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Revue l'islam aujourd'hui N° 12-1415H/1994

 

La République Arabe Syrienne

 

Introduction historique

La Syrie a été qualifiée du surnom de "résumé de l'histoire" car il n'y a pas de grande civilisation qui n'y ait pris ses racines. De même que le savoir, les inventions, les découvertes et les cultures ont tous émergé de cette terre. Aussi n'est-il pas étonnant que "l'enfance de l'humanité" ait surgi en Syrie, car aussi loin que le troisième millénaire avant J.C. la Syrie s'étendait entre la Mésopotamie et le Nil. Dès le premier millénaire de notre ère, elle établit la liaison entre les bords de la Méditerranée et les pays du Moyen Orient. Elle fut, à l'époque hellénique et romaine, un centre de rayonnement et d'apport. La Syrie a été également le point de départ du christianisme et de l'Islam, et des villes syriennes comme Homs et Chahba ont procuré à Rome bon nombre de ses apôtres. Il n'est donc pas surprenant, comme le dit un célèbre historien français, que la Syrie constitue pour tout homme de culture une seconde patrie.

Etre en Syrie c'est être, par conséquent, sur un sol bienveillant qui vous transporte dans les plis de l'histoire et les sentiers du passé. Tout témoigne dans ce pays en même temps du passé, du présent et de l'avenir. Sous chaque pierre de son sol, sous chaque grain de sable, avait-on dit, mille ans d'histoire vous parlent. De quelque endroit où vous vous trouvez, se dressent à vos yeux des pages de gloire ou défilent de prédécesseurs immémoriaux, qui se décomposent comme à travers de tableaux étincelants qui rappellent le syrien qui fut, depuis l'éternité, un innovateur qui a laissé son emprunte créatrice à Mari, Ebla, Ougarit, Qadesh, 'Amrite, Aphamea, Palmyre, Bossra, Chahba et Rassafa, sans compter la grandeur du passé et du présent que l'on peut admirer à Damas, à Alep, à Hamah et à Lattaquié.

Quant aux collines syriennes, elles ont couvé dans leurs entrailles la fécondité de l'histoire. Ne voilà-t-il pas la Colline Hariri qui entourait le Royaume de Mari afin d'en être le fidèle gardien, ou la Colline Mardikh qui avait longtemps veillé sur la tranquillité du Royaume d'Ebla qui a stupéfait tous ceux qui sont dotés d'esprit et de raison, ou la Colline Raas Chamra qui s'incline de toute son élévation à la gloire de la brillante civilisation d'Ougarit qui abbreuva l'humanité de sa culture. Ailleurs, les bras se lèvent avec déférence pour saluer des collines telles que Half, Hambra, Khouira, Ramad, Sukass et Habbouba (1).

Telles des coquilles cachant les perles, ces collines ont caché dans leurs replis des royaumes, des villes et des palais. Il suffit d'embrasser du regard l'espace qui les entoure pour constater que ces collines ne se ressemblent pas, que les vallons sont dissemblables, la différence étant manifeste dans l'apport, la créativité, et la réceptivité, comme l'indiquent ces quelques histoires de l'homme et de la généreuse terre arabe syrienne.

1. Histoire du blé : Il y a plus de dix mille ans, l'homme syrien a fait à l'humanité son plus grand don, lorsqu'il a combiné le blé à l'eau pour faire sortir le premier épi, lequel se multipliant par milliers, permis d'asseoir le début de la "civilisation". Comme le dit Dr. Bronoski (2),  c'est de la Syrie que commença l'enraciment de la société et l'attachement de l'homme à la terre, construisant des habitations pour s'y abriter à la place des cavernes, prenant ainsi conscience de lui-même et recourant au ciel.

2. Histoire du chaudronnier et de l'argile : C'est aussi en Syrie que l'homme a apporté à l'humanité une des plus grandes réalisations civilisationnelles, lorsqu'il a découvert et maîtrisé l'art de mélanger le cuivre et de produire le bronze. Cette civilisation du métal s'épanouït dans la Colline Half, sur les rives du Khabour qui avait, auparavant, inventé la cuisson de l'argile pour le transformer en céramique et, partant, en objets d'ornementation.

3. Histoire du premier alphabet : C'est à Ougarit, près de Lattaquié, que vit le jour la création stupéfiante du premier alphabet offert par l'homme syrien à l'humanité entière. Le palais royal d'Ebla, quant à lui, renfermait entre ses façades la plus grande bibliothèque documentaire du monde qui réglementait les affaires de l'administration, du commerce, de la diplomatie, de l'industrie et des relations de guerre et de paix. Cette époque se distinguait par deux industries célèbres, à savoir les produits en soie brodée et le bois incrusté d'ivoire et de nacre. La réputation de la Syrie n'a pas été entamée depuis dans ce type de produits, et trois mille ans après, le brocard aux fils dorés ou argentés reste unique au monde, de même que la mosaïque syrienne de bois incrusté de nacre et d'ivoire ainsi que la gravure sur le cuivre et le dessin sur le verre coloré.

Il ne fait aucun doute que les peuples de ces royaumes sont les descendants des premiers arabes qui ont émigré dès les premiers siècles, du sud, de la Péninsule Arabique. Cela est vrai aussi bien pour les Amorrhéens (troisième millénaire avant J.C.), les Cananéens, les Phéniciens, que pour les Amaréens, les Ghassanides et les Nabatéens (ou Arabes du nord).

La conquête arabo-islamique (en l'an 636) vint à point nommé pour confirmer l'identité arabo-islamique de la Syrie, effacer les traces que les invasions étrangères y ont laissé et lui rendre sa substance et son authenticité (1).

Aussi la Syrie ne se considère-t-elle pas aujourd'hui comme un simple musée de variétés archéologiques où s'accumulent les vestiges de civilisations successives, car nonobstant sa fierté d'être le creuset de ce patrimoine séculaire, son regard ne reste pas figé sur le passé, qu'elle considère d'ailleurs comme une motivation qui l'impulse vers l'avenir. La Syrie explore l'avenir et court contre le temps en vue de reprendre la place qui lui revient de droit. Son peuple arabe, qui a cumulé les expériences à travers les siècles, est conscient des lourdes responsabilités qui lui incombent, et aspire à des réalisations et à des ambitions qui ne le cèdent en rien à celles que ses ancêtres ont laissé partout.

Situation géographique

D'une superficie de 185.000 km2, la République Arabe Syrienne est située sur la côte orientale du Bassin méditerranéen. Elle est limitée au nord par la Turquie, à l'est par l'Irak, au Sud par la Palestine et la Jordanie, et à l'ouest par le Liban et la Méditerranée.

Le climat de la Syrie est du type méditerranéen. Il se caractérise par la différence de ses quatre saisons. Le soleil brille pendant la plus grande partie de l'année; la température varie entre 20 et 35 degrées en été, et 5 à 15 degrées en hiver. L'hiver est en général modéré, pluvieux sur la côte et continental à l'intérieur.

Population et divisions administratives

D'une population de 15 millions d'habitants, la Syrie se divise en 14 provinces, subdivisés en districts qui englobent plusieurs villages.

Les ports

La Syrie possède trois ports sur la Méditerranée, les principaux étant Lattaquié et Tartouss, le port de Banyas étant réservé à l'exportation du pétrole.

Régime de gouvernement

La République Arabe Syrienne est un Etat démocratique, populaire et socialiste. L'Islam est la religion de son Président. La Syrie, qui est une partie intégrante du Monde arabe, comme le stipule sa Constitution, comporte trois pouvoirs, à savoir, le législatif, l'exécutif et le judiciaire (1).

Le pouvoir législatif incombe à un parlement élu par le peuple pour une durée de quatre ans. Les provinces disposent d'assemblées locales élues directement par leurs populations respectives. Ces assemblées exercent des fonctions décentralisées dans l'administration des affaires du peuple.

S'agissant du pouvoir exécutif, le régime de gouvernement est du type républicain présidentiel, le Président de la République étant à la tête du pouvoir exécutif. Le Président, qui est élu par référendum populaire pour une durée de sept ans, nomme le Premier Ministre et les Ministres.

Le pouvoir judiciaire est indépendant, quant à lui. Le tribunal constitutionnel suprême statue sur la constitutionnalité des lois.

Structure politique

La structure politique de la République Arabe Syrienne s'articule autour du Front National Progressiste, constitué en 1974, et qui se compose des forces populaires et des partis nationaux et progressistes. Il s'agit de sept partis auxquels s'ajoutent les représentants d'associations populaires telles les syndicats des ouvriers, des agriculteurs et des jeunes. En vertu des dispositions de la Constitution et tel qu'énoncé par l'Article 8, le Front National Progressiste, présidé par le Président de la République, décide des questions de guerre et de paix, adopte les plans quinquennaux de l'Etat, délibère sur la politique économique, élabore les plans culturels et détermine l'orientation de la politique générale.

Les masses populaires s'organisent, dans leur ensemble, autour d'assemblées populaires et d'associations professionnelles, regroupant, entre autres, les ouvriers, les fermiers, les étudiants, les jeunes, les femmes, les artisans, les enfants, les médecins, les ingénieurs, les avocats, les pharmaciens, les agronomes, les géologues, les écrivains et les juornalistes. Toutes ces associations assument leur rôle en matière de planification, de contrôle et d'exécution dans tous les aspects de la vie sociale.

Le Front National Progressiste dispose de bureaux dans toutes les provinces syriennes.

Le relief de la Syrie

Jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, la Syrie englobait l'actuelle Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine. La Syrie se divise en plusieurs régions aux paysages et reliefs dissemblables (1):

1. La côte méditerranéenne qui s'étend sur 180 km, longée par une chaîne montagneuse, les Monts Alaouiyine, qui s'étendent de la frontière libanaise jusqu'à la frontière turque. A l'Est, parallèlement à cette chaîne, se trouve les Monts Zaouiya. Le Djebel Cheikh, appelé également le Mont Hermon, s'élève à 2814 m au Sud de la Syrie, à l'ouest de Damas.

2. La rivière Al-'Assi prend sa source entre les chaînes orientales et occidentales des Monts Liban, coule en direction du nord dans une vallée fertile, traverse les villes de Homs et de Hama, le Pont Chaghour, puis la province d'Iskanderoun, avant de se jeter dans la Méditerranée.

3. Le Désert de Syrie, au centre du pays, se compose de steppes et de pâturages, de sable et de rocailles, ainsi que de la chaîne des monts Palmyre. C'est au centre de ce désert que se trouve le fameux oasis de Palmyre.

4. Le nord du Désert de Syrie se caractérise par un bassin fertile irrigué par l'Euphrate qui traverse le territoire syrien en direction de l'Irak, et ses deux affluents, le Bélikh et le Khabour. Dans le premier tiers de son parcours, l'Euphrate met en exergue une étendue bleue que forme, sur une longueur de 80 km, le Lac Assad dont les eaux sont retenues depuis 1973 par le Barrage de l'Euphrate, à hauteur de la ville d'Al-Thawra. Le bassin de l'Euphrate s'étend en direction de l'Est jusqu'à la frontière irakienne, sous forme de plaines parsemées de montagnes. C'est dans quelques unes de ces régions qu'à été découvert dernièrement le pétrole.

La région de la Ghata, qui est située au sud-ouest de la Syrie, ceinture la capitale, Damas, de ses jardins et ses arbres fruitiers. C'est dans cette région que coule une petite mais célèbre rivière, le Barada, que les Romains appelaient "La rivière de l'or"(2), et sans lquelle Damas et sa Ghota n'auront jamais existé. La rivière prend sa source dans la région estivale de Zabadani et coule en direction de l'est, s'infiltrant à travers les jardins et les près. Avant d'atteindre Damas, il éclate en sept confluents qui rivalisent dans l'irrigation des paradis de la Ghota de la capitale.

Au sud de la Syrie, enfin, on trouve la région du Mont Al-Arab aux collines, roches volcaniques et villes historiques importantes. C'est une région riche en vignobles et en pommiers. C'est là que se trouve les vastes plaines du Horan, célèbres pour leur blé et leurs céréales, ainsi que le plateau fertile du Golan qui s'étend le long de la frontière avec le Liban et la Palestine. La longueur de la frontière syrienne que bordent la Méditerranée, la Turquie, le Liban, l'Iran, la Jordanie et la Palestine, est de 2413 km.

Les rivières de la Syrie

Les principales rivières de la République Arabe Syrienne sont :

1. L'Euphrate, d'une longueur totale de 2330 km, parcours la Syrie sur une longueur de 600 km.

2. Le Khabour, coule de ses 442 km à travers le territoire syrien.

3. Le Jaajaa, de 124 km, dont 100 km traverse la Syrie.

4. Le Bélikh, de 116 km, coule intégralement dans le territoire syrien.

5. Le Khabour, d'une longueur totale de 108 km, dont 48 km parcourt le sol syrien.

6. Al-Assi et ses affluents, travers la Syrie sur une longueur de 366 km. Longueur totale: 485 km.

7. L'Afrine et ses confluents, d'une longueur totale de 149 km, dont 68 km en territoire syrien.

8. Le Qouique et ses affluents coulent en Syrie de ses 126 km.

9. Al-Kabir du Nord, 96 km de long dont 89 km à travers la Syrie.

10. Al-Sinn et ses confluents, 6 km de long, coule entièrement en territoire syrien.

11. Le Barada et ses confluents, de 71 km, coulent entièrement en territoire syrien.

12. L'Aaouage et ses confluents, de 66 km, coulent entièrement en territoire syrien.

13. Le Yarmouk et ses confluents, d'une longueur totale de 42 km, dont 32 km coulent en territoire syrien.

14. Al-Kabir du Sud, d'une longueur totale de 86 km, dont 36 km coulent en territoire syrien.

15. Le Banyas, 1 km de long, coule entièrement en territoire syrien.

16. Le Sirani, 15 km de long, coule entièrement en territoire syrien.

17. Le Abou Qabis, 8 km de long, coule entièrement en territoire syrien.

Les lacs de Syrie

Il existe de nombreux lacs en Syrie, tant naturels qu'artificiels, notamment:

1. Le lac Assad, d'une superficie de 674 km2, situé à proximité de la ville Al-Thawra Al-Sina'iyah

2. Le lac Jaboul, d'une superficie de 239 km2, près de la ville d'Alep

3. Le lac Qatina, d'une superficie de 61 km2, près de la ville de Homs.

4. Le lac Atiba, d'une superficie de 11 km2, près de Damas.

5. Le lac Khatouniya, d'une superficie de 3 km2, près d'Al-Haska

6. Le lac Mazirib, d'une superficie de 1 km2, près de Deraa.

7. Le lac Al-Baas, d'une superficie de 27 km2, près de la ville d'Al-Raqa al-Sina'iya.

8. Le lac Al-Sinn.

Les forteresses en République Arabe Syrienne

La Syrie comprend un grand nombre de forteresses historiques et archéologiques rares, entre autres :

1. La forteresse de Jaabar, sur la rive du Lac Assad.

2. La forteresse d'Al-Rahbah, surplombant la ville d'Al-Mayadine, dans la Province de Deir Zor.

3. La forteresse de Samaane, à 60 km au nord-ouest d'Alep.

4. La forteresse d'Alep, au coeur d'Alep.

5. La forteresse d'Al-Marqab, à 6 km au sud-est de la ville côtière de Banyas.

6. La forteresse d'Al-Hisn, à 65 km à l'ouest de Homs.

7. La forteresse de Saladin, à 35 à l'est de Lattaquié.

8. La forteresse d'Al-Arima, près de Safita.

9. La forteresse de Yahmour, près de Safita.

10. La forteresse de Chizère, au sud du chateau fort d'Al-Madiq, donnant sur la rivère Al-'Assi.

11. Le chateau fort d'Al-Madiq, sur la rive d'Al-'Assi.

12. La forteresse de Damas, au coeur de Damas.

13. La forteresse de Souweidaa, au centre de la ville de Souweidaa.

14. La forteresse de Salkhad, à Salkhad.

L'enseignement en République Arabe Syrienne

L'enseignement en République Arabe Syrienne est obligatoire, les citoyens étant tenus d'envoyer leurs enfants dans les établissements scolaires. Cette politique s'inscrit dans le cadre d'une stratégie établit par le Président Al-Assad, en 1970, début du mouvement de redressement conduit par le Président et visant, en matière d'éducation et d'enseignement, à édifier une génération armée de science et de savoir, croyant en Dieu, en la Patrie, en la nation arabe, une et indivisible, et en sa mission éternelle. Cet objectif ne pouvait être atteint que grâce aux actions suivantes qui ont été concrétisées en Syrie :

1. la lutte contre l'analphabétisme par le biais de l'enseignement obligatoire;

2. la gratuité de l'enseignement en Syrie pour toute la population;

3. l'accès aux universités et instituts à tous ceux qui ont obtenu le baccalauréat;

4. le développement, à tous les niveaux, de bâtiments scolaires et de moyens didactiques en Syrie (garderies, primaire, 1er et 2ème cycles du secondaire, universités, enseignement supérieur), et extension des universités et des laboratoires;

5. l'exercice et l'application effective de la démocratie de l'enseignement dans la Syrie contemporaine;

6. Plus de 12% de l'ensemble des étudiants admis à l'université en Syrie proviennent des autres Etats arabes pour l'obtention de diplômes supérieurs, et ce, dans le cadre d'une politique nationaliste constructive. Les conditions d'admission sont identiques à celles des étudiants syriens (1).

Les universités syriennes :

Il existe quatre universités en République Arabe Syrienne :

- l'Université de Damas, avec 87.139 étudiants (1991),

- l'Université d'Alep, avec 50.017 étudiants (1991),

- l'Université de Tichrine, avec 21.363 étudiants (1991),

- l'Université d'Al-Baas, avec 11.394 étudiants (1991) (2).

Les instituts intermédiaires

Le nombre d'instituts intermédiaires en République Arabe Syrienne, en 1991, avait atteint 121 instituts dans lesquels 45.301 étudiants suivaient des études dans les différentes spécialités et branches  (3)

Les étudiants dans les deux cycles du secondaire

En 1991, le nombre d'étudiants poursuivant leurs études dans les 1er et 2ème cycles de l'enseignement secondaire se répartissait comme suit :

1. Premier cycle : 657.129 étudiants

2. Second cycle : 190.654 étudiants  (4).

Quant au primaire, le nombre d'étudiants en Syrie, en 1991, était de 2.452.186.

Les chiffres qui précèdent ne comprennent pas les étudiants de l'enseignement professionnel et les garderies. En Syrie il y a plus de mille garderies et 300 écoles professionnelles (industrie, commerce et activités féminines) (5).

La santé en Syrie

Les habitants de la Syrie bénéficient de la sécurité sanitaire et des soins gratuits dans les hôpitaux du secteur public, et ce, dans les différentes villes et régions. Les données suivantes résultent du recensement de 1991 :

1. Les hôpitaux : La Syrie dispose de 52 hôpitaux publics et de 183 hôpitaux et cliniques privés couvrant les diverses spécialités. Ils sont dotés de moyens et d'équipements techniques modernes et emploient une main d'oeuvre qualifiée composée de cadres scientifiques et techniques supérieurs et moyens et de personnel paramédical.

Il convient de signaler qu'il n'existe aucune maladie endémique ou contagieuse en Syrie.

2. Les centres médicaux : En 1991, il y avait 635 centres.

3. Les médicins, les pharmaciens et les dentistes se répartissaient, en 1991, comme suit :

- Médecins                  : 11.800

- Dentistes       :      4.495

- Pharmaciens :   4.041.

4. Le nombre de lits, pour cette même année, était de 13.885 lits.

 Syria Map

 Carte de la République Arabe Syrienne

Le tourisme en Syrie :

Il est difficile, voire impossible, de retracer tous les lieux archéologiques, historiques et touristiques de la Syrie, en ce sens que la Syrie constitue, dans son ensemble, un véritable musée de l'histoire. Par laquelle de ses caractéristiques devons-nous commencer ? Quelle ville allons-nous mettre en exergue ? Est-ce Damas, la plus vieille ville populeuse de l'histoire ? ou sa muraille romaine et ses sept portails ? ou sa mosquée omayade, construite par Al-Oualid Ben Abdel-Malek en 705, qui fut la plus grande mosquée du monde islamique et dans laquelle fut construit le premier minaret de l'histoire? On peut admirer, à proximité de la mosquée, le Palais Al-Azem, l'archétype de l'architecture damascène qui étreint des fontaines uniques dans leur genre, entourées d'arbres, de myrthes et de fleurs, conférant encore plus de beauté aux décors de la construction qui s'offre à la vue comme un ravissant tableau de l'art syrien séculaire.

La forteresse de Damas est, en elle-même, une ville dans la ville depuis que les mains de l'homme s'y sont étendues afin d'assurer sa restauration, lui rendre sa jeunesse et la ressusciter à nouveau.

Les vieux bazars de Damas aux somptueuses voutes (tels que le fameux souk Al-Hamidiya, le marché au soie et Souk Al-Bazouriya), ressemblent à des ruches d'abeilles palpitantes de vie et de couleurs et dans lesquelles il difficile de décrire l'activité économique avec précision et détail.

C'est également à Damas que l'on peut voir le tombeau de Saladin (Salah-Eddine Al-Ayoubi), ainsi que l'église de Saint Paul, le Monastère d'Al-Soulaymaniya, le Musée historique de Damas et le Musée national.

Mais en dépit de l'attraction qu'exerce Damas, on ne peut résister au désir de visiter la campagne, et d'admirer les villes et villages historiques tels que Maaloula, dont la population parle encore l'araméen, langue du Christ, que la Paix soit sur lui, ou Sidnaya, qui s'intéresse au syriaque (la Vierge Marie), et son couvent historique.

On peut visiter, au sud-est de Damas, le tombeau de Zeinab Al-Soghra, petite fille du Prophète, que la pière et le salut soient sur lui, et fille de l'Imam Ali Ibn Abi-Taleb, qu'il soit agréé par Dieu (1).

Les stations estivales de Zabadani se distinguent par la fraîcheur de leur climat et leur paysage grandiose. Quant à la station de Bloudane, elle domine un tapis de verdure, régal des yeux. Mais rien ne vaut la beauté réelle de la Ghota de Damas et ses promenades qui apparaîssent comme un tableau mirifique dont il serait difficile de décrire la magnificence, sublimé encore davantage par l'intervention de l'homme syrien.

En surélévation de la Ghota damascène, on est accueilli par les zones promenades de Aïn Fija, Aïn Khadra, Achrafia, Bassima, Doummar, Alhama et Rabwa, et à proximité de Damas, celles de Qoral-Tall et Mennine, où l'on peut apprécier la fraîcher de l'air. Quant au village de Aarna, au coeur de Djebel Cheikh, l'on est séduit par la magie du panorama, la pureté et la fraîcheur de l'eau et la saveur des fruits.

Au sud de la Syrie, on retrouve la ville archéologique de Basra et son fameux amphithéatre romain dont la capacité atteint 15.000 spectateurs. Il y a également la ville de Chehba où naquit l'empereur romain arabo-syrien, Philippe, célèbre pour sa surprenante collection de tableaux de mosaïque. A Deraa, on découvre les magnifiques cascades de Tal-Chehab qui méritent d'être visitées, à l'instar des vestiges de la ville de Qanawate, à Soueydaa, et les forteresses réputées de Salkhad et de Soueydaa (1).

La ville de Homs se trouve à 150 km au nord de Damas. De ses vestiges historiques, détruits par les tremblements de terre, il ne reste plus qu'une excroissance au sud de la ville, ainsi que deux portes appelées respectivement Porte de Damas et Porte de Palmyre. C'est également à Homs que se trouve la mosquée et le tombeau du chef arabe musulman, Khalid Ibn Al-Oualid (2).

Hama est fameuse pour ses énormes norias, uniques en leur genre. Le visiteur peut les admirer aspirant l'eau du fleuve Al-'Assi pour abbreuver les terres fertiles. Dans cette ville se trouve la mosquée de Abu Al-Fidaa, qui fut l'un des grands historiens et géographes arabes.

L'on peut visiter également la Mosquée Al-Noury ainsi que les tombeaux de deux princes qui ont gouverné Hama, faits en bois d'ébène incrustés d'ivoire.

Il y a aussi Tadmor (Palmyre), la princesse du désert, connue pour ses stupéfiants vestiges qui reflètent la grandeur et l'authenticité de son peuple, et à sa tête la reine Zénobia (3) qui fut un des plus beaux exemples d'héroïsme dans la lutte contre l'invasion romaine.

Palmyre a été édifiée près d'une source d'eau appelée Afqa. Le nom de Palmyre a été cité dans des parchemins assyriens datant du 20ème siècle avant J.C., ainsi que dans les tablettes de Mari. Sa population se composait d'araméens et de nabatéens arabes.

Le musée de Palmyre est riche en oeuvre d'art et en gravures taillées dans la mosaïque ainsi qu'en objets en or, en bronze et en poterie. Il comprend également des scènes vivantes du folklore populaire de Palmyre et du désert. Tout près de l'Hôtel Méridien-Palmyre on retrouve la source d'Afqa dont les eaux sont utilisées pour le traitement des maladies de la peau, du foie, de la poitrine, de l'arthrite et de l'anémie. Elle est en outre un stimulant de la digestion et de la circulation sanguine et donne à la peau une douceur onctueuse.

Quant à Aphamia, qui somnole sur la rive droite d'Al-'Assi près de la plaine fertile d'Al-Ghab, elle a été édifiée 300 ans avant J.C. Des personnages historiques illustres, tels Cléopatre, Severus, Septimius et l'empereur Caracalla ont visité cette ville qui se distingue par ses hautes murailles, sa chaussée principale qui mesure 2 km de long et 37 m de large, ses colonnes, ses tableaux de mosaïque et son amphithéatre romain. On peut visiter tout près le chateau fort d'Al-Madiq dont le musée mérite qu'on s'y attarde. Un peu plus au sud se dresse la forteresse de Chirez, dont le nom est associé à celui du chevalier et poète arabe Oussama Ben Mounqedh, qui lutta contre les Croisées et que le célèbre poète arabe, Oumrou'oul Qays a évoqué lors de son périple dans le pays byzantin.

Quant à la région côtière de la Syrie, qui s'étend sur 180 km, elle a été épargnée par la pollution. Composée de chaînes montagneuses, de plages splendides, de forêts et de massifs d'arbres, elle constitue un merveilleux tableau naturel où il est difficile de savoir où s'arrête la montagne et où commence la mer.

Lattaquié, la perle de la côte, est le principal port syrien. Construite au deuxième siècle avant J.C. par Séleucos Nikator qui lui a donné le nom de sa mère Laodicée, Lattaquié joue un rôle économique de premier plan et occupe une excellente position touristique et dynamique (1) Surplombant Lattaquié, le Cap Chamra abrite le plus important lieu historique que le monde ait connu, celui du royaume d'Ougarit qui a offert au monde son premier alphabat. Il y a également la ville côtière de Jabla, un vieux port près duquel se trouve la colline Soukas qui renferme d'importants vestiges (2).

Banias est un vieux port phénicien qui portait, à l'époque héllénique, le nom de Balania. C'est un important port pétrolier et de marchandises. La forteresse imposante d'Al-Marqab se dresse comme une gardienne de cette ville aux maisons blanches entourées de jardins et de parcs de citronniers.

Tartouss est le deuxième port syrien. Appelée autrefois Antrados avant de devenir Tortoza à l'époque byzantine, elle renferme un chateau fort, des murailles, des tours ainsi qu'un important musée.

Irouad, l'unique île syrienne, naguère un royaume indépendant connu sous le nom d'Aradosi (1), apparaît comme un grain de beauté sur la pommette de Tartouss.

Au sud de Tartouss on trouve Amrit dont il ne reste qu'un temple du 5ème siècle avant J.C., gravé dans le rocher et entouré d'eau, ainsi que les restes d'un amphithéatre d'une capacité de 11.000 spectateurs qui remonte au 16ème siècle avant J.C. (2).

Perchée à 1580 m d'altitude, à proximité de Lattaquié, Salanfa est une des nombreuses stations estivales disséminées sur les montagnes et les hauteurs dominant la côte syrienne, qui se distinguent par son climat révigorant, son panorama grandiose, ses fruits succulents et ses charmants hôtels.

La capitale nordique de la Syrie, Alep, quant à elle, possède une histoire dont les racines remontent à des temps immémoriaux. On raconte qu'Abraham, que la Paix soit sur lui, a fait halte sur sa haute colline, où se dresse aujourd'hui la citadelle, et a allaité sa vache grise. D'où le surnom de "Alep la grise". Prospère depuis le troisième millénaire avant J.C., sa position stratégique l'a amené à jouer un rôle distinct depuis l'époque des royaumes Achéménides et Amorites, rôle qu'elle continue à jouer jusqu'aujourd'hui. Les Amorites en ont fait leur capitale au 18ème siècle avant J.C. Elle soutint tour à tour les invasions hittites, pharaonites, assyriennes et perses, puis celles des grecs et des romains. Elle endura le poids de la lutte entre Byzance et la Perse, ces derniers l'ayant conquis en 440 de notre ère, et mis à sac avant de l'incendier. Justinien avait réparé une bonne partie de ce qu'ils ont détruit. Après la conquête islamique, en 636, Alep devint l'une des plus grandes métropoles islamiques. C'est ainsi qu'elle connut une grande activité commerciale et urbanistique à l'époque des Ayyubides, des Abbassides, des Fatimides et des Mamelouks. En 944, Sayf al-Dawla fit d'Alep la capitale de la Syrie du nord, construisit la célèbre citadelle qui devint sa résidence.

Sa cour a accueilli d'illustres personnalités tels les deux poètes Al-Mutanabbi et Abu Firass Al-Hamadani, ainsi que le savant et philosophe Al-Farabi et le linguiste Ibn Khalawaye. Alep a dû subir, cependant, deux désastres, le premier en 1260, avec l'invasion des Mogols, et le second en 1400 avec celle de Timour Lang.

Alep possède de nombreux monuments, entre autres, la citadelle d'Alep qui s'érige, au centre de la ville, sur un niveau de 50 m d'élévation. Entourée d'une tranchée profonde, d'une longueur de 500 m et de 26 m de large, la citadelle comprend des tours d'une conception remarquable. Elle se distingue par ses portes en fer et par la perfection de ses entrées. La salle du trône est impressionnante, de même que le hamman et la petite mosquée. Une grande mosquée a été construite en 1213 comportant un petit musée contenant les divers objets découverts à l'intérieur de la citadelle.

Le site d'Ebla - Colline Mardikh

La découverte du royaume d'Ebla, qui prospéra aux troisième et deuxième millénaires avant J.C. est l'une des plus récentes et des plus célèbres découvertes archéologiques qui ont secoué le monde. La bibliothèque trouvée dans le palais recelait plus de 17.000 tablettes en terre cuite. Il s'agit des premiers documents écrits trouvés en Syrie et qui ont bouleversé les connaissances sur l'histoire de la région.

Rassafa :

Située au sud de l'Euphrate, le palais de Rassafa était la résidence de Hicham Ibn Abdel-Malek, 3ème calife omeyyade. Ce calife a construit d'autres palais, notamment ceux d'Al-Hir occidental et d'Al-Hir oriental.

Al-Rakka :

Rakka, construite par Alexandre le Grand au 4ème siècle avant J.C. se trouve sur la rive gauche de l'Euphrate. Sur les vestiges de cette ville que les luttes ont ravagé, le calife Al-Mansour édifia une nouvelle ville sur le modèle de Baghdad, qu'il appela Rafiqa. Les Mogols l'ont envahi au 18ème siècle infestant les lieux et causant d'innombrables préjudices. Les fouilles ont mis à jour des vestiges tels que la muraille et la grande mosquée sur lesquels sont entrepris actuellement d'importants travaux de restauration.

Cité Al-Thawra (la Révolution) :

Il s'agit d'une nouvelle cité jaillie du sable. Capitale du Barrage de l'Euphrate, cette grande réalisation économique syrienne a été inaugurée en 1973 par le Président Hafez Al-Assad pour dévier le cours de l'Euphrate. Long de 4500 mètres, haut de 60 mètres, et large de 512 mètres à sa base, le barrage a donné naissance au Lac Assad qui mesure 80 km de long, 630 km2 de superficie et une contenance de 12 milliards de m3 d'eau, capacité prévue pour la récupération de 640.000 hectares. La centrale électrique contruite sur le barrage produit 800 mille kw/h.

La coopération avec l'UNESCO a permis de sauver les vestiges qui s'y trouvaient, ainsi que la forteresse Jaabar. Quant à Deir El-Zor, naguère appelée Ouzara, elle joue un important rôle économique après la construction du barrage et la découverte du pétrole à 85 km au sud. Sur la rive occidentale du fleuve se trouve Salhiya, bâtie au 4ème siècle avant J.C. par Séleucos Nikator. C'est à Deir El-Zor également qu'ont été découverts les dessins muraux représentant les divinités de Palmyre ainsi que des tablettes remontant à l'an 235 de notre ère. Dans sa forteresse, 16 temples de différentes religions ont été découverts. C'est au sud de cette ville, près d'Al-Boukamal, que se trouve le Royaume de Mari, qui remonte au troisième millénaire avant J.C. et dans lequel 20.000 tablettes en caractères cunéiformes ont été mises au jour.

A la jonction de l'Euphrate et du Khabour, près d'Al-Mayadine, se dresse la colline Al-Achara, site de la ville de Tarqa, capitale du royaume de Khana qui fut florissante au milieu du deuxième millénaire avant J.C. Sa muraille est la plus épaisse du monde et mesure pas moins de 20 mètres.

A Al-Mayadine, on peut visiter la forteresse d'Al-Rahba, édifiée par l'oncle de Saladin, Assad-Eddine Chirkoh. C'est là également que font face deux sites, Halbiah et Zalbiah, aux murailles byzantines et où avait vécu autrefois la civilisation palmyrienne. Quant à Kasb, dans la province de Lattaquié, tapie aux pieds du Djebel Aqraa, elle foisonne de forêts de pin, de pelouses aux fleurs sauvages, d'oliviers, de plantations de tabac, de pommiers et de lauriers.

Ne manquons pas, enfin, de visiter Drikich et Salma fameuses pour la pureté de leurs eaux qui ont attiré les estivants en raison de leurs propriétés thérapeutiques, ainsi que Messiaf, entourée de terrains de figuiers, de grenadiers, de muriers et d'amendiers. On peut admirer également les sources minuscules de Wadi Al-Ayoune, ainsi que Safita aux maisons blanches où l'on peut apprécier le paysage et découvrir sa Tour de Castel Blanc et son église.

 Instituts culturels populaires et autres facilités :

En 1991, La Syrie comptait 43 d'instituts culturels populaires. Il y avait également 54 salles de cinéma, 385 excellents restaurants internationaux et 108 cafés. Le nombre d'associations et de clubs sociaux, en cette même année, se chiffrait à 504.

Les bibliothèques

Les bibliothèques publiques et privées florissent à Damas et dans les autres villes syriennes. La bibliothèque Al-Assad vient en tête de ces bibliothèques. Grand édifice civilisationnel et culturel, il se distingue par l'élégance du bâtiment, par ses dimensions et son site, ainsi que par l'universalisme et la qualité de son contenu. Cette bibliothèque contient, en effet, un nombre important, et souvent rare, de manuscrits, d'ouvrages de références, d'ouvrages divers et de périodiques. Dotée de moyens et de techniques modernes, elle se dresse de tout son poids académique, civilisationnel, patrimonial et urbanistique sur la Place des Omayades, faisant ainsi de Damas une ville culturelle et académique moderne dans toute l'acception du terme.

Contiguë à la grande Mosquée des Omeyades, à l'extrêmité de Souk Al-Hamidiya, se trouve la Bibliothèque historique de Dhahiriya où on pouvait consulter autrefois des manuscrits rares, d'ouvrages historiques et intellectuels. Il est à signaler que le Ministère syrien de la Culture n'a fait publié, en 1991, que 77 ouvrages traitant d'une diversité de thèmes.

Activités économiques en République Arabe Syrienne

L'Economie syrienne est contrôlée par trois secteurs, à savoir, le secteur public, le secteur semi-public et le secteur privé. La Syrie assiste actuellement à un important essor économique dans les domaines agricoles, industriels, commerciaux et des services. Nous présentons ci-après un bref aperçu sur ces domaines.

Le domaine agricole :

La production agricole en Syrie est abondante et diversifiée. La production végétale comporte, à titre d'exemple, les céréales, les récoltes industrielles, les fruits, les légumes et les légumes secs.  La production animalière, quant à elle, comprend, entre autres, le lait, la reproduction animalière, les oeufs, la laine, le crin, le cuir, le poisson, le miel et la cire d'abeilles.

Parmi les récoltes agricoles industrielles en Syrie, on peut citer: le coton, la betterave sucrière, le tabac, les arachides, le sésame, le tournesol, l'anis, le cumin, etc.

S'agissant des céréales, la production en 1991, était, en milliers de tonnes : le blé (2139,9); l'orge (917,4); l'avoine (0,4); le maïs jaune (225,2); et le maïs blanc (5,6).

Quant aux légumineux, pour la même année, la production en milliers de tonnes, était comme suit : les lentilles (49,6); le pois chiche (27,6); les fèves sèches (8,6); les haricots secs (2,4); les petits pois (8,7); le gesse (3,5).

La Syrie possède également un grand nombre d'arbres fruitiers qui fournissent, entre autres, les oliviers, le raisin, les abricots, les pêches, les pommes, les poires, les prunes, les cerises, la pistache, les dates, les oranges et les citrons.

Les ressources animalières :

Les ressources animalières sont très importantes en République Arabe Syrienne et sont évaluées ci-après en milliers d'unités, et leur production en milliers de tonnes : les bovins (771) - Quantité de lait produit (799) les animaux de basse-cour : poulets (14.786) - oies (58) - dindes (98) - pigeons (1.553) - lapins (14) - abeilles (143). Animaux domestiques : chevaux (39) - dromadaires (50) - mulets (25) - ânes (161). Moutons et chèvres : moutons (15.194) - chèvres (963).

Les coopératives agricoles en 1991 :

Le nombre de coopératives agricoles en République Arabe de Syrie est estimé à 4816, utilisant le nombre suivant de tracteurs :

            - inférieur à 50 CV : 18.934 tracteurs

            - supérieur à 50 CV : 46.660 tracteurs.

Richesse forestière : Un intérêt primordial est accordé aux forêts en Syrie qui veille à accroître les superficies cultivées en arbres fruitiers et non-fruitiers. C'est ainsi que la superficie des forêts et la quantité d'arbres, en 1991, ont atteint respectivement les chiffres suivants : 23.634 hectares et 23,852 millions d'arbres.

Le domaine industriel :

L'industrie syrienne se développe à rythme croissant, surtout après 1970, lorsque le pays a retrouvé sa stabilité politique et a pu élaborer des plans quinquennaux ambitieux permettant à tous les secteurs industriels d'assumer son rôle dans l'édification d'une industrie nationale évoluée. Plusieurs lois ont été par la suite adoptées en vue d'encourager les capitaux privés syriens, arabes et étrangers, à investir dans le domaine industriel en Syrie. La loi n° 10, en particulier, promulguée par le Président de la République, Mr. Hafez Al-Assad, prévoyant des mesures incitatives, a laissé un écho favorable sur ces investissements.

Les industries actuelles, pour n'en citer que quelques unes, peuvent être réparties comme suit :

1. L'industrie des produits alimentaires, des boissons et du tabac

2. La filature, le tissage, l'égrénage du coton et l'industrie du cuir

3. L'industrie du bois, l'ébénisterie et l'ameublement

4. L'industrie du papier, l'impression et la reliure

5. L'industrie chimique et ses dérivées

6. L'industrie minière de base et des équipements

7. L'industrie du charbon et du pétrole.

Quant à l'industrie de transformation, elle comprend, entre autres : le lait pasteurisé, le yaourt, les conserves, l'huile d'olive, l'huile végétale, le beurre, le biscuit, le macaroni, le sucre, le tabac, les produits alcoolisés, les arachides, les produits en coton et en laine, le tissu en coton, en laine et en soie, le fil en nylon, les sous-vêtements les chaussettes, les tapis en laine, en coton et en soie, le cuir teinté, le papier, l'engrais azotique, les peintures, les produits médicinaux, le savon, les stérilisants chimiques, les gaz liquides, le soufre, les chaussures, le verre, la céramique, le ciment, le fer forgé, les tuyaux métalliques, les cocottes minutes, les machines à laver, les frigidaires, les transformateurs électriques, les moteurs électriques, les téléviseurs, les batteries, la levure, le qamreddine (abricot concentré séché), l'eau minérale, les couvertures en laine, en coton et en soie, le contreplaqué et le bois comprimé, les crayons, les lampes électriques, l'engrais du phosphaté, l'amoniaque, l'urée de l'ammonium, la porcelaine, les tracteurs, les appareils de téléphone, les pneus, les produits sanitaires, etc.

Quant aux industries d'extraction, elles comprennent, entre autres, le pétrole brut, les phosphates, le sable, le gravier, le gypse, le sel, le schiste bitumineux et les plaques de marbre.

L'électricité et l'eau :

L'énergie électrique totale consommée en 1991 a atteint 11.249 millions de kw/h. Celle de l'eau était de 467.033 m3. Il convient de noter que la décision du Président Al-Assad relatif à l'électrification de la campagne a été appliquée à la lettre dans l'intégralité des villages et des bourgades en République Arabe Syrienne.

Les barrages :

1. Barrage de l'Euphrate :

- Le cours de l'Euphrate a été dévié le 5 juillet1973.

- Les trois premières centrales électriques alimentées par le barrage ont été mises en service en 1974.

- Le barrage de l'Euphrate a été inauguré le 18 mars 1978.

- Le niveau normal du barrage a été exhaussé de 4 mètres le 28 mars 1988.

- L'énergie électrique générée par le barrage depuis sa mise en fonctionnement, en 1974, jusqu'à la fin de 1989 a été évaluée à 29 milliards de kw/h.

2. Barrage Al-Baas :

- Le cours de l'Euphrate a été dévié pour les besoins du barrage Al-Baas le 21 juin 1986.

- La première centrale électrique alimentée par le barrage a été mise en service le 31 mai 1987.

- La deuxième centrale a été mise en service le 12 mars 1988.

- La troisième centrale a été mise en service le 25 décembre 1988.

- L'énergie électrique générée par le barrage Al-Baas au cours de l'année 1989 a atteint environ 300 millions de kw/h.

3. Barrage du 16 Tichrine :

Ce barrage a été réalisé le 30 novembre 1985 sur le fleuve Al-Kabir Al-Chimali avec une contenance de 210 millions de m3 en vue d'irriguer une superficie de 14 mille hectares de terres situées au nord, au sud et à l'est de Lattaquié.

4. Barrage de Tichrine :

Situé à l'extrêmité du Lac Assad, ce barrage doit fournir une énergie électrique annuelle estimée à 1,6 million de kw/h.

Le coût global du projet est d'environ 2 milliards de livres syriennes. La durée de réalisation prévue est d'environ 7 ans à compter de la date de mise en oeuvre du projet.

Les différentes études et recherches géologiques y afférentes ont été achevées et les travaux d'excavation des fondements du barrage ont été amorcés. Les spécifications techniques des turbines et générateurs électriques ont été déterminées et les plans de conception approuvés et inclus dans le protocole signé avec la partie soviétique. Les travaux ont démarré en 1993.

Transports :

Les villes et villages syriens sont reliés par un excellent réseau routier et ferroviaire. En 1991, le réseau routier mesurait :

- Routes asphaltées : 24.375 km

- Routes goudronnées : 7.431 km

- Routes carrossables : 2.150 km.

Réseau ferroviaire :

Ce réseau, qui atteignait 2.238 km en 1991, relie un grand nombre de villes syriennes, dont les plus importantes sont : Damas, Alep, Homs, Hama, Lattaquié, Deir El-Zor, Qamechli, Deraa, Tartouss, Akari à la frontière libanaise. Ce réseau utilise 195 wagons de tous types.

Transports aériens :

La République Arabe Syrienne possède une flotte aérienne commerciale qui assure la liaison avec les différentes régions du monde. Les aéroports de Damas, d'Alep, de Lattaquié, de Deir Al-Zoor et de Qamechli, ont assuré le transport des voyageurs dont le nombre suit :

- 1990 : 1.795.343 passagers

- 1991 : 1.356.312 passagers

Les capitaux investis dans le secteur public industriel, en 1990, s'évaluent à 56.133,6 millions de livres syriennes.

 

(1) Voir Carte archéologique de la Syrie

(2) Ouvrage "Adwaa Souria" Dar Al-Janoub  Lil-Nashr, Tunis

(1) Ouvrage sur la Syrie, publié par le Ministère syrien du Tourisme

(1) Constitution de la République arabe syrienne

(1) Histoire contemporaine des Arabes

(2) Ouvrage  sur la Syrie, publié par le Ministère syrien du Tourisme

(1) Statistiques 1990-1992

(2) Idem

(3) Idem

(4) Idem

(5) Idem

(1) Voir carte archéologique de la Syrie

(1) Voir Carte archéologique de la Syrie

(2) Idem

(3) Idem

(1) Voir Carte archéologique de la Syrie

(2) Idem

(1) Voir Carte archéologique de la Syrie

(2) Idem

 

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