janvier = jour de l’an

20 janvier = fête de l’armée

26 mars = journée des martyrs

1er mai = fête du travail

25 mai = fête de l’Afrique

22 septembre = fête de l’indépendance

25 décembre = noël

Sont également fériées certaines fêtes dépendant du calendrier musulman : korité (Aid Al Fitr), Tabaski (Aid Al Adha), maouloud (Anniversaire de la naissance du Prophète Mohammad, PSL), Tamkharit( nouvel an de l’Hégire).

Cinquièmement : L’aspect économique

1. L’agriculture

L’économie malienne est dominée par le secteur agropastoral. Celui-ci représente 45% du PIB, emploie près de 80% de la population active et participe pour près de 15% à la valeur des exportations.

L’agriculture occupe plus de 75% de la population active et représente environ 44% du PNB. D’importantes réalisations en matière d’irrigation ont profité à la riziculture comme la mise en valeur des terres cultivables de l’Office du Niger.

Les principales cultures vivrières sont ; le mil, le sorgho, le maïs, le riz, le blé, le niébé, le fonio, les tubercules (igname, pomme de terre, manioc), et le pois sucré.

La principale culture d’exportation est le coton. En fait, au Mali, le coton fait vivre trois millions de personnes. Il est cultivé dans la partie sud du pays. La filière coton, dont la production s’est élevée en 2004 à 580.000 tonnes (1er rang en Afrique), représente 15% du PIB. Les petits exploitants sont encadrés par la Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT) dont la privatisation devrait intervenir en 2008.

A l’instar des autres pays africains, les producteurs de coton maliens sont vulnérables aux fluctuations des cours de « l’or blanc » et sont victimes de la chute du dollar ainsi que des subventions européennes et américaines accordées aux producteurs occidentaux qui rendent le coton malien peu compétitif.

Outre le coton, les autres produits exportés sont les mangues, les haricots verts, les pastèques, le karité et la gomme arabique.

Les cultures industrielles sont l’arachide, le tabac, la canne à sucre…

2. L’élevage

Il constitue un important secteur d’activité au Mali tant sur le plan économique que social. En effet, il représente plus de 10% du PIB et occupe une partie non négligeable d’actifs, en particulier en milieu rural où il est considéré comme un mode de vie. Le bétail est le troisième produit d’exportation du Mali après l’or et le coton.

Si l’élevage est une activité couramment pratiquée au Mali, la principale zone pastorale par excellence demeure sans nul doute le Delta intérieur du Niger, un espace unique où alternent les plaines inondables, les lacs et les mares . Les mouvements saisonniers entre les pâturages de saison de pluies et ceux de «bourgou» que produisent les rives inondées du fleuve Niger, rythment l’activité pastorale dans le Delta intérieur du Niger, faisant de ce milieu la principale zone d’attraction des troupeaux de la sous-région.

Les produits de l’élevage (viande, lait) sont fortement consommés dans les zones pastorales. Ils constituent en plus du bétail une source importante pour les ressources des ménages.

Au niveau national, une partie de la production laitière est conditionnée grâce à la société «Mali lait» et une filiale de la société  «Yoplait».

3. La pêche

En tant qu’activité professionnelle, elle est essentiellement réservée à un groupe de population appelé «Bozo». Cependant, elle a été toujours pratiquée par les ménages riverains des cours d’eau (fleuves, lacs, mares) comme activité secondaire.

Les produits de la pêche représentent 4% du PIB malien. Selon le niveau des crues, la production varie de 125.000 à 150.000 tonnes par an.

Les ressources halieutiques constituent une source d’alimentation importante pour les ménages. La production est auto-consommée mais également vendue. Ces ventes se font à l’état frais sur place, mais aussi sous forme de poissons séchés ou fumés. Ces poissons sont collectés par des commerçants et vendus dans les centres urbains du pays mais également dans les pays voisins.

La pisciculture produit 30 à 50 tonnes par an. Elle se présente actuellement comme une activité de complément pour les riziculteurs en s’intégrant dans les aménagements hydro-agricoles.

4. L’or

Depuis 1992, le secteur minier a enregistré une forte progression au Mali. La production aurifère industrielle a atteint 63,685 tonnes d’or métal en 2002 et le Mali se positionne au 3e rang des producteurs d’or sur le continent, après l’Afrique du Sud et le Ghana. La production était de 64 tonnes en 2006. L’or s’impose désormais comme la locomotive de l’économie malienne. 15 à 20% du PIB sont générés par son exploitation.

Plusieurs multinationales se sont implantées pour l’extraction de l’or au Mali. Il s’agit, entre autres, de Randgold Resources, Anglogold Ashanti Limited, Africain Metals Corps, etc.

Sixièmement : L’organisation administrative

Sur le plan administratif,la République du Mali est divisée en huit régions : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou Gao et Kidal. Le district de Bamako comprend six communes. Sur l’ensemble du territoire, on y dénombre 703 communes dont 96 urbaines.

Au Mali, la décentralisation est une réforme majeure en cours dans l’administration. Elle vise à transférer des compétences aux collectivités, afin que les affaires locales soient gérées au plus près des populations.

Cette réforme a pour base une refonte complète du découpage territorial hérité de l’administration coloniale et se distingue par le processus de consultation populaire qui a permis la création de communes sur la base de regroupements volontaires de villages et de fractions suivant des critères bien définis.

L’Etat malien a créé une Direction Nationale des Collectivités Territoriales au sein du Ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL), chargée de suivre la mise en œuvre de la décentralisation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales. Des dispositifs d’appui technique et d’appui financier sont également en place.

En 2005, un document cadre de la politique nationale de décentralisation a été adopté et s’articule autour de quatre axes majeurs, à savoir :

Le développement des capacités des collectivités ;

L’amélioration de la déconcentration des services de l’Etat ;

Le développement de la citoyenneté ;

Le développement des prestations privées des services au niveau local.

Septièmement : Les institutions politiques

Suivant la constitution du 12 janvier 1992, les institutions du Mali démocratique sont au nombre de huit.

Le Président de la République

Il est le chef de l’Etat, le gardien de la Constitution, garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités et des accords internationaux.

De même, il veille au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et assure la continuité de l’Etat.

Le  Gouvernement

Il est dirigé par un Premier ministre nommé par le Président de la République. Le Gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale. Le programme du Gouvernement et sa déclaration de politique générale sont présentés aux députés de l’Assemblée nationale.

L’Assemblée nationale

Le Parlement du Mali est unicaméral (composé d’une chambre unique) et il est appelé Assemblée nationale. Les députés membres du Parlement sont élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans.

La Cour suprême

Le pouvoir judiciaire est indépendant des pouvoirs exécutif et législatif au Mali. Ce pouvoir est exercée par la Cour suprême et les autres cours et tribunaux.

La Cour constitutionnelle

Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics. Elle juge la constitutionnalité des lois. La Cour constitutionnelle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques.

La Haute Cour de Justice

C’est la juridiction créée pour juger le Président de la République et les ministres mis en accusation pour haute trahison ou tout autre crime et délit commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Le Haut Conseil des Collectivités territoriales

Il représente les collectivités auprès de l’Etat. Ses membres étudient et donnent leurs avis sur toute politique de développement régional et local.

Le Conseil économique, social et culturel

Composé des représentants des syndicats, des associations, des groupements socio-professionnels, des collectivités et des maliens de l’extérieur, ce Conseil veille sur tous les aspects du développement économique, social et culturel du pays. Il coopère avec les cadres supérieurs de l’Etat pour collecter et rédiger le recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société, avec des orientations et des propositions. Ce recueil est destiné au Président de la République, au Gouvernement et à l’Assemblée nationale.

  

Untitled Document