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4- UNE FÊTE À L'ÉCOLE
Un
jour, le père a été invité à une fête à l'école où Ahmed
fait ses études. Quelle fut grande sa joie de constater les
activités religieuse, culturelle et sportive organisées par
l'école, et dans lesquelles a participé son fils! Le père
s'est réjoui aussi des compliments adressés à l'égard de son
enfant par les maîtres qui ont fait l'éloge de sa bonne
conduite, de son travail et de son esprit de groupe.
Le
soir, au cours de la veillée familiale traditionnelle, le
père fit part de ce qu'il a vu à l'école et de son éloge
pour ses élèves :" Ce à quoi j'ai assisté me comble de joie,
en particulier l'activité religieuse, la salle de prière
(sise à l'école) avec sa bibliothèque ainsi que l'activité
sportive, qui, j'espère, sera régulière comme l'activé
culturelle. Le sport, en effet a un rôle primordial dans la
préparation des jeunes pour un avenir promoteur.
L'Islam invite les fidèles à oeuvrer aussi bien pour la
consolidation de la foi que pour l'épanouissement physique
afin d'être aptes dans tous les domaines et en mesure de
lutter avec courage et assurance dans la vie. Notre religion
musulmane aspire à une société forte et capable et non à une
société faible et pusillanime. Le Prophète (Que la Paix et
le Salut soient sur lui) dit : “Le croyant fort est meilleur
et plus aimé de Dieu que le croyant faible ; et les deux
toutefois sont sources de bien” Cette puissance signifie,
bien entendu, toute action qui pourrait fortifier l'Islam
et ancrer ses principes. Souvent ceci émane des
intellectuels et hommes politiques qui oeuvrent dans ce
sens. N'oublions pas , cependant, qu' un esprit sain se
trouve dans un corps sain, et que le sport est le meilleur
moyen de prendre soin de son corps.
De
son coté, Omar Ibn Al Khattab , que Dieu soit satisfait de
lui dit : “Apprenez à vos enfants la natation et le lancer ;
qu'ils sachent aussi s’élancer avec leurs chevaux”
Le
père ajouta : “J'étais ravi de l'écolier qui, par un
agréable discours, a inauguré les festivités, faisant preuve
de courage et d'assurance devant un large auditoire. Il me
rappelle les récits que nous lisions au cours d'Histoire --
récits de jeunes comme lui, sûrs d'eux-mêmes et fiers de
leur personnalité.”
"Comme qui par exemple, père ?", demanda Fatima.
"Comme Abdallah Ben Zoubeir, alors qu'il était encore
enfant", répondit le père qui continua : "L'Émir des
Croyants, Omar Ben Al-Khattab a rencontré un jour sur son
passage un groupe d'enfants dont Abdallah Ben Zoubeir, qui
jouaient dans la rue. A sa vue, pris de panique, ils se sont
dispersés en courant pour lui libérer le chemin, à
l'exception d'Abdallah Ben Zoubeir qui demeura sur place,
sans bouger. “Pourquoi tu ne fais pas comme tes camarades
?”, lui demanda l'Émir. Abdallah répondit : “Pourquoi
ferai-je comme eux, alors que je n'ai commis aucun délit
pour avoir peur de vous ? Le passage n'est pas étroit pour
que je doive vous libérer la voie.” L'émir, réjoui de son
courage, lui prédit un brillant avenir. Par la suite,
Abdallah est devenu effectivement un des valeureux chefs
musulmans, connu à travers l'Histoire pour ses mérites de
combattant.”
La
famille fut saisie d'admiration pour Abdallah et son
courage. Et le père d'ajouter : “Ainsi grandissent nos
enfants imbus des orientations éclairées de l'Islam,
transmises par notre noble Prophète et les Valeureux Califes
après lui”.
Alaa, souriant à son père qui a fini de raconter l'histoire
d'Abdallah Ben Zoubeir, luit dit : “J'ai lu cette histoire
passionnante dans un livre que j'ai emprunté à la
bibliothèque de l'école”.
La
mère dit alors, s'adressant à son fils : “Alaa, ton amour
pour la lecture me comble de joie. C'est une belle passion,
d'une grande utilité dans la vie d'une personne qui lui
permet d'être cultivée et respectée dans la société”.
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