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Éditorial :
Sciences sociales et concepts islamiques,
'Dr. Abdulaziz
Othman Altwaijri'
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La
culture islamique : ses caractéristiques et les voies et
moyens pour son développement,
'Mohamed Larbi Khattabi'
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| Perspectives
de coopération entre le Monde islamique et les autres
sociétés, perçues à travers le dialogue,
'Dr. Ahmed Sidqi Dajjani'
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L'avenir de l'Islam face aux
puissances hostiles,
'Dr. Mohamed Dassuqi' |
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Les Droits de l'Homme : Évolution, principes et
applications,
'Dr. Sabah Zangannah'
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L'art traditionnel islamique dans la perspective de
l'avenir, 'Dr Afif Bahansi'
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La culture de l'enfant musulman entre le concept de la
sainte nature et les influences étrangères,
'Dr. Mustapha
Ahmed Ali'
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Islam et Civilisation,
'Dr. Ahmed Abderrahim Al-Sayeh'
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Connaissance du Monde islamique : La République Arabe
Syrienne
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La République Arabe
Syrienne
Introduction historique
La Syrie a été qualifiée du surnom de "résumé de
l'histoire" car il n'y a pas de grande civilisation qui n'y ait pris ses
racines. De même que le savoir, les inventions, les découvertes et les cultures
ont tous émergé de cette terre. Aussi n'est-il pas étonnant que "l'enfance de
l'humanité" ait surgi en Syrie, car aussi loin que le troisième millénaire avant
J.C. la Syrie s'étendait entre la Mésopotamie et le Nil. Dès le premier
millénaire de notre ère, elle établit la liaison entre les bords de la
Méditerranée et les pays du Moyen Orient. Elle fut, à l'époque hellénique et
romaine, un centre de rayonnement et d'apport. La Syrie a été également le point
de départ du christianisme et de l'Islam, et des villes syriennes comme Homs et
Chahba ont procuré à Rome bon nombre de ses apôtres. Il n'est donc pas
surprenant, comme le dit un célèbre historien français, que la Syrie constitue
pour tout homme de culture une seconde patrie.
Etre en Syrie c'est être, par conséquent, sur un
sol bienveillant qui vous transporte dans les plis de l'histoire et les sentiers
du passé. Tout témoigne dans ce pays en même temps du passé, du présent et de
l'avenir. Sous chaque pierre de son sol, sous chaque grain de sable, avait-on
dit, mille ans d'histoire vous parlent. De quelque endroit où vous vous trouvez,
se dressent à vos yeux des pages de gloire ou défilent de prédécesseurs
immémoriaux, qui se décomposent comme à travers de tableaux étincelants qui
rappellent le syrien qui fut, depuis l'éternité, un innovateur qui a laissé son
emprunte créatrice à Mari, Ebla, Ougarit, Qadesh, 'Amrite, Aphamea, Palmyre,
Bossra, Chahba et Rassafa, sans compter la grandeur du passé et du présent que
l'on peut admirer à Damas, à Alep, à Hamah et à Lattaquié.
Quant aux collines syriennes, elles ont couvé dans
leurs entrailles la fécondité de l'histoire. Ne voilà-t-il pas la Colline Hariri
qui entourait le Royaume de Mari afin d'en être le fidèle gardien, ou la Colline
Mardikh qui avait longtemps veillé sur la tranquillité du Royaume d'Ebla qui a
stupéfait tous ceux qui sont dotés d'esprit et de raison, ou la Colline Raas
Chamra qui s'incline de toute son élévation à la gloire de la brillante
civilisation d'Ougarit qui abbreuva l'humanité de sa culture. Ailleurs, les bras
se lèvent avec déférence pour saluer des collines telles que Half, Hambra,
Khouira, Ramad, Sukass et Habbouba (1).
Telles des coquilles cachant les perles, ces
collines ont caché dans leurs replis des royaumes, des villes et des palais. Il
suffit d'embrasser du regard l'espace qui les entoure pour constater que ces
collines ne se ressemblent pas, que les vallons sont dissemblables, la
différence étant manifeste dans l'apport, la créativité, et la réceptivité,
comme l'indiquent ces quelques histoires de l'homme et de la généreuse terre
arabe syrienne.
1. Histoire du blé : Il y a plus de dix mille ans,
l'homme syrien a fait à l'humanité son plus grand don, lorsqu'il a combiné le
blé à l'eau pour faire sortir le premier épi, lequel se multipliant par
milliers, permis d'asseoir le début de la "civilisation". Comme le dit Dr.
Bronoski (2), c'est de la Syrie que commença l'enraciment de la société et
l'attachement de l'homme à la terre, construisant des habitations pour s'y
abriter à la place des cavernes, prenant ainsi conscience de lui-même et
recourant au ciel.
2. Histoire du chaudronnier et de l'argile : C'est
aussi en Syrie que l'homme a apporté à l'humanité une des plus grandes
réalisations civilisationnelles, lorsqu'il a découvert et maîtrisé l'art de
mélanger le cuivre et de produire le bronze. Cette civilisation du métal
s'épanouït dans la Colline Half, sur les rives du Khabour qui avait, auparavant,
inventé la cuisson de l'argile pour le transformer en céramique et, partant, en
objets d'ornementation.
3. Histoire du premier alphabet : C'est à Ougarit,
près de Lattaquié, que vit le jour la création stupéfiante du premier alphabet
offert par l'homme syrien à l'humanité entière. Le palais royal d'Ebla, quant à
lui, renfermait entre ses façades la plus grande bibliothèque documentaire du
monde qui réglementait les affaires de l'administration, du commerce, de la
diplomatie, de l'industrie et des relations de guerre et de paix. Cette époque
se distinguait par deux industries célèbres, à savoir les produits en soie
brodée et le bois incrusté d'ivoire et de nacre. La réputation de la Syrie n'a
pas été entamée depuis dans ce type de produits, et trois mille ans après, le
brocard aux fils dorés ou argentés reste unique au monde, de même que la
mosaïque syrienne de bois incrusté de nacre et d'ivoire ainsi que la gravure sur
le cuivre et le dessin sur le verre coloré.
Il ne fait aucun doute que les peuples de ces
royaumes sont les descendants des premiers arabes qui ont émigré dès les
premiers siècles, du sud, de la Péninsule Arabique. Cela est vrai aussi bien
pour les Amorrhéens (troisième millénaire avant J.C.), les Cananéens, les
Phéniciens, que pour les Amaréens, les Ghassanides et les Nabatéens (ou Arabes
du nord).
La conquête arabo-islamique (en l'an 636) vint à
point nommé pour confirmer l'identité arabo-islamique de la Syrie, effacer les
traces que les invasions étrangères y ont laissé et lui rendre sa substance et
son authenticité (1).
Aussi la Syrie ne se considère-t-elle pas
aujourd'hui comme un simple musée de variétés archéologiques où s'accumulent les
vestiges de civilisations successives, car nonobstant sa fierté d'être le
creuset de ce patrimoine séculaire, son regard ne reste pas figé sur le passé,
qu'elle considère d'ailleurs comme une motivation qui l'impulse vers l'avenir.
La Syrie explore l'avenir et court contre le temps en vue de reprendre la place
qui lui revient de droit. Son peuple arabe, qui a cumulé les expériences à
travers les siècles, est conscient des lourdes responsabilités qui lui
incombent, et aspire à des réalisations et à des ambitions qui ne le cèdent en
rien à celles que ses ancêtres ont laissé partout.
Situation géographique
D'une superficie de 185.000 km2, la République
Arabe Syrienne est située sur la côte orientale du Bassin méditerranéen. Elle
est limitée au nord par la Turquie, à l'est par l'Irak, au Sud par la Palestine
et la Jordanie, et à l'ouest par le Liban et la Méditerranée.
Le climat de la Syrie est du type méditerranéen.
Il se caractérise par la différence de ses quatre saisons. Le soleil brille
pendant la plus grande partie de l'année; la température varie entre 20 et 35
degrées en été, et 5 à 15 degrées en hiver. L'hiver est en général modéré,
pluvieux sur la côte et continental à l'intérieur.
Population et divisions administratives
D'une population de 15 millions d'habitants, la
Syrie se divise en 14 provinces, subdivisés en districts qui englobent plusieurs
villages.
Les ports
La Syrie possède trois ports sur la Méditerranée,
les principaux étant Lattaquié et Tartouss, le port de Banyas étant réservé à
l'exportation du pétrole.
Régime de gouvernement
La République Arabe Syrienne est un Etat
démocratique, populaire et socialiste. L'Islam est la religion de son Président.
La Syrie, qui est une partie intégrante du Monde arabe, comme le stipule sa
Constitution, comporte trois pouvoirs, à savoir, le législatif, l'exécutif et le
judiciaire (1).
Le pouvoir législatif incombe à un parlement élu
par le peuple pour une durée de quatre ans. Les provinces disposent d'assemblées
locales élues directement par leurs populations respectives. Ces assemblées
exercent des fonctions décentralisées dans l'administration des affaires du
peuple.
S'agissant du pouvoir exécutif, le régime de
gouvernement est du type républicain présidentiel, le Président de la République
étant à la tête du pouvoir exécutif. Le Président, qui est élu par référendum
populaire pour une durée de sept ans, nomme le Premier Ministre et les
Ministres.
Le pouvoir judiciaire est indépendant, quant à
lui. Le tribunal constitutionnel suprême statue sur la constitutionnalité des
lois.
Structure politique
La structure politique de la République Arabe
Syrienne s'articule autour du Front National Progressiste, constitué en 1974, et
qui se compose des forces populaires et des partis nationaux et progressistes.
Il s'agit de sept partis auxquels s'ajoutent les représentants d'associations
populaires telles les syndicats des ouvriers, des agriculteurs et des jeunes. En
vertu des dispositions de la Constitution et tel qu'énoncé par l'Article 8, le
Front National Progressiste, présidé par le Président de la République, décide
des questions de guerre et de paix, adopte les plans quinquennaux de l'Etat,
délibère sur la politique économique, élabore les plans culturels et détermine
l'orientation de la politique générale.
Les masses populaires s'organisent, dans leur
ensemble, autour d'assemblées populaires et d'associations professionnelles,
regroupant, entre autres, les ouvriers, les fermiers, les étudiants, les jeunes,
les femmes, les artisans, les enfants, les médecins, les ingénieurs, les
avocats, les pharmaciens, les agronomes, les géologues, les écrivains et les
juornalistes. Toutes ces associations assument leur rôle en matière de
planification, de contrôle et d'exécution dans tous les aspects de la vie
sociale.
Le Front National Progressiste dispose de bureaux
dans toutes les provinces syriennes.
Le relief de la Syrie
Jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, la
Syrie englobait l'actuelle Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine. La
Syrie se divise en plusieurs régions aux paysages et reliefs dissemblables (1):
1. La côte méditerranéenne qui s'étend sur 180 km,
longée par une chaîne montagneuse, les Monts Alaouiyine, qui s'étendent de la
frontière libanaise jusqu'à la frontière turque. A l'Est, parallèlement à cette
chaîne, se trouve les Monts Zaouiya. Le Djebel Cheikh, appelé également le Mont
Hermon, s'élève à 2814 m au Sud de la Syrie, à l'ouest de Damas.
2. La rivière Al-'Assi prend sa source entre les
chaînes orientales et occidentales des Monts Liban, coule en direction du nord
dans une vallée fertile, traverse les villes de Homs et de Hama, le Pont
Chaghour, puis la province d'Iskanderoun, avant de se jeter dans la
Méditerranée.
3. Le Désert de Syrie, au centre du pays, se
compose de steppes et de pâturages, de sable et de rocailles, ainsi que de la
chaîne des monts Palmyre. C'est au centre de ce désert que se trouve le fameux
oasis de Palmyre.
4. Le nord du Désert de Syrie se caractérise par
un bassin fertile irrigué par l'Euphrate qui traverse le territoire syrien en
direction de l'Irak, et ses deux affluents, le Bélikh et le Khabour. Dans le
premier tiers de son parcours, l'Euphrate met en exergue une étendue bleue que
forme, sur une longueur de 80 km, le Lac Assad dont les eaux sont retenues
depuis 1973 par le Barrage de l'Euphrate, à hauteur de la ville d'Al-Thawra. Le
bassin de l'Euphrate s'étend en direction de l'Est jusqu'à la frontière
irakienne, sous forme de plaines parsemées de montagnes. C'est dans quelques
unes de ces régions qu'à été découvert dernièrement le pétrole.
La région de la Ghata, qui est située au sud-ouest
de la Syrie, ceinture la capitale, Damas, de ses jardins et ses arbres
fruitiers. C'est dans cette région que coule une petite mais célèbre rivière, le
Barada, que les Romains appelaient "La rivière de l'or"(2), et sans lquelle
Damas et sa Ghota n'auront jamais existé. La rivière prend sa source dans la
région estivale de Zabadani et coule en direction de l'est, s'infiltrant à
travers les jardins et les près. Avant d'atteindre Damas, il éclate en sept
confluents qui rivalisent dans l'irrigation des paradis de la Ghota de la
capitale.
Au sud de la Syrie, enfin, on trouve la région du
Mont Al-Arab aux collines, roches volcaniques et villes historiques importantes.
C'est une région riche en vignobles et en pommiers. C'est là que se trouve les
vastes plaines du Horan, célèbres pour leur blé et leurs céréales, ainsi que le
plateau fertile du Golan qui s'étend le long de la frontière avec le Liban et la
Palestine. La longueur de la frontière syrienne que bordent la Méditerranée, la
Turquie, le Liban, l'Iran, la Jordanie et la Palestine, est de 2413 km.
Les rivières de la Syrie
Les principales rivières de la République Arabe
Syrienne sont :
1. L'Euphrate, d'une longueur totale de 2330 km,
parcours la Syrie sur une longueur de 600 km.
2. Le Khabour, coule de ses 442 km à travers le
territoire syrien.
3. Le Jaajaa, de 124 km, dont 100 km traverse la
Syrie.
4. Le Bélikh, de 116 km, coule intégralement dans
le territoire syrien.
5. Le Khabour, d'une longueur totale de 108 km,
dont 48 km parcourt le sol syrien.
6. Al-Assi et ses affluents, travers la Syrie sur
une longueur de 366 km. Longueur totale: 485 km.
7. L'Afrine et ses confluents, d'une longueur
totale de 149 km, dont 68 km en territoire syrien.
8. Le Qouique et ses affluents coulent en Syrie de
ses 126 km.
9. Al-Kabir du Nord, 96 km de long dont 89 km à
travers la Syrie.
10. Al-Sinn et ses confluents, 6 km de long, coule
entièrement en territoire syrien.
11. Le Barada et ses confluents, de 71 km, coulent
entièrement en territoire syrien.
12. L'Aaouage et ses confluents, de 66 km, coulent
entièrement en territoire syrien.
13. Le Yarmouk et ses confluents, d'une longueur
totale de 42 km, dont 32 km coulent en territoire syrien.
14. Al-Kabir du Sud, d'une longueur totale de 86
km, dont 36 km coulent en territoire syrien.
15. Le Banyas, 1 km de long, coule entièrement en
territoire syrien.
16. Le Sirani, 15 km de long, coule entièrement en
territoire syrien.
17. Le Abou Qabis, 8 km de long, coule entièrement
en territoire syrien.
Les lacs de Syrie
Il existe de nombreux lacs en Syrie, tant naturels
qu'artificiels, notamment:
1. Le lac Assad, d'une superficie de 674 km2,
situé à proximité de la ville Al-Thawra Al-Sina'iyah
2. Le lac Jaboul, d'une superficie de 239 km2,
près de la ville d'Alep
3. Le lac Qatina, d'une superficie de 61 km2, près
de la ville de Homs.
4. Le lac Atiba, d'une superficie de 11 km2, près
de Damas.
5. Le lac Khatouniya, d'une superficie de 3 km2,
près d'Al-Haska
6. Le lac Mazirib, d'une superficie de 1 km2, près
de Deraa.
7. Le lac Al-Baas, d'une superficie de 27 km2,
près de la ville d'Al-Raqa al-Sina'iya.
8. Le lac Al-Sinn.
Les forteresses en République Arabe Syrienne
La Syrie comprend un grand nombre de forteresses
historiques et archéologiques rares, entre autres :
1. La forteresse de Jaabar, sur la rive du Lac
Assad.
2. La forteresse d'Al-Rahbah, surplombant la ville
d'Al-Mayadine, dans la Province de Deir Zor.
3. La forteresse de Samaane, à 60 km au nord-ouest
d'Alep.
4. La forteresse d'Alep, au coeur d'Alep.
5. La forteresse d'Al-Marqab, à 6 km au sud-est de
la ville côtière de Banyas.
6. La forteresse d'Al-Hisn, à 65 km à l'ouest de
Homs.
7. La forteresse de Saladin, à 35 à l'est de
Lattaquié.
8. La forteresse d'Al-Arima, près de Safita.
9. La forteresse de Yahmour, près de Safita.
10. La forteresse de Chizère, au sud du chateau
fort d'Al-Madiq, donnant sur la rivère Al-'Assi.
11. Le chateau fort d'Al-Madiq, sur la rive d'Al-'Assi.
12. La forteresse de Damas, au coeur de Damas.
13. La forteresse de Souweidaa, au centre de la
ville de Souweidaa.
14. La forteresse de Salkhad, à Salkhad.
L'enseignement en République Arabe Syrienne
L'enseignement en République Arabe Syrienne est
obligatoire, les citoyens étant tenus d'envoyer leurs enfants dans les
établissements scolaires. Cette politique s'inscrit dans le cadre d'une
stratégie établit par le Président Al-Assad, en 1970, début du mouvement de
redressement conduit par le Président et visant, en matière d'éducation et
d'enseignement, à édifier une génération armée de science et de savoir, croyant
en Dieu, en la Patrie, en la nation arabe, une et indivisible, et en sa mission
éternelle. Cet objectif ne pouvait être atteint que grâce aux actions suivantes
qui ont été concrétisées en Syrie :
1. la lutte contre l'analphabétisme par le biais
de l'enseignement obligatoire;
2. la gratuité de l'enseignement en Syrie pour
toute la population;
3. l'accès aux universités et instituts à tous
ceux qui ont obtenu le baccalauréat;
4. le développement, à tous les niveaux, de
bâtiments scolaires et de moyens didactiques en Syrie (garderies, primaire, 1er
et 2ème cycles du secondaire, universités, enseignement supérieur), et extension
des universités et des laboratoires;
5. l'exercice et l'application effective de la
démocratie de l'enseignement dans la Syrie contemporaine;
6. Plus de 12% de l'ensemble des étudiants admis à
l'université en Syrie proviennent des autres Etats arabes pour l'obtention de
diplômes supérieurs, et ce, dans le cadre d'une politique nationaliste
constructive. Les conditions d'admission sont identiques à celles des étudiants
syriens (1).
Les universités syriennes :
Il existe quatre universités en République Arabe
Syrienne :
- l'Université de Damas, avec 87.139 étudiants
(1991),
- l'Université d'Alep, avec 50.017 étudiants
(1991),
- l'Université de Tichrine, avec 21.363 étudiants
(1991),
- l'Université d'Al-Baas, avec 11.394 étudiants
(1991) (2).
Les instituts intermédiaires
Le nombre d'instituts intermédiaires en République
Arabe Syrienne, en 1991, avait atteint 121 instituts dans lesquels 45.301
étudiants suivaient des études dans les différentes spécialités et branches (3)
Les étudiants dans les deux cycles du secondaire
En 1991, le nombre d'étudiants poursuivant leurs
études dans les 1er et 2ème cycles de l'enseignement secondaire se répartissait
comme suit :
1. Premier cycle : 657.129 étudiants
2. Second cycle : 190.654 étudiants (4).
Quant au primaire, le nombre d'étudiants en Syrie,
en 1991, était de 2.452.186.
Les chiffres qui précèdent ne comprennent pas les
étudiants de l'enseignement professionnel et les garderies. En Syrie il y a plus
de mille garderies et 300 écoles professionnelles (industrie, commerce et
activités féminines) (5).
La santé en Syrie
Les habitants de la Syrie bénéficient de la
sécurité sanitaire et des soins gratuits dans les hôpitaux du secteur public, et
ce, dans les différentes villes et régions. Les données suivantes résultent du
recensement de 1991 :
1. Les hôpitaux : La Syrie dispose de 52 hôpitaux
publics et de 183 hôpitaux et cliniques privés couvrant les diverses
spécialités. Ils sont dotés de moyens et d'équipements techniques modernes et
emploient une main d'oeuvre qualifiée composée de cadres scientifiques et
techniques supérieurs et moyens et de personnel paramédical.
Il convient de signaler qu'il n'existe aucune
maladie endémique ou contagieuse en Syrie.
2. Les centres médicaux : En 1991, il y avait 635
centres.
3. Les médicins, les pharmaciens et les dentistes
se répartissaient, en 1991, comme suit :
- Médecins : 11.800
- Dentistes : 4.495
- Pharmaciens : 4.041.
4. Le nombre de lits, pour cette même année, était
de 13.885 lits.

Carte de la République Arabe Syrienne
Le tourisme en Syrie :
Il est difficile, voire impossible, de retracer
tous les lieux archéologiques, historiques et touristiques de la Syrie, en ce
sens que la Syrie constitue, dans son ensemble, un véritable musée de
l'histoire. Par laquelle de ses caractéristiques devons-nous commencer ? Quelle
ville allons-nous mettre en exergue ? Est-ce Damas, la plus vieille ville
populeuse de l'histoire ? ou sa muraille romaine et ses sept portails ? ou sa
mosquée omayade, construite par Al-Oualid Ben Abdel-Malek en 705, qui fut la
plus grande mosquée du monde islamique et dans laquelle fut construit le premier
minaret de l'histoire? On peut admirer, à proximité de la mosquée, le Palais
Al-Azem, l'archétype de l'architecture damascène qui étreint des fontaines
uniques dans leur genre, entourées d'arbres, de myrthes et de fleurs, conférant
encore plus de beauté aux décors de la construction qui s'offre à la vue comme
un ravissant tableau de l'art syrien séculaire.
La forteresse de Damas est, en elle-même, une
ville dans la ville depuis que les mains de l'homme s'y sont étendues afin
d'assurer sa restauration, lui rendre sa jeunesse et la ressusciter à nouveau.
Les vieux bazars de Damas aux somptueuses voutes
(tels que le fameux souk Al-Hamidiya, le marché au soie et Souk Al-Bazouriya),
ressemblent à des ruches d'abeilles palpitantes de vie et de couleurs et dans
lesquelles il difficile de décrire l'activité économique avec précision et
détail.
C'est également à Damas que l'on peut voir le
tombeau de Saladin (Salah-Eddine Al-Ayoubi), ainsi que l'église de Saint Paul,
le Monastère d'Al-Soulaymaniya, le Musée historique de Damas et le Musée
national.
Mais en dépit de l'attraction qu'exerce Damas, on
ne peut résister au désir de visiter la campagne, et d'admirer les villes et
villages historiques tels que Maaloula, dont la population parle encore
l'araméen, langue du Christ, que la Paix soit sur lui, ou Sidnaya, qui
s'intéresse au syriaque (la Vierge Marie), et son couvent historique.
On peut visiter, au sud-est de Damas, le tombeau
de Zeinab Al-Soghra, petite fille du Prophète, que la pière et le salut soient
sur lui, et fille de l'Imam Ali Ibn Abi-Taleb, qu'il soit agréé par Dieu (1).
Les stations estivales de Zabadani se distinguent
par la fraîcheur de leur climat et leur paysage grandiose. Quant à la station de
Bloudane, elle domine un tapis de verdure, régal des yeux. Mais rien ne vaut la
beauté réelle de la Ghota de Damas et ses promenades qui apparaîssent comme un
tableau mirifique dont il serait difficile de décrire la magnificence, sublimé
encore davantage par l'intervention de l'homme syrien.
En surélévation de la Ghota damascène, on est
accueilli par les zones promenades de Aïn Fija, Aïn Khadra, Achrafia, Bassima,
Doummar, Alhama et Rabwa, et à proximité de Damas, celles de Qoral-Tall et
Mennine, où l'on peut apprécier la fraîcher de l'air. Quant au village de Aarna,
au coeur de Djebel Cheikh, l'on est séduit par la magie du panorama, la pureté
et la fraîcheur de l'eau et la saveur des fruits.
Au sud de la Syrie, on retrouve la ville
archéologique de Basra et son fameux amphithéatre romain dont la capacité
atteint 15.000 spectateurs. Il y a également la ville de Chehba où naquit
l'empereur romain arabo-syrien, Philippe, célèbre pour sa surprenante collection
de tableaux de mosaïque. A Deraa, on découvre les magnifiques cascades de
Tal-Chehab qui méritent d'être visitées, à l'instar des vestiges de la ville de
Qanawate, à Soueydaa, et les forteresses réputées de Salkhad et de Soueydaa (1).
La ville de Homs se trouve à 150 km au nord de
Damas. De ses vestiges historiques, détruits par les tremblements de terre, il
ne reste plus qu'une excroissance au sud de la ville, ainsi que deux portes
appelées respectivement Porte de Damas et Porte de Palmyre. C'est également à
Homs que se trouve la mosquée et le tombeau du chef arabe musulman, Khalid Ibn
Al-Oualid (2).
Hama est fameuse pour ses énormes norias, uniques
en leur genre. Le visiteur peut les admirer aspirant l'eau du fleuve Al-'Assi
pour abbreuver les terres fertiles. Dans cette ville se trouve la mosquée de Abu
Al-Fidaa, qui fut l'un des grands historiens et géographes arabes.
L'on peut visiter également la Mosquée Al-Noury
ainsi que les tombeaux de deux princes qui ont gouverné Hama, faits en bois
d'ébène incrustés d'ivoire.
Il y a aussi Tadmor (Palmyre), la princesse du
désert, connue pour ses stupéfiants vestiges qui reflètent la grandeur et
l'authenticité de son peuple, et à sa tête la reine Zénobia (3) qui fut un des
plus beaux exemples d'héroïsme dans la lutte contre l'invasion romaine.
Palmyre a été édifiée près d'une source d'eau
appelée Afqa. Le nom de Palmyre a été cité dans des parchemins assyriens datant
du 20ème siècle avant J.C., ainsi que dans les tablettes de Mari. Sa population
se composait d'araméens et de nabatéens arabes.
Le musée de Palmyre est riche en oeuvre d'art et
en gravures taillées dans la mosaïque ainsi qu'en objets en or, en bronze et en
poterie. Il comprend également des scènes vivantes du folklore populaire de
Palmyre et du désert. Tout près de l'Hôtel Méridien-Palmyre on retrouve la
source d'Afqa dont les eaux sont utilisées pour le traitement des maladies de la
peau, du foie, de la poitrine, de l'arthrite et de l'anémie. Elle est en outre
un stimulant de la digestion et de la circulation sanguine et donne à la peau
une douceur onctueuse.
Quant à Aphamia, qui somnole sur la rive droite
d'Al-'Assi près de la plaine fertile d'Al-Ghab, elle a été édifiée 300 ans avant
J.C. Des personnages historiques illustres, tels Cléopatre, Severus, Septimius
et l'empereur Caracalla ont visité cette ville qui se distingue par ses hautes
murailles, sa chaussée principale qui mesure 2 km de long et 37 m de large, ses
colonnes, ses tableaux de mosaïque et son amphithéatre romain. On peut visiter
tout près le chateau fort d'Al-Madiq dont le musée mérite qu'on s'y attarde. Un
peu plus au sud se dresse la forteresse de Chirez, dont le nom est associé à
celui du chevalier et poète arabe Oussama Ben Mounqedh, qui lutta contre les
Croisées et que le célèbre poète arabe, Oumrou'oul Qays a évoqué lors de son
périple dans le pays byzantin.
Quant à la région côtière de la Syrie, qui s'étend
sur 180 km, elle a été épargnée par la pollution. Composée de chaînes
montagneuses, de plages splendides, de forêts et de massifs d'arbres, elle
constitue un merveilleux tableau naturel où il est difficile de savoir où
s'arrête la montagne et où commence la mer.
Lattaquié, la perle de la côte, est le principal
port syrien. Construite au deuxième siècle avant J.C. par Séleucos Nikator qui
lui a donné le nom de sa mère Laodicée, Lattaquié joue un rôle économique de
premier plan et occupe une excellente position touristique et dynamique (1)
Surplombant Lattaquié, le Cap Chamra abrite le plus important lieu historique
que le monde ait connu, celui du royaume d'Ougarit qui a offert au monde son
premier alphabat. Il y a également la ville côtière de Jabla, un vieux port près
duquel se trouve la colline Soukas qui renferme d'importants vestiges (2).
Banias est un vieux port phénicien qui portait, à
l'époque héllénique, le nom de Balania. C'est un important port pétrolier et de
marchandises. La forteresse imposante d'Al-Marqab se dresse comme une gardienne
de cette ville aux maisons blanches entourées de jardins et de parcs de
citronniers.
Tartouss est le deuxième port syrien. Appelée
autrefois Antrados avant de devenir Tortoza à l'époque byzantine, elle renferme
un chateau fort, des murailles, des tours ainsi qu'un important musée.
Irouad, l'unique île syrienne, naguère un royaume
indépendant connu sous le nom d'Aradosi (1), apparaît comme un grain de beauté
sur la pommette de Tartouss.
Au sud de Tartouss on trouve Amrit dont il ne
reste qu'un temple du 5ème siècle avant J.C., gravé dans le rocher et entouré
d'eau, ainsi que les restes d'un amphithéatre d'une capacité de 11.000
spectateurs qui remonte au 16ème siècle avant J.C. (2).
Perchée à 1580 m d'altitude, à proximité de
Lattaquié, Salanfa est une des nombreuses stations estivales disséminées sur les
montagnes et les hauteurs dominant la côte syrienne, qui se distinguent par son
climat révigorant, son panorama grandiose, ses fruits succulents et ses
charmants hôtels.
La capitale nordique de la Syrie, Alep, quant à
elle, possède une histoire dont les racines remontent à des temps immémoriaux.
On raconte qu'Abraham, que la Paix soit sur lui, a fait halte sur sa haute
colline, où se dresse aujourd'hui la citadelle, et a allaité sa vache grise.
D'où le surnom de "Alep la grise". Prospère depuis le troisième millénaire avant
J.C., sa position stratégique l'a amené à jouer un rôle distinct depuis l'époque
des royaumes Achéménides et Amorites, rôle qu'elle continue à jouer
jusqu'aujourd'hui. Les Amorites en ont fait leur capitale au 18ème siècle avant
J.C. Elle soutint tour à tour les invasions hittites, pharaonites, assyriennes
et perses, puis celles des grecs et des romains. Elle endura le poids de la
lutte entre Byzance et la Perse, ces derniers l'ayant conquis en 440 de notre
ère, et mis à sac avant de l'incendier. Justinien avait réparé une bonne partie
de ce qu'ils ont détruit. Après la conquête islamique, en 636, Alep devint l'une
des plus grandes métropoles islamiques. C'est ainsi qu'elle connut une grande
activité commerciale et urbanistique à l'époque des Ayyubides, des Abbassides,
des Fatimides et des Mamelouks. En 944, Sayf al-Dawla fit d'Alep la capitale de
la Syrie du nord, construisit la célèbre citadelle qui devint sa résidence.
Sa cour a accueilli d'illustres personnalités tels
les deux poètes Al-Mutanabbi et Abu Firass Al-Hamadani, ainsi que le savant et
philosophe Al-Farabi et le linguiste Ibn Khalawaye. Alep a dû subir, cependant,
deux désastres, le premier en 1260, avec l'invasion des Mogols, et le second en
1400 avec celle de Timour Lang.
Alep possède de nombreux monuments, entre autres,
la citadelle d'Alep qui s'érige, au centre de la ville, sur un niveau de 50 m
d'élévation. Entourée d'une tranchée profonde, d'une longueur de 500 m et de 26
m de large, la citadelle comprend des tours d'une conception remarquable. Elle
se distingue par ses portes en fer et par la perfection de ses entrées. La salle
du trône est impressionnante, de même que le hamman et la petite mosquée. Une
grande mosquée a été construite en 1213 comportant un petit musée contenant les
divers objets découverts à l'intérieur de la citadelle.
Le site d'Ebla - Colline Mardikh
La découverte du royaume d'Ebla, qui prospéra aux
troisième et deuxième millénaires avant J.C. est l'une des plus récentes et des
plus célèbres découvertes archéologiques qui ont secoué le monde. La
bibliothèque trouvée dans le palais recelait plus de 17.000 tablettes en terre
cuite. Il s'agit des premiers documents écrits trouvés en Syrie et qui ont
bouleversé les connaissances sur l'histoire de la région.
Rassafa :
Située au sud de l'Euphrate, le palais de Rassafa
était la résidence de Hicham Ibn Abdel-Malek, 3ème calife omeyyade. Ce calife a
construit d'autres palais, notamment ceux d'Al-Hir occidental et d'Al-Hir
oriental.
Al-Rakka :
Rakka, construite par Alexandre le Grand au 4ème
siècle avant J.C. se trouve sur la rive gauche de l'Euphrate. Sur les vestiges
de cette ville que les luttes ont ravagé, le calife Al-Mansour édifia une
nouvelle ville sur le modèle de Baghdad, qu'il appela Rafiqa. Les Mogols l'ont
envahi au 18ème siècle infestant les lieux et causant d'innombrables préjudices.
Les fouilles ont mis à jour des vestiges tels que la muraille et la grande
mosquée sur lesquels sont entrepris actuellement d'importants travaux de
restauration.
Cité Al-Thawra (la Révolution) :
Il s'agit d'une nouvelle cité jaillie du sable.
Capitale du Barrage de l'Euphrate, cette grande réalisation économique syrienne
a été inaugurée en 1973 par le Président Hafez Al-Assad pour dévier le cours de
l'Euphrate. Long de 4500 mètres, haut de 60 mètres, et large de 512 mètres à sa
base, le barrage a donné naissance au Lac Assad qui mesure 80 km de long, 630
km2 de superficie et une contenance de 12 milliards de m3 d'eau, capacité prévue
pour la récupération de 640.000 hectares. La centrale électrique contruite sur
le barrage produit 800 mille kw/h.
La coopération avec l'UNESCO a permis de sauver
les vestiges qui s'y trouvaient, ainsi que la forteresse Jaabar. Quant à Deir
El-Zor, naguère appelée Ouzara, elle joue un important rôle économique après la
construction du barrage et la découverte du pétrole à 85 km au sud. Sur la rive
occidentale du fleuve se trouve Salhiya, bâtie au 4ème siècle avant J.C. par
Séleucos Nikator. C'est à Deir El-Zor également qu'ont été découverts les
dessins muraux représentant les divinités de Palmyre ainsi que des tablettes
remontant à l'an 235 de notre ère. Dans sa forteresse, 16 temples de différentes
religions ont été découverts. C'est au sud de cette ville, près d'Al-Boukamal,
que se trouve le Royaume de Mari, qui remonte au troisième millénaire avant J.C.
et dans lequel 20.000 tablettes en caractères cunéiformes ont été mises au jour.
A la jonction de l'Euphrate et du Khabour, près
d'Al-Mayadine, se dresse la colline Al-Achara, site de la ville de Tarqa,
capitale du royaume de Khana qui fut florissante au milieu du deuxième
millénaire avant J.C. Sa muraille est la plus épaisse du monde et mesure pas
moins de 20 mètres.
A Al-Mayadine, on peut visiter la forteresse
d'Al-Rahba, édifiée par l'oncle de Saladin, Assad-Eddine Chirkoh. C'est là
également que font face deux sites, Halbiah et Zalbiah, aux murailles byzantines
et où avait vécu autrefois la civilisation palmyrienne. Quant à Kasb, dans la
province de Lattaquié, tapie aux pieds du Djebel Aqraa, elle foisonne de forêts
de pin, de pelouses aux fleurs sauvages, d'oliviers, de plantations de tabac, de
pommiers et de lauriers.
Ne manquons pas, enfin, de visiter Drikich et
Salma fameuses pour la pureté de leurs eaux qui ont attiré les estivants en
raison de leurs propriétés thérapeutiques, ainsi que Messiaf, entourée de
terrains de figuiers, de grenadiers, de muriers et d'amendiers. On peut admirer
également les sources minuscules de Wadi Al-Ayoune, ainsi que Safita aux maisons
blanches où l'on peut apprécier le paysage et découvrir sa Tour de Castel Blanc
et son église.
Instituts culturels populaires et autres
facilités :
En 1991, La Syrie comptait 43 d'instituts
culturels populaires. Il y avait également 54 salles de cinéma, 385 excellents
restaurants internationaux et 108 cafés. Le nombre d'associations et de clubs
sociaux, en cette même année, se chiffrait à 504.
Les bibliothèques
Les bibliothèques publiques et privées florissent
à Damas et dans les autres villes syriennes. La bibliothèque Al-Assad vient en
tête de ces bibliothèques. Grand édifice civilisationnel et culturel, il se
distingue par l'élégance du bâtiment, par ses dimensions et son site, ainsi que
par l'universalisme et la qualité de son contenu. Cette bibliothèque contient,
en effet, un nombre important, et souvent rare, de manuscrits, d'ouvrages de
références, d'ouvrages divers et de périodiques. Dotée de moyens et de
techniques modernes, elle se dresse de tout son poids académique,
civilisationnel, patrimonial et urbanistique sur la Place des Omayades, faisant
ainsi de Damas une ville culturelle et académique moderne dans toute l'acception
du terme.
Contiguë à la grande Mosquée des Omeyades, à
l'extrêmité de Souk Al-Hamidiya, se trouve la Bibliothèque historique de
Dhahiriya où on pouvait consulter autrefois des manuscrits rares, d'ouvrages
historiques et intellectuels. Il est à signaler que le Ministère syrien de la
Culture n'a fait publié, en 1991, que 77 ouvrages traitant d'une diversité de
thèmes.
Activités économiques en République Arabe Syrienne
L'Economie syrienne est contrôlée par trois
secteurs, à savoir, le secteur public, le secteur semi-public et le secteur
privé. La Syrie assiste actuellement à un important essor économique dans les
domaines agricoles, industriels, commerciaux et des services. Nous présentons
ci-après un bref aperçu sur ces domaines.
Le domaine agricole :
La production agricole en Syrie est abondante et
diversifiée. La production végétale comporte, à titre d'exemple, les céréales,
les récoltes industrielles, les fruits, les légumes et les légumes secs. La
production animalière, quant à elle, comprend, entre autres, le lait, la
reproduction animalière, les oeufs, la laine, le crin, le cuir, le poisson, le
miel et la cire d'abeilles.
Parmi les récoltes agricoles industrielles en
Syrie, on peut citer: le coton, la betterave sucrière, le tabac, les arachides,
le sésame, le tournesol, l'anis, le cumin, etc.
S'agissant des céréales, la production en 1991,
était, en milliers de tonnes : le blé (2139,9); l'orge (917,4); l'avoine (0,4);
le maïs jaune (225,2); et le maïs blanc (5,6).
Quant aux légumineux, pour la même année, la
production en milliers de tonnes, était comme suit : les lentilles (49,6); le
pois chiche (27,6); les fèves sèches (8,6); les haricots secs (2,4); les petits
pois (8,7); le gesse (3,5).
La Syrie possède également un grand nombre
d'arbres fruitiers qui fournissent, entre autres, les oliviers, le raisin, les
abricots, les pêches, les pommes, les poires, les prunes, les cerises, la
pistache, les dates, les oranges et les citrons.
Les ressources animalières :
Les ressources animalières sont très importantes
en République Arabe Syrienne et sont évaluées ci-après en milliers d'unités, et
leur production en milliers de tonnes : les bovins (771) - Quantité de lait
produit (799) les animaux de basse-cour : poulets (14.786) - oies (58) - dindes
(98) - pigeons (1.553) - lapins (14) - abeilles (143). Animaux domestiques :
chevaux (39) - dromadaires (50) - mulets (25) - ânes (161). Moutons et chèvres :
moutons (15.194) - chèvres (963).
Les coopératives agricoles en 1991 :
Le nombre de coopératives agricoles en République
Arabe de Syrie est estimé à 4816, utilisant le nombre suivant de tracteurs :
- inférieur à 50 CV : 18.934 tracteurs
- supérieur à 50 CV : 46.660
tracteurs.
Richesse forestière : Un intérêt primordial est
accordé aux forêts en Syrie qui veille à accroître les superficies cultivées en
arbres fruitiers et non-fruitiers. C'est ainsi que la superficie des forêts et
la quantité d'arbres, en 1991, ont atteint respectivement les chiffres suivants
: 23.634 hectares et 23,852 millions d'arbres.
Le domaine industriel :
L'industrie syrienne se développe à rythme
croissant, surtout après 1970, lorsque le pays a retrouvé sa stabilité politique
et a pu élaborer des plans quinquennaux ambitieux permettant à tous les secteurs
industriels d'assumer son rôle dans l'édification d'une industrie nationale
évoluée. Plusieurs lois ont été par la suite adoptées en vue d'encourager les
capitaux privés syriens, arabes et étrangers, à investir dans le domaine
industriel en Syrie. La loi n° 10, en particulier, promulguée par le Président
de la République, Mr. Hafez Al-Assad, prévoyant des mesures incitatives, a
laissé un écho favorable sur ces investissements.
Les industries actuelles, pour n'en citer que
quelques unes, peuvent être réparties comme suit :
1. L'industrie des produits alimentaires, des
boissons et du tabac
2. La filature, le tissage, l'égrénage du coton et
l'industrie du cuir
3. L'industrie du bois, l'ébénisterie et
l'ameublement
4. L'industrie du papier, l'impression et la
reliure
5. L'industrie chimique et ses dérivées
6. L'industrie minière de base et des équipements
7. L'industrie du charbon et du pétrole.
Quant à l'industrie de transformation, elle
comprend, entre autres : le lait pasteurisé, le yaourt, les conserves, l'huile
d'olive, l'huile végétale, le beurre, le biscuit, le macaroni, le sucre, le
tabac, les produits alcoolisés, les arachides, les produits en coton et en
laine, le tissu en coton, en laine et en soie, le fil en nylon, les
sous-vêtements les chaussettes, les tapis en laine, en coton et en soie, le cuir
teinté, le papier, l'engrais azotique, les peintures, les produits médicinaux,
le savon, les stérilisants chimiques, les gaz liquides, le soufre, les
chaussures, le verre, la céramique, le ciment, le fer forgé, les tuyaux
métalliques, les cocottes minutes, les machines à laver, les frigidaires, les
transformateurs électriques, les moteurs électriques, les téléviseurs, les
batteries, la levure, le qamreddine (abricot concentré séché), l'eau minérale,
les couvertures en laine, en coton et en soie, le contreplaqué et le bois
comprimé, les crayons, les lampes électriques, l'engrais du phosphaté,
l'amoniaque, l'urée de l'ammonium, la porcelaine, les tracteurs, les appareils
de téléphone, les pneus, les produits sanitaires, etc.
Quant aux industries d'extraction, elles
comprennent, entre autres, le pétrole brut, les phosphates, le sable, le
gravier, le gypse, le sel, le schiste bitumineux et les plaques de marbre.
L'électricité et l'eau :
L'énergie électrique totale consommée en 1991 a
atteint 11.249 millions de kw/h. Celle de l'eau était de 467.033 m3. Il convient
de noter que la décision du Président Al-Assad relatif à l'électrification de la
campagne a été appliquée à la lettre dans l'intégralité des villages et des
bourgades en République Arabe Syrienne.
Les barrages :
1. Barrage de l'Euphrate :
- Le cours de l'Euphrate a été dévié le 5
juillet1973.
- Les trois premières centrales électriques
alimentées par le barrage ont été mises en service en 1974.
- Le barrage de l'Euphrate a été inauguré le 18
mars 1978.
- Le niveau normal du barrage a été exhaussé de 4
mètres le 28 mars 1988.
- L'énergie électrique générée par le barrage
depuis sa mise en fonctionnement, en 1974, jusqu'à la fin de 1989 a été évaluée
à 29 milliards de kw/h.
2. Barrage Al-Baas :
- Le cours de l'Euphrate a été dévié pour les
besoins du barrage Al-Baas le 21 juin 1986.
- La première centrale électrique alimentée par le
barrage a été mise en service le 31 mai 1987.
- La deuxième centrale a été mise en service le 12
mars 1988.
- La troisième centrale a été mise en service le
25 décembre 1988.
- L'énergie électrique générée par le barrage
Al-Baas au cours de l'année 1989 a atteint environ 300 millions de kw/h.
3. Barrage du 16 Tichrine :
Ce barrage a été réalisé le 30 novembre 1985 sur
le fleuve Al-Kabir Al-Chimali avec une contenance de 210 millions de m3 en vue
d'irriguer une superficie de 14 mille hectares de terres situées au nord, au sud
et à l'est de Lattaquié.
4. Barrage de Tichrine :
Situé à l'extrêmité du Lac Assad, ce barrage doit
fournir une énergie électrique annuelle estimée à 1,6 million de kw/h.
Le coût global du projet est d'environ 2 milliards
de livres syriennes. La durée de réalisation prévue est d'environ 7 ans à
compter de la date de mise en oeuvre du projet.
Les différentes études et recherches géologiques y
afférentes ont été achevées et les travaux d'excavation des fondements du
barrage ont été amorcés. Les spécifications techniques des turbines et
générateurs électriques ont été déterminées et les plans de conception approuvés
et inclus dans le protocole signé avec la partie soviétique. Les travaux ont
démarré en 1993.
Transports :
Les villes et villages syriens sont reliés par un
excellent réseau routier et ferroviaire. En 1991, le réseau routier mesurait :
- Routes asphaltées : 24.375 km
- Routes goudronnées : 7.431 km
- Routes carrossables : 2.150 km.
Réseau ferroviaire :
Ce réseau, qui atteignait 2.238 km en 1991, relie
un grand nombre de villes syriennes, dont les plus importantes sont : Damas,
Alep, Homs, Hama, Lattaquié, Deir El-Zor, Qamechli, Deraa, Tartouss, Akari à la
frontière libanaise. Ce réseau utilise 195 wagons de tous types.
Transports aériens :
La République Arabe Syrienne possède une flotte
aérienne commerciale qui assure la liaison avec les différentes régions du
monde. Les aéroports de Damas, d'Alep, de Lattaquié, de Deir Al-Zoor et de
Qamechli, ont assuré le transport des voyageurs dont le nombre suit :
- 1990 : 1.795.343 passagers
- 1991 : 1.356.312 passagers
Les capitaux investis dans le secteur public
industriel, en 1990, s'évaluent à 56.133,6 millions de livres syriennes.
(1) Voir Carte archéologique de la Syrie
(2) Ouvrage "Adwaa Souria" Dar Al-Janoub
Lil-Nashr, Tunis
(1) Ouvrage sur la Syrie, publié par le Ministère
syrien du Tourisme
(1) Constitution de la République arabe syrienne
(1) Histoire contemporaine des Arabes
(2) Ouvrage sur la Syrie, publié par le Ministère
syrien du Tourisme
(1) Statistiques 1990-1992
(2) Idem
(3) Idem
(4) Idem
(5) Idem
(1) Voir carte archéologique de la Syrie
(1) Voir Carte archéologique de la Syrie
(2) Idem
(3) Idem
(1) Voir Carte archéologique de la Syrie
(2) Idem
(1) Voir Carte archéologique de la Syrie
(2) Idem
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