Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -

8. LA FAMILLE ET SON RÔLE DANS LA SOCIÉTÉ

Aujourd'hui, Fatima est revenue de son école un peu plus tard que d'habitude. Elle trouva sa mère très inquiète, car il n'est pas de coutume qu'elle s'attarde sans autorisation préalable. Elle s'en excusa auprès de sa mère , et l'informa que la directrice de l'école avait tenue, à l'occasion de l'approche de la fin de l'année scolaire, une réunion avec les élèves de certaines classes, pour discuter des activités qu'elles pourraient effectuer pour servir l'environnement et la société pendant les vacances d'été.

La mère lui répondit en souriant : “Fatima, je te pardonne cette fois puisqu'il s'agit d'une bonne action de la part de la direction de l'école pour l'intérêt commun, et qui oeuvre à rattacher davantage l'école à son milieu social, et à contribuer ainsi à son évolution dans plusieurs domaines. Ceci fera l'objet de notre entretien ce soir, s'il plaît à Dieu”.

En effet, le soir même, la mère parla de la décision de la directrice de l'école : “Ceci est une action louable de la part de la directrice de l'école, ce qui témoigne de son intelligence et de son dévouement à sa patrie. Ainsi, l'école devient une cellule vivante et un membre actif de la société contribuant à son évolution et à son épanouissement. Que cette action soit grande ou insignifiante importe peu si l'école est réellement intégrée à son environnement et non renfermée sur elle-même. En effet, l'école ne vit pas isolée, mais au sein d'une société composée de familles et de diverses communautés”.

Après un moment de silence, la mère renchérit : “Il appartient donc à toute famille de collaborer pour l'intérêt de la société ou elle vit, et de participer à son progrès”.

Ahmed  se demanda alors   : “Que peut faire une famille musulmane pour servir la société ?”

Fatima répondit : “Nombreux et variés sont les services susceptibles d'être effectués par la famille au profit de la communauté. Chaque famille, bien sûr, peut choisir ce qu’elle est capable d'accomplir dans un esprit d'aide et de volontariat. Les services rendus peuvent d'abord être accomplis au sein du quartier, et plus tard à une plus grande échelle”.

Et Ahmed  d'enquérir : “Que peut faire une famille pour rendre service aux gens du quartier ?”

Le père répondit : “Elle peut faire beaucoup de choses, comme par exemple ;

- Propager l'éducation sanitaire en faveur des enfants du     quartier,

- Organiser un programme de prévention routière et veiller à son exécution,

- Promouvoir une société productive

- Créer des ouvroirs et enseigner des métiers aux jeunes

- Lutter contre l'analphabétisme des jeunes,

- Servir l'environnement en luttant contre la pollution.

Comme vous voyez, les projets et travaux sont nombreux. L'essentiel est d'y contribuer avec dévouement pour parvenir à la réalisation d'une production bénéfique”.

La mère devrait signaler à son tour : “Quelques femmes du quartier ont déjà préparé un projet de jardin d'enfants pour les mères qui travaillent. De mon côté,  je participe à ce projet”.

A ce moment-là, le petit Alaa s'empressa de signaler qu'il a effectivement coopéré, à côté de son frère et de sa soeur, avec quelques groupes d'action dans le quartier.

Et le père d'ajouter: “De notre côté nous venons de créer une nouvelle association dans le quartier, qui sera chargée de la collecte de la Zakate et de sa répartition entre les nécessiteux. Nous avons déjà collecté d'importantes sommes d'argent chez les assujettis à cette Zakate. Après bilan, nous en procéderons à sa distribution en réservant une partie au profit des malades nécessiteux et des hôpitaux qui pourvoient des soins gratuits aux pauvres”.

Après un moment de silence, le père continua : “Cette action associative ressort de la nature même de l'Islam qui invite la communauté musulmane à l'entraide, à la générosité et à la propagation de la bonté et de la concorde entre ses membres. Ainsi, le frère s'empressera de venir en aide à son frère pour l'aider à faire face aux charges et problèmes du quotidien, et à améliorer sa vie. Autrement, le Musulman aura commis une négligence envers soi-même et envers sa communauté. De surcroît, il n'aura pas acquitté le devoir de la générosité prescrit par Dieu en faveur de ses frères Musulmans et autres. Dieu prescrit :

“Entraidez-vous dans la charité et la piété et ne vous entraidez pas dans le pêché et la transgression” (Al Ma'ida : 2).

Le Prophète (Que la Paix et le Salut soient sur lui) dit : “Le cas des Musulmans dans leur amour et leur cordialité est semblable à un corps : Quand l'un de ses membres souffre, tous les autres sont atteints de fièvre et d'insomnie”. Il dit aussi :  “Dieu assiste son serviteur tant que celui-ci assiste son frère”

Pour conclure, la mère déclara : “Je prie Dieu de nous aider tous ensemble à nous acquitter de nos devoirs dans de parfaites conditions tant vis-à-vis de nos progénitures que de notre société où nous vivons et qui nous comble de ses bienfaits. Ainsi, la famille aura accompli l'essentiel de la mission dont elle est investie”.

 

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