Islamic Educational, Scientific and Cultural Organization - ISESCO -

   

الإرهاب أبعاده وآفاق مخاطره وآليات معالجته

وقائع المؤتمر

تونس: 15-17 نوفمبر 2007

 

الفهرس

Les stéréotypes, les montages symboliques

et les échanges entre peuples

Dr. Gabriel Galice*

Salam….je prise cette forme de salut de paix.

Roy Preiswerk, ancien président du GIPRI a préconisé une éthique méthodologique de la recherche sur la paix qui explicite la position du chercheur : «le chercheur commence par énoncer ses jugements de valeur et explique clairement en quoi la réalité est, ou n’est pas, conforme à ces valeurs(1)». Je m’exprime ici à titre personnel, en chercheur libre d’un institut de recherches pour la paix international, indépendant, apolitique et areligieux, le GIPRI, dont je suis le Directeur. Genève est au surplus situé en Suisse, un pays neutre. Notre livre sacré est la Charte de l’ONU, complétée par la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le terrorisme n’existe pas, en tout cas pas pour ce qu’il est communément dit, pas comme essence ou hypostase, pas comme entité unique. Hypostasier, c’est «considérer comme une substance (ce qui n’est qu’un accident ou une idée) ; prendre une idée pour un fait, une réalité» (Dictionnaire Le Robert).

1. Le stéréotype en guerre et les «marchés de violence»

Un stéréotype est «une opinion toute faite, un cliché, réduisant les singularités.(2)» La définition est juste à cette nuance significative près que les opinions «toutes faites» ne se font pas toutes seules(3).

Le terrorisme est d’abord une figure rhétorique envahissante, proliférante, issue d’une autre figure rhétorique et stratégique, «la lutte contre le terrorisme», en étasunien «Global War on Terror» Dans ce jeu de miroir, dans cette enfilade de miroirs en abîme deux figures, deux chefs de guerres, un Croisé et un Jihadiste, se justifient réciproquement, s’identifient par leur opposition, posant et se posant en s’opposant. Preuve en est que l’opération militaire «Iraqi Freedom» fut lancée selon la doctrine «Shock and Awe», nouvelle version du Blitzkrieg, de la guerre éclair, traduisible par «Choc et effroi», le terme effroi portant une connotation religieuse de crainte inspirée par Dieu, effroi mêlé de respect. Du ciel tombent le regard de Dieu, la foudre de Jupiter, les bombes et les tours aussi. Ladite doctrine militaire vise à dissuader l’ennemi de poursuivre le combat, à rendre les armes. Shock and Awe, c’est le Blitzkrieg à l’heure de la télévision et d’Internet. Il faut aveugler l’adversaire, détourner l’attention, distraire le spectateur-citoyen. Des dirigeants parlent légèrement de «terroriser les terroristes», s’adressant à l’évidence davantage à leurs électeurs qu’aux terroristes tant il est vrai que le terroriste ne se laisse pas terroriser.

Les terroristes, qu’ils soient terroristes étatiques ou non-étatiques(4), manient le double registre de la force et de la forme, de la violence extrême et du message mobilisateur de leur camp, démobilisateur du camp adverse. La guerre d’opinion redouble la force des armes, le sacrifice des corps équivalant grossièrement à la destruction des matériels. Vous aurez remarqué que je suis subrepticement passé du terrorisme aux terroristes, des idées aux corps, aux actes, aux faits, non sans prendre en compte les images, les mots, les mots d’ordre, les slogans. La guerre, c’est aussi du marketing. Il faut la vendre aux citoyens pour qu’ils approuvent les lois liberticides, les budgets militaires ou s’enrôlent dans l’armée, aux fidèles pour qu’ils soutiennent la cause de leur argent et de leur sang. Le stéréotype sert précisément à cela, à formater l’opinion, à endormir la pensée singulière, vivante, dynamique, à encapsuler la réflexion critique. Les conflits modernes ne s’appellent plus guerres. Ils sont interventions (parfois même «humanitaires»), déploiements de troupes, frappes («chirurgicales» ou non). L’euphémisation de la violence et de la mort relève de la stratégie de vente. «Les «marchés de violence» contemporains se distinguent de leurs précédents (pré)modernes par la dimension de la propagande portée par les médias anciens et modernes tels que la radio, la télévision, Internet, etc…qui permettent avec une rapidité étonnante la manipulation idéologique des masses.(5)» Les marchés de violence concernent l’accumulation du capital politique, économique, social et culturel, leurs dividendes sont matériels et symboliques, leur analyse relève autant de l’anthropologie, de la science politique ou de la sociologie que de l’économie. Le caractère explosif, largement incontrôlable des marchés de violence tient à l’interconnexion des formes de pouvoir économique, politique, culturel, médiatique(6). Ce processus d’interconnexion décrit le passage du capitalisme de marché au capitalisme de connivence (Crony Capitalism).

Les terrorismes sont trop divers pour justifier une appellation unique, sauf à des fins d’instrumentalisation politique. Martin Kalulambi Pongo et Thierry Landry distinguent «terroristes, guérilleros et rebelles» «la guérilla est une stratégie militaire qui se rapproche des principes de la guerre courante. Or la guerre obéit à une série de lois (…) Dans bien des cas, le terroriste ignore les lois comme celles que codifient les conventions de Genève (…) les guérilleros se distinguent des terroristes en ce qu’ils ont tendance à être des membres d’une organisation armée qui contrôle une zone territoriale. Figures presque virtuelles, les terroristes sont toujours clandestins et maintiennent leur caractère de petit groupe secret.(7)».

Pour aller plus loin et plus profond dans la compréhension du fait social, passer de la conjoncture guerrière à la structure sociétale, il faut aborder le second point de mon propos, le montage symbolique.

2. Le montage symbolique et la reconnaissance

L’homme est un animal politique, c’est-à-dire qu’il n’est pas seulement grégaire. Il se construit par le détour de la société qu’il édifie, par les institutions qu’il établit(8). L’être humain est du même pas un primate symbolisant. Biologiquement prématuré, il parachève son développement psychomoteur au sein de la famille et de la société. Il est passé par les stades de la bande, de la tribu, de la chefferie et de l’Etat (Jared Diamond).

Le symbolique est la fiction nécessaire qui nous lie, nous relie, nous attache, nous oblige. Il est le tiers en surplomb de la personne et de la société, le totem, celui au nom duquel on parle et celui qui parle en notre nom. Pierre Legendre a étudié en plusieurs livres les montages symboliques du droit.

«J'ai travaillé au Gabon avec une entreprise qui vendait du développement, avec les Nations unies au Congo ex-belge, puis au Mali avec l'Unesco. J'ai compris que ma formation de juriste préoccupé des textes du Moyen Age m'était bien plus utile que les sciences économiques.

Je voyais, en effet, dans les écoles coraniques des enfants réciter rituellement des versets dans la langue sacrée du Coran, qui n'était pas la leur, exactement comme les glossateurs médiévaux transmettaient en latin le droit romain disparu.

Je découvrais l'égalité de tous devant la vie de la représentation : l'Etat occidental n'est qu'une forme transitoire de cette vie. Il reproduit du sujet institué, en garantissant le principe universel de non-contradiction : un homme n'est pas une femme, une femme n'est pas un homme ; ainsi se construisent les catégories de la filiation.

La fonction anthropologique de l'Etat est de fonder la raison, donc de transmettre le principe de non-contradiction, donc de civiliser le fantasme. L'Etat, dans la rationalité occidentale, est l'équivalent du totem dans la société sans Etat. En Afrique, il y a aussi un au-delà de l'individu qui est peut être en train de se perdre chez nous(9).»

Le symbolique niche dans la langue partagée, la monnaie commune, la croyance collective. Il évite le face-à-face en ce qu’il peut avoir de séduisant, de déroutant, de mortifère. Il le contient par sa codification, il le civilise(10). Dans l’analyse lacanienne, le symbolique fait lien entre l’imaginaire et le réel.

Plutôt que de parler de choc ou de dialogue des civilisations, ne conviendrait-il pas de parler de confrontation des cultures en chemin vers la Civilisation ? J’écris ce sens de Civilisation avec un C majuscule, pour le distinguer de l’ensemble des pratiques collectives d’un groupe humain, au sens de culture. La difficulté est ancienne et les croisements des langues allemande et française ne la simplifient pas. L’allemand traduit par Kultur un des sens de civilisation. Pendant la première guerre mondiale, Thomas Mann vantait la culture de l’âme allemande contre la civilisation prétendument cosmopolite des alliés(11). En français, le mot civilisation est à la fois un terme ethnologique et un vocable appréciatif désignant l’écart avec l’état sauvage. Dans le deuxième cas, il est plutôt relatif à l’aspect individuel mais pas seulement.

«Qu’est-ce à dire, sinon que le même mot sert à désigner deux notions différentes ?

Dans le premier cas, civilisation signifie simplement pour nous l’ensemble des caractères que présente au regard d’un observateur la vie collective d’un groupement humain (…) elle est avant tout d’ordre collectif.

Dans le second cas, et quand nous parlons des progrès, des grandeurs ou des faiblesses de la civilisation, nous avons bien dans l’esprit un jugement de valeur. (…) (14) Turgot ne se sert pas même du verbe civiliser, du participe civilisé alors d’usage courant : il s’en tient toujours à police et à policé(12)»

Pour Robert Cox, la différence entre culture et civilisation renvoie aux dimensions synchronique-statique et diachronique-dynamique de la structure sociétale :

«Je souhaiterai avancer une autre distinction entre culture et civilisation. Il s’agit de la distinction entre le synchronique et le diachronique (Piaget, 1965 ; Braudel, 1980). L’anthropologie structuro-fonctionnelle s’est appropriée le terme «culture», qui prend la forme d’une analyse synchronique se préoccupant de savoir comment les composites des pratiques et des normes dans un système social donné interagissent afin de maintenir le tout. «La culture» est un mot anthropologique et «la civilisation» est plutôt historique. La «civilisation», particulièrement lorsqu’elle se rapporte à la compréhension des changements dans le monde aujourd’hui, peut être interprétée comme le diachronique ou la dimension historique de la culture. Evidemment, «la culture» est habituellement utilisée lorsque l’on parle de groupes humains relativement petits, comme par exemple d’une communauté tribale, ou d’une partie de la société, tel que «la culture de la pauvreté», ou d’un groupe ethnique ou religieux au sein d’une société plus grande. Le terme «multiculturel» renvoi à une société composée d’un certain nombre de ces groupes, tous pouvant faire partie d’une même civilisation.

La dimension synchronique est prédominante dans toutes ces étapes. Elle renvoie à la notion d’homéostasie comme un élément restaurant naturellement l’équilibre. L’idée d’un équilibre est étrangère à la notion de civilisation. L’accent est plutôt mis sur les origines, les interactions et les transformations des civilisations. La stabilité et l’équilibre font place au développement et aux réponses aux défis internes et externes. Les civilisations sont le support aux travers desquels les gens sont parvenus à s’organiser matériellement et mentalement afin de faire face aux contextes matériels et d’imaginer un futur collectif .(13)».

La réussite de Samuel Huntington est d’avoir placé nombre de ses adversaires sur son terrain : la notion de civilisation, rabattue sur celle de religion(14). Nous aurions les huntingtonien durs, prêchant le conflit, et les huntingtoniens doux prônant le dialogue. Toutefois, une civilisation (ou une culture) est un ensemble incluant toutes les modalités (techniques, économiques, militaires, artistiques, religieuses…) du vivre ensemble d’un groupe humain. Youssef Courbage et Emmanuel Todd prennent pour socle de leur analyse les corrélations entre taux de natalité, alphabétisation et pratique religieuse : «Mais en acceptant le postulat d’une importance décisive du contrôle des naissances comme moteur de modernité et révélateur d’une évolution des mentalités, nous pouvons échapper à la représentation sinistre d’une planète segmentée en civilisations fermées les unes aux autres, constituées d’hommes rendus différents par leur religion. (…) certaines puissances et certains chercheurs ont d’ailleurs intérêt à ce que s’installe dans les esprits la représentation d’un conflit de civilisation, qui masque la violence latente des conflits économiques(15).

Ainsi, les Civilisés peuvent appartenir à des cultures différentes. Ils font leur le primat du dialogue et du droit(16) sur la violence et la guerre(17), à l’inverse des «sauvages», «barbares» et «terroristes» de tous pays. La Civilisation est le processus d’universalisation, d’hominisation et d’humanisation de l’être humain au travers de ses cultures singulières. Encore convient-il de ne pas simplifier, par exemple en opposant la vie collective pré-moderne à l’individualisme moderne ou post-moderne. Pour ce faire, il faut cesser de prendre le mixte de mode et de modernité pour le progrès(18). Le progrès ne saurait sacrifier un groupe à un autre, une classe à une autre, une nation à une autre. La modernité s’en accommode parfaitement, qui autocélébre les oligarchies situées à l’efficiente intersection des affaires, des médias et de la politique. Le couple modernité/progrès redouble le tandem croissance/développement. Il conviendrait de reprendre la notion de «développement global, endogène, intégré» prônée par François Perroux. Penser au-delà de l’opposition individuel/collectif, c’est préférer la notion de personne à celle d’individu car l’être humain n’est pas un atome. La personne tient par toutes ses fibres au corps social-politique, ou ne tient pas.

3. Les échanges entre peuplese

Vous aurez compris que je préfère le dialogue entre cultures aux discussions entre civilisation ou entre religions. Mais je vous propose d’aller plus loin. Car le dialogue n’est qu’une modalité de l’échange. La circulation des paroles n’épuise pas la circulation monétaire ou les échanges de coups, de biens, de marchandises et de services.

A ce point, je souhaite lever un autre cliché sémantique fonctionnant comme un stéréotype, celui d’identité, pont aux ânes de discours savants et politiques. Paul Ricœur nous enseigne à distinguer ces deux dimensions en français, la mêmeté (égal à) et l’ipséité (propre à). Je préfère le concept de propriété, qui porte une ambivalence plus féconde à mes yeux. La propriété est à la fois le caractère d’un corps (propriété physique, chimique…) et l’appartenance, soit l’être et l’avoir... Il semble pertinent de définir la personne humaine par l’ensemble de ses dispositifs d’appropriation (matérielle et immatérielle) dans et par la société puisqu’elle est prématurée, symbolique, politique. Frédéric Lordon fait de la pronation le geste premier d’une anthropologie économique spinoziste. «La pronation est le geste premier du conatus(19) -il met la main sur-, l’éventualité du heurt violent surplombe en permanence la rencontre avec un semblable. (…) La pronation anarchique est le péril à conjurer pour faire société. Repousser la désintégration violente, c’est d’abord domestiquer les prendre.(20)» S’approprier le monde (ses objets, ses signes, codes, etc.…) qui me reçoit doit s’entendre sur le double registre matériel et affectif-cognitif (selon Honneth, cognitif parce qu’affectif). Avec des variantes, Georg Lukacs, Paul Ricœur et Axel Honneth traitent du double registre de la réification(21) et de la reconnaissance. La reconnaissance désigne notre présence active au monde, notre engagement volens nolens. La réification nous dissimule les rapports humains derrières les choses, produits et marchandises.

J’ai parlé «d’échange de coups.» Le conflit n’est pas forcément «clash» ou guerre. L’échange est confrontation, voire affrontement. «L’éloge du conflit, loin de célébrer l’affrontement, affirme pour nous le principe même de toute émergence du nouveau, de toute création. Si lumières et ombres se succèdent, le défi ne peut être de désirer vivre dans une autre époque, mais de parvenir à créer, lutter, penser, résister, bref vivre pour et par une époque obscure(22).»

Le commerce des hommes désignait jadis les relations sociales. Le commerce désigne aujourd’hui l’échange marchand sous les auspices du capitalisme financier techno-scientique(23). Faire parler ensemble des chrétiens et des musulmans est certainement utile mais je doute que cela suffise si les autres modalités d’échanges entre personnes, cultures et peuples ne sont pas reconsidérées. Pour le dire schématiquement, confier à l’OTAN la force armée, à l’OMC les relations commerciales et à l’UNESCO le dialogue culturel ne suffit pas à régler les échanges déréglés entre les peuples. Tout se passe comme si les institutions nationales et internationales n’embrayaient plus sur les peuples qui n’adhéraient plus à elles. Les tribus ne croient plus en leurs totems ou si peu. Les élites tendent à s’oligarchiser, à se couper des couches populaires. Les analyses d’Edward Saïd sur les intellectuels sont judicieuses. Le populisme est la réponse vengeresse des peuples délaissés par leurs oligarchies dédaigneuses, sous toutes les latitudes. On donne pudiquement le nom de mondialisation à cette solidarité des oligarchies dédaigneuses des peuples(24). L’hybris (démesure, orgueil) des groupes, classes et nations dominants les condamne à notre perte et à la leur.

Plus encore que d’un problématique «dialogue des civilisations», il s’agit prioritairement de développer les échanges économiques, culturels et politiques équilibrés entre peuples comme unités politiques socialement cohérentes.

ـــــــــــــــ

(*) Director of Geneva International Peace Research Institute.

(1) http://www.gipri.ch/spip/spip.php?article483.

(2) Dictionnaire Le Robert, vol.8.

(3) Noam Chomsky, La fabrique de l’opinion publique Le serpent à plumes.

(4) Michel Wieworka parle de «terrorisme par le haut» et de «terrorisme par la bas» in Face au terrorisme, Liana Levi, 1995.

(5) Kalulambi Pongo (Martin) et Landry (Tristan), Terrorisme international et marchés de violence, Les Presses de l’Université Laval, 2005, p.30.

(6) Cf. cahier n° 6 du GIPRI (en cours de parution chez L’harmattan), La guerre est-elle une bonne affaire ?.

(7) Idem, p.33.

(8) «Le terme d’institution est à entendre ici dans un sens étendu : non seulement les institutions classiques du droit, du gouvernement, de la religion, mais aussi celles, moins apparentes, qui se dessinent dans les techniques, les modes de vie, les rapports sociaux, les procès de parole et de pensée», Emile Benveniste, Le vocabulaire des institutions indo-européennes, Les éditions de minuit, 1969, T.1, p.9.

(9) Propos recueillis par Antoine Spire, Le Monde. 23 octobre 2001, http://www.denistouret.net/textes/Legendre.html

(10) «C’est l’extériorité de l’instituant qui nous fait tenir debout», Régis Debray, Les communions humaines, Fayard, 2005, p.104.

(11) Thomas Mann, Considérations d’un apolitique, Grasset.

(12) Lucien Fèbvre, CIVIILSATION, Evolution d’un mot et d’un groupe d’idées, (1929) , Paris, La renaissance du livre, 1930.

(13) Robert Cox, The Political Economy of a Plural World, Routledge, 2001,p.162, traduction Charlotte Le Den et Gabriel Galice.

(14) «La même vision pauvre du monde (diviser les peuples en blocs de civilisation) est partagée parc ceux qui prêchent l’amitié entre les civilisations et ceux qui les voient s’opposer.», Amartya Sen, «Identité et conflit - Existe-t-il un choc des civilisations ?», in Civilisations, globalisation, guerre-Discours d’économistes, Presses Universitaires de Grenoble, 2003.

(15) Youssef Courbage et Emmanuel Todd, Le rendez-vous des civilisations, Seuil, 2007, p.159.

(16) «Dans le modèle tripartite du panthéon indo-européen selon Dumezil, il n’y a pas d’égalité entre les fonctions divines : la gestion (Quirinus) est subordonnée à la guerre (Mars), qui l’est au droit souverain (Jupiter)», Régis Debray, Les communions humaines, op. cit., p.83. Et aussi Gabriel Galice, «Territoires et réseaux entre Mercure, Mars et Jupiter» in Du Peuple-Nation, Mario Mella, 2002, p.77.

(17) Marcelo Kohen, «L'arme de la civilisation, c'est le droit». Bulletin du Centre d'Information des Nations Unies, Paris, 2001, N° 45, pp. 30-31.

(18) «L’idée de modernité s’oppose désormais à celle de progrès», Emmanuel Todd, L’illusion économique, Gallimard, 1998, p.13.

(19) Tendance de l’homme à persévérer dans son être selon Spinoza.

(20) Frédéric Lordon, L’intérêt souverain, La Découverte, 2006, p.52.

(21) «La réification est le processus par lequel, dans notre savoir sur les autres hommes et la connaissance que nous en avons, la conscience se perd de tout ce qui résulte de la connaissance engagée et de la reconnaissance.», Axel Honneth, La réification, Gallimard, 2007.

(22) Miguel Benasayag et Angélique del Rey, Eloge du conflit, La Découverte, 2007, p.222.

(23) Michel Beaud, Capitalisme, système national / mondial hiérarchisé et devenir du monde, L’Harmattan-Cahier du GIPRI N°4-2006.

(24) Gabriel Galice, «L’Europe entre ses peuples et ses Etats», Utopie Critique 29, 2ème trimestre 2004.

ـــــــــــــــ

Bibliographie

Barber (Benjamin), L’empire de la peur - Terrorisme, guerre, démocratie, Fayard, 2003.

Beaud (Michel), Le basculement du monde, Capitalisme, système national / mondial hiérarchisé et devenir du monde, L’Harmattan-Cahier du GIPRI 4 2006.

Benassayag (Miguel) et Del Rey (Angélique), Eloge du conflit, La Découverte, 2007.

Challiand (Gérard), Guerres et civilisations, Odile Jacob, 2005.

Coméliau (Christian), La croissance ou le progrès ?, Seuil, 2006.

Corm (Georges), Orient-Occident, la fracture imaginaire, La Découverte, 2005, La question religieuse au XXIe siècle, La découverte, 2006.

Courbage (Youssef) -Todd (Emmanuel), Le rendez-vous des civilisations, Seuil, 2007.

Cox (Robert W.), The Political Economy of a Plural World, Routledge, 2001.

Debray (Régis), Le scribe, Grasset, 1980. L’Etat séducteur, Gallimard, 1993.., Le feu sacré - fonctions du religieux, Fayard, 2003, Les communions humaines - Pour en finir avec «la religion», Fayard, 2005. Un mythe contemporain : le dialogue des civilisations, CNRS Editions, 2007.

Diamond (Jared), De l’inégalité parmi les sociétés, Gallimard, 2000.

Fontanel (Jacques) (dir.), Civilisations, globalisation, guerre, Presses Universitaires de Grenoble, 2003.

Forest (Jean), La terreur à l’occidentale, Triptyque, Montréal, 2005.

Galice (Gabriel), Du peuple-Nation - essai sur le milieu national de peuples d’Europe, Mario Mella, 2002., «Des micronationalismes en Europe : «identité» ; pouvoir et qppropriation en Ecosse et en Savoie», in Villain-Gandossi (Christiane) (dir.) L’Europe à la recherche de son identité, Editions du CTHS, 2002.

Ferjani (Mohamed Cherif), Le politique et le religieux dans le champ islamique, Fayard, 2005.

Graz (Jean-Christophe), La gouvernance de la mondialisation, La découverte, 2004.

Haenni (Patrick), L’islam de marché, Seuil, 2005.

Honneth (Axel), La réification, Gallimard, 2005.

Huygue (François-Bernard Huyghe), Quatrième guerre mondiale - Faire mourir et faire croire, Editions du Rocher, 2004

Kadra (Yasmina), Les hirondelles de Kaboul, Julliard, Pocket, L’attentat, Julliard, Pocket, Les sirènes de Bagdad, Julliard, Pocket, 2006.

Kalulambi Pongo (Martin) et Landry (Tristan), Terrorisme international et marchés de violence, Presses de l’université Laval, 2005.

Kamenarovic (Ivan P.), Le conflit - perception chinoise et occidentale, Cerf, 2001.

Kauffmann (Mayeul), Gouvernance économique mondiale et conflits armés, L’Harmattan, 2006.

Kilani (Mondher), Guerre et sacrifice - La violence extrême, PUF, 2006.

Lecourt Grandmaison (Olivier), Coloniser, exterminer,

Legendre (Pierre), Le désir politique de dieu, Fayard, 2001, La société comme texte, L’empire de la vérité.

Lecourt (Dominique), L’avenir du progrès, Textuel, 1997.

Lordon (Frédéric), L’intérêt souverain, La découverte, 2006.

Murray (Craig), Murder in Samarkand -A British Ambassador’s Controversial Defiance of Tyranny in the War on Terror-

Mainstream Publishing Company, 2006.

Passet (René) et Liberman (Jean), Mondialisation financière et terrorisme, Editions de l’Atelier, 2002.

Ricœur (Paul), Parcours de la reconnaissance, Stock, 2004.

Saïd (Edward W.), L’Orientalisme - L’Orient créé par l’Occident, Seuil, 1980, Des intellectuels et du Pouvoir, Seuil, 1996.

Taguieff (Pierre-André), L’effacement de l’avenir, Galilée, 2000.

Todd (Emmanuel), L’illusion économique, Gallimard, 1998.

Après l’empire, Gallimard, 2002. Le rendez-vous des civilisations, Seuil, 2007.

Wieworka (Michel), Face au terrorisme, Liana Levi, 1995.

 

   

منشورات المنظمة الإسلامية للتربية والعلوم والثقافة ـ إيسيسكو ـ 1429هـ/2008م

Untitled Document