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Chapitre XXII
L’Islam, soutien du Christianisme
Un lot de présomptions et d’indices laissent supposer que la
société humaine, dans le domaine moral, s’achemine vers la
décadence, voire vers la dissolution.
A ce propos, nous limiterons notre réflexion aux relations
sexuelles contraires à la nature humaine, telle que Dieu l’a
conçue et créée. Dans les pays chrétiens, ou à majorité
chrétienne, tels la Grande Bretagne, la France, les pays
scandinaves et les E.U.A., entre autres, nous constatons un
penchant, ou une déviation évidente, voire impertinente,
vers les relations sexuelles entre hommes, que nous
appelerons, par convenance, “anomalie sexuelle”; et nous
appelerons ceux qui la pratiquent des “anormaux”.
Autrefois, les hommes atteints de ce fléau - ou “anomalie” -
se cachaient, évitant d’être reconnus et de devenir la cible
des critiques et l'objet du mépris des autres, les normaux.
Au fil du temps, l’opinion de la société occidentale et son
attitude vis-à-vis de ce fléau-anomalie ne cessaient
d’évoluer pour aboutir, en fin de périple, à un renversement
total de la situation en faveur des “anormaux” : Ceux qui en
sont atteints relèvent la tête et s’en glorifient. Ils sont
partout reçus avec égard et respect, devenant, ainsi, les
“préférés” et les “protégés” de ladite société. Ceci les
enhardit; ils devenaient de plus en plus nombreux et
s’organisaient en ligues et clubs; au besoin, ils se
déployaient en manifestations, remplissant les rues,
réclamant des droits et des privilèges qu’ils considéraient
légaux et légitimes.
Autrefois, dans les pays ci-dessus énumérés, l’anomalie
sexuelle était considérée comme un délit infamant puni par
la loi; celui qui perpétrait “l’acte anormal” était pousuivi
et condamné.
De nos jours, “l’anomalie”, chez ces vénérables “anormaux”
est devenue pain quotidien : ils agissent, subissent, et s’entre-desservent
“anormalement” sans le moindre souci ni le moindre risque
d’être inquiétés. Bien au contraire, ils s’en vantent,
criant leur joie, sauf lorsque le sida s’abat sur eux et les
porte à méditer sur leur sort et sur celui de la société des
humains.
Contre cette décadence morale et cette déchéance humaine,
l’Eglise prit une attitude ferme; elle les condamna
catégoriquement sans la moindre ambiguïté, et chercha, par
tous les moyens dont elle dispose, à y mettre fin ou, au
moins, à en limiter la prolifération.
Toutefois, l’Eglise, depuis quelques siècles, a beaucoup
perdu de son aura d’antan; elle ne dispose plus des moyens
qui lui permirent, naguère, d’imposer sa volonté et
d’infliger des châtiments à ses adeptes qui déviaient du
droit chemin et suivaient celui des vices et des turpitudes
qui menacent la foi dans ses fondements.
Dans le passé, l’Eglise détenait une arme terrible : quand
la nécessité se faisait sentir, le pape - et le détenteur du
pouvoir spirituel - fulminaient l’excommunication sur tout
Chrétien (catholique) ayant dévié du chemin de la foi. Les
excommunications produisaient des effets extrêmement graves;
elles plaçaient l’excommunié hors de l’Eglise et de la
communauté des fidèles, avec tout ce que cela entraînait
comme conséquences terribles : A l’agonie, il ne recevait
pas l’extrême onction; ses péchés n’étaient pas pardonnés.
Et s’il meurt, c’est dans le péché; il ne reçoit pas des
funérailles religieuses pour le salut de son âme.
Encore en vie, et à partir de la bulle d’excommunicatin, il
devenait comme un étranger dans la société où il vivait et
évoluait. S’il appartenait à la noblesse féodale, ses
privilèges et des droits sur ses sujets tombaient ipso
facto.
L’excommunication était une mort avant la lettre. Depuis des
siècles, cette arme terrible n’a plus le moindre impact, ni
les moindres conséquences sur les Chrétiens.
Dans le carquois de l’Eglise, il ne subsiste, actuellement,
que les sermons, l’orientation et l’instruction
spirituelles. Celui qui contrevient à ses comman-dements est
recensé parmi les pécheurs; mais, en définitive, il sera
absous et lavé de tous ses péchés, s’il fait acte de
contrition sincère et réelle.
Quant aux gouvernements dans les pays sus-visés, ils sont
allés trop loin dans le chemin du relâchement, à tel point
qu’ils sont presque devenus les complices de leurs
administrés dans leurs turpitudes : “l’anomalie sexuelle”
est non seulement tolérée, mais elle est permise et
autorisée, en fait, pour ne pas dire en droit, à tel point
qu’il nous serait permis de dire, sans exagération ni abus,
que certains gouvernements encouragent cette “anomalie”,
d’une manière indirecte, et contribuent, ainsi, sans le
savoir et vouloir, à la déchéance de l’homme et à sa chute
au plus bas niveau jamais atteint par lui : le “pataugement”
dans la boue des saletés morales, de la pourriture
corporelle, couvertes par toutes les catégories des virus et
des microbes.
… Le dimanche 26 avril 1993, des milliers d’“anormaux”
américains s’attroupèrent autour de la Maison Blanche à
Washington et se mirent à crier, demandant au Président
Clinton de se joindre à eux dans une marche-manifestation
qu’ils avaient prévue et organisée dans les rues de la
capitale afin de réclamer des droits qu’ils considéraient
avoir sur l’Etat et la société simultanément.
Le lendemain, les journaux et les divers moyens
d’information publièrent et émirent des séquences de leur
manifestation qui donnent la chair de poule : un homme
enlaçait et cajolait un autre homme, l’embrassant sur la
bouche ou sur sa nuque, comme s’ils étaient homme et femme,
et non deux hommes!
Comme le Président américain était absent de la Maison
Blanche, il se rattrappa en leur adressant un message de
sympathie et de solidarité diffusé par haut-parleurs!
Est-il imaginable qu’une telle manifestation puisse avoir
lieu dans un pays musulman ? Est-il imaginable que la
société islamique puisse tomber aussi bas ?
Nous ne prétendons pas que le Musulman est blindé contre
cette abomination. Nous disons, cependant, que le climat
moral, l’environnement religieux et les traditions humaines
dans la société islamique n’encouragent pas une telle
“déviation”, mais lui font barrage, empêchant sa
prolifération et limitant, d’une façon catégorique, tout
désir “anormal” susceptible de se manifester dans les rangs
des Croyants.
Les législations en vigueur dans les pays musulmans - que ce
soit la chari’a islamique elle-même, ou les lois s’inspirant
d’elle - font obstacle à cette déchéance sociale et humaine
et constituent un solide moyen de dissuasion pour ceux dont
l’imagination serait hantée par de tels rêves.
La différence entre le Chritianisme et l’Islam, dans ce
contexte, réside dans le fait que le Christianisme ne
dispose plus contre ce fléau que de l’arme de la parole :
les sermons, orientations et instructions spirituelles;
alors que l’Islam demeure, avec l’aide de Dieu, nanti de
moyens de dissuasion et de poursuites judiciaires.
L’anomalie sexuelle, tout comme l’adultère, est appelée
“turpitude” par l’Islam.
Cette turpitude s’est répandue dans la tribu de Loth. Le
verset suivant y fait une allusion claire : “Et Loth, quand
il dit à son peuple : Vous commettez une turpitude que
personne au monde n’a commise avant vous”, [L’Araignée :
28].
Concernant la peine (ou le châtiment) : “Nous ferons
descendre sur les habitants de ce village une colère du ciel
à cause de leur vie licencieuse”, [Ib. 34].
Comme nous l’avons déjà dit, les “anormaux sexuels”
pratiquent, entre eux, réciproquement, l'acte “anormal”. Aux
yeux de l’Islam, ces gens commettent la turpitude
(l’abomination). Sur eux Dieu a fait descendre la “colère du
ciel”.
Dans la chari’a islamique, selon certains oulémas, la peine
de “l’anomalie sexuelle” est la même que celle de
l’adultère. Dans tous les cas, la peine - obligatoire - est
décidée par le juge dans l’intérêt de la société qui devra
rester libérée de ces turpitudes et abominations.
… Ce relâchement, ce pourrissement moral dans les sociétés
occidentales chrétiennes, nous les constatons dans un autre
domaine : celui du mariage. Les évaluations crédibles et
précises ont prouvé que le pourcentage de ceux et celles qui
se détournent du mariage, lui préférant l’union libre - la
coha-bitation - est en perpétuelle augmentation. Ainsi, la
cohabitation qui, naguère, était légalement interdite, et
socialement rejetée, est devenue, de nos jours, légale et
légitime, produisant, comme le mariage, des effets légaux.
Depuis quelque temps, il semble que certains pays
scandinaves(1), ainsi que la Grande Bretagne,
aient voté des lois autorisant les hommes à cohabiter entre
eux et à se comporter comme mari et femme!
Une telle cohabitation est condamnée par la religion
chrétienne. Cependant, à cause de la situation de l’Eglise,
dont on a déjà parlé, cette dernière se trouve dans
l’impossibilité de prendre contre elle la moindre mesure
prohibitive.
L’Islam, comme le Christianisme, condamne une telle
cohabitation. Mais, à l’inverse du Christianisme, il dispose
des moyens susceptibles de l’interdire et d’infliger des
peines dissuasives aux personnes qui se permettent de la
pratiquer.
Les sociétés européenne et américaine, qui représentent
l’Occident, dans le sens large du terme, - à majorité
chrétienne - s’acheminent, à pas lents mais sûrs, vers une
désagrégation morale entière. Sans l’Eglise et son clergé,
de tout niveau, disséminés dans ces sociétés, la situation
aurait été pire.
S’il est vrai que, depuis quelques siècles, l’Occident
chrétien est à l’avant-garde de la civilisation du monde, et
paraît, certainement, plus évolué et plus en avant dans les
domaines scientifiques, que la société musulmane, la
situation est à l’inverse dans le domaine moral.
Les sociétés orientales, à majorité musulmane, n’ont point
connu, et ne connaîtront jamais “l’anomalie sexuelle” qui
secoue la société occidentale chrétienne, et qui est étalée
sur les toits et sur les places publiques, et réclame à
haute voix ses droits légitimes …
Cette compréhension, voire cette tolérance dont font preuve
les gouvernements occidentaux à l’égard des “anormaux
sexuels” qui ont traîné la dignité humaine dans la boue,
seront, un jour, la cause principale de l’effondrement
terrible des sociétés chrétiennes.
A ce moment là, l’Islam apparaîtra comme l’unique recours
religieux, social et pédagogique susceptible de sauver ce
qui subsiste des bonnes mœurs, et d’aider l’Eglise, si elle
le désire, à s’acquitter des devoirs qui - s’ils étaient
assumés dès l’origine - auraient empêché la société
chrétienne de sombrer dans ce lugubre précipice vers lequel
elle s’achemine fatalement.
(1) Il est établi que le Danemark et la
province du Québec, au Canada, autorisent légalement les
hommes à vivre ensemble, comme maris et femmes. (!) |