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| L'islam Aujourd'hui | Numéros : |
16-17 |
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Regard civilisationnel sur l’Occident
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Religion et Mondialisation
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Pour
une véritable intégration
de l’islam en
France |
Le respect de la vie de l’embryon
dans la Charia
islamique |
Rôle des hommes de la communication dans le développement culturel
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Le
phénomène humain à la lumière des vérités coraniques éternelles|
Editorial Le monde s'achemine vers de profonds changements qui touchent les modes de vie et de penser, les systèmes de production et de gestion ainsi que la direction des affaires de la société en matière de gouvernance, d'administration, d'économie, de science et de technologie. A l'horizon, se démarquent un certain nombre d'indicateurs qui suggèrent que l'humanité fera son entrée dans un monde dominé par des nations puissantes aux grands potentiels humain, naturel, scientifique et civilisationnel leur permettant d'entrer en lice pour relever les défis de la concurrence et de s'engager dans la lutte qui se livre tous azimuts. Les circonstances du monde actuel ont pour effet naturel de rapprocher de manière significative peuples et nations et de mêler les unes aux autres les volontés et les intérêts des gouvernements, si bien que le monde se réduira de fait à un simple village planétaire. Le progrès rapide des nouvelles technologies et des technologies de l'information et de la communication ont déclenché une révolution sans pareille dans la manière d'acquérir et de transférer le savoir. S'ensuivra alors une nouvelle conception des relations humaines et inter-gouvernementales ainsi qu'un nouveau mode d'échange et de coopération entre peuples et nations. Le monde au vingt-et-unième siècle accueillira une ère nouvelle où la préséance sera accordée à la science et à la technologie ; où l'économie aura une emprise sur l'activité humaine générale et où la mondialisation entravera la liberté de l'homme de faire des choix qui se conforment à ses convictions et à ses tendances. Ces changements profonds et globaux auront pour effet de stimuler la production d'idées et de théories créatives ayant un impact direct sur le vécu des gens. Tels sont quelques aspects de notre avenir qui, dans son essence, n'est autre que le résultat d'une interpénétration de l'expérience du passé et de celle de l'avenir, tant et si bien que l'avenir commencera non pas demain mais à l'instant présent. Ainsi, à la lumière de cette approche objective, tout individu sensé qui en toute logique lie l'effet à sa cause, est en mesure d'appréhender l'avenir en sachant ce qu'il veut, ce qu'il doit faire pour atteindre sa fin et comment surmonter les obstacles qui gênent son évolution. Peut-on alors dire que le monde se dirige vers la mondialisation ? Ou doit-on soutenir qu'il y a déjà accédé ? Ou encore que la mondialisation représente le nouvel ordre mondial? En fait, après l'effondrement du mur de Berlin et le démantèlement de l'Union Soviétique et de tout le bloc-est, le monde est entré dans une ère historique nouvelle qu'aucun expert en stratégie ou en sciences prospectives ne prévoyait. Doit-on en déduire qu'à l'image de ce changement inattendu qui a bouleversé les données de la politique internationale, des changements analogues, voire de plus ample envergure vont redéfinir la carte politique, économique, philosophique, sociale et culturelle durant les années à venir? L'avenir humain ainsi défini nous amène à considérer la mondialisation ou l'ordre mondial unipolaire comme étant en contradiction avec l'état naturel des choses et avec la réalité de l'existence humaine. Bien plus, ce soi-disant ordre prend le contre-pied du bon sens et s'oppose complètement à la conception divine de l'univers. La mondialisation que les peuples sont prêts à adopter repose non pas sur l'hégémonie d'une puissance unique et totalitaire qui prend en main les destins des autres peuples et nations, mais sur un ordre mondial multipolaire, propice à la cohabitation des peuples et des nations et à la coopération des gouvernements. Ainsi, la dynamique de la mondialisation doit être justifiée sinon par les principes de l'éthique humaine, du moins par l'échange d'intérêts. ................................................................................................................................................................................................ |
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