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7- L'IMPORTANCE DES PARENTS ET DES PROCHES EN ISLAM

Un soir, lors de la réunion familiale habituelle, la mère dit : “Aujourd'hui, j'ai lu et apprécié un bon article publié dans un journal au sujet de la famille et des parents”.

Sur ce, elle se leva et apporta le journal en question pour donner lecture d'une partie de l'article qui dit ceci:  “L'Islam donne une grande importance aux proches. Ceux-ci sont les membres intimement liés à la famille tels que les frères, les soeurs, les oncles et tantes ainsi que leurs enfants. Il en est de même pour ceux rattachés directement à la famille par descendance ou alliance.

Les proches représentent des ailes qui constituent la force et la solidité de la famille, lui permettant ainsi de tenir bon, face aux crises et aux revers du sort. Leur prêter assistance et attention est pour ainsi dire un geste envers la famille tout entière. Il lui garantit l'union et la cohésion entre tous ses membres. Notre religion éclairée nous engage dans cette voie à travers les versets du Saint Coran, les Hadiths du Prophète, la conduite du Messager de Dieu envers ses proches, et le sage comportement de ses compagnons, puisse Dieu être satisfait d'eux tous.

Allah tout Puissant, dit :

“Adorez Dieu et ne lui donnez quelque associé que ce soit. De la bonté envers les père et mère, les proches” (An Nisaa: 36).

Par cet ordre explicite, le Souverain des mondes nous engage à être charitables envers nos proches, chose qu'Allah considère comme égal à Son adoration et à la bonté exprimée aux parents.

Le Prophète (Que la Paix et le Salut soient sur lui) dit : “Celui qui aimerait  qu'Allah lui prête longue vie et lui accorde de plus grandes richesses doit être bienveillant envers ses parents et en bonne relation avec ses proches”

Ceci est une invitation explicite de notre Prophète (Que la Paix et le Salut soient sur lui) à la sollicitude des proches afin de consolider les rapports avec eux.  Elle reflète un présage de grâce et de bienfaits pour ceux qui s'y engagent.

D'après ce Hadith, la générosité envers les proches est équivalente à celle due aux parents en raison de l'importance des relations entre les membres d'une même famille.”

Là-dessus, Ahmed intervint :“Comment se pratique la sollicitude envers les proches ?”

Le père répondit : “Maintenir les relations avec eux, s'enquérir de leurs nouvelles, de leur situation, procéder à des visites régulières, sont une manifestation de cette sollicitude. Il importe aussi d'éviter de rester longtemps coupé d'eux car les absences prolongées engendrent une froideur dans les coeurs qui sera difficile à réparer par la suite. On pourrait aussi leur venir en aide matériellement et moralement en cas de besoin, sans blesser leur amour propre ou leur susceptibilité, mais plutôt en les ménageant avec délicatesse.”

Le Saint Coran abonde de recommandations dans ce sens. Dieu dit :

“Oui, Dieu commande la justice, et la bienfaisance, et que l'on donne aux détenteurs de la parenté”   (Annahl:9)

Il dit aussi :

“Et donne son droit au détenteur de parenté”  (Al Israa: 26)

“Et si le proche parent n'a pas besoin d'aide, que devons nous faire alors ?" demanda Alaa à son père qui lui répondit : "Si le proche est dans une bonne situation, n'ayant nullement  besoin d'assistance, il suffit de lui rendre visite et de demander de ses nouvelles de temps en temps. Ceci est un devoir. Dans certains cas, un appel téléphonique suffit pour s'enquérir et se rassurer de ses nouvelles. Ainsi perdurent les relations et l'amitié entre les membres d'une même famille, qu'ils soient près ou loin de nous.”

Fatima intervint : “Nous avons discuté aujourd'hui ce sujet avec le professeur d'éducation religieuse. Il nous a expliqué comment le Prophète (Que la Paix et le Salut soient sur lui) veillait sur ses proches. Il a dit notamment : “Le Prophète (Que La Paix et le Salut soient sur lui) témoignait de la bienveillance à sa famille et à ses proches. Avec compassion, Il partageait aussi bien leurs moments de joie que de tristesse. Il s'empressait aussi pour consoler et assister ceux qui en avaient besoin. Parmi ses déclarations dans ce sens:  “Celui qui croit en Dieu et au Jugement Dernier, doit maintenir les relations avec ses proches”.

Malgré sa sympathie et son affabilité envers ses proches, le Prophète tenait à les mettre en garde contre l'abus des liens qui les rapprochaient de lui et  qui ne sauraient leur attribuer de privilège par rapport à d'autres .  Seuls leurs actes seront pris en compte par Dieu lors du Jugement Dernier,  conformément à la parole divine :

“Et qu'en vérité l'homme n'a rien que ce à quoi il s'efforce.”(Annajm:39)"

Après un moment de silence Ahmed reprit la parole : “Le professeur nous a cité des exemples relatifs à la compassion du Prophète (Que la Paix et le Salut soient sur lui) envers ses proches. Ces exemples doivent être considérés comme voie à emprunter aussi bien par les musulmans que les non-musulmans:

Le Prophète (Que la Paix et le Salut soient sur lui) aimait beaucoup son oncle paternel Al-Abbas qui lui prêtait assistance dans les moments difficiles. Souvent, il disait à son propos : “Al Abbas est comme mon père ; celui qui fait tord à Al-Abbas, me fait tord à moi.”

Il aimait aussi son oncle paternel Hamza et sa tante Safia. A la mort de son oncle, martyre de la bataille d'Ouhoud, il en éprouva un profond chagrin.

Par ailleurs, les trois chefs de guerre Zaïd Ben Harita, Jaafar Ben Abi Talib (cousin paternel du Prophète) et Abdallah Ben Rouaha ont trouvé la mort en l'an 8 de l'Hégire lors de la bataille de Mou'ta dont ils assuraient le commandement.

Informé de la mort de ces martyrs, le Prophète (Que la Paix et le Salut soient sur lui) s'est rapidement rendu à leurs domiciles pour exprimer son soutien à leurs familles.

A la maison de son cousin Jaafar, il fit venir les enfants de ce dernier. Une fois auprès de lui, il les entoura des bras en les embrassant, alors que les larmes coulaient de ses yeux. Il présenta ensuite ses condoléances à leur mère Asmaa bent Amiss, puis s'en alla. Il dit alors à ses compagnons : “N'oubliez pas la famille de Jaafar, et préparez leur de quoi manger. Ils sont très préoccupés par la mort de leur chef de famille” (A partir de ce moment, l'offre de repas à la famille du défunt est devenu une tradition.)

Asmaa Bent Amiss devait rappeler au Prophète (que la Paix et le Salut soient sur lui) le sort de ses enfants devenus orphelins et ayant besoin d'aide. Le Prophète (que la Paix et le Salut soient sur lui) lui répondit : “Tu t'inquiètes pour leur sort alors que je suis leur tuteur et protecteur dans ce monde et au delà ?.”

 

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