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Connaissance des pays islamiques
République du Mali
Premièrement : Fiche signalétique
- Dénomination officielle :
République du Mali
- Système politique :
Régime sémi-présidentiel (le Président et l’Assemblée sont
issus du suffrage universel. Le Gouvernement dirigé par un
Premier ministre, est responsable devant l’Assemblée
nationale).
- Capitale : Bamako
- Chef de l’Etat :
Monsieur Amadou Toumani Touré, en fonction depuis le 8 juin
2002 pour un mandat de 5 ans
- Chef du gouvernement :
Monsieur Ousmane Issoufi Maïga
- Partis politiques au
parlement : Une douzaine sur quelque 70 recensés.
- Vie associative :
Foisonnement d’associations issues de différents groupes
sociaux, principalement fondées suite au processus de
démocratisation entamé en 1991
- Décentralisation :
Territoire divisé en 703 communes dont 96 urbaines,
réparties entre les 8 régions administratives et le district
de Bamako (6 communes).
- Superficie :
1.241.238 Km2
- Population :
11.008.518 habitants
- Densité : 8,87
habitants au km2
- PIB par habitant :
275 $US par habitant
- Principales exportations :
Or, coton, animaux vivants.
- Monnaie : Franc de
la Communauté financière africaine en partage avec 7 autres
Etats de l’Afrique de l’Ouest, émis par la BCEAO
- Taux de change :
Arrimage à l’euro suite aux accords du 6 juillet 1998 avec
l’Union européenne, au taux fixe de 1 euro = 655,957 FCFA.
- Langue officielle :
Français
- Principales
langues nationales : Bamanan, Soninké, fulfuldé, Dogon,
Bozo, Songhoy, Malinké, Syènara, Mamara, Khassonké,
Tamasheq.
- Religions : Islam
(95%), Christianisme (3%), Religions traditionnelle (2%).
- Fuseau horaire : GMT
- Conditions climatiques :
Trois zones climatiques :
- Soudanienne
(savane) au sud (16% du territoire) ;
- Sahélienne
(semi-aride) au Centre et à l’Ouest (44% du territoire) ;
- Saharienne au
Nord (40% du territoire).
- Trois périodes couvrant les deux saisons de l’année :
- Saison chaude,
mars-mai ;
- Hivernage,
juin-octobre ;
- Saison froide,
novembre-février.
Deuxièment : Aperçu historique
Terre de
vieilles civilisations, e Mali a été successivement le
berceau des empires médiévaux du Ghana, du Mali, du Songhoy,
des royaumes de Ségou et du Kaarta, des Etats théocratiques
Peul et Toucouleur. Il tient son nom de l’empire du Mali qui
a fasciné son époque par l’image d’un pays aux richesses en
or.
Lancée dès 1885
, la conquête militaire française du Soudan nigérien débute
par l’édification d’un fort à Kita (1881) et à Bamako
(1883). Elle se termine en 1898, date de la proclamation de
la colonie du Soudan français.
Sur le chemin de
l’indépendance, il est créé avec le Sénégal, en avril 1959,
la Fédération du Mali. Mais cette fédération est dissoute
dès l’année suivante et la République du Mali proclamée par
Modibo Keïta accède à son indépendance le 22 septembre 1960.
Le Gouvernement
de Modibo Keïta chute le 19 novembre 1968 suite au coup
d’Etat militaire de Moussa Traoré. Celui-ci est renversé le
26 mars 1991 par le général Amadou Toumani Touré qui, après
une période de transition, restaure la démocratie avec
l’élection d’Alpha Oumar Konaré en 1992, qui est réélu en
1997.
Suite à
l’élection de 2002, Amadou Toumani Touré qui a quitté
l’armée pour se présenter, est élu Président de la
République.
Troisièmement : l’aspect géographique
1. Situation :
Situé en plein
cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Mali partage 7000 km de
frontière avec sept pays limitrophes, l’Algérie au Nord, le
Niger et le Burkina Faso à l’Est, la Côte d’Ivoire au Sud,
la Guinée Conakry et le Sénégal à l’Ouest et la Mauritanie
au Nord Ouest.
Il est situé
entre les 10e et 25e degré de latitude Nord, le 4e degré Est
et le 12e degré Ouest de longitude.
2. Relief
Le relief du
Mali est composé de plateaux (plateau manding : 400 à 800m
d’altitude ; plateau du kénédougou : 200 à 300m ; plateau
dogon : 1080 à 1155m) ; de plaines (la Falémé, le Gourma et
le Delta central du Niger). Le nord est occupé par le
désert.
3. Climat
Par sa situation
en latitude, le Mali jouit d’un climat tropical. Il subit
l’influence de l’harmattan, vent chaud et sec et celle de la
mousson, vent humide qui apporte la pluie.
Le climat est
marqué par trois saisons :
L’hivernage ou
saison des pluies, de juin à octobre
La saison
froide, de novembre à février
La saison
chaude, de mars à mai
4. La flore et la faune
La végétation du
Mali est de type soudano-sahélien.
Le sud du pays
se caractérise par la savane constituée de vastes étendues
d’herbes dominées par des arbres : baobab, caïlcédra,
karité, etc.
Quant au centre,
on y trouve une végétation sahélienne caractérisée par la
steppe (acacia, palmier doum…)
Les plaines
inondées sont occupées par le «bourgou» qui sert de pâturage
Le nord est
composé par une végétation rabougrie comprenant les épineux,
les palmier-dattiers autour des oasis. On y trouve aussi des
dunes de sable et des pierres.
Le sud
comprenant les forêts classées, les parcs nationaux et les
réserves sont les domaines de grands animaux : éléphants,
buffles, antilopes, lions, panthères, etc.
5. L’hydrographie
Deux fleuves
arrosent le Mali. Il s’agit du :
Niger :
long de 4200 km dont 1700 au Mali. Prenant sa source en
Guinée, il est le cordon ombilical entre les populations du
sud et celles du nord.
Sénégal : long de 1700
km dont 700 au Mali ; il arrose les régions sud-ouest du
pays.
Grâce au barrage
de Sélingué sur le Niger et celui de Manantali sur le
Sénégal, le Mali dispose d’une potentialité hydroélectrique.
Quatrièmement : Culture et société
1. Population
Le Mali est au
cœur de l’histoire et de la culture de l’Afrique de l’Ouest,
terre de rencontre des peuples d’Afrique du nord et ceux
d’Afrique noire, à la croisée de la civilisation
arabo-berbère et négro-africaine. C’est un carrefour de
civilisations qui se traduit par une diversité ethnique et
linguistique. Il abrite une vingtaine d’ethnies qui vivent
dans une parfaite cohésion.
Le Mali est un
pays jeune si l’on se réfère à l’âge de la population, soit
45% d’adolescents de moins de 15 ans et 65% de moins de 25
ans.
Le taux de
croissance de la population est de 2,97%.
Les principales
ethnies sont ; les bamanans, les peuls, les songhoys, les
malinkés, les sarakollés, les khassonkés, les dogons, les
bozos, les sénoufos, les minyankas, les touaregs, les
maures.
Plusieurs
langues nationales sont écrites et introduites dans
l’enseignement et dans la formation des adultes.
Le français est
la langue officielle, mais de plus en plus de maliens
parlent des langues étrangères (arabe, anglais, allemand,
russe, espagnol), enseignées dans les collèges et les
lycées.
Au Mali, trois
grandes religions se côtoient dans la tolérance et le
respect. Il s’agit de l’islam, majoritaire, du christianisme
et des religions traditionnelles.
2. Site du patrimoine mondial
La Convention de
1972 de l’UNESCO concernant la protection du patrimoine
mondial culturel et naturel a été ratifiée le 5 avril 1977
par le Mali.
Conformément à
la mise en œuvre de sa politique culturelle et dans l’esprit
d’appliquer cette convention, le gouvernement malien a créé
des structures déconcentrées de gestion (les Missions
culturelles) des quatre sites inscrits sur la liste du
Patrimoine mondial, à savoir : les villes historiques de
Tombouctou (1988) et de Djenné (1988), la falaise de
Bandiagara dans le pays Dogon (1989) et le Tombeau des Askia
(2004).
L’objectif
essentiel assigné à ces structures est d’assister le
ministère chargé de la culture dans sa tâche de protection
et de mise en valeur des sites inscrits sur la liste du
Patrimoine mondial.
3. Education
Sur le plan
éducatif, au moment de la colonisation, seulement 7% des
enfants étaient scolarisés.
Aussi, au
lendemain des indépendances, les autorités maliennes
ont-elles mis en place une réforme visant à donner un
enseignement de masse qui ne sacrifierait pas la qualité.
Cependant, force
est de reconnaître que cet objectif ne fut que partiellement
atteint. Ainsi, des données statistiques, il ressort que
même en 2002/2003, le taux de scolarisation dans le primaire
ne s’élevait qu’à 58,4% et le taux d’alphabétisation à 19%.
Tenant compte
des faiblesses du système éducatif, en coopération avec les
partenaires financiers, les autorités de la 3e République
ont mis en place un Programme Décennal de Développement de
l’Education (PRODEC) qui a la charge de la «refondation» du
système éducatif.
Dans ce cadre,
la politique du secteur de l’éducation s’articule autour de
plusieurs axes prioritaires : une «éducation de base de
qualité pour tous ; un enseignement professionnel adapté aux
besoins de l’économie ; un enseignement secondaire général
et technique rénové et performant ; un enseignement
supérieur de qualité répondant à des besoins prioritaires et
aux coûts maîtrisés ; une utilisation des langues
maternelles dans l’enseignement formel concomitamment avec
le français ; une politique du livre et du matériel
didactique opérationnelle ; une politique soutenue de
formation des enseignants ; un partenariat véritable autour
de l’école ; une restructuration et un ajustement
institutionnel nécessaires à la refondation du système
éducatif ; une politique de communication centrée sur le
dialogue et la concertation avec tous les partenaires ; une
politique de financement du développement du système
éducatif prenant en compte le cadrage macro-économique ; le
rééquilibrage des ressources affectées aux différents
ordres d’enseignement ; la gestion rationnelle des
différents budgets et la mobilisation des multiples sources
de financement en particulier celles provenant des
collectivités décentralisées, des communautés et du privé.
Le PRODEC qui
ambitionne de porter le taux de scolarisation à 75% en 2008
a permis la multiplication des infrastructures et leur
équipement, la formation et le recrutement massif
d’enseignants, la sensibilisation et la mobilisation des
populations en faveur de la scolarisation, en l’occurrence
celle des filles et le renforcement des cantines scolaires
dans les zones défavorisées.
L’appui
financier des partenaires techniques et financiers aux
réformes du PRODEC est assuré par le Programme
d’Investissement Sectoriel de l’Education (PISE).
4. Fêtes et jours fériés
1er janvier =
jour de l’an
20 janvier =
fête de l’armée
26 mars =
journée des martyrs
1er mai = fête
du travail
25 mai = fête de
l’Afrique
22 septembre =
fête de l’indépendance
25 décembre =
noël
Sont également
fériées certaines fêtes dépendant du calendrier musulman :
korité (Aid Al Fitr), Tabaski (Aid Al Adha), maouloud
(Anniversaire de la naissance du Prophète Mohammad, PSL),
Tamkharit( nouvel an de l’Hégire).
Cinquièmement : L’aspect économique
1. L’agriculture
L’économie
malienne est dominée par le secteur agropastoral. Celui-ci
représente 45% du PIB, emploie près de 80% de la population
active et participe pour près de 15% à la valeur des
exportations.
L’agriculture
occupe plus de 75% de la population active et représente
environ 44% du PNB. D’importantes réalisations en matière
d’irrigation ont profité à la riziculture comme la mise en
valeur des terres cultivables de l’Office du Niger.
Les principales
cultures vivrières sont ; le mil, le sorgho, le maïs, le
riz, le blé, le niébé, le fonio, les tubercules (igname,
pomme de terre, manioc), et le pois sucré.
La principale
culture d’exportation est le coton. En fait, au Mali, le
coton fait vivre trois millions de personnes. Il est cultivé
dans la partie sud du pays. La filière coton, dont la
production s’est élevée en 2004 à 580.000 tonnes (1er rang
en Afrique), représente 15% du PIB. Les petits exploitants
sont encadrés par la Compagnie Malienne de Développement des
Textiles (CMDT) dont la privatisation devrait intervenir en
2008.
A l’instar des
autres pays africains, les producteurs de coton maliens sont
vulnérables aux fluctuations des cours de « l’or blanc » et
sont victimes de la chute du dollar ainsi que des
subventions européennes et américaines accordées aux
producteurs occidentaux qui rendent le coton malien peu
compétitif.
Outre le coton,
les autres produits exportés sont les mangues, les haricots
verts, les pastèques, le karité et la gomme arabique.
Les cultures
industrielles sont l’arachide, le tabac, la canne à sucre…
2. L’élevage
Il constitue un
important secteur d’activité au Mali tant sur le plan
économique que social. En effet, il représente plus de 10%
du PIB et occupe une partie non négligeable d’actifs, en
particulier en milieu rural où il est considéré comme un
mode de vie. Le bétail est le troisième produit
d’exportation du Mali après l’or et le coton.
Si l’élevage est
une activité couramment pratiquée au Mali, la principale
zone pastorale par excellence demeure sans nul doute le
Delta intérieur du Niger, un espace unique où alternent les
plaines inondables, les lacs et les mares . Les mouvements
saisonniers entre les pâturages de saison de pluies et ceux
de «bourgou» que produisent les rives inondées du fleuve
Niger, rythment l’activité pastorale dans le Delta intérieur
du Niger, faisant de ce milieu la principale zone
d’attraction des troupeaux de la sous-région.
Les produits de
l’élevage (viande, lait) sont fortement consommés dans les
zones pastorales. Ils constituent en plus du bétail une
source importante pour les ressources des ménages.
Au niveau
national, une partie de la production laitière est
conditionnée grâce à la société «Mali lait» et une filiale
de la société «Yoplait».
3. La pêche
En tant
qu’activité professionnelle, elle est essentiellement
réservée à un groupe de population appelé «Bozo». Cependant,
elle a été toujours pratiquée par les ménages riverains des
cours d’eau (fleuves, lacs, mares) comme activité
secondaire.
Les produits de
la pêche représentent 4% du PIB malien. Selon le niveau des
crues, la production varie de 125.000 à 150.000 tonnes par
an.
Les ressources
halieutiques constituent une source d’alimentation
importante pour les ménages. La production est
auto-consommée mais également vendue. Ces ventes se font à
l’état frais sur place, mais aussi sous forme de poissons
séchés ou fumés. Ces poissons sont collectés par des
commerçants et vendus dans les centres urbains du pays mais
également dans les pays voisins.
La pisciculture
produit 30 à 50 tonnes par an. Elle se présente actuellement
comme une activité de complément pour les riziculteurs en
s’intégrant dans les aménagements hydro-agricoles.
4. L’or
Depuis 1992, le
secteur minier a enregistré une forte progression au Mali.
La production aurifère industrielle a atteint 63,685 tonnes
d’or métal en 2002 et le Mali se positionne au 3e rang des
producteurs d’or sur le continent, après l’Afrique du Sud et
le Ghana. La production était de 64 tonnes en 2006. L’or
s’impose désormais comme la locomotive de l’économie
malienne. 15 à 20% du PIB sont générés par son exploitation.
Plusieurs
multinationales se sont implantées pour l’extraction de l’or
au Mali. Il s’agit, entre autres, de Randgold Resources,
Anglogold Ashanti Limited, Africain Metals Corps, etc.
Sixièmement : L’organisation administrative
Sur le plan
administratif,la République du Mali est divisée en huit
régions : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti,
Tombouctou Gao et Kidal. Le district de Bamako comprend six
communes. Sur l’ensemble du territoire, on y dénombre 703
communes dont 96 urbaines.
Au Mali, la
décentralisation est une réforme majeure en cours dans
l’administration. Elle vise à transférer des compétences aux
collectivités, afin que les affaires locales soient gérées
au plus près des populations.
Cette réforme a
pour base une refonte complète du découpage territorial
hérité de l’administration coloniale et se distingue par le
processus de consultation populaire qui a permis la création
de communes sur la base de regroupements volontaires de
villages et de fractions suivant des critères bien définis.
L’Etat malien a
créé une Direction Nationale des Collectivités Territoriales
au sein du Ministère de l’Administration Territoriale et des
Collectivités Locales (MATCL), chargée de suivre la mise en
œuvre de la décentralisation et le renforcement des
capacités des collectivités territoriales. Des dispositifs
d’appui technique et d’appui financier sont également en
place.
En 2005, un
document cadre de la politique nationale de décentralisation
a été adopté et s’articule autour de quatre axes majeurs, à
savoir :
Le développement
des capacités des collectivités ;
L’amélioration
de la déconcentration des services de l’Etat ;
Le développement
de la citoyenneté ;
Le développement
des prestations privées des services au niveau local.
Septièmement : Les institutions politiques
Suivant la
constitution du 12 janvier 1992, les institutions du Mali
démocratique sont au nombre de huit.
Le Président de la République
Il est le chef
de l’Etat, le gardien de la Constitution, garant de
l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du
respect des traités et des accords internationaux.
De même, il
veille au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et
assure la continuité de l’Etat.
Le Gouvernement
Il est dirigé
par un Premier ministre nommé par le Président de la
République. Le Gouvernement est responsable devant
l’Assemblée nationale. Le programme du Gouvernement et sa
déclaration de politique générale sont présentés aux députés
de l’Assemblée nationale.
L’Assemblée nationale
Le Parlement du
Mali est unicaméral (composé d’une chambre unique) et il est
appelé Assemblée nationale. Les députés membres du Parlement
sont élus au suffrage universel direct pour une durée de
cinq ans.
La Cour suprême
Le pouvoir
judiciaire est indépendant des pouvoirs exécutif et
législatif au Mali. Ce pouvoir est exercée par la Cour
suprême et les autres cours et tribunaux.
La Cour constitutionnelle
Elle est
l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de
l’activité des pouvoirs publics. Elle juge la
constitutionnalité des lois. La Cour constitutionnelle
garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et
des libertés publiques.
La Haute Cour de Justice
C’est la
juridiction créée pour juger le Président de la République
et les ministres mis en accusation pour haute trahison ou
tout autre crime et délit commis dans l’exercice de leurs
fonctions.
Le Haut Conseil des Collectivités territoriales
Il représente
les collectivités auprès de l’Etat. Ses membres étudient et
donnent leurs avis sur toute politique de développement
régional et local.
Le Conseil économique, social et culturel
Composé des
représentants des syndicats, des associations, des
groupements socio-professionnels, des collectivités et des
maliens de l’extérieur, ce Conseil veille sur tous les
aspects du développement économique, social et culturel du
pays. Il coopère avec les cadres supérieurs de l’Etat pour
collecter et rédiger le recueil annuel des attentes, des
besoins et des problèmes de la société, avec des
orientations et des propositions. Ce recueil est destiné au
Président de la République, au Gouvernement et à l’Assemblée
nationale.
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