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2- UNE AGRÉABLE SURPRISE
De
retour de l'école, Fatima demanda à sa mère la permission de
rendre visite à son amie Zineb qui habite à côté de chez
elle. Elle ne la voit plus comme auparavant, depuis que
Zineb qui la devance d'une année scolaire, a rejoint
l'Université. La maman y agréa en faisant l'éloge de Zineb
et de sa mère qu'elle considère parmi leurs meilleurs
voisins et amis. Elle ajouta: "Nous n'avons entendu que du
bien de leur part. Aussi, leur rendre visite est un devoir.
Passe leurs mes salutations."
Fatima arriva à la maison de Zineb où elle eut une bien
agréable surprise. En effet, Hanaa, la soeur aînée de Zineb,
se fiançait avec son voisin Masoud. La cérémonie était
limitée, car Massaoud qui faisait son service militaire, ne
bénéficiait que d'une courte permission et devait rejoindre
son unité dans le délai imparti.
Fatima retourna chez elle bien avant la fin de la cérémonie,
afin d'éviter, en cas de retard, toute inquiétude à sa mère.
Elle s'en excusa auprès de ses hôtes, après avoir pris soin
de présenter ses félicitations aux futurs époux et à leurs
familles.
A
son retour, elle informa sa mère et sa famille des
fiançailles de Zineb, et la nouvelle fut accueillie avec
joie de leur part. La mère de Fatima dit alors en souriant:
"Bizarre, nous n'avons pas entendu un seul youyou. Et
pourquoi n'avons nous pas été invités à la cérémonie ? De
toute façon, il faudrait leur présenter nos félicitations.
Je m'acquitterai bientôt de ce devoir, s'il plaît à Dieu".
Fatima expliqua alors que la cérémonie était restreinte et
qu'il y aurait tout le temps nécessaire pour les youyou et
les compliments.
Le
soir, lors de la réunion familiale habituelle, Fatima
raconta ce qu'elle a constaté chez sa voisine lors de la
cérémonie des fiançailles. La mère dit alors : " Ces
fiançailles seront heureuses et prospères, s'il plaît à Dieu
. Hanaa est une fille aimable et bien éduquée. Son voisin
Massaoud est un brave et valable jeune homme. Des gens comme
eux ne peuvent qu'être heureux dans leur ménage par la grâce
divine".
Le
père dit à son tour : "La jeune fille est l'exemple même de
la perfection et de la vertu. Elle est digne de Masoud dont
je reconnais la droiture, la piété et la bonne éducation.
C'est un début promoteur pour la réalisation d'un foyer
heureux, s'il plaît à Dieu".
Le
père ajouta avec sérieux: "Je me félicite d'apprendre de ce
que nous a raconté Fatima le souci d'économie dont a fait
preuve la famille de Zineb à l'occasion de la cérémonie des
fiançailles. Il est abominable sur les plans religieux et
moral de constater, en pareilles occasions, l'égarement des
gens de certains objectifs nobles du mariage. En se
permettant la surenchère en matière dotale, les dépenses
ostentatoires lors des fêtes de fiançailles, de mariage et
lors de l'équipement de la demeure des époux. Ces gens
s'éloignent ainsi du vrai sens du mariage dont l’un des buts
essentiels est d’assurer le bien être".
Étonné, Ahmed intervint :" Dois-je comprendre que la
religion n'a pas institué de dot au profit de l'épouse et
qu'elle interdit les cérémonies de mariage ?"
Le
père répondit avec quelques détails afin que tous les
membres de la famille comprennent : "Dieu a ordonné la dot
pour faire ressortir la noblesse et l'importance du mariage,
mais Il abhorre l'abus et la surenchère en ce domaine. De
même que le Prophète (Que la Paix et le Salut de Dieu soient
sur lui) qui a institué la cérémonie du mariage dit: “Le
mariage le plus béni est le moins coûteux” .
De
son côté, Fatima voulait connaître les critères valides qui
permettent à une jeune personne de choisir le compagnon de
sa vie.
Le
père réfléchit un instant et répondit : “le choix du
partenaire est d'une extrême importance dans la vie d'un
homme ou d'une femme. Il importe donc de lui réserver un
soin particulier basé sur la raison et non la passion.
L'Islam, par ailleurs, engage à considérer la piété et la
vertu comme bases primordiales de ce choix. Comme dit le
Prophète: (Que la Paix et le Salut de Dieu soient sur lui)
“le monde est une richesse, et la meilleure richesse est une
femme vertueuse”; ou encore : 'Ne vous-ai je pas averti de
ce qui profite le mieux à l'homme ? La femme vertueuse ,
s'il la regarde, il s'en réjouit ; s'il s'absente, elle
protège son honneur ; s'il ordonne, elle lui obéit'.
Le
Prophète (Que la Paix et le Salut de Dieu soient sur lui)
incite les fidèles à épouser la femme pieuse en recommandant
: “La femme est choisie pour épouse en fonction de quatre
critères : sa fortune, sa beauté, sa noblesse, et sa piété ;
épouse la vertueuse, Dieu te comblera de ses biens”
Ceci dit, aucune religion n'encourage le mariage autant que
l'Islam qui le considère comme pilier de la famille. Une
famille stable et forte est aussi le pilier de la société.
Le mariage après tout est une union entre un homme et une
femme qui les valorise en les rendant supérieurs à
l'animal. Ainsi, se concrétise la volonté de Dieu quand Il
dit :
“Il
est des signes de Nous d'avoir créé pour vous des épouses,
pour que vous habitiez près d'elles - et Il assigne entre
vous amour et miséricorde. Voilà bien là des signes,
vraiment, pour les gens qui réfléchissent” (Arroum: 21)
Quant à ceux qui ne respectent pas les preceptes de l'Islam
et fuient le mariage que Dieu a institué, pour s'adonner à
la débauche et aux loisirs sataniques, ils ne font que
déshonorer la nature humaine anoblie par notre créateur. Ils
se veulent une vie à l'instar des animaux, mais l'homme
normal ne trouve sa vraie quiétude que dans le mariage, basé
sur l'affection et la compassion. Le foyer conjugal est
aussi le paradis qui offre refuge, repos et quiétude de
l'âme."
Commentant les propos de son époux, la mère s'adressa à ses
enfants et leur dit : "Le mariage, comme nous venons de
l'entendre offre la tranquillité aux époux. Mais ceci ne
veut pas dire que ces derniers doivent poursuivre le plaisir
et les loisirs, et abandonner leurs devoirs sociaux que la
religion impose d'accomplir effectivement. Il est certain
que les responsabilités du mariage sont lourdes de
conséquences, mais elles sont aussi les prérogatives de la
dignité humaine. Subvenir aux besoins des enfants, veiller à
leur éducation, leur offrir une vie décente, témoigner de
l'affection aux parents et à la famille, oeuvrer pour le
bien, donner des conseils de conduite pour le droit chemin,
gagner son pain honnêtement, sont autant d'exemples de ces
responsabilités."
A
ce moment-là, le petit Alaa bailla, jeta un regard sur sa
montre, et sous l'effet du sommeil, dit en souriant :
"l'heure de dormir a sonné ; remettons donc à la nuit
prochaine l'entretien au sujet de l'éducation des enfants".
Il
s'en alla ensuite en souhaitant une bonne nuit à tous.
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