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5- LA FÊTE DE LA FAMILLE
A
l'approche de la commémoration de la Fête de la Famille, les
médias ont commencé à consacrer des émissions et des
articles à l'importance des parents et aux devoirs de
bienveillance à leur égard, ainsi qu'à l'importance de la
famille et son bonheur. A plusieurs reprises, les membres de
la famille de Fatima ont suivi les programmes diffusés par
la radio et la télévision de même qu'ils ont eu le loisir de
lire ce que journaux et revues ont écrit à ce sujet.
Une
fois, ils ont suivi le discours d'un intervenant à la
télévision qui disait ceci : “La sollicitude à l'égard des
parents a une importance considérable en Islam qui lui
réserve une extrême attention. Leur obeir et les soutenir
sont un devoir impérieux, occupant la deuxième place après
le culte de Dieu et son obéissance .
De
surcroît, l'Islam a précisé le mode de cette sollicitude,
notamment lorsque les parents sont avancés dans l'age et
sont incapables de travailler pour subvenir, comme
auparavant, à leurs propres besoins. Assurément c'est dans
ce cas là, qu'ils nécessitent plus que jamais, sollicitude,
tendresse et davantage d'amour. Il convient donc de
respecter à leur égard un bon comportement et surtout:
-
s'abstenir d'élever la voix en leur adressant la parole ;
-
s'abstenir de les devancer dans les repas, pour s'asseoir,
se lever ou marcher ;
-
éviter de les appeler uniquement par leurs prénoms en
négligeant les titres de “père” et “mère” ;
-
obtenir leur consentement pour sortir de la maison ou
voyager ;
-
ne pas se comporter violemment avec eux et ne pas utiliser
avec eux des mots susceptibles de blesser leurs sentiments ;
-
prier pour que Dieu leur accorde clémence et miséricorde car
ils nous ont élevés en veillant sur nous, alors que nous
étions dans notre tendre enfance, dépourvus de tout. Grâce à
eux, nous avons grandi et sommes devenus capables de
subvenir à nos propres besoins. Écoutons cette exhortation
du Saint Coran relative à ce sujet :
“Et
voilà que ton seigneur a décrété: N'adorez que Lui. De la
bonté envers le père et la mère : si l'un d'eux ou tous
deux doivent atteindre la vieillesse près de toi alors ne
leur dis point : fi et ne les repousse pas, mais dis-leur
noble parole et par miséricorde baisse sur eux l'aile de la
tendresse et dis: “O mon Seigneur, fais leur à tous deux
miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit”. (Al Israa:23-24)
Ensuite, le prédicateur récita le Hadith suivant :
“Un
jour, on demanda au Prophète (Que la Paix et le Salut soient
sur lui) : Quelle est l'action qui plaît le plus à Dieu ? La
prière aux heures fixées, répondit-il. Et puis quoi ?, on
lui demanda de nouveau. La générosité et la bonté envers les
parents, répondit le Prophète. Et puis quoi encore ? lui
demanda t-on encore une fois. Le Djihad au nom d'Allah”,
répliqua le Prophète.
Commentant le discours suivi à la télévision, le père dit :
“Nous venons de voir que le Saint Coran a placé l'obéissance
des parents directement après le culte de Dieu comme
l'indique le verset que nous venons d'entendre. Voici un
autre verset coranique où nous constatons que Dieu a établi
la ressemblance entre la gratitude qui lui est due à la
reconnaissance due aux parents :
“Et
Nous enjoignons à l'homme, au sujet de ses parents - car
sa mère le porte, fragilité sur fragilité, et sevrage au
bout de deux ans, - ceci : sois Moi reconnaissant ainsi
qu'à tes parents ! Vers Moi est le devenir” (Louqman:14)
“A
la lecture de ce noble verset, certains peuvent supposer que
la mère a plus de droits que le père, dit Ahmed. Aussi,
ai-je demandé au professeur d'éducation religieuse si la
mère avait effectivement plus de droits que le père sur les
enfants. En réponse, il me déclara: 'Le père et la mère ont
les mêmes droits sur leur progéniture; les mêmes obéissance
et respect leur sont dus. Toutefois, affection et tendresse
dans les rapports penchent plutôt vers le côté de la mère,
plus sensible que le père. De surcroît, elle est connue pour
ses efforts, pour ce qu'elle endure pendant la grossesse,
l'allaitement et les soins qu'elle doit procurer”.
Le
professeur nous a cité ce noble Hadith: “Un homme s'est
présenté au Prophète (Que la Paix et le Salut soient sur
lui) et lui demanda : O Messager de Dieu, quelle est la
personne la plus digne de mon amitié? Ta mère, répondit-il.
Et puis qui ? Ta mère, répondit le Prophète. Et puis qui ?
Ta mère, répondit le Prophète. Et puis qui ? Ton père, fut
la réponse.”
Le
Prophète a répondu trois fois “la mère” pour appeler à
davantage de sollicitude et de bonté envers la mère, et de
respect pour sa mission.
A
ce stade, Fatima intervint: “Souvent nous entendons ce noble
Hadith qui dit que le paradis est sous les pieds des mères !
Que signifie au juste ce Hadith?”
Le
père lui répondit : “Cela veut dire que la prière de la mère
est exhaussée et que l'entrée d'un enfant au Paradis pour
jouir de ses bienfaits dépend de la satisfaction que ressent
sa mère pour son comportement dans ce qui plaît à Dieu et à
Son Prophète. En lui témoignant obéissance et affection,
surtout durant la vieillesse, l'enfant pourra se prévaloir,
par la grâce de Dieu, du Paradis et de ses avantages.”
Après un moment de silence, le père ajouta :“Il importe de
mentionner que l'Islam oeuvre pour la cohésion et l'harmonie
des générations et que ce que nous entreprenons aujourd'hui
se répercutera plus tard sur nos enfants. Ceux-ci nous
témoigneront du respect et de la générosité à l'image et au
degré de ce que nous avons nous-mêmes témoignés à nos
parents. Le Prophète (Que la Paix et le Salut soient sur
lui) dit en ce sens : Soyez affectueux et généreux envers
vos parents, vos enfants seront de même à votre égard”.
“Bien entendu, dit-il aussi, il va de soi que tout ce qui se
dit à propos de l'attention due aux parents, est valable
aussi pour les grand-parents qui ont droit à la même dignité
que le père et la mère”.
Là
dessus, la mère dit à son tour: “J'ai lu il y a quelques
semaines dans une revue religieuse cette histoire qui
illustre parfaitement les conséquences néfastes de toute
négligence à l'égard de la mère: Malik Ibnou Anas(1) raconte
qu' un jeune homme nommé Alqama, connu pour sa force
physique, sa piété et sa générosité, tomba un jour gravement
malade. Omar, Ali et Bilal lui rendirent visite et
remarquèrent que le malade, atteint d'aphasie, n'arrivait
pas à parler. Le Prophète (Que la Paix et le Salut soient
sur lui) eut vent de ceci et demanda à voir la mère d'Alqama
qui l'informa de son mécontentement envers son fils parce
que ce dernier la négligeait. Le Prophète demanda alors à la
mère de pardonner son fils, car ni prières ni aumône ne
pourraient intercéder en sa faveur si la mère persistait
dans sa colère. La mère exauça le voeu du Prophète et le
fils bénéficiant du pardon de sa mère fut guéri de son
aphasie. Satisfait de la nouvelle, le Prophète exhorta
davantage de sollicitude et de bonté envers les mères
auxquelles nul ne saurait être préféré”.
A
ce moment là, le petit Alaa, un peu taquin dit en souriant :
“Maman fait de la bonne publicité pour elle-même !” Ce qui
fit rire toute la famille.
Là
dessus, le père dit en souriant: 'Nous avons longuement
parlé ce soir de la sollicitude envers les parents, et je
crains qu'on oublie de présenter le cadeau de la fête de la
famille à votre mère”.
Sur
ce, la mère déclara à ses enfants : “Mon véritable cadeau,
c'est votre succès dans vos études et votre réussite dans la
vie ; voilà ce qui peut me rendre heureuse et satisfaite
tant que je vivrai”.
En
termes touchants, Fatima répondit: "Non, Maman, nous n'avons
pas oublié le cadeau qui est, somme toute , symbolique.
Quels que soient nos présents à toi ou à notre cher père, il
ne nous sera pas aisé de vous exprimer ce que nous
ressentons comme amour, considération et respect à votre
égard".
Les
enfants alors se levèrent pour donner l'accolade à leurs
parents et les embrasser avec tendresse. Ils présentèrent le
cadeau symbolique acheté collectivement en y joignant une
carte qui disait :
“Chère mère, cher père,
Que
chaque année vous apporte santé et bonheur
C'est sûrement un des moments inoubliables de la vie que de
se présenter avec déférence auprès de sa mère pour lui
présenter un cadeau le jour de la fête de la famille pour
lui exprimer ainsi son amour, son affection et sa gratitude
pour tout ce qu'elle a fait. Elle a porté son enfant et subi
la souffrance de l'accouchement ; elle a veillé des nuits
auprès de ses enfants partageant leurs moments de joie et de
douleur et souhaitant qu'ils soient les meilleurs personnes
sur terre.
Recevez l'expression de notre affection,
considération et respect. Puisse Dieu vous protéger et vous
donner longue vie.
Vos
enfants: Alaa, Ahmed et Fatima
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